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amanar
23/02/2005, 00h19
Maroc : Imazighen claquent la porte de l'institut royal de la culture Amazigh

Communiqué de retrait du Conseil d'Administration de l'IRCAM



Nous, soussigné, membres du conseil d'administration de l'Institut Royal de la Culture Amazighe, portons à la connaissance de l'opinion publique notre décision de nous retirer de ce conseil pour les raisons suivantes:

Le 30 juillet 2001, à l'occasion de la fête du trône, S.M. le Roi annonçait la décision, applaudie par l'ensemble du peuple marocain, de reconnaître l'amazighité dans ses dimensions de langue, de culture et d'histoire, en tant que composante essentielle de l'identité et de la civilisation marocaines. Ce saut qualitatif visait l'intégration de la langue et de la culture amazighes dans le système éducatif, dans l'audiovisuel et dans les différents secteurs de l'espace social, comme il résidait dans la création de l'IRCAM chargé auprès de S.M. le Roi de veiller à la réalisation de ces grandes et nobles missions.

Le 17 octobre 2001, S.M. le Roi prononçait le discours d'Ajdir qui confirmait de façon concrète l'orientation du discours du trône. Lors de cette cérémonie historique, à laquelle était conviée toute l'élite politique et culturelle du pays, le Dahir portant création et organisation de l'IRCAM a été promulgué. Il précisait dans son préambule comme dans ses différents articles, toute la finalité du discours du trône et les missions qui en découlent pour l'institut.

Le 27 juin 2002, nous avons été reçus et nommés par S.M. le Roi, membres du conseil d'administration de l'institut. En dépit du scepticisme exprimé par une partie des militants du mouvement amazigh, nous avons accepté cette lourde mission, convaincus que tous les responsables du pays étaient décidés à tourner, une fois pour toute, la douloureuse page d'un passé fait de marginalisation, de mépris et de génocide culturel dont l'ensemble du peuple marocain a souffert depuis 1912.

Notre adhésion à cette nouvelle orientation, impulsée par la création de l'IRCAM, se voulait le signe de notre contribution consciente à la construction d'une société moderne et démocratique, fondée sur la tolérance, la reconnaissance de la diversité, de la différence et résolument tournée vers l'avenir.



Aujourd'hui, plus de deux années et demie se sont écoulées depuis notre nomination. Et notre action, en tant que membres actifs du conseil d'administration, demeure sans effet palpable dans la réalité quotidienne de l'amazighité qui se retrouve toujours dans son état d'avant 2001. Et l'immense espoir soulevé par le discours du trône s'estompe de jour en jour malgré des promesses sans lendemain de quelques ministères: Éducation Nationale et Communication en particulier.

Le ministère de l'Éducation Nationale qui avait annoncé avoir établi, au terme de 2008-2009, un programme de généralisation de l'enseignement de l'amazigh à tous les élèves et à tous les niveaux de l'enseignement du primaire au secondaire, continue à déclarer officiellement son attachement au «livre blanc» et à «la charte nationale», documents élaborés avant 2001 qui assignent à la langue amazighe la fonction humiliante de support d'apprentissage de l'arabe durant les deux premières années du primaire. Quant à la qualité de l'enseignement, aucune logistique fiable (formation des enseignants, moyens pédagogiques, moyens matériels…) n'a été mise en œuvre.

Au niveau de l'université, la réforme de l'enseignement supérieur ne réserve aucune place à l'amazigh.

Dans le domaine de la communication, l'amazigh est le parent pauvre des médias audiovisuels publics. A titre d'exemple, la radio continue à diffuser ses programmes sur la base du système des dialectes instauré en 1938. Et ses émissions sont difficilement captées dans la majeure partie du territoire national, Quant à la TV, le journal télévisé des dialectes en est presque au même point que lors de son lancement en 1994. Rien de significatif n'a été entrepris, sinon quelques soirées artistiques de temps à autre. Le ministère de tutelle impute la raison au manque de moyens… Pourtant ce prétexte ne l'a point empêché de lancer deux nouvelles chaînes publiques arabophones et une troisième est en cours.

Dans l'espace social, aucune initiative n'est à signaler. La formation des cadres de la communication, des magistrats, des agents d'autorité… se fait exclusivement en arabe. Dans la vie publique, les caractères Tifinaghes ne sont pas autorisés à dépasser l'enceinte de l'IRCAM.

A l'État Civil, les parents sont privés de donner le nom de leur choix à leurs enfants. De même, la reconnaissance juridique des associations amazighes dépend dans bien des cas de l'humeur des autorités compétentes…

Ce constat, d'ailleurs vérifiable sur le terrain, démontre clairement, que les forces opposées à l'amazighité, surprises au lendemain de la création de l'IRCAM, se sont ressaisies et ont décidé de bloquer toute initiative visant la réalisation des objectifs définis dans le Dahir du 17 octobre 2001.

A la lumière de notre expérience de plus de deux années et demie à l'IRCAM, nous avons acquis la conviction que la reconnaissance véritable de l'amazighité en tant que langue, culture, civilisation, histoire… requiert que la constitution du royaume stipule expressément que la langue amazighe est officielle, comme elle requiert une protection juridique, par le biais de la loi, de l'intégration de l'amazigh dans tous les cycles de l'enseignement, dans l'audiovisuel public et dans tous les centres de formation des cadres. Sans cette consécration constitutionnelle et sans lois s'imposant à tous et abrogeant tous les textes et documents contraires en la matière (tels que le Livre Blanc et la Charte Nationale invoqués par le MEN contre l'amazigh), sans cela, l'amazighité ne recouvrera aucun de ses droits justes et légitimes.

Tant que ces conditions ne sont pas remplies, notre présence au Conseil d'Administration de l'Institut n'est d'aucune utilité. Nous annonçons par conséquent, notre retrait de ce conseil.

Fait à Rabat le 21/02/05



Signatures :

Dr Abdelmalek Houcine OUSADDEN

Mohamed BOUDHAN

Hassane BANHAKEIA

Mohamed AJAAJAA

Mimoun IGHRAZ

Ali BOUGRINE

Ali KHADAOUI

Source : http://amazighworld.org/human_rights/morocco/index_show.php?Id=81
Date : 2005-02-22

amanar
23/02/2005, 00h40
Est ce que c'est une catastrophe? sur qui va-t-elle s'abbatre? Ou est ce que c'est un geste d'orgueil? Quelles seront les consequences selon vous?

TOUFTITRIT
23/02/2005, 01h01
C'était incontournable, les technodiabétique nous jette la poudre aux yeux alors qu'il ne servent jamais notre idenyité pour ne pas dire notre cause.
Mes amitiés à Ahmed Boukous. Elle est belle la drenière voiture pour madame. :-D :-D :-D

amanar
23/02/2005, 01h06
Tu veux dire que l'IRCAM en soi ne servait à rien?

Moi je pense que c'est des maintenant qu'il va servir!! Le Maroc est un des pays les plus vitrinistes!! Il va réagir en faveur de l'IRCAM !! En tout cas il a interet !! :-)

[ Edité par takfarinas le 23/2/2005 11:00 ]

Hmaytouch
23/02/2005, 01h18
Igh gan yadelli irgazen ra kullu dimisionin mac ur ten gin...
avec une démission collective ils provoqueraient un clash salvateur et obligerait le makhzen m6 à débloquer les fonds promis et à cesser de mettre des batons dans les roues des chercheurs...
Mais déjà au tout début ces mêmes "cerveaux" avaient certifié à qui voulaient les entendre que le seul alphabet permettant l'enseignement dans de bonne conditions des langues amazigh devait être l'alphabet latin et que si ce n'était pas accepter ils démissionneraient collectivement ... on connait la suite


[ Edité par Hmaytouch le 23/2/2005 1:18 ]

Lahcen
23/02/2005, 10h10
Ce qui me surprend dans cette mauvaise nouvelle c'est qu'il est publié par un site amazigh : amazighworld et ca fait aucun bruit dans la presse nationale, info a vérifier :-? :-?

ajda3
23/02/2005, 12h38
Cela ne peux que mettre la pression sur le gouvernement et relancer un debat national sur l'amazighité, mettre vraiment les choses au point et travailler dans le bon sens et non la moquerie pratiqué par les autorités jusqu'a présent.

Lahcen
23/02/2005, 17h52
Maroc: démission d'administrateurs de l'Institut royal amazighe (berbère)


23/02 13:55 Sept défenseurs de la culture amazighe (berbère) ont quitté le conseil d'administration de l'Institut royal de la culture amazighe (IRCA), jugeant insuffisante l'action menée dans ce domaine au Maroc, a-t-on appris mercredi à Rabat.

Ces personnalités berbères de l'IRCA, un institut créé en 2001 par le roi Mohammed VI, ont insisté, dans un communiqué diffusé mercredi, pour que la langue amazighe soit inscrite comme langue officielle dans la Constitution du royaume.

Selon les sept démissionnaires - sur un conseil composé de 32 membres - l'action de l'IRCA est restée "sans effet palpable". Ils dénoncent la "fonction humiliante" qui a été donnée à l'amazighe comme "support d'apprentissage de l'arabe" durant les cinq années de l'enseignement primaire.

Les protestataires dénoncent la marginalisation de l'amazighe au niveau de l'enseignement supérieur et de la télévision. Ils critiquent des propos attribués au ministre de la Communication qui aurait invoqué un "manque de moyens". "Ce prétexte, ajoutent-ils, ne l'a pas empêché de lancer deux nouvelles chaînes publiques arabophones et une troisième en cours" d'installation.

Les signataires précisent avoir acquis la conviction que "la reconnaissance véritable de l'amazighité en tant que langue, culture, civilisation, histoire, requiert que la Constitution du royaume stipule expressément que la langue amazighe est officielle".

Le communiqué est signé par MM. Abdelmalek Ousadden, Mohamed Boudhan, Hassane Banhakeia, Mohamed Ajaâjaâ, Mimoun Ighraz, Ali Bougrine et Ali Khadaoui.

Contacté par l'AFP, un membre non démissionnaire de l'IRCA s'est refusé à tout commentaire. Il a assuré toutefois, sous couvert de l'anonymat, qu'il partageait les préoccupations des signataires mais qu'il se refusait à la politique de la "chaise vide".


© AFP

ttislatin
23/02/2005, 20h28
BONNE NOUVELLE :-D :-D :-D
..........................................
ttislatin :-) :-) :-)

ttislatin
23/02/2005, 20h40
Lahcen a écrit*:


Ce qui me surprend dans cette mauvaise nouvelle c'est qu'il est publié par un site amazigh : amazighworld et ca fait aucun bruit dans la presse nationale, info a vérifier :-? :-?
azulation,
voici le site de BOUDHAN un des membres qui ont dis : bye bye a boukkous, bye bye :
http://www.tawiza.net/retrait.htm
.....................................
ttislatin :-) :-) :-)

Hmaytouch
23/02/2005, 22h17
Le conseiller du Roi du Maroc, M. Abdelaziz Mezian Belfqih, chargé de la question amazigh est déboussolé suite à la démission de 7 membres du conseil d'administration de l'institut royal de la culture amazigh (IRCAM) qui ont été nommés par le roi du Maroc.
Le ministre de l'éducation nationale, pointé du doigt par les démissionnaires, a été convoqué au palais royal de Rabat pour explication ce jour là (le 23 février 2005).
Mardi prochain, le conseiller sera en visite de travail à l'IRCAM pour essayer de calmer les esprits de ceux qui ont dit non à l'idéologie arabo-islamiste du gouvernement marocain, et selon des sources sures le gouvernement cherche la négociation.
Mais pour les démissionnaires eux, ce qui il y a dans leur communiqué en tant que droits culturels et linguistiques c'est le minimum. Imazighen n'ont pas encore revendiqué leurs droits sociaux ainsi que les terres des tribus imazighen confisquées par le colonialisme français et repris par les arabo-andalous au pouvoir.
(source: www.amazighworld.org)

[ Edité par Hmaytouch le 23/2/2005 23:30 ]

Lahcen
23/02/2005, 22h24
Ah la suite merci hmaytouch

affaire a suivre alors

Hmaytouch
24/02/2005, 15h20
Interview de Mhamed Sallou (membre de l'IRCAM) sur la situation actuelle:
http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=30332

Hmaytouch
24/02/2005, 15h31
Autres artcile sur les démissionnaires:
http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=30333

24/02/2005, 15h49
Azul

Moi personnelement je trouve cette demission est une bonne nouvelle car l'IRCAM a etait cree pour calmer les amazighs non pas pour nous aider dans notre combat.
D'ailleurs je trouve les demissionaires tres courageux

[ Edité par Afousse le 24/2/2005 15:51 ]

Hmaytouch
24/02/2005, 16h51
Tout à fait d'accord avec toi Afousse.. le truc "tifinagh" fait partie de cette manipulation car dès le départ tous les militants étaient pour l'alphabet latin mais suite à la pression conjugué des barbudos et du makhzen ils ont plié et continue à plier .. en tout cas jusqu'à cette démission

Hmaytouch
24/02/2005, 17h43
Crise ouverte à l'IRCAM:
http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=30330

Hmaytouch
24/02/2005, 19h44
Sept personnes ont démissionné du conseil d’administration de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCA). Il s’agit de Abdelmalek Ousadden, Mohamed Boudhan, Hassane Banhakeia, Mohamed Ajaâjaâ, Mimoun Ighraz, Ali Bougrine et Ali Khadaoui.
Ces derniers insistent pour que la langue amazighe soit inscrite comme langue officielle dans la Constitution. Ils dénoncent la «fonction humiliante» qui lui a été donnée comme «support d’apprentissage de l’arabe» et sa marginalisation au niveau de l’enseignement supérieur et de la télévision. Ils critiquent également des propos du ministre de la Communication qui aurait invoqué un «manque de moyens». «Ce prétexte, ajoutent-ils, ne l’a pas empêché de lancer deux nouvelles chaînes publiques arabophones et une troisième en cours d’installation».
(Source: L'Economiste)

Ouarzazatnar
24/02/2005, 21h14
Moi je leur dit BRAVO ou en chleuh BRABO A AYTMA !!

L'IRCAM ne servait à rien du tout, point barre.

ttislatin
24/02/2005, 21h44
Est ce que kilk1 peut me traduire en tachel7it la phrase :
Imazighen claquent la porte de l'institut royal...
tanmirt.
..................................
ttislatin :-) :-) :-)

istimintanoout
24/02/2005, 21h46
ttislatin a écrit*:
Est ce que kilk1 peut me traduire en tachel7it la phrase :
Imazighen claquent la porte de l'institut royal...
tanmirt.
..................................
ttislatin :-) :-) :-)

moi je dirai :
ait tamazirte outoune stifloute linstitu n'waltan n'tanminrt

:-D :-D ca t'y va sa!

assafulho
24/02/2005, 23h23
azul,

imazighen uten s tgwlt n usnnag agldan n tusna tamazight

[ Edité par assafulho le 24/2/2005 23:23 ]

assafulho
24/02/2005, 23h25
ttislatin a écrit*:
Est ce que kilk1 peut me traduire en tachel7it la phrase :
Imazighen claquent la porte de l'institut royal...
tanmirt.
..................................
ttislatin :-) :-) :-)

azul,

imazighen uten s tgwlt n usnnag agldan n tusna tamazight

ttislatin
25/02/2005, 12h06
AUJOURD'HUI LE MAROC
Démission de sept membres du conseil d'administration de l'Institut amazigh. Crise ouverte à l'IRCAM.
Les démissionnaires expliquent leur geste par le fait que le programme annoncé de l'IRCAM n'ait pas été appliqué. Selon eux, les principaux points seraient restés figés au stade de professions de foi, ce qui aurait conduit à la marginalisation de la langue amazighe du système de l'enseignement et des outils de communication publics.


RISSALAT AL-OUMMA
L'AFP a rapporté dans une dépêche que 7 membres du Conseil de l'Institut royal de la culture amazighe avaient annoncé mercredi dans un communiqué leur démission en protestation contre ce qu'ils ont qualifié de sommeil dans les activités de l'Institut. Les protestataires ont également critiqué la réponse du Ministre de la Communication à leurs revendications d'intégrer des programmes amazighs dans les médias audiovisuels. Le Ministre avait en effet avancé l'argument du manque de moyens.


AUJOURD'HUI LE MAROC
Entre débat et chaise vide.
Sept membres du Conseil d'administration de l'Institut royal de la culture amazighe ont annoncé, lundi 21 février, dans une lettre adressée au recteur de cette instance leur retrait de ce conseil.
Par leur démission - ou "retrait" ()- ils ont voulu attirer l'attention de l'opinion publique sur le fait que, depuis sa création, l'IRCAM n'a pas réussi à faire avancer les choses en ce qui concerne la concrétisation de la reconnaissance de la langue et de la culture amazighes. En fait ce qu'ils dénoncent, c'est l'immobilisme qui semble régner, selon eux, sur le travail de cet Institut. () Toutefois, même si on comprend parfaitement les raison qui ont conduit à cette prise de position, il est difficile d'admettre que le retrait soit le meilleur et le seul moyen d'exprimer un quelconque désaccord. () D'ailleurs, si le dahir de création de cette instance chargée d'uvrer pour la reconnaissance de la culture amazighe a prévu qu'elle soit dotée d'un conseil d'administration, c'est parce qu'il voulait notamment qu'elle soit gérée d'une manière collective basée sur la concertation. () Ainsi, les sept membres qui ont pris la décision de se retirer et d'abandonner le navire auraient peut-être mieux fait de fomenter le débat de l'intérieur même du Conseil, qui a d'ailleurs été mis en place à cette fin, au lieu d'opter pour la politique de la chaise vide. (par Abdellah Chankou)


Sallou : "Il faut lever l'embargo financier".
M'Hamed Sallou, membre du Conseil d'administration de l'IRCAM et directeur du Centre des études artistiques, des expressions littéraires et de la production audiovisuelle (CEALPA) à l'IRCAM, passe en revue les problèmes auxquels est confronté l'institut.


Qui sont les démissionnaires ?
Les sept démissionnaires sont tous connus pour leur militantisme au sein du mouvement amazigh. Ils siégeaient au Conseil d'administration, aux côtés de 25 autres membres.
Le Conseil d'administration de l'IRCAM est composé, en plus du président (le doyen de l'Institut) de 32 autres membres. Ils ont tous été nommés par le Souverain, le 27 juin 2002. Cinq parmi eux sont des représentants des départements ministériels.


AT-TAJDID
Crise au sein de l'IRCAM : 7 membres prennent à partie les ministères de l'Education Nationale et de la Communication et se retirent du conseil d'administration.
() Le doyen de l'IRCAM s'est refusé à tout commentaire, indiquant que l'Institut allait publier un communiqué. () Ahmed Arhamouch, un militant associatif berbériste, a déclaré à At-Tajdid () que ces démissions n'auraient pas d'incidence sur le travail de l'IRCAM, puisqu'elles ne concernaient qu'une minorité. Il a ajouté qu'il craignait qu'il n'y eût "derrière ces démissions des calculs politiques de la part de certaines personnalités assumant de très grandes responsabilités dans les institutions de l'Etat". (Mohammed Aamari)
.................................................. ...................
http://www.ambafrance-ma.org/presse/
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ttislatin :-) :-) :-)

Hmaytouch
25/02/2005, 16h14
IRCAM: Les vieux démons ressuscités

· L’amazigh, langue officielle?
· L’Institut royal en colère contre le gouvernement

Pour l’Institut royal de la culture amazigh, le moment est venu de faire une autoévaluation. Qu’a-t-il réalisé depuis sa création? “Pas grand-chose”, selon les sept membres du conseil d’administration qui ont déposé leur démission le 21 février. “Notre action demeure sans effet palpable dans la réalité quotidienne de l’amazighité, qui se retrouve toujours dans son état d’avant 2001”, expliquent-ils dans un communiqué au ton acerbe.
Sept membres de l’Institut ont décidé de claquer la porte pour dénoncer les “blocages gouvernementaux” à l’enseignement de l’amazigh et son exclusion du champ de la réforme médiatique.
Les deux ministres Habib El Malki et Nabil Benabdallah sont accusés de “faire des promesses sans lendemain”. Le premier n’aurait mis en oeuvre aucune logistique fiable (formation des enseignants, moyens pédagogiques, moyens matériels…). Le deuxième arguerait un “manque de moyens” alors qu’il vient de lancer deux chaînes arabophones et une troisième est en cours.
Pour les protestataires, il n’y a pas trente-six mille solutions.
Pour contrer “les forces hostiles à l’amazighité”, les démissionnaires sortent la grosse artillerie: ils demandent de constitutionnaliser la langue.
“Sans cette consécration constitutionnelle et sans lois s’imposant à tous et abrogeant tous les textes contraires en la matière (tels que le Livre Blanc et la Charte nationale invoqués contre l’amazigh), l’amazighité ne recouvrera aucun de ses droits justes et légitimes”, lit-on dans le communiqué.
Les sept rebelles affirment avoir dit leur dernier mot. “Nous avons décidé de ne pas faire d’autres commentaires”, tranche Ali Bougrine, un des démissionnaires.

· Racismes individuels

Reste à vérifier si cette demande de constitutionnalité est une exigence imminente ou juste un effet d’annonce. Dans les deux cas, “la manœuvre” serait concluante. Etant donné que la réforme constitutionnelle est d’actualité, il serait toujours bon de rappeler la vieille revendication amazigh. Et puis même si cela n’aboutit pas, la demande aura servi au moins à faire bouger les deux ministres. A ce niveau, l’effet a été immédiat. Le 2 mars, Habib El Malki présidera lui-même la commission mixte entre l’Institut royal et le département de l’Education nationale pour évaluer l’accord-cadre liant les deux parties et adopter un plan d’action. “Près de 900 écoles font partie du programme d’enseignement, avec à la clé 1.000 enseignants formés. Mais ces chiffres ne reflètent pas la réalité”, selon l’IRCAM.
Il faut dire que l’Institut dans son ensemble est en colère contre le gouvernement et pas uniquement les démissionnaires. “Ce retrait collectif était prévisible”, affirme Ahmed Assid, membre non démissionnaire du conseil d’administration. “Nous travaillons comme des fous pour établir la réforme, mais le gouvernement la bloque”, accuse-t-il.
Les partis politiques “hostiles à l’amazighité” sont accusés de “saboter” l’action de l’IRCAM et, au final, la volonté royale. “Nous soutenons toutes les revendications des démissionnaires. Mais leur démission est prématurée. Ils auraient dû attendre la tenue du conseil d’administration en mars prochain ou envoyer une réclamation au Roi”, explique Assid.
Moralité de l’histoire: la promotion de la culture berbère ne dépend pas uniquement de la volonté du plus haut sommet de l’Etat, mais reste à la base une question de mentalité.
Assid évoque en effet des “racismes individuels” au niveau des délégations du ministère de l’Education nationale qui bloquent l’acheminement de l’information vers les écoles. Le ministère, injoignable hier, est appelé plus que jamais à répondre à cette accusation.
Ces dissensions avec le gouvernement étaient attendues, selon les associations amazigh. “Dès le départ, j’avais dit aux membres de l’Institut, qu’ils n’auraient pas une grande marge de manœuvre”, confie Ahmed Arehmouch, membre du réseau associatif amazigh.
“A mon avis, cette démission a des visées politiques. C’est un règlement de compte entre membres”, soutient-il.
L’activiste berbère reproche à l’IRCAM d’avoir pris de graves décisions au nom de la cause amazigh, dont l’enseignement de dialectes atomisés au lieu d’une langue à part entière. “Même le tifinagh est un choix politique. Car le latin est beaucoup plus compréhensible”, soutient Arehmouch.
Finalement, le mouvement amazigh reste divisé entre ceux qui prônent l’activité politique et ceux qui privilégient la promotion culturelle. Les membres de l’IRCAM ont tiré la leçon du “blocage gouvernemental”. Ils comptent consolider leur relation avec leurs “frères” membres des associations culturelles. L’Institut organise les 4, 5 et 6 mars prochain une rencontre avec des associations culturelles amazigh pour examiner les perspectives de partenariat.

Chantage

Quelle marge de manœuvre pour l’IRCAM? En intégrant cet institut, tous les membres, y compris les démissionnaires, avaient accepté le pacte avec l’institution royale: ne s’intéresser qu’à la promotion culturelle et éducative. Bien sûr, à titre personnel, tout le monde était convaincu de la nécessité d’intégrer la langue dans la Constitution. La demande de constitutionnaliser la langue s’apparente donc à “un chantage”. Cela signifierait un retour à la case de départ, c’est-à-dire à la contestation de 2000, marquée par la sortie du Manifeste berbère. Ce document a été conçu par le premier directeur de l’IRCAM, le professeur Chafik, qui a quitté son poste pour “des raisons de santé”. Un retrait qui a suscité d’ailleurs beaucoup de commentaires.
Car il n’y a pas que la constitutionnalité de la langue. Les démissionnaires de l’IRCAM en ont profité pour redemander la récupération des terres des tribus amazigh, le droit des parents de donner un nom berbère à leurs enfants, la reconnaissance juridique des associations amazigh… Bref, tout le contenu du Manifeste berbère.

(Source: L'Economiste-Nadia LAMLILI)

ttislatin
25/02/2005, 21h30
ircam
.............................
www.leconomiste.com
.............
ttislatin

amanar
25/02/2005, 22h19
Merci ttislatin, pour ce lien.

Pour ceux qui ne l'auront pas lu, il convient de faire une petite approche analytique juste du titre pour deviner le contenu:

Un titre plus que revelateur de la position de l'auteur, et peut etre du journal lui-meme, en vers la conceptions de l'IRCAM.

" IRCAM: Les vieux démons ressuscités"

Dans cette phrase qui se prétend explicative, nous pouvons remarquer trois mots, pour le moins pas innocents:

Les vieux: cela fait refferences aux berberes en general, puisque les membres de l'IRCAM les represente.

Démons: les membres de l'IRCAM sont démonisés, et présentés comme des créature maléfique. Et par extenction qu'on craint politiquement parlant.

Rescucités: La résurection nécéssite une mort. Dans ce cas l'IRCAM, est presenté comme une tombe, ou on a enterer les démons berberes et leur revendication.

Comment voulez vous que dans un pays ou la presse presente de telles idées, qu'on puisse pretendre une ouverture sur l'Amazighité.

Hmaytouch
25/02/2005, 22h29
Coup de tonnerre à l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM). Le 21 février, 7 dirigeants ont démissionné, parce que "malgré les beaux discours, l’État ne fait rien pour la langue Amazighe" – notamment en matière d’éducation. Quelques jours plus tôt, Ahmed Boukous, recteur de l’IRCAM, avait adressé au roi un rapport très détaillé, avec copie des 10 lettres qu’il avait envoyées au ministre de l’Éducation nationale – sans réponse. Selon des sources internes, Habib El Malki se serait fait "tirer les oreilles" au Palais et aurait reçu l’ordre de débloquer la situation au plus vite. Si les choses se tassent à nouveau, les 17 membres restants du conseil (si on exclut les 7 nommés par le roi) menacent de démissionner à leur tour. Bras de fer en perspective.
(Source: TelQuel)

ttislatin
25/02/2005, 23h01
L’association TANUKRA demande à tous les membres du CA de se retirer de l’ircam.
www.assabah.press.ma
n° : 1522, 26-27/02/2005, p : 2.
....................................
ttislatin :-) :-) :-)

Mazigh
26/02/2005, 05h10
Crise. L’IRCAM contre El Malki

Coup de tonnerre à l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM). Le 21 février, 7 dirigeants ont démissionné, parce que "malgré les beaux discours, l’État ne fait rien pour la langue Amazighe" – notamment en matière d’éducation. Quelques jours plus tôt, Ahmed Boukous, recteur de l’IRCAM, avait adressé au roi un rapport très détaillé, avec copie des 10 lettres qu’il avait envoyées au ministre de l’Éducation nationale – sans réponse. Selon des sources internes, Habib El Malki se serait fait "tirer les oreilles" au Palais et aurait reçu l’ordre de débloquer la situation au plus vite. Si les choses se tassent à nouveau, les 17 membres restants du conseil (si on exclut les 7 nommés par le roi) menacent de démissionner à leur tour. Bras de fer en perspective.

tel-quel

ttislatin
26/02/2005, 22h09
Maroc : Démissions à l’Ircam




Dans un communiqué publié à Rabat le 21 février 2005, sept membres du Conseil d’Administration de l’Institut Royal pour la Culture Amazighe (IRCAM)*, annoncent leur décision de retrait de cette institution officielle de promotion de la culture amazighe, rattachée au palais royal.


Les motifs avancés par les sept administrateurs de l’IRCAM pour justifier leur geste, rejoignent globalement les critiques formulées depuis longtemps par le mouvement associatif amazigh marocain. Malgré les discours et la création de l’Institut en 2002, l’ostracisme officiel frappe toujours Tamazight et les entraves à sa promotion se multiplient au plus haut niveau de l’Etat marocain. Les démissionnaires de l’Ircam constatent en effet que la réalité quotidienne de l’amazighité se trouve toujours "dans son état d’avant 2001" et que la "douloureuse page d’un passé fait de marginalisation, de mépris et de génocide culturel" à l’encontre des Amazighs, n’est toujours pas tournée.


Plus précisément, les démissionnaires de l’Ircam dénoncent les agissements du ministère de l’Education Nationale qui continue d’assigner à la langue amazighe "la fonction humiliante de support d’apprentissage de l’arabe durant les deux premières années du primaire. Quant à la qualité de l’enseignement, aucune logistique fiable (formation des enseignants, moyens pédagogiques, moyens matériels…) n’a été mise en œuvre. Au niveau de l’université, la réforme de l’enseignement supérieur ne réserve aucune place à l’amazigh".


Dans le domaine de la communication, Tamazight est toujours marginalisée, folklorisée ou exclue. Le gouvernement justifie l’absence d’une chaîne de TV amazighe par le manque de moyens. "Pourtant ce prétexte ne l’a point empêché de lancer deux nouvelles chaînes publiques arabophones et une troisième est en cours", note le communiqué des ex-administrateurs de l’Ircam.


Dans le domaine institutionnel et social, "aucune initiative n’est à signaler: La formation des cadres de la communication, des magistrats, des agents d’autorité… se fait exclusivement en arabe. Dans la vie publique, les caractères Tifinaghs ne sont pas autorisés à dépasser l’enceinte de l’Ircam". Dans les services de l’état-civil, "les parents sont privés de donner le nom de leur choix à leurs enfants. De même, la reconnaissance juridique des associations amazighes dépend dans bien des cas de l’humeur des autorités compétentes…".


En conclusion, les démissionnaires notent qu’à la lumière de leur expérience de plus de deux années et demie à l’Ircam, ils ont "acquis la conviction que la reconnaissance véritable de l’amazighité en tant que langue, culture, civilisation, histoire… requiert que la Constitution du royaume stipule expressément que la langue amazighe soit officielle, comme elle requiert une protection juridique, par le biais de la loi, de l’intégration de l’Amazigh dans tous les cycles de l’enseignement, dans l’audiovisuel public et dans tous les centres de formation des cadres. Sans cette consécration constitutionnelle et sans lois s’imposant à tous et abrogeant tous les textes et documents contraires en la matière (tels que le "Livre Blanc" et la "Charte Nationale" invoqués par le MEN contre l’amazigh), sans cela, l’amazighité ne recouvrera aucun de ses droits justes et légitimes".


Le Congrès Mondial Amazigh tient à saluer de la manière la plus appuyée le double courage des ex-administrateurs de l’Ircam, courage de situer précisément les responsabilités des blocages politiques et de dénoncer publiquement et avec une grande clarté l’obsession raciste anti-amazighe du pouvoir panarabiste marocain et courage de traduire dans les faits leur refus de la compromission en se retirant officiellement du Conseil d’Administration de l’Institut.


Cette démarche collective des "sages" de l’Ircam est d’une haute valeur morale et symbolique car elle montre s’il en était encore besoin, la volonté des Amazighs de prendre leur destin en main et que désormais la défense de la juste et légitime cause amazighe ne se réduit pas à quelques groupes de passionnés, comme certains essaient de le faire croire, mais qu’elle est largement ancrée dans toutes les sphères de la société amazighe.


C’est pourquoi le CMA exprime son total soutien aux démissionnaires du Conseil d’Administration de l’Ircam et recommande vivement à tous les autres membres de ce Conseil qui partagent le constat amer des démissionnaires mais aussi de l’ensemble du mouvement amazigh du Maroc et qui refusent que Tamazight continue de subir le mépris et la relégation, de se retirer immédiatement de l’Ircam. Ce sera un geste historique, un geste de dignité, un geste d’"Homme Libre", un geste amazigh.


Et en définitive, devant un gouvernement disqualifié qui démontre chaque jour son anti-amazighité, le roi reste l’ultime autorité responsable à laquelle s’adresse notre exigence d’application de manière effective, définitive et rapide, des revendications légitimes des Amazighs du Maroc.


Il est temps que l’Etat marocain cesse sa politique d’apartheid à l’encontre des Amazighs, qu’il emprunte sincèrement la voie du droit, de la justice et de la véritable réconciliation des citoyens avec les fondements historiques, sociaux, culturels et linguistiques amazighs de ce pays. Sans cela, l’avenir n’offrira aucune perspective optimiste et la responsabilité de ceux qui détiennent tous les pouvoirs est déjà clairement établie.




Paris, le 24 février 2005

Le Bureau du CMA.





*Liste des démissionnaires du CA de l’Ircam :

Dr Abdelmalek Houcine OUSADDEN, Mohamed BOUDHAN, Hassane BANHAKEIA, Mohamed AJAAJAA, Mimoun IGHRAZ, Ali BOUGRINE, Ali KHADAOUI.
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ttislatin



:-) :-) :-)

Aylal
26/02/2005, 23h09
Je ne connais pas tous ces Demissionairs


Je connais juste Mohamed BOUDHAN, Hassane BANHAKEIA d apres leurs Textes dans le Journal : Tawiza

Ce sont des vrais Intelectuels qui meritent UN GRAND RESPECT

Gafay
27/02/2005, 11h51
Aylal a écrit*:
Je ne connais pas tous ces Demissionairs
...




Qui sont les démissionnaires ?

Les sept démissionnaires sont tous connus pour leur militantisme au sein du mouvement amazigh. Ils siégeaient au Conseil d'administration, aux côtés de 25 autres membres.

Le Conseil d'administration de l'IRCAM est composé, en plus du président (le doyen de l'Institut) de 32 autres membres. Ils ont tous été nommés par le Souverain, le 27 juin 2002.
Cinq parmi eux sont des représentants des départements ministériels. Il s'agit des ministères de l'Intérieur, de l'Enseignement supérieur, de l'Education nationale, des Affaires culturelles et de la Communication. Aussi, un président d'université est nommé par le Roi, sur proposition du ministre de l'Enseignement supérieur pour siéger dans le Conseil d'administration de l'IRCAM. Un directeur d'Académie représentant les Académies régionales d'éducation et de formation, est également nommé par le Souverain sur proposition du ministre de l'Education nationale.
Quant aux autres membres du Conseil d'administration, ils sont nommés et reconduits, le cas échéant, par SM le Roi, sur proposition du recteur de l'Institut, pour un mandat de quatre années, renouvelable une seule fois. Tous les démissionnaires sont connus pour leur militantisme pour la cause amazighe. Parmi eux, figure Mohammed Ajaâjaa. C'est un professeur de l’enseignement secondaire à Meknès. Il préside également la délégation de l'IRCAM qui siège dans la Commission mixte entre IRCAM-ministère de la Communication. Mohamed Boudhane est inspecteur de l’enseignement secondaire à Nador. Il est également directeur de l'association Taouiza. Ali Bougrine est un ingénieur des Mines et s'occupe au Conseil d'administration de l'IRCAM de la Commission administrative et financière.
Ali Khaddaoui, quant à lui, est un inspecteur principal de l’enseignement secondaire à Kénitra. Il s'occupe des relations entre l'IRCAM et les acteurs de la société civile. Le Dr. Abdelmalek Houcine Oussadden est un médecin-chirurgien installé à Fès et directeur de l'Association socioculturelle Fazaz, installée également dans la ville impériale. Mimoun Ighraz est un inspecteur principal de l’enseignement secondaire, retraité à Meknès. Enfin, Hassan Banhakeia est professeur de l’enseignement supérieur à Oujda.

Par : Abdelmohsin EL HASSOUNI

Source : aujourdhui.ma

ajda3
27/02/2005, 12h44
C'est une décision qui s'impose histoire de secouer les choses et montrer au Makhzen qu'on est la et qu'il ne va pas nous contenter avec des mietes, les démissionnaires ont eux beaucoup de courage, lorsque on triche on doit se faire tapper sur les pieds et c'est le cas du makhzen pour sa stratégie d'empecher tamazight.

ttislatin
27/02/2005, 12h51
IRCAM: LE SURSAUT DES HOMMES LIBRES !

L'aquarium monarchique implose


Ni coup de cœur, ni coup de gueule. Il s'agit d'un acte responsable, réfléchi et pesé. Le retrait de sept membre du Conseil d'administration de l'Institut Royal de la Culture amazighe de cette institution constitue une secousse tellurique dont les effets ont déstabilisé les responsables du dossier amazighe dans les hautes sphères du pouvoir. Particulièrement Abdelhaq Lemrini et Meziane Belfqih l'artisan de la COSEF et de la réforme de l'enseignement et promoteur de l'intégration de l'amazighe comme auxiliaire de l'apprentissage de la langue des arabes enseignée aux amazighes.

Les motifs invoqués par les sept membres dans un communiqué repris par la presse et les agences de presse soulignent la continuité de la politique arabiste et la négation systématisée de l'amazighité et son exclusion du paysage médiatique et institutionnel national.

Voici donc que la question amazighe retourne à sa case de départ. La réponse apportée par le pouvoir aux revendications identitaires amazighes il y a trois années s'évapore. Ce fut une pure manœuvre dilatoire, une supercherie «mijotée» au cœur des arcanes du pouvoir par la caste araboandalouse qui a estimé opportun de solutionner la question amazighe, non par l'acide, mais par sa domestication pour pouvoir la vider de son sens. C'est, en fait, sous-estimer la détermination des amazighes qui ont choisi de contribuer, de manière civilisationnelle et pacifique, pour tourner une page de notre histoire faites de palaies, de cicatrices, de blessures, d‘humiliations, de brimades, de mépris, d'exclusion et de marginalisation programmée. Un choix fait pour maintenir la stabilité du pays. Un geste fait avec stoïcisme.

La réponse du pouvoir s'avère une manipulation, une mascarade politique, un feu d'artifice, un leurre. Désormais nos décideurs sont acculés. Leur volonté politique fait défaut. Ils se retrouvent face à leur responsabilité. Leur crédibilité s'écroule car leurs actions s'inscrivent toujours dans le cadre d'une politique ethnocidaire : la prostitution, la folklorisation et la destruction de l'identité amazighe. Ils s'accrochent à leur hypothèse idéologique : le Maroc est un pays arabe, ses habitants sont arabes, son passé, son présent et son avenir sont arabes. Hors de l'arabité, point de salut.

Que va donc encore nous raconter M. Belfekih et ses acolytes ? Que va proposer ce conseiller royal aux sept membres du Conseil d'administration qui se sont retirés et qu'il rencontrera le lundi 28 février 2005 ? Et ne disposant d'aucune marche de manœuvre, ni d'un quelconque pouvoir de décision, comment va-t-il appréhender les revendications formulées par les « démissionnaires » ? Usera-t-il de l'intimidation, des menaces ? Une perspective à ne pas exclure, mais dont les conséquences risquent de, définitivement,entériner la rupture entre le pouvoir et la mouvance amazighe et ouvrir une confrontation directe qui reste à la faveur des amazighes qui continuent, sur leur propre terre, dans leur pays, à subir la politique d'une caste qui se dit venir d'ailleurs – d'Arabie ou d'Andalousie-, des a mazighes qui vivent sous une forme de colonisation aux couleurs nationales.

M. Belfkih n'est qu'un conseiller. Il endosse entièrement la responsabilité de la crise qui secoue l'IRCAM. Son départ avec d'autres têtes, aiderait, probablement à rétablir un minimum de confiance. C'est un changement inévitable qui témoignerait d'une réelle volonté de changement. Autrement, la crise s'enlisera. Les amazighes ne pourront pas croire à un changement émanant de personnes qui ont orchestré le sabotage, qui ont œuvré à la paralysie de l'IRCAM, qui ont pensé pouvoir acheter les hommes libres, troquer leur identité contre quelques privilèges. Non.

Et comment pourront-ils avoir confiance en un pouvoir qui honore leurs bourreaux, ceux qui les insultent au su et au vu de tout le monde, comme Abdelhaq Lemrini, directeur du protocole royal qui garde toujours sa fonction et continue à narguer la mouvance amazighe par des insanités publiées dans la presse moyen orientale ? Ou encore, des responsables politiques et des fonctionnaires du Ministère de l'Intérieure ainsi que l'actuel Ministre de la Communication qui ont signé la pétition publiée par le journal La Vérité accusant les amazighes de racistes ? Ou le Ministre de la culture Mohamed Achâri qui a arnaqué les artistes amazighes et a déclaré la capitale des alaouites, capitale de la culture arabe ? Ou une apprenti sorcière du cinéma, Narjis Najjar, qui a fait des tribues amazighes des Ayt Sokhmane et de s Ayt Abdi, des hommes débauchés et des femmes prostituées ? Ou Mustapha El Alaoui qui distille son racisme antiamazighe dans son torchon hebdomadaire ? Ou les Gouverneurs et les Walis, comme un certain El Madkouri, qui appliquent la loi du far west dans le villages et bourgades amazighes, avec la complicité et les instructions du pouvoir ?...Et un certain Abdelwahab Belmensour, un charlatan de l'histoire, qui a établi les fameuses listes des prénoms qui mettent sous scellés les prénoms amazighes? Et les fonctionnaires de l'Etat civil, au Maroc et dans les Consulats et Ambassades du Royaume, qui empêchent les amazighes de donner des prénoms amazighes à leurs enfants ? Et comment comprendre que l'IRCAM n'est pas doté d'un siège deux ans après sa constitution?

Comment les amazighes feront-ils confiance à un pouvoir qui coptent tous les conseillers du Roi parmi la caste des araboandalouses, les Qabbaj, Naciri, Jirari et consorts ? N'existe-il pas d'amazighes dignes d'être conseiller auprès de Sa Majesté ? Les critères du choix des conseillers du Roi sont-ils des critères andalous ? arabes ?...Et que dire du Ministère des Affaires Etrangères qui fonctionnent comme une entreprise de la famille des Fassi, Slaoui et autres andalous ?

Et que pense M. Belfekih des terres amazighes spoliées aux tribus par le colonisateur et mise sous tutelle du Ministre de l'Intérieur qui les distribue comme dons aux arabo-andaloux ? Et Que va-t-il nous raconter sur la constitutionnalisation de l'amazighe ? De l'Institut d'arabisation financé par l'argent des amazighe ? Des Bureaux et autres organismes de l'arabisme hébergés par notre capitale pour la destruction des valeurs civilisationnelles amazighes ? Et des deux chaînes de télévision dont se sont emparés les araboandalous pour faire de leur «culture» et « valeurs » arabes des éponymes et des modèles de référence nationaux ?...Le pouvoir, ira-t-il jusqu'à proposer la construction d'une nouvelle Tazmammart pour y foutre les sept démissionnaires de l'IRCAM et leur faire subir le sort des officiers amazighes mêlés aux événement des années 70?

M. Belfekih, peut-il répondre à toutes ces questions? Nous dire s'il envisage de faire du tarbouch turco-ottoman un symbole national ? Et de la musique andalouse un patrimoine sacré ? Et des Arabes le peuple élu de Dieu ? Et des amazighes les descendants de la Zaouïa dilaiya considérée comme ennemi juré de la dynastie alaouite?

Les «démissionnaires» ont fait un choix conforme aux valeurs amazighes : la transparence, la dignité, la clarté, l'honnêteté, l'intégrité. Ils ne veulent pas rendre de compte à l'histoire. Ils ont cru en la bonne volonté du pouvoir. Ils ont pensé que les décisions du Roi tiennent lieu de lois d'autant plus qu'elle rétablissent une injustice, et invitent les marocains à renouer avec leur histoire, la vraie, pas l'histoire concoctée par des historiographes charlatans et démagogues. Non, l'histoire de notre pays dont les amazighes, depuis des millénaires sont les acteurs.

Leur choix rompt avec les valeurs du sérail et de la caste araboandalouse qui cultive les amalgames et les ambiguïtés, fonde le népotisme, le clanisme, la tartufferie, la démagogie, l'hypocrisie et le je-m'en-foutisme…Un choix qui met a nu les mercenaires de l'arabo-stalinisme et les adeptes de l'idéologie marxiste, révolutionnaire, progressiste et antimonarchiste que le pouvoir a réussi a soudoyer et à acheter en les enfermant dans des institutions dont les budgets échappent à tous contrôle : Instance Justice et Equité, Conseil Consultatif des Droits de l'Homme…N'est-ce pas messieurs Benzekri et autre Herzenni !

Sept membres de l'IRCAM ont dit non, préférer vivre debout donc. Ils auraient pu être, selon des sources sûres, plus de quinze. Les contacts n'ont pas porté leurs fruits. Ceux qui ont préféré ne pas se retirer tiennent à leur indemnités et privilèges. D'autres ont peur des mirages. Et quelques uns ont même dénoncé cet acte. Qu'importe. La mouvance amazighe en sort gagnante : elle sait qui est qui et peut désormais procéder à l'évaluation, estimer à leur juste valeur tous ces fanfarons qui se sont érigés en défenseurs inconditionnels de l'IRCAM et ses responsables, ceux qui partout disent que l'IRCAM est la solution miracle. Les militants amazighes peuvent maintenant se faire une vraie idée sur les profiteurs, les opportunistes qui ont refusé de se retirer et ont troqué les principes et la cause contre quelques mill iers de dihams.

Côté chercheurs, on s'achemine vers une démission collective touchant plus de la moitié du personnel. C'est du moins ce qui se dessine. Et là encore, il y aura ceux qui choisiront les principes et ceux qui voudrait sauvegarder les quelques primes misérables qu'ils perçoivent d'une institution gérée comme un commissariat de police, digne des années Basri.

Coté interne, rappelons également le sort de trois chercheurs renvoyés arbitrairement vers leurs administrations d'origines. Evoquons aussi la dilapidation du fonds des œuvres sociales géré par l'administration : plus de cinq millions de dirhams. M.Belfkih n'est-il pas au courant?

Depuis la publication du communiqué des sept membres du Conseil d'administration de l'IRCAM par la presse nationale et les sites web amazighes, moulte tentatives ont été initiées pour étouffer le scandale qui a éclaboussé ceux qui veillent sur la destinée des amazighes. Le ministre de l'Education a été convoqué en catastrophe au palais royal et l'administration de l'IRCAM a publié un communiqué (démagogique) sur une rencontre avec ce même ministre le mardi prochain (01/03/05). Ce dernier s'est aussitôt précipité à la télévision pour nous parler de programme audiovisuel sur l'amazighe « arabisé » dans la chaîne de télévision que lance son ministère. Le ministre de la Communication fait des déclarations à droite et à gauche pour nous parler de programme audiovisuels en amazighe parrainés par l'arabe, les respons able du journal de Allal Al Fassi AL ALAM se sont déplacés vers l'IRCAM (le 24/02/05) pour prendre des photos avec les responsables et témoigner leur bonne fois quant à la sauvegarde d'Al Barbariya. Toutes ces démarches qui sont de la poudre aux yeux émanent de la secousse tellurique provoquée par les « démissionnaires ». Mais on ne peut plus leurrer personne. La suite est à venir.

N'Aït Slimane Hddou
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www.amazighworld.org
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ttislatin

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ttislatin
28/02/2005, 11h15
Après la démission... Quelles missions ?


http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=1256
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ttislatin :-) :-) :-)

ttislatin
01/03/2005, 17h46
D'autres Ircamiens vont claquer la Borte de l'IRCAM, dans les prochaines jours,,,
http://www.attajdid.ma/tajdid/DETAIL.ASP?category=watan&Articleid=17315
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ttislatin :-) :-) :-)

tassolt
01/03/2005, 18h33
L'avenir et la suite seuls diront si ils ont eu raison ......

ajda3
01/03/2005, 19h26
ttislatin a écrit :
D'autres Ircamiens vont claquer la Borte de l'IRCAM, dans les prochaines jours,,,
http://www.attajdid.ma/tajdid/DETAIL.ASP?category=watan&Articleid=17315
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ttislatin :-) :-) :-)


C'est vraiment ce qui fait plaisir a ce partie islamiste qui as toujours été contre la culture amazigh, ils sont content maintenant mais ce n'est pas finie leurs tours arrivent bientot. et surtout que la culture amazigh gagnera du terain

ttislatin
01/03/2005, 21h01
LIBERATION
Affaire des sept démissionnaires de l'Institut royal de la culture amazighe. Le prochain Conseil d'administration devra trancher.
() La démission présentée par sept membres de son conseil d'administration traduit-elle réellement l'existence d'une crise au sein de cette institution ? Les revendications des démissionnaires qui s'articulent principalement autour des difficultés d'introduction de la langue amazighe dans le cursus scolaire justifient-elles cette démission ?
Ce qui est sûr en tout cas, selon M. Mohamed sallou, membre du conseil d'administration de l'IRCAM, c'est qu'il faut nuancer entre l'IRCAM, en tant qu'institution, et le Conseil d'administration de l'IRCAM, en tant qu'une autre institution. () Une réunion devait () se tenir hier entre M. Meziane Belfqih et les membres démissionnaires du Conseil d'administration de l'IRCAM, pour examiner les tenants et les aboutissants de cette décision. (par Amina Salhi)


AT-TAJDID
Nouvelles démissions en vue à l'IRCAM. Des membres du conseil d'administration en colère affirment que des responsables gouvernementaux méprisent l'Institut.
() Ahmed Aassid, membre du conseil d'administration de l'IRCAM, a déclaré à At-Tajdid que d'autres membres devraient démissionner prochainement, () sans préciser le nombre de démissionnaires, ajoutant : "Nous devons rédiger un rapport détaillé qui sera adressé au Roi avec une demande d'intervention, car il est le seul à pouvoir combler le fossé entre l'Institut et les institutions gouvernementales". Mohammed Sallou, également membre du CA, a déclaré à At-Tajdid qu'il fallait en effet s'attendre à d'autres démissions. () Selon lui, "les responsables du gouvernement agissent envers l'IRCAM avec un mépris total". () (Mohammed Aamari)
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ttislatin

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Lahcen
01/03/2005, 21h28
Sur un forum marocain je suis tomber sur cette image, je vous laisse la commenter vous même:

http://www.leconomiste.com/upload/popup/popup.jpg

ttislatin
01/03/2005, 21h32
Lahcen a écrit*:

Sur un forum marocain je suis tomber sur cette image, je vous laisse la commenter vous même:

http://www.leconomiste.com/upload/popup/popup.jpg
a wa ha l3nbr
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ttislatin :-D :-D :-D

assafulho
02/03/2005, 11h10
Lahcen a écrit*:

Sur un forum marocain je suis tomber sur cette image, je vous laisse la commenter vous même:

http://www.leconomiste.com/upload/popup/popup.jpg

azul lahcen,
sur quel site?
en voilà le mepris

Lahcen
02/03/2005, 16h07
Rencontre ouverte avec les associations culturelles amazighes, du 4 au 6 mars à Bouznika
Rabat, 02/03/05- L'Institut Royal de la Culture Amazigh (IRCAM) organise, du 4 au 6 mars à Bouznika, une rencontre ouverte avec les associations culturelles amazighes sous le thème "Pour la consolidation de la place de l'Amazighité dans la société marocaine", indique mardi un communiqué de l'Institut.

Le complexe culturel et sportif Moulay Rachid va abriter cette rencontre à partir du 4 mars (15H00), dans le cadre des missions de l'Institut visant la préservation de l'Amazighité, sa promotion et le renforcement de sa place dans les domaines pédagogique, social, culturel et médiatique, ainsi que la mise en oeuvre de la stratégie de l'Institut, relative à l'ouverture sur l'environnement, l'organisation des relations de coopération et de collaboration avec la société civile, ajoute le communiqué.



La séance d'ouverture de cette rencontre sera marquée par une allocution du recteur de l'IRCAM et de certains invités et un exposé de M. Ahmed Aassid sur le thème "la stratégie de l'IRCAM pour l'ouverture sur l'environnement".



Le deuxième thème (5 mars) portera sur "les modes d'action commune pour la consolidation de la place de l'Amazighité dans le domaine de l'enseignement". A cet égard, un exposé sera présenté à ce sujet par M. Abdesslam Khalfi.



Le même jour, à partir 15H, un exposé sur le 3ème thème "les modes d'action commune pour la consolidation de la place de l'Amazighité dans les domaines de la communication et de l'information", sera présenté par M'Hamed Salou. Le programme de cette rencontre prévoit le même jour (21H00), une soirée artistique.



La séance de clôture de cette rencontre, aura lieu le 6 mars et sera consacrée à la présentation du rapport général et des projets de recommandations, indique le communiqué.


MAP

amanar
02/03/2005, 16h11
Lahcen a écrit*:
Le programme de cette rencontre prévoit le même jour (21H00), une soirée artistique.


Sinon y'aurait qui a la soirée? :-D

amanar
06/03/2005, 03h05
http://www.tamazgha.fr/IMG/Ircam-1.jpg

ttislatin
06/03/2005, 12h09
ON PARLE ENCORE DE NOUS , MAIS EN ARABE :

http://www.ahdath.info/article.php3?id_article=5427

http://www.ahdath.info/article.php3?id_article=5429

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ttislatin
:-) :-) :-)

ttislatin
06/03/2005, 12h40
ON PARLE ENCORE DE NOUS, MAIS EN ARABE (suite) :

http://www.ahdath.info/article.php3?id_article=5432

http://www.ahdath.info/article.php3?id_article=5431

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ttislatin
:-) :-) :-)

Gafay
06/03/2005, 14h42
Et l'IRCAM sexplose !!!


Par Moha AREHAL.



Même pas trois ans après le commencement de son travail effectif, le voilà cédé, le voilà devenir une première dans l'histoire du Maroc Moderne, jamais une institution royale n'a vécu de telle situation. En fait sept des trente deux membres du Conseil d'Administration de l'IRCAM viennent de signer une pétition de retrait collectif de l'IRCAM. Alors pourquoi, à ce moment précis? Quelles sont les dessous de telle décision? Les raisons avancées sont-elles raisonnables en elles même? C'est ce que nous allons essayer de nous expliquer dans cet article.



Un peu d'histoire


Il y'a moins de trois ans, le Roi a prononcé un discours qualifié d'historique et à l'intérieur du pays et à l'étranger. Ce discours a été prononcé par le Roi en un lieu très symbolique qui n'est que le plateau de Ajdir dans le moyen Atlas, même endroit qui a connu la remise des armes par les résistants amazigh du moyen atlas après la dissolution de l'armée de libération. Ce discours a été considéré par plusieurs comme la reconnaissance officielle de l'Etat marocain de l'amazighité de ce pays.



Suite à ce discours les opérations de course n'ont cessé entre le comité royal chargé de mettre en œuvre l'Institution Royale décidée par ledit discours et le recteur choisi d'avance en l'occurrence Mohamed Chafik ancien Directeur du collège Royal. Les téléphones n'ont pas arrêté de sonner à travers tout le pays pour recruter les membres du Conseil d'Administration et les fonctionnaires de l'institution officielle de l'Amazighité. Plusieurs listes ont été envoyées d'ici et de la pour faire accepter telle ou telle proposition, et le cercle s'est fermé, les uns sont même aller plus loin jusqu'à recruter toute la famille. Plusieurs membres du conseil, en même temps fonctionnaires à l'IRCAM- ce qui fait double solde même à Rabat- après c'est au tour des épouses d'être recrutée, et toute la famille change de fonction. Le salaire est très gourmant à faire couler la salive de toute la famille. Après les épouses c'est au tour des proches et des proches des proches. Les services se rendent même chez les imazighen! C'est désolant mais c'est la véritable vérité que plusieurs ont essayée d'occulter.



La première ébauche de l'explosion : Le régionalisme


La méthode utilisée pour recruter les membres du conseil d'administration et des fonctionnaires au sein de cette même institution n'a pas fait que des heureux mais bel et bien plus de mécontents qui pour une raison ou une autre voulaient bénéficier de leur part de la tarte offerte par le makhzen.



A croire que ces pseudo-militants voulaient mettre en exigu l'adage qui dit qu'une cause qui ne fait pas manger du pain est une cause sans avenir. La question de la région - que j'ai dénoncée dans la villa même de l'ex-recteur - est mise en sur-brillance pour le choix des ircamistes .



Les Rifains qui ont préféré prendre part à cette makhzanisation de Tamazight ont fait savoir à qui le veut qu'ils ne sont pas contents des quotas réservés à chaque région et que le Rif est mal représenté au sein du Conseil d'Administration et même parmi les fonctionnaires. Alors, les signataires de cette première ébauche de l'explosion de l'IRCAM ont proposé aux décideurs au sein de l'institution royale de procéder au recrutement de chercheurs et de fonctionnaires parmi la population du Nord pour rétablir la parité.



Seconde ébauche : le caractère


Juste après la mise en œuvre de la structure dite IRCAM, un des premiers défis devant lequel s'est trouvée cette institution royale l'unique en son genre dans notre pays et qui s'est donnée la tache difficile de réhabiliter l'amazighité après tant de siècles de marginalisation était le choix du caractère avec lequel devrait s'écrire l'amazigh au temps de la makhzanisation.



Une fois l'information de la réunion du Conseil d'Administration de l'IRCAM au sujet du caractère et la publication de l'appel de Meknès en faveur du caractère latin comme seul moyen de transcrire le Tamazight, a été connu par tout le monde, chaque partie s'est mise à l'œuvre pour présenter ses raisons du caractère le plus adapté à la transcription de Tamazight qui désormais selon les personnes acquises au Makhzen est devenu reconnue officiellement par le régime. De ce fait, les islamistes du parti tsunamien et des radicaux de Al Adl wa Il Ihssane sont devenus des militants amazigh plus que les fondateurs du mouvement lui-même pour trancher sans équivoque que le caractère araméen lui aussi arabisé est le plus adapté pour la transcription de la langue Amazigh.



De même pour les panarabistes, en particulier ceux qui connaissent bien dans le domaine de la citoyenneté garnie de l'idéologie arabo-islamistes, qui sont ajouter pour défendre et avec les mêmes justificatifs que les islamistes le caractère araméen. Les imazighen les plus connus du mouvement se sont prononcé en faveur du caractère latin qui d'ailleurs était le moyen avec lequel l'amazigh s'écrivait dans les temps modernes et qui a été adopté par le Conseil National de Coordination.



Le jour de la réunion, et pour la première fois dans l'histoire d'une langue, le Conseil d'Administration de l'IRCAM n'est pas arrivé à trancher entre le caractère latin et Tifinagh en un premier tour, le deuxième tour et pour des raisons encore inconnues mais sûrement politique et idéologique le caractère Tifinagh est devenu officiellement l'outil de la transcription de Tamazight au Maroc.



Avant la tenue de cette réunion, plusieurs membres du Conseil ont fait comprendre à ce qui veut l'entendre que dans le cas ou le caractère araméen est adopté pour la transcription de Tamazight, ils démissionneront définitivement du Conseil et de l'IRCAM en général pour les membres qui sont à la fois membres du Conseil et fonctionnaires de l'IRCAM.



Troisième ébauche : le statut des chercheurs


Pour finaliser la structure de l'institution, le Conseil a adopté un statut du personnel de l'IRCAM. Ce statut calqué sur un autre statut d'un établissement public pareil à l'IRCAM a privilégié plus les fonctions d'origines que les diplômes et les recherches faits par les recrus. L'analyse d'un tel statut fait ressortir que l'enseignement et la touche des professionnels de l'enseignement supérieur l'on imprégné de leurs problèmes de diplômes sans se soucier des compétences nécessaires pour un travail gigantesque de la réhabilitation d'une langue, d'une culture et d'une civilisation les plus marginalisées et les plus résistantes le long de l'histoire de l'humanité. L'Amazighité.



Alors de tels petits jeux de diplômes ont fait que plusieurs chercheurs reconnus par tous dans le mouvement amazigh se sont retrouvé à la marge de point de vue responsabilités que de point de vue rémunération.



Cette situation a fait que plusieurs chercheurs ont manifesté mainte fois leur désire regagner leurs postes d'origines. Quelques uns se sont même passer à l'acte en déposant leurs démissions définitivement de l'IRCAM. D'autres, ont gelé carrément leurs activités de recherches, combien intéressants pour Tamazight et Imazighen.



Plusieurs journaux ont rapporté depuis l'adoption et l'approbation du statut que ces chercheurs se préparaient pour une démission collective de l'IRCAM si aucune disposition n'est prise pour trouver une solution aux chercheurs mécontents. Il est à signaler que plusieurs réunions ont eu lieu entre ces chercheurs et les responsables administratifs de l'IRCAM en particulier le Recteur et le Secrétaire Général.



Et l'explosion devient inévitable


Le 21 février 2005, un communiqué, une bombe vient d'être entendu dans les locaux de l'IRCAM, quelques heures après, l'information a circulé comme le feu. Les téléphones ne cessent de sonner, pour s'assurer de la crédibilité de l'information. Les photocopies du communiqué du retrait passent de mains en mains dans les cafés et dans les bars. Les analyses n'ont manquent pas. Chacun essaye d'expliquer les raisons de cette décision.



Les dessous de cette décision au moins à mon avis ne sont pas forcément ceux largement expliqué dans le communiqué. Ce n'est pas évident que la rédaction d'un tel communiqué aux retombés très dangereux sur le fonctionnement d'une institution royale.



S'il est compréhensible la décision de M. Boudhane, celle des autres n'est pas du tout évidente. Il est à signaler que M. Boudhane a déjà écris dans son journal il y'à plusieurs semaine son analyse de la situation à l'intérieur de l'IRCAM et a conclu que le travail au sein de cette institution en vue de réaliser le changement de l'intérieur est devenu impossible. Il a lancé un appel à tous les ircamistes de replier bagages et se donner au travail dans les rangs du Mouvement Amazigh. Pour lui, sans une reconnaissance institutionnelle et constitutionnelle de Tamazight, rien ne peut se faire en faveur de Tamazight dans ce pays.



Pour les autres membres «démissionnaires», c'est très difficile au moins pour moi de croire et à ce retrait et aux raisons avancées du retrait. Ce n'est pas du tout logique de quitter une institution parce que ses partenaires n'ont pas tenu leurs engagements vis à vis d'elle. C'est vraiment inconcevable que la démission de l'IRCAM soit imputée sur le compte des deux ministères pour ne pas dire ministres de l'Education et de la Communication.



Si je m'attendais depuis longtemps à cette démission, je me trouve très surpris des raisons avancées. En fait, Les motifs avancés par les démissionnaires pour justifier leur geste ou se justifier, on ne sait jamais, ne différent pas globalement des critiques avancés depuis la création de cette institution par les militants amazigh. Une simple rétrospective et une relecture des anales des associations amazigh implantés partout dans le pays font ressortir que l'ostracisme officiel frappait Tamazight dans toutes ses composantes et les entraves à sa promotion n'ont cessé de se multiplier. Les démissionnaires ou « sebâatu rijal » de l'IRCAM ont constaté tardivement ce que le mouvement amazigh réclamait depuis déjà plus de 3 décennies. Sans la constitutionnalisation de Tamazight qui lui procurera le statut d'une obligation pour l'appareil exécutif et même législatif aucune action ne peut être entreprise par les détenteurs du pouvoir. Sachons que depuis 1998, date à laquelle le régime a décidé de l'alternance makhzano-arabiste, tous les ministres nommés ou désignés à la tête des ministères de l'éducation et de la communication n'ont épargné de moyen pour coller le caractère arabo-islamiste à notre pays. Les mêmes ministres sont connus pour leur affiliation à l'international arabiste de part leur appartenance politique par leur idéologie et leur écrits.



Alors ces mêmes raisons ne sont pas acceptables pour nous faire avaler cette démission, il devrait y avoir d'autres raisons non-dits. Les sept saints doivent nous expliquer les vrais motifs de ce retrait hâtif. Nul ne peut nier les problèmes internes qui font de l'IRCAM un établissement en continuelle dormance. Les problématiques développées ci-dessus ne sont pas encore élucidées au niveau de l'IRCAM, la représentation régionale tape encore et les chercheurs en mal d'être au sein de l'IRCAM ne sont pas encore régularisés dans leurs situations administratives.



"Awed yan ur issin mayd as yaru rebbi g teghrut nes"

Source : amazighworld.net


[ Edité par Gafay le 6/3/2005 15:45 ]

Lahcen
07/03/2005, 10h22
http://www.telquel-online.com/166/images/image2_actu_166.jpg3 questions à Ahmed Boukous (Recteur de l’IRCAM)

Les sept démissionnaires de l'IRCAM vous obligent-ils à accélérer le rythme d’intégration du Tamazight ?
La démission de ces amis que je respecte ne doit pas nous faire oublier que le processus est long et qu’il y a eu des acquis en matière d’enseignement, de recherche et de codification de la langue. Il est vrai que les manuels manquent, que le nombre d’enseignants est insuffisant, que nous n'avons pas d’interlocuteur au ministère de l’Éducation nationale, etc. Mais nous sommes en phase inaugurale. Nous devons faire preuve de professionnalisme.

Les techniciens de l’IRCAM peuvent être patients, mais pas les représentants du mouvement associatif. Avez-vous oublié les attentes de vos bases ?
Je reconnais qu’il y a une attente pressante et beaucoup de frustrations. Je sais qu’on a longtemps attendu pour voir notre langue à la télé, à l’école, dans les administrations. Mais tous, membres et chercheurs, sont acquis à la cause et nous avons besoin d'une mobilisation collective pour y arriver.

Si les promesses ne sont pas tenues, ne craignez-vous pas une démission collective ?
Une démission collective ne serait pas possible. D'autant que les choses avancent. Suite à notre réunion, mercredi, avec M. El Malki et trois de ses collaborateurs, je reste optimiste. Il suffit de rétablir la confiance pour aplanir les difficultés.


source: tel-qeul

ttislatin
08/03/2005, 11h05
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=3480
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ttislatib :-) :-) :-)

Hmaytouch
29/03/2005, 05h14
L’ancien recteur de l’IRCAM Mohamed Chafik, soutient les 7 démissionnaires
C’est sans ambages que l’ancien recteur de l’Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM) a soutenu "le geste" des sept démissionnaires du même IRCAM. Pour Mohamed Chafik "les démissionnaires du 21 février ont voulu attirer l’attention sur tous les bâtons qu’on met dans les roues de la culture amazighe", allusion faite, ici, à tous " les niveaux de l’administration et du système éducatif ". Excédés "par la mauvaise foi d’un grand nombre d’exécutants, en dehors de l’IRCAM, ils n’ont peut être pas très bien calculé la portée de leur geste du point de vue de la tradition". Mais, ajoute-t-il "leur bonne foi à eux ne peut être mise en doute". C’est la première fois que M. Chafik déclare publiquement son soutien, certes indirect, à l’action des sept membres de l’IRCAM.

(Source: LaGazetteDuMaroc)

ttislatin
12/04/2005, 14h19
On ne nous a pas encore oublié, on parle encore de nous (bikhir), mais en arabe.

http://www.attajdid.ma/tajdid/DETAIL.ASP?Articleid=18241
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ttislatin :-) :-) :-)

rachatafoukt
12/04/2005, 14h38
mayad liftssawalm origi yat :-D

ttislatin
15/04/2005, 14h56
IRCAM - HCA, même combat !
vendredi 15 avril 2005.

Il y a quelques semaines, des membres de l’Institut royal marocain chargé de s’occuper de la question amazighe se sont retirés du Conseil d’administration de cette institution royale.
La nouvelle a beaucoup circulé dans les milieux amazighs et dans certains de ces milieux cela a même fait couler beaucoup d’encre.
En ce qui nous concerne à Tamazgha.fr, nous nous sommes contentés de publier une caricature à ce sujet.
Pour essayer d’avoir une idée sur ce retrait du CA de l’Ircam de sept de ses membres, nous avons posé 4 questions à Mustapha Berhouchi qui nous livre ses impressions.
Mustapha Berhouchi est membre de l’association "Tilelli" basée à Tzi-n-Imnayen (Tamazgha occidentale). Infatigable militant de la cause amazighe, Mustapha Berhouchi est connu pour ses positions claires notamment par rapport à ces systèmes qui tentent de soumettre Tamazgha à jamais. Il a par ailleurs animé plusieurs conférences ces dernières années dans les campus universitaires de Tamazgha occidentale.



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Kra Isallen : Dans un communiqué rendu public le 21 février 2005, sept membres du CA de l’IRCAM font savoir leur retrait de cet instance de l’institut royal. Il s’agit de MM. Abdelmalek Houcine Ousadden, Mohamed Boudhan, Hassane Banhakeia, Mohamed Ajaajaa, Mimoun Ighraz, Ali Bougrine et Ali Khadaoui.
Quelle est votre réaction ?


Mustapha Berhouchi : Les concernés prétendent qu’ils se sont retirés. Mais beaucoup croient qu’on les a plutôt retirés de la scène de l’IRCAM pour leur attribuer un autre rôle quelque part. Ils ne tarderont pas à tenter de réapparaître ! Pour le moment, ils sont dans les coulisses !


Certains observateurs disent de ces "démissionnaires" de l’institution royale qu’ils sont doublement courageux : courageux par ce qu’ils ont accepté de rejoindre l’Ircam, et puis encore plus courageux car ils l’ont quittée. Quel est votre commentaire ?


La collaboration n’a jamais été un acte courageux ! Et un collabo n’est qu’un collabo ! Tout ce qu’il fait est suspect. Un proverbe amazigh dit : "Ish’allel uh’ellal meqqar inna nniyt !" (Le menteur ment même quand il dit la vérité !)



A votre avis, cette "démission" affectera-t-elle l’Ircam ?


Cette "démission" est plutôt une conséquence de l’affection qui a déjà atteint l’IRCAM. C’est une affection congénitale. Elle est prévue par les concepteurs. Ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est la rapidité avec laquelle l’anomalie allait se manifester. Ils ne s’attendaient pas à ce que l’IRCAM commence à se désagréger deux ans seulement après son "assemblage" !



Quelle suite peut-on imaginer à cette "démission" ?


La suite, ce sera la continuité de la désagrégation de l’IRCAM qui est condamné à avoir le même sort que le Haut Commissariat à l’Amazighité (H.C.A.) algérien dont on commence déjà à oublier l’existence. Ces deux institutions (présidentielle en Algérie et royale au Maroc !) sont dans l’impasse : elles ne peuvent ni satisfaire, ni neutraliser les revendications des Imazighen. Elles ne peuvent pas les satisfaire car elles ne sont pas faites pour cela ; elles ne sont conçues que pour essayer de les neutraliser. Et elles ne peuvent pas les neutraliser car on ne neutralise pas la volonté d’un peuple, surtout par les temps qui courent !

Et n’oublions pas que dans le passé les Phéniciens, les Vandales, les Romains et d’autres peuples-conquérants ont déjà tenté d’anéantir le peuple amazighe ! Mais des siècles plus tard, ces peuples ont disparu alors qu’Imazighen sont toujours là !




Propos recueillis par
Masin Ferkal.

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www.tamazgha.fr
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ttislatin
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ttislatin
19/04/2005, 18h49
L’enseignement de tamazight : La fantasia à la marocaine.

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Le ministre marocain de l'Education nationale: il n'existe aucun différend entre le ministère et l'Institut royal de la culture amazigh.
Le ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Habib El Malki, a démenti l'existence d'un litige entre le ministère et l'Institut royal de la culture amazigh, concernant l'enseignement de la langue amazigh. () M. El Malki a également critiqué, sans les nommer, ceux qui souhaiteraient faire appliquer l'expérience étrangère dans l'enseignement de la langue amazigh dans les établissements scolaires (). Le ministre s'exprimait hier à l'occasion d'un déjeuner de travail, auquel il a convié plusieurs journalistes marocains ().
http://www.ambafrance-ma.org/presse/
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ttislatin
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ttislatin
19/04/2005, 18h59
ttislatin a écrit*:
L’enseignement de tamazight : La fantasia à la marocaine.

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Le ministre marocain de l'Education nationale: il n'existe aucun différend entre le ministère et l'Institut royal de la culture amazigh.
Le ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Habib El Malki, a démenti l'existence d'un litige entre le ministère et l'Institut royal de la culture amazigh, concernant l'enseignement de la langue amazigh. () M. El Malki a également critiqué, sans les nommer, ceux qui souhaiteraient faire appliquer l'expérience étrangère dans l'enseignement de la langue amazigh dans les établissements scolaires (). Le ministre s'exprimait hier à l'occasion d'un déjeuner de travail, auquel il a convié plusieurs journalistes marocains ().
http://www.ambafrance-ma.org/presse/
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ttislatin
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وزير التربية المغربي: لا وجود لأزمة بين الوزارة والمعهد الملكي للثقافة الأمازيغية
المالكي: هناك من يريد افتعال المشاكل وركوب الحصان الأجنبي لإنجاح تعليمها
الرباط: محمد بوخزار
نفى حبيب المالكي، وزير التربية والتعليم العالي والبحث العلمي المغربي، وجود أية ازمة بين الوزارة والمعهد الملكي للثقافة الامازيغية، بخصوص تدريس الامازيغية.
وقال «هناك من يحلم بافتعال المشاكل بين المؤسستين»، مشيرا الى ان الوزارة كانت سباقة الى عقد شراكة مع المعهد، اثمرت عدة انجازات تربوية، لكن الوزارة لا تريد الانفراد بالقرار فيما يخص تأليف الكتب المدرسية لتعليم اللغة الامازيغية، اذ لو فعلت ذلك وحدها لكان تدبير العامل الزمني مختلفا، في اشارة الى فعاليات امازيغية تتهم الوزارة بالتباطؤ في تهييء الادوات التعليمية لتدريس الامازيغية.

واضاف الوزير المالكي ان نفس الامر ينطبق على اعداد المدرسين والمكونين حتى تسير العملية وفق النهج المرسوم. وانتقد المالكي، بدون ان يسميهم، اولئك الذين يريدون الركوب فوق الحصان الاجنبي لانجاح تجربة تدريس الامازيغية في المؤسسات التعليمية المغربية، والح على القول «اننا في الوزارة نفضل ان نمارس رياضة الفروسية المغربية دون المراهنة على اشياء اخرى»، واعتبر المالكي، الذي كان يتحدث امس اثناء غداء عمل دعا له مجموعة من الصحافيين المغاربة حضرته «الشرق الاوسط»، تعميم التعليم في القرى (الارياف) احدى اولويات استراتيجية القطاع الذي يشرف عليه، اضافة الى تحقيق ما اسماه «مدرسة القرب» اللصيقة بتجربة المتعلمين وظروف محيطهم المحلي، مشيرا في هذا الصدد الى ان ميثاق التربية والتعليم في المغرب نص على تخصيص نسبة 30 % من البرنامج الزمني الاسبوعي لمواضيع محلية وجهوية، وان هذه التجربة في طريق تعميمها على سائر الجهات والاكاديميات التربوية.
www.aawsat.com
19/04/2005
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ttislatin

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