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Voir la version complète : Débat du mer 16 fév 05 (Pal Talk): Années de plombs au Maroc


Tiwizi_Lille
13/02/2005, 03h46
Débat du mer 16 fév 2005: Les années de plombs au Maroc
Débat le mercredi 16 févier 2005 sur le Room Amazigh Marocain à 22h (heure de france)

Beaucoup de personnes issues de l’immigration n’ont pas connue cette période noir du Maroc.
En tout cas les marocains ont décidé de laver leur linge sale mais ceux de l’étranger sont peu informés surtout notre communauté Amazigh.

Nous attendons vos témoignages ou vos avis sur cette période
Quels sont les impacts sur notre identité Amazigh ?
Et comment vous voyez l’avenir ?
Sommes nous sur que ce genre de chose ne se reproduira plus ?

Aytma istma iradagh bahra issusm al muqqarad dagh d didun. Arratn nnun ulla awalnnun hati ittaf darngh atig imqqurn

Hasan Ubrahim


[ Edité par Lahcen le 13/2/2005 13:41 ]

[ Edité par Tiwizi_Lille le 13/2/2005 14:46 ]

[ Edité par Tiwizi_Lille le 13/2/2005 14:47 ]

[ Edité par Tiwizi_Lille le 13/2/2005 14:48 ]

[ Edité par Tiwizi_Lille le 16/2/2005 1:06 ]

Lahcen
13/02/2005, 13h47
je pense que le sujet tombe bien, en ce moment même ce tient partout dans les villes marocaines, des auditions publiques de l'Instance équité et réconciliation, on peux même écouter des témoignages des personnes qui ont subit la torture c'st vraiment afreux mais je pense que l'idée de ces auditions est bonne vu que ca va faire la lumiere sur le passé et permetra surtout de réconcilier le maroc avec son passer afin de passer a l'étape superieur qui es de construire notre pays sur des bases solide a savoir démocracie, tolérence et l'égalité.

amanar
13/02/2005, 17h11
Je pense que le Maroc fait preuve d'ouverture! Cette initiative permet et à la fois de jeter la lumiere sur toutes les exactions, mais surtout de mettre des visages, des pleurs, des cris et des plaintes!! sur des gens qui sont restés longtemps sujets de liste, ou de ouî-dire!!
Je pense que c'est une decision courageuse, qu'il convient de saluer à sa juste valeur!!
Esperons qu'elle retracera une nouvelle definition de l'autorité et remettra en place les droits du citoyen, et abolira cette "raison d'etat " (Richelieu) pour laquelle toute regle etait transgressée!!

Pour un nouveau Maroc!!
Et pour des autorités responsables et tenues pour telles de la part de la societe civile!!

Ouvrons nous sur un meilleur lendemain!
http://www.sante.gov.ma/smsm/images/animflower.gif

rachtok78
13/02/2005, 20h23
keske la période apelé années de plombs au maroc?

Lahcen
14/02/2005, 22h53
UP

amanar
15/02/2005, 00h08
HASSAN II (1929-1999), roi du Maroc (1961-1999)
Né à Rabat le 9*juillet 1929, Moulay Hassan reçoit une éducation orientale et européenne, puis obtient une licence et un diplôme des hautes études de droit à la faculté de Bordeaux. Associé dès son plus jeune âge à la cause du nationalisme marocain, il partage avec son père les vicissitudes de son engagement politique et l’énorme prestige populaire conquis dans cette épreuve. Désigné en 1957, puis investi officiellement prince héritier, il exerce, jusqu’à la mort subite de Mohammed*V en février 1961, d’importantes responsabilités politiques et militaires qui révèlent de réelles aptitudes à gouverner. Solennellement intronisé avec l’accord des Chorfas alaouites, des oulémas et des autorités du pays, il inscrit son action politique dans la trace des principes et des objectifs définis par son père. Il fait adopter en 1962 une Constitution qui codifie l’autorité religieuse du roi et la suprématie institutionnelle de la monarchie au sein d’un cadre parlementaire et d’un multipartisme dont l’expérience tourne court en 1965. Instaurant l’état d’exception, Hassan*II concentre tous les pouvoirs autour du palais et d’un réseau d’élites administratives tissé sous l’égide du ministre de l’Intérieur. L’absolutisme royal devient la trame d’un système qui s’accommode d’une corruption intensive, d’une répression sélective et d’un enrichissement outrancier. La nouvelle Constitution de 1970 pérennise un régime autocratique et profondément inégalitaire.
En 1971 et 1972, les attentats manqués de l’armée, jusqu’ici solide alliée du trône, décident le roi à entamer un dialogue politique avec l’opposition. La révision constitutionnelle de 1972 échoue, mais elle crée les conditions d’une unité nationale que le danger extérieur va précipiter. Profitant de la décolonisation du Sahara espagnol, le roi parvient à mobiliser autour de lui, grâce au succès de la Marche verte (oct.*1975), l’ensemble des forces politiques. Par ailleurs, avec les mesures de marocanisation et de récupération des dernières terres étrangères, Hassan*II recrée indirectement les conditions d’une nouvelle emprise sur des élites sociales en quête de promotion. Fort de ce nouveau consensus politique, le roi va engager un long processus de démocratisation, qu’il maîtrisera jusqu’à sa mort. Pendant la décennie 1977-1986, avec le soutien électoral de partis loyalistes créés pour la circonstance, Hassan*II s’entoure de gouvernements appelés à assumer le poids financier du conflit saharien et le coût social de la politique d’ajustement engagée en 1983.
Dans le même temps, il réactive les ressources symboliques et politiques du makhzen, fondé sur la constitution de réseaux d’influence personnels, familiaux ou régionaux et sur la maîtrise des ressources économiques et financières du royaume. Face à l’emprise souterraine mais réelle d’un islamisme susceptible de menacer les bases de son pouvoir, Hassan*II réinvestit, en tant que commandeur des croyants, le champ religieux et réorganise un Islam à sa dévotion.
À partir de 1986, la pression intérieure et internationale l’oblige à opérer des concessions sur le terrain des droits de l’homme et des libertés, dont les violations répétées ternissent l’image «*démocratique*» d’un État qu’il souhaite ancrer dans l’espace politique et économique européen. Les retombées politiques de la crise du Golfe et l’ampleur du déficit social attestée par des émeutes tragiques en 1990 l’amènent à opérer de nouvelles avancées sur le terrain institutionnel. La Constitution de 1992 marque un rééquilibrage des pouvoirs et un alignement sur les normes de l’État de droit qui emportent l’adhésion de la quasi-totalité des forces politiques. Après un premier échec à l’issue des élections de 1993, l’éventualité d’une alternance resurgit à l’occasion d’une nouvelle révision de la Constitution en 1996 qui, en rétablissant le bicaméralisme, souscrit aux principales revendications de l’opposition, notamment l’élection de la totalité de la première Chambre au suffrage universel. Après les élections législatives de 1997, le roi charge, en février 1998, Abderrahmane Youssoufi, figure emblématique de la gauche nationaliste, de constituer un gouvernement d’alternance en excluant de son choix quatre ministères, l’Intérieur, la Justice, les Affaires étrangères et les Affaires islamiques. Voie royale vers une «*transition démocratique*» ou statu quo rénové, adapté aux standards de la gouvernance*? La mort brutale de Hassan*II, le 23*juillet 1999, laisse la réponse en suspens.
Aimé et craint à la fois, usant tour à tour de la répression et de la séduction au nom de la raison d’État ou de l’obéissance à Dieu, le souverain s’est attaché à construire un État et à en moderniser les structures, tout en défendant l’unité nationale et l’intégrité de son territoire historique. Comparé à Louis*XI l’unificateur, à Machiavel le cynique, il a mis son intelligence politique et son goût pour l’exercice solitaire du pouvoir au service d’une vision assez gaullienne du destin national du Maroc... Par ses coups de génie et ses engagements manifestes en faveur des grandes causes de la paix en Afrique, en Europe et surtout au Moyen-Orient, il a forcé l’admiration y compris de ses adversaires. L’hommage de l’immense foule qui a accompagné le cortège funèbre de Hassan*II a, certes, témoigné de la vitalité du sentiment monarchiste, conforté par une succession tranquille accueillie avec sérénité et ferveur, mais ne saurait pour autant occulter les nombreuses parts d’ombre de son règne, ni les lourdes inégalités sociales et les rudes défis politiques et économiques laissés en héritage.



http://www.sante.gov.ma/smsm/images/animflower.gif

amanar
16/02/2005, 00h59
S.M. Mohamed VI:

"Le jeune roi relance les chantiers tels que l’assainissement de l’administration, le renforcement de l’État de droit et des libertés publiques, le combat contre la corruption, la défense des droits de l’homme. C’est sur ce terrain que les mesures sont les plus spectaculaires*: dès septembre 1999, retour de l’opposant Abraham Serfaty puis, en novembre, des enfants du leader de l’opposition assassiné, Mehdi Ben Barka, mise en place d’une commission chargée d’indemniser les victimes de tortures, libération du leader islamiste cheikh Yassine en mai 2000. Le limogeage du tout-puissant ministre de l’Intérieur, Driss Basri, en novembre 1999, est bien accueilli par l’opinion publique marocaine. La première tournée du jeune souverain dans le nord déshérité du pays, le Rif, en octobre 1999, montre qu’il entend donner une impulsion économique et politique à toutes les régions du Maroc. "

B. STORA.

amanar
16/02/2005, 01h02
On peut avoior une idée sur les problemes du Maroc, et des exactions, en parcourant la biographie de Feu Hassan II.
Mais on peut aussi voir l'amelioration mise en cours par S.M Mohamed VI.

achlhiydu59
16/02/2005, 18h49
Tiwizi_Lille a écrit :
Débat du mer 16 fév 2005: Les années de plombs au Maroc
Débat le mercredi 16 févier 2005 sur le Room Amazigh Marocain à 22h (heure de france)

Beaucoup de personnes issues de l’immigration n’ont pas connue cette période noir du Maroc.
En tout cas les marocains ont décidé de laver leur linge sale mais ceux de l’étranger sont peu informés surtout notre communauté Amazigh.

Nous attendons vos témoignages ou vos avis sur cette période
Quels sont les impacts sur notre identité Amazigh ?
Et comment vous voyez l’avenir ?
Sommes nous sur que ce genre de chose ne se reproduira plus ?

Aytma istma iradagh bahra issusm al muqqarad dagh d didun. Arratn nnun ulla awalnnun hati ittaf darngh atig imqqurn

Hasan Ubrahim



n'oubliez pas :-)

louz
16/02/2005, 19h57
Louz amjoud sera là sans faute inch allah

tazzwit
19/02/2005, 21h46
azul,

pour continuer à apprendre :

une émission de France Culture sur le sujet,
QUI ETAIT :-( écoutable online à l'adresse suivante :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/fiche.php?diffusion_id=28712

FRANCE CULTURE - émission "la nouvelle fabrique"
du 4 février 2005


Histoire / Actualité : Agnès Sorel / Droits de l'Homme au Maroc

Après avoir retrouvé, comme la semaine dernière, la suite des mystères et enquêtes autour d'Agnès Sorel avec le Salon noir, La nouvelle fabrique vous propose aujourd'hui une discussion sur une question très contemporaine, mélant passé récent et "travail de mémoire". Au Maroc, il s'agit de l'Instance Equité et réconciliation, mise en place en avril 2004 par le roi Mohammed VI.
Un lieu de parole et de témoignage pour tous ceux qui ont subi la répression politique pendant les années les plus sombres du régime depuis l'indépendance du pays en 1956. Pas exactement un tribunal, mais une instance comme pour exorciser de vieux démons, itinérante, où viennent témoigner les victimes. Libération de la parole...
En duplex depuis Rabat, dialogue avec nos invités sur l'instance et ses objectifs, puisqu'une deuxième session d'"écoute" se déroule ces jours-ci de l'autre côté de la Méditerranée.

Invités :

Abdelhay Moudden
Il est professeur de sciences politiques et de relations internationales à l'université Mohammed V de Rabat et membre de l'Instance équité et réconciliation.

Abdelahad Sebti
Il est historien.

Mohamed Tozy
Il est politologue, professeur de sciences politiques à l'Université de Casblanca.

Rita Aouad
Elle travaille au Centre d'Etudes Arabes des services culturels de l'Ambassade de France.

Salon Noir :

Par Vincent Charpentier

Avec Philippe Charlier, responsable des études anthropologiques et paléo pathologiques au CHRU de Lille, retour sur l'analyse de la dépouille d'Agnès Sorel. Elle était la principale maîtresse du roi Charles VII, mais surtout très belle femme, éclairée, innovante, morte très brutalement à 27 ans dans des circonstances mystérieuses. Soupçons d'empoisonnement...
Aujourd'hui, on détaille plus exactement la méthode pour examiner et analyser les restes d'un individu.

Livres :

Mohamed Tozy : Monarchie et islam politique au Maroc, édition française
Presses de Sciences Po (7 décembre 1999)
Ce livre, dont la première édition est parue quelques mois avant la mort du roi Hassan II, identifie les principaux changements en cours dans le système politique marocain, en esquisse les limites et en évalue les chances de réussite. La mort d'un roi qui a régné durant trente©huit ans ouvre une séquence historique durant laquelle les repères peuvent être redéfinis. Le système marocain est agité par une double tension, qui neutralise toute velléité de transformation radicale . L'enracinement d'une culture autoritaire, d'abord, qui vaut aussi bien pour la monarchie que pour la classe politique. La centralité de la religion, ensuite, dans le dispositif de légitimation du pouvoir en place et dans la construction d'un contre©projet de société. L'actualité récente conforte l'analyse. Le fonctionnement presque automatique de la succession à la mort de Hassan II montre bien l'hégémonie d'une culture de cour qui a su gagner en efficacité en utilisant le potentiel d'un Etat consolidé, sans pour autant perdre du subtil savoir©faire qui la caractérise et qui donne à la manière dont elle gère les hommes, les situations et les biens, la qualité d'un travail " cousu main ".Le taouil qui est précisément, en arabe marocain, le soin, l'art et la manière mis à accomplir un geste, une action, voire à énoncer un propos, a dominé les quarante jours de deuil observé après la mort de Hassan II. Sous l'harmonie du geste et de la parole, on retrouve le Makhzen : la culture de cour est réinventée en permanence pour absorber les tensions et exprimer, sous une patine d'authenticité, les changements de direction, voire les petites révolutions.

Barbara Cassin, Olivier Cayla, Philippe-Joseph Salazar (dir.) Vérité, réconciliation, réparation
Seuil (6 novembre 2004)
Cet ouvrage réunit des articles pluridisciplinaires sur l'abolition de l'apartheid en 1993 en Afrique du Sud et la période de transition qui a suivi. Il s'intéresse en particulier au rôle joué par la Commission Vérité et réconciliation.

Liens

LES AUDITIONS PUBLIQUES DE L'INSTANCE EQUITÉ ET RÉCONCILIATION
Sur le site Maghreb Arabe Press, en français, un compte-rendu très complet et illustré des audiences publiques de l'Instance Equité et Réconciliation du Maroc. On y trouve les vidéos des déclarations, mais également l'ensemble des témoins et les témoignages recueillis en résumé (pas de transcription intégrale).
http://www.map.co.ma/mapfr/auditioons/index.htm

L'INSTANCE EQUITÉ ET RÉCONCILIATION
Sur le site du Ministère de la Communication marocain, une série d'informations officielles concernant la mise en place de l'Instance Equité et Réconciliation, lieu de parole destiné à "exorciser" des années sombres de répression politique. On y trouve le discours du Roi Mohammed VI, la biographie des membres de l'instance, ses objectifs...
http://www.mincom.gov.ma/french/generalites/equite_recon/sommaire.html

POINT DE VUE DE L'AMDH SUR L'INSTANCE EQUITÉ ET RÉCONCILIATION
Sur le site de l'Association Marocaine des Droits de l'Homme, une réaction mitigée à l'instauration par les pouvoirs publics de l'Instance Equité et Réconciliation qui revient sur les années de répression politique au Maroc.
http://www.amdh.org.ma/html/DPC_comm_IER.htm

ANALYSE D'AMNESTY INTERNATIONAL CONCERNANT LE MAROC
Sur le site d'Amnesty International France, une analyse très récente -ajnvier 2005 - de la situation des droits de l'homme au Maroc, qui fait état de nettes améliorations.
http://www.amnesty.asso.fr/asp/Detail.asp?DocumentID=5134&Commander=



[ Edité par tazzwit le 19/2/2005 21:47 ]

[ Edité par tazzwit le 19/2/2005 21:48 ]

[ Edité par tazzwit le 27/2/2005 19:01 ]