Lahcen
17/04/2004, 22h43
Leur orchestre a une composition originale qui lui donne une sonorité bien à lui, et une
valeur rythmique appropriée au caractère des danses qu'il accompagne. Au martèlement
des talons, au claquement des pieds, aux tremblements d'épaules, correspondent le martelé
du "nakus'; les pizzicati des "lutar"(2), le trémolo et les trilles du "ribab"
Il comprend deux groupes d'instruments
I _ Instruments à cordes: "ribab'; "Iutar"
Il-Instruments à percussion: "nakus'; "nwiksat';
parfois "bendir"
A) INSTRUMENTS A CORDES
*Instrument à archet « ribab »
1-Origine : L'introduction du ribab monocorde dans l'orchestre chleuh peut passer pour un trait de
génie, tant il donne à cet orchestre un timbre original, une allure pittoresque, une force expressive qu'il n'aurait pas sans un tel instrument.
Et cependant, son introduction parmi les danseurs du Sous est très récente, à tel point que le raïs Belaïd prétend l'avoir employé le premier. De son propre témoignage, le ribab était l'instrument consacré du meddah, poète religieux voué au panégyrique du Prophète. Cet instrument est connu en Orient sous le nom de rabab-ech-cha'ir(2) le rebab du poète. Aux mains de l'ancien cha'ir tribal chargé de chanter (et non de réciter seulement) les louanges du chef, d'en exalter la valeur et d'étendre son prestige, le rebab soutenait sa voix souvent lasse et éraillée, soulignait ses périodes et ponctuait ses phrase. Devenu maddah au service exclusif de l'envoyé de Dieu, il a gardé son instrument du désert qui semble grésiller comme le vent sur le sable.
2-Description: La corde vibrante est constituée par une mèche de 40 à 60 crins de cheval (Sbib) Le sillet est remplacé par une attache rapprochant du manche la corde, qui s'en écarte progressivement depuis la table jusqu'à la cheville. Cette attache (sir) contribue à la tension de la corde et à son accord. Pour les autres détails, consulter les planches.
2°Tenue
3° Accord _ L'accord est variable dans le temps, c'est à dire qu'il n'utilise aucun diapason fixe, mais il ne s'écarte guère des limites suivantes: MI bemol-SOL. Il y a trois manières d’accorder le ribab par rapport au lutar, conserver un accord fixe au
cours du concert Dans le cas le plus général, le lutar donne les 3 notes suivantes accordées en
quinte :FA-DO-SOL (du grave à l’aigu).
a) dans le jeu nomme darb achelhi le le ribab est accordé à l’octave de la grosse corde du lutar, soit le plus souvent sur le FA
b) dans le jeu nomme agnawi le ribab monte d’un ton : il prend l’unisson de la chanterelle du lutar donc ici le SOL
*Instrument à plectre : « lutar »
1-Description: 3 cordes accordées en quinte, le SOL (chanterelle) porte le nom de tinta ou ntùa :
femelle, le DO (2eme corde) porte le nom de dker : mâle, le FA (la corde la plus grave) est appelé raghul Tous ces termes viennent de l'arabe
Actuellement, le SOL est en acier, c'est lénéralement un MI de guitare; le DO est en boyau et constitué par un RÉ de violon; le FA est une corde de soie filetée; (sans douté tin SOL de guitare). Autrefois on employait exclusivement des cordes en boyau de mouton. 3 cordes accordées en quinte, le SOL (chanterelle) porte le nom de tinta ou ntùa : femelle, le DO (2eme corde) porte le nom de dker : mâle, le FA (la corde la plus grave) est appelé raghul Tous ces termes viennent de l'arabe Actuellement, le SOL est en acier, c'est généralement un MI de guitare; le DO est en boyau et constitué par un RÉ de violon; le FA est une corde de soie filetée; (sans douté tin SOL de guitare). Autrefois on employait exclusivement des cordes en boyau de mouton.
Extrait de ce document ftp://ftp2.leschleuhs.com/leschleu/doc_leschleuhs/musiqueberbere.pdf
[ Edité par Lahcen le 18/4/2004 1:11 ]
valeur rythmique appropriée au caractère des danses qu'il accompagne. Au martèlement
des talons, au claquement des pieds, aux tremblements d'épaules, correspondent le martelé
du "nakus'; les pizzicati des "lutar"(2), le trémolo et les trilles du "ribab"
Il comprend deux groupes d'instruments
I _ Instruments à cordes: "ribab'; "Iutar"
Il-Instruments à percussion: "nakus'; "nwiksat';
parfois "bendir"
A) INSTRUMENTS A CORDES
*Instrument à archet « ribab »
1-Origine : L'introduction du ribab monocorde dans l'orchestre chleuh peut passer pour un trait de
génie, tant il donne à cet orchestre un timbre original, une allure pittoresque, une force expressive qu'il n'aurait pas sans un tel instrument.
Et cependant, son introduction parmi les danseurs du Sous est très récente, à tel point que le raïs Belaïd prétend l'avoir employé le premier. De son propre témoignage, le ribab était l'instrument consacré du meddah, poète religieux voué au panégyrique du Prophète. Cet instrument est connu en Orient sous le nom de rabab-ech-cha'ir(2) le rebab du poète. Aux mains de l'ancien cha'ir tribal chargé de chanter (et non de réciter seulement) les louanges du chef, d'en exalter la valeur et d'étendre son prestige, le rebab soutenait sa voix souvent lasse et éraillée, soulignait ses périodes et ponctuait ses phrase. Devenu maddah au service exclusif de l'envoyé de Dieu, il a gardé son instrument du désert qui semble grésiller comme le vent sur le sable.
2-Description: La corde vibrante est constituée par une mèche de 40 à 60 crins de cheval (Sbib) Le sillet est remplacé par une attache rapprochant du manche la corde, qui s'en écarte progressivement depuis la table jusqu'à la cheville. Cette attache (sir) contribue à la tension de la corde et à son accord. Pour les autres détails, consulter les planches.
2°Tenue
3° Accord _ L'accord est variable dans le temps, c'est à dire qu'il n'utilise aucun diapason fixe, mais il ne s'écarte guère des limites suivantes: MI bemol-SOL. Il y a trois manières d’accorder le ribab par rapport au lutar, conserver un accord fixe au
cours du concert Dans le cas le plus général, le lutar donne les 3 notes suivantes accordées en
quinte :FA-DO-SOL (du grave à l’aigu).
a) dans le jeu nomme darb achelhi le le ribab est accordé à l’octave de la grosse corde du lutar, soit le plus souvent sur le FA
b) dans le jeu nomme agnawi le ribab monte d’un ton : il prend l’unisson de la chanterelle du lutar donc ici le SOL
*Instrument à plectre : « lutar »
1-Description: 3 cordes accordées en quinte, le SOL (chanterelle) porte le nom de tinta ou ntùa :
femelle, le DO (2eme corde) porte le nom de dker : mâle, le FA (la corde la plus grave) est appelé raghul Tous ces termes viennent de l'arabe
Actuellement, le SOL est en acier, c'est lénéralement un MI de guitare; le DO est en boyau et constitué par un RÉ de violon; le FA est une corde de soie filetée; (sans douté tin SOL de guitare). Autrefois on employait exclusivement des cordes en boyau de mouton. 3 cordes accordées en quinte, le SOL (chanterelle) porte le nom de tinta ou ntùa : femelle, le DO (2eme corde) porte le nom de dker : mâle, le FA (la corde la plus grave) est appelé raghul Tous ces termes viennent de l'arabe Actuellement, le SOL est en acier, c'est généralement un MI de guitare; le DO est en boyau et constitué par un RÉ de violon; le FA est une corde de soie filetée; (sans douté tin SOL de guitare). Autrefois on employait exclusivement des cordes en boyau de mouton.
Extrait de ce document ftp://ftp2.leschleuhs.com/leschleu/doc_leschleuhs/musiqueberbere.pdf
[ Edité par Lahcen le 18/4/2004 1:11 ]