Voir la version complète : Débat merc 2 Mars 2oo5 à 21h30 sur Amazigh Marocain: Quel ro
Tiwizi_Lille
28/02/2005, 00h16
Aitma Istma
Débat de ce mercredi 2 Mars 2005sur le room Amazigh Marocain (Pal Talk) à 21h30 (heure française): Quel rôle et avenir pour les associations Amazigh ?
Trouvez vous utile de multiplier les associations Amazigh ?
Sachant qu’au Maroc il y a 156 associations et on est forcé de constater l’avancement de certaines de nos revendications identitaires et culturelles grâce à elles.
Peuvent t’il obtenir plus ?
Quel rôle pour les associations Amazigh de la diaspora ? d’une part pour promouvoir leur culture à l’étranger (qui est parfois la première langue étrangère parlée dans le pays) et d’autre part pour rapprocher les berbères de l’étranger de leurs racines marocaines ?
Comment peuvent ils manifester par exemple leur soutien aux membres démissionnaires de l’IRCAM ?
Nous souhaitons pour ce débat la présence d’associations du Maroc en plus des associations de la diaspora.
En attendant, vous pouvez réagir sur ce forum.
Tanmmirt nnun
Hasan Ubrahim
LE MOUVEMENT AMAZIGH DU MAROC EXIGE LA REFORME DE LA CONSTITUTION
Par Rachid Raha*.
I-PRESENTATION :
Le Maroc est un pays africain, situé à l’extrême Nord-Ouest du continent, délimité à l’Ouest par l’océan atlantique et au nord par la Méditerranée, ayant des frontières avec l’Algérie à l’est et la Mauritanie au sud. D’une superficie de 710 850 KM2, le Maroc est un pays de contrastes, avec des massifs montagneux, qui comptent parmi les plus élevés de l’Afrique du Nord et des espaces sahariens. Sa population, calculée autour de 30 millions d’âmes, est devenue plus urbaine (55%). Celle-ci est majoritairement de confession musulmane sunnite (à 98,7%) ,avec une communauté juive qui s’est réduite à moins de 8000 personnes. Elle présente une population amazighophone et une autre arabophone. Cette dernière est dans sa grande majorité d’origine amazigh qui s’est arabisée à la suite de processus historiques, qui ont eu à la suite de l’invasion et la migration des tribus proche-orientales au VII et XI siècles, et aussi à la suite de l’exode rural des berbérophones vers certaines zones urbaines arabophones.
Concernant la population amazighophone, on ne dispose pas de chiffres officiels malgré l’insistance des Nations Unis à travers son Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale. Toutefois, selon les linguistes marocains, on pourrait la situer parfaitement entre 50 et 70 %, ce qui constitue une population qui oscille entre 15 à 21 millions de personnes. Ce qui distingue le Maroc comme « la nation berbère la plus importante au monde ». Celle-ci est subdivisée en trois principales zones : l’aire de tarifit au Rif, au nord et à l’est, l’aire de tamazight au Moyen Atlas et dans la partie septentrionale du Haut Atlas et la région du Sud-Est ; quant à l’aire de tachelhit au Haut et Anti Atlas, plus la région de Sous.
Brève aperçue de l’histoire du Maroc :
L’histoire du Maroc, depuis les gravures rupestres de néolithique qui abondent au Haut Atlas jusqu’à nos jours, est une histoire continue et fondamentalement amazighe. Depuis la colonisation romaine, les amazighs se sont convertis en véritables auteurs de toute une série d’événements historiques où ils étaient des protagonistes surtout de perpétuels mouvement de « résistance », magnifiquement relatés par les documents de colons romains, arabes et européens. Au Moyen Age, ce sont eux qui sont à l’origine de l’islamisation presque totale de l’Afrique du Nord, après avoir été préparés au monothéisme par les chrétiens amazighs donatistes et les enseignements de Saint Augustin. Ils ont créé de grands empires qui régnaient jusqu’au nord de l’Espagne, comme les almoravides et les almohades, développant toute une civilisation exemplaire de raffinement, de sciences, de lettres et de philosophie en ‘Al Andalus’. Depuis la colonisation hispano-française, les tribus amazighs ont livré de dures et héroïques batailles dont on mentionnera la Ighzar n Wuchen « Barranco del lobo » en 1909, sous la conduite de Charif Mohamed Amezian, la fameuse bataille d’ « Annual » le 21 juillet 1921, sous le commandement de grand révolutionnaire et réformateur Mohamed Abdelkrim El Khattabi, la bataille de « Lihri » au Moyen Atlas, dirigé par le résistant Moha Hammu Azayi et la bataille de Bou Gafer en1933 dans le Haut Atlas, mené par les tribus Ait Atta sous la direction de Assu U-Baslam…Et ce sont toujours des imazighen qui se sont rebellés en armes en créant l’ Armée de Libération du Nord et celle du Sud qui ont obligé les Français à octroyer l’indépendance du pays en 1956.
Economie :
A côté de l’exportation des ressources minières (principalement des phosphates), des ressources halieutiques (de 3500 km de côtes que compte le pays), et de secteur industriel diversifié (alimentaire, textile, bâtiment,…) l’ agriculture et l’émigration comptent parmi les plus grands pôles dynamiques de l’économie nationale. Ces deux secteurs clés sont occupés essentiellement par des amazighs.
L’agriculture qui a toujours bénéficié d’importants investissements, en faveur de la construction de barrages, dans le souci d’étendre de plus en plus les périmètres irrigués, à elle seule, elle occupe presque 50% de la population active et un tiers des exportations. Quant aux transferts d’argent effectués par presque deux millions de marocains résidents à l’étranger, MRE, (principalement dans les pays européens, originaires des régions marginalisées), ont dépassé pour l’année 2002 les 30 milliards de dirhams.
Malgré cet apport substantiel à l’économie du pays, le Maroc est malheureusement classé en position 126-ième sur 175 selon l’indice de développement humain (calculé selon l’espérance de vie à la naissance, la richesse produite par habitant, le taux d’alphabétisation des adultes et le taux de scolarisation des enfants).
Statut Politique :
Dès l’indépendance du Maroc, des figures de l’Armée de Libération ont commencé à être torturé et même à être liquidé comme Abbass Messaadi, ce qui a provoqué des soulèvements populaires réprimés dans le sang comme les événements du Rif de 1958-59. Les responsables étaient des partisans des partis salafo-nationalistes, inspirés de l’idéologie arabo-islamique du Proche Orient. Ces soi-disant nationalistes se sont précipités à abolir le droit coutumier, azref, un droit séculaire des imazighen, et ont fermé les portes de l’Ecole des Hautes Etudes, qui favorisaient des études berbères, afin d’ entamer leur politique de généralisation de l’arabisation dés les premiers mois de Maroc indépendant. Cette politique linguistique d’arabisation et d’éradication des parlers amazighs, sous l’influence des partis baathistes de Proche Orient, s’est renforcée par l’adoption d’une nouvelle Constitution, promulguée par le souverain défunt Hassan II le 2 juin 1961, en stipulant dans son premier article que : « Le Maroc est un royaume arabe et musulman » et dans son 3-ième article : « la langue arabe est la langue officielle et nationale du pays ». Même si des modifications ont eu lieu, les diverses Constitutions se caractérisent toutes par la négation claire de l’identité, de la langue, de la culture, de l’histoire et de la civilisation amazighes. La dernière réforme de « la loi fondamentale du Royaume » de 13septembre 1996 insiste toujours dans son préambule que : « Le Royaume du Maroc, Etat musulman souverain, dont la langue officielle est l’arabe, constitue une partie du Grand Maghreb Arabe ». De là découle toute une politique d’Etat d’assimilation de l’amazighité visant à son anéantissement. La politique d’arabisation sera la pièce angulaire de toutes les institutions de l’Etat : la langue arabe classique, parlé juste par une élite minoritaire (à l’inverse de l’arabe dialectal dit darija), considéré comme langue officielle, s’est imposé et promue dans toutes les administrations, l’école, les mass media écrits et audiovisuels, etc., au détriment des langues maternelles. Ces dernières connaîtront toutes les formes de discrimination et de marginalisation jusqu’à la réapparition du Mouvement Culturel Amazigh dans les années quatre-vingt dix.
Comme nous venons de voir, la propre Constitution qui devrait être intégratrice de toutes les composantes ethniques, culturels et linguistiques du pays, est au fond à l’origine de toutes une série de violations des droits des amazighs, que nous relaterons ci-après.
II-LES VIOLATIONS DES DROITS DES POPULATIONS AMAZIGHOPHONES :
Les principales violations dont sont objets les amazighophones, reprises en partie par le rapport de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, présenté au 59-ième session du Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale de mars 2003, sont les suivantes :
1-Droits individuels et collectifs :
Les citoyens amazighs sont souvent victimes de la non-application du dahir du 15 novembre 1958, modifié le 10 avril 1973, en ce qui concerne le droit d’association et de réunion. C’est ainsi qu’on interdit arbitrairement et sans aucune explication la création des associations socioculturelles, même si on arrive à dénombrer actuellement une centaine. On vous donne l’exemple de Forum des Chercheurs et Enseignants pour l’Amazighité, la Confédération des Associations marocaines Tada, Le Réseau Amazigh pour la Citoynneté, Amezday Anamur Amazigh, l’ association Chella de Rabat, l’association Adrur de Sefrou…qui attendent toujours des récépissés administratifs. De même, lorsqu’une association est légalisée, rien n’est garanti pour qu’elle organise ses activités culturelles de promotion de l’amazighité. De très importants événements culturels à l’initiative de ces associations et ONG amazighs, et avec lesquelles elle voulaient contribuer à leur manière à la réussite de la transition démocratique, ont été simplement interdites sans aucune justification de la part des autorités locales, provinciales ou centrales. Des colloques internationaux sur la figure d’Abdelkrim, et sur l’utilisation des gaz chimiques contre les rifains par les colons espagnoles n’ont pas pu avoir lieu à Al-Hoceima, durant l’année 2001, presque aucune activité n’a été tolérée, la seconde assemblée des signataires du Manifeste Amazigh qui devait avoir lieu à Bouznika du 22 au 24 juin a été empêché par un impressionnant dispositif militaire et de la gendarmerie. En plus, les associations amazighes ne perçoivent presque aucune aide de la part des organismes publiques, malgré le fait que les amazighs contribuent de manière substantielle aux impôts.
2-Prénoms amazighs :
Même s’il n y a aucune loi qui l’interdit expressément, l’administration à travers une circulaire de Ministère de l’Intérieur, a créé un flou juridique, en ce qui conserne l’état civil. De ce fait, beaucoup de parents se sont surpris de voir refuser l’inscription des prénoms de leurs enfants au registre de l’état civil. Des enfants qui portaient parfois des noms de grands rois, comme Yuba, ou des femmes résistantes comme Kahina. La famille Akalay d’Alhoceima a du livrer une bataille juridique de 5 ans pour arracher le nom de « Numidia » aux autorités locales. Malgré la promesse de l’abrogation de la dite circulaire, on continue à refuser le nom de « Anir » à Casablanca et « Siman » à Marrakech…
Ceci est un viol flagrant de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
3-Domaine de l’Education :
Depuis 47 ans, la langue amazighe n’a pas eu droit de cité dans le système éducatif marocain. Cette année, le Ministère de l’Education Nationale entama son enseignement « expérimental » que dans 317 écoles, de manière très précipitée sans que se forment les instituteurs et sans qu’il y ait de matériels pédagogiques adéquats. La promesse du roi défunt Hassan II de commencer l’ enseignement des « dialectes » en 1994 était restée lettre morte.
Depuis des décennies, l’Etat marocain fait fi des Recommandations de l’UNESCO (prises en session du 1962) qui préconisent l’insertion de la langue maternelle dans la système éducatif dès les premières années d’une part, et l’utilisation de celle-là en vue de supprimer l’analphabétisme des adultes, d’autre part. A propos de ce dernier point , le Gouvernement marocain avait demandé à la Banque Mondiale une aide qui lui a été accordée récemment d’une importante somme de 4 millions de Dollars pour l’alphabétisation des adultes en langue arabe. Par contre l’alphabétisation en langue Amazigh n’a bénéficié d’aucun de ces dollars !
La Commission spéciale de l’Education et de la Formation (COSEF) chargée de réformer le système éducatif, avait prévu une « ouverture » à la langue amazighe que dans le but de « faciliter l’apprentissage de la langue officielle », c’est-à-dire, renforcer encore et encore cette arabisation, que au fil des derniers temps ne produit que de jeunes diplômés chômeurs, et qui constituent une proie facile aux groupes obscurantistes. Sans aucun doute, la précipitation avec laquelle s’est distingué le Ministère de l’Education, pour commencer l’enseignement de l’amazigh dés cette rentrée scolaire, avec la complicité de l’IRCAM, rentre parfaitement dans ce cadre de politique d’assimilation, tracée par cette commission de la COSEF.
4-Discrimination de l’Administration et expropriation de terrains:
Les citoyens amazighs qui revendiquent le droit au respect de leur identité peuvent avoir des obstacles pour la promotion professionnelle dans l’administration publique.
Du fait que l’administration est totalement arabisée, des citoyens amazighophones, à chaque fois, qu’ils rentrent dans une administration, se sentent considérés comme des citoyens de seconde catégorie. Pas mal de personnes ont été victimes de falsifications de documents dont certains concernaient leurs propres propriétés…
De même, beaucoup de citoyens ont été victimes de bavures judiciaires pour la simple raison qu’ils ne maîtrisaient pas l’arabe.
Malgré la volonté royale de pourvoir des interprètes dans les tribunaux, cette mesure législative n’est pas encore généralisée, ce qui porte atteinte au principe de l’égalité entre les citoyens amazighs et arabophones devant la justice.
Certaines tribus ou communautés amazighes ont été victimes d ‘expropriation de leurs propriétés collectives de la part de l’Etat ou des sociétés multinationales en complicité avec l’Etat tels le cas de Tamellast à Agadir, des terrains à Tafraout, Imider, Taghazout,…
5-Mass media : Discrimination au droit à l’information :
La majorité de la population marocaine, qui est amazighone, est malheureusement privée du droit à l’information. A la télévision publique TVM n’a droit qu’ un quart d’heure d’informations (qui relatent le plus souvent les informations du Proche Orient) pour une population d’au moins de 17 millions de personnes (c’est-à-dire 1 minute pour au moins 1 millions de personnes ! En Hollande, la communauté amazighophone, autour de 200.000 personnes, la télévision nationale leur dédie 20 minutes !). Jamais de débats, de programmes éducatifs, de loisirs, des documentaires, des films en langue amazighes, n’ont eu lieu, à part la musique amazigh. Seulement un certaine type de musique, très familier des touristes.. Beaucoup de jeunes chanteurs engagés, d’artistes qui ont créé et joué de superbes pièces théâtrales, de fabuleux et talentueux poètes et écrivains n’ont droit de cité à leur télévision qui se dit « nationale ». Il existe par contre une chaîne de Radio centrée sur la diffusion de la musique folklorique.
6-Institut Royal de la Culture Amazigh :
Même si le texte portant sur la création d’un Centre d’études sur les arts populaires adopté par le Parlement en 1979 est resté lettre morte , la récente création l’Institut Royal de la Culture Amazighes (IRCAM) constitue sans aucun doute un grand et salutaire pas dans la reconnaissance de l’amazighité du Maroc de la part du chef suprême de royaume. L’IRCAM qui a vu le jour à la suite du dahir d’Ajdir du 17 octobre 2001 n’a pas encore répondu aux attentes des militants amazighs. Il a au moins adopté la graphie autochtone « tifinagh », vieille de 3000 ans, pour l’ écriture de la langue amazigh. Nonobstant, nous voici devant le cas de l’ancien maire de Nador, Tarik Yahya, à qui le Ministère de l’Intérieur a interdit d’utiliser ces mêmes Tifinagh pour les écriteaux et insignes municipaux. C’est ainsi que pour la simple raison d’avoir osé écrire une plaque de circulation de stop en tifinag (bed), le ministère de l’intérieur s’est mobilisé de tout son poids afin de l’évincer de ce poste de responsabilité lors des dernières élections !!!
III-PRINCIPALES REVENDICATIONS DU MOUVEMENT AMAZIGH :
Les revendications amazighes relèvent des droits humains et elles se posent parce que l’Etat du Maroc ne répond pas complètement à ses obligations, aux traités et conventions internationaux auxquelles il a adhéré. Des engagements repris dans le préambule de sa propre Constitution où il souligne : « Conscient de la nécessité d’inscrire son action dans le cadre des organismes internationaux, dont il est membre actif et dynamique, le Royaume du Maroc souscrit aux principes, droits et obligations découlant des Chartes des dits organismes et réaffirme son attachement aux droits de l’Homme tels qu’ils sont universellement reconnus ».
Les principales revendications du Mouvement Amazigh, exposées en grande partie dans la Charte d’Agadir de 1991 et dans le Manifeste Amazigh de mars 2001, sont les suivantes :
1-La réforme de la Constitution en faveur d’une monarchie constitutionnelle et fédérale avec la séparation claire des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et l’indépendance de la justice.
2-La reconnaissance institutionnelle dans le préambule de la Constitution de l’identité amazighe et en remplaçant le terme de « Maghreb arabe » par l’exacte appellation de « l’Afrique du Nord ». Et la reconnaissance explicite dans les dispositions de ses articles du caractère officiel et national de la langue amazighe.
3-Le développement prioritaire des régions périphériques et montagneuses, habitées principalement par les populations amazighophones, afin de lutter contre l’exode rural et d’œuvrer pour le bien être social de ses populations en développant des infrastructures et en les équipant de centre de santés et des centre de formation. L’expérience des programmes de développement intégré de l’Agence de Développement des Agences et Provinces du Nord devrait s’étendre à la région du Moyen Atlas, à la région du Sud-Est (la région des milles casbahs ou igherman), de Sous et de Haut Atlas, en luttant sévèrement contre toute tentative de corruption et de détournement des fonds dédiés à ces agences.
Par la suite leur octroyer le statut d’autonomie régionale de type fédéral comme le modèle allemand, ou semi fédéral comme l’exemple de l’Etat espagnol.
4-la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe à tous les niveaux scolaires, de la maternelle à l’université, qui devrait être obligatoire dans les cycles primaire et secondaire. Et le gouvernement devrait assurer pour cette tâche tous les moyens humains et financiers pour sa réussite. Procéder à des campagnes massives d’alphabétisation des adultes en langue amazighe pour lutter plus efficacement contre le fléau de l’analphabétisme.
5-Intégration de la langue amazighe dans les médias publics : radios, télévisions, journaux… Pour les programmes d’informations, la durée devrait être égale à celle des programmes arabophones ; et s’ouvrir sur des sujets qui intéressent les amazighs dans leur langue maternelle, et en passant à l’écran leurs productions cinématographiques, leurs créations théâtrales, et s’ouvrir sur les écrivains, poètes, artistes et intellectuels amazighs afin d’ exprimer leurs pensées et leurs idées....Et disposer de fonds pour la réalisation de documentaires et des programmes d’alphabétisation toujours en amazigh…
6-L’adminsitration marocaine doit être au service des citoyens. Pour les citoyens amazighs, l’Etat devrait disposer d’un corps d’interprètes qui seront formés au sein des tribunaux, des hôpitaux et des organismes et administrations publiques.
7-promulguer des mesures législatives et administratives reconnaissant le droit inaliénable des tribus amazighs à la propriété de leurs terres collectives et interdisant leur spoliation.
8-abroger tous les textes et mesures administratifs porteurs de discrimination envers les amazighs, tels les interdictions des prénoms amazighs, et respecter la dahir de 1958 afin de ne plus ériger d’obstacles pour la création d ‘associations culturelles et de développement local. Ces dernières, au contraire, devront bénéficier des aides et subventions publics.
9-Réaliser des enquêtes approfondies et impartiales sur les actes de racisme et de discrimination raciale et engager des poursuites judiciaires contre les auteurs.
10-La libération du prisonnier politique, le journaliste rifain Ali LMRABET, directeur des publications satiriques : Demain Magazine et DOUMANE
11-la révision des programmes scolaires surtout en ce qui concerne la falsification de l’histoire du Maroc, en donnant une lecture objective et distinguée de l’apport amazigh à l’histoire et à la civilisation du Maroc dans les nouveaux programmes. Aussi, respecter la toponymie amazighe et restaurer celle qui a été modifiée et arabisée par les autorités centrales d’une part. Et d’autre part, L’Etat devrait procéder à la protection des sites archéologiques et de patrimoine amazigh contre toute destruction ou spoliation.
12-faire la lumière sur les assassinats politiques qui ont eu lieu entre 1956 et 1962.
L'apogée du mouvement amazigh.
Extrait d'un article du Monde Diplomatique (janvier 1995) intitulé " La renaissance du mouvement berbère au Maroc" .
Ecrit par Joel Donnet.
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Les jeunes très actifs, à l’origine des nouvelles associations et des revues (6), sont souvent des déçus du monde politique. « Notre indépendance par rapport aux partis et aux autorités est l’un des facteurs de notre réussite », estime M. Ahmed Kikich, militant berbériste. Même M. Mahjoubi Aherdan, poète et peintre âgé d’« environ soixante-dix ans », qui fonda le Mouvement populaire (7) à la fin des années 50, déclare : « Ma démarche a toujours été politique pour imposer la culture ; mais elle devient plus culturelle que politique. »
En fait, dès le 5 août 1991, six associations (elles sont aujourd’hui onze) signaient la charte d’Agadir, « relative à la langue et à la culture tamazightes au Maroc ». Elles y déploraient « la marginalisation systématique de la langue et de la culture tamazightes » et se mettaient d’accord sur sept « objectifs à atteindre », dont « la stipulation dans la Constitution du caractère national de la langue tamazight à côté de la langue arabe ». Elles demandaient aussi « l’intégration de la langue et de la culture tamazightes dans divers domaines d’activités culturelles et éducatives, et leur insertion dans les programmes d’enseignement » ; et encore « le droit de cité dans les mass media écrits et audiovisuels ».
C’est dans ce contexte que devait survenir, le 1er mai 1994, la manifestation berbériste d’Errachidia. A l’origine de cet événement : l’association Tilelli (« Liberté » en tamazight) de Goulmima, oasis située à 60 kilomètres de la capitale provinciale, Errachidia. Cette association, signataire de la charte d’Agadir, est très active, dans une région dont les relations avec le pouvoir central, historiquement, ont toujours été tendues. Pour le président de Tilelli, M. Ali Harcherras, trente-deux ans, professeur au lycée de Goulmima, les berbéristes représentaient les deux tiers des participants au défilé du 1er mai 1994 organisé par la Confédération démocratique du travail (CDT) et l’Union générale des travailleurs marocains (UGTM). Ils scandaient des slogans mais portaient aussi force banderoles en français et en tamazight. Et insistaient tout particulièrement sur le statut officiel du tamazight, criant : « L’hébreu est enseigné, pas le tamazight » ; « Tamazight à l’école » ; « Pas de démocratie sans tamazight ». Lors du défilé, le pacha (sorte de sous-préfet) intervint pour réclamer - en vain - le retrait des banderoles en tamazight ; le défilé se termina sans incident. INTER Aucune prétention séparatiste S ELON M. Ahmed Kikich, trente-trois ans, professeur au même lycée, secrétaire du bureau local du Syndicat national des enseignants (SNE), à la fin de la manifestation, des « istiqlaliens (8) de l’UGTM désignèrent aux policiers les meneurs ». Conséquence : le 3 mai, sept enseignants de Goulmima et d’Errachidia, membres ou sympathisants de Tilelli, étaient interpellés. L’un d’eux sera frappé le premier jour, selon M. Harcherras. Tous seront interrogés - individuellement, menottés et les yeux bandés - sur les rébellions locales des dernières décennies, et sur leurs « rapports avec l’Algérie », alors qu’ils clament n’avoir « aucune prétention séparatiste ». Leur inculpation, dans ces circonstances, provoqua une surprise générale. Furent retenues contre eux, notamment, les charges de « troubles à l’ordre public » et « incitation à commettre des actes portant atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat », les autorités affirmant avoir découvert chez M. Harcherras des « documents compromettants échangés notamment avec des organisations étrangères ». Cela entraîna une protestation générale, et les autorités locales furent accusées de « violation de la liberté d’opinion ». Lors du procès, le 27 mai 1994, quatre militants, dont M. Kikich, furent relaxés, deux étaient condamnés à deux ans de prison et un à un an. Quelques semaines plus tard, les condamnés faisaient partie des 424 personnes amnistiées par Hassan II, leur peine étant ainsi effacée. Plusieurs interprétations sont données de cette affaire. M. Mimoun Habriche, rédacteur au quotidien communiste de langue française Al Bayane, estime qu’il s’est agi d’« une bévue d’un petit agent d’autorité locale qui n’a pas mesuré la portée de ses actes ». M. Driss Benzakri, vice-président de l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH), note que « beaucoup expliquent ces arrestations comme une mise en garde. Habituellement, au Maroc, quand le pouvoir procède à un changement politique, un mouvement de répression le précède pour en limiter la portée ». En tout cas, estime M. Ouzzin Aherdan, ancien député et directeur de la revue Tifinagh, « l’affaire de Goulmima a servi de révélateur dans tout le Maghreb ».
Avant même le dénouement de l’affaire, le gouvernement avait exquissé des gestes. C’est ainsi que le nouveau premier ministre, M. Abdellatif Filali, annonçait le 14 juin dernier, devant la Chambre des représentants, que la télévision publique allait désormais diffuser des informations en « langue tamazight » - la radio le fait déjà depuis plusieurs décennies. Et, en effet, depuis le 24 août 1994, la télévision présente un journal de douze minutes, reprenant trois fois les mêmes informations avec un présentateur différent pour chacun des trois parlers imazighen : tarifit du Rif (Nord), tamazight du Centre-Est et tachlahit du Sud. A cet égard, les critiques sont nombreuses chez les berbéristes (trop d’arabismes, volonté de diviser en insistant sur les dialectes, insuffisance des programmes en tamazight sur la chaîne publique (9). Mais tous sont d’accord pour parler d’un « pas positif ». « Grâce à la télévision, des millions de Berbères se sentent enfin pris en considération », note M. Ali Harcherras.
Mais, entre la déclaration du premier ministre et le début des journaux télévisés en berbère, le véritable bouleversement est venu du roi lui-même, dans un discours prononcé le 20 août 1994. Certes, à la différence du premier ministre, il ne parle pas de « langue » tamazight, mais de trois « dialectes », admettant qu’ils « font partie des composantes de notre authenticité ». Il tient à « mettre les choses au point : je ne suis absolument pas contre les dialectes ». Et il lance la « bombe » dont les ondes de choc n’ont pas fini d’affecter la société marocaine : « Il est indispensable, dit-il, au moins au niveau du primaire, de prévoir des tranches horaires pour l’enseignement de nos dialectes. » Même s’il rappelle que l’arabe est « la langue mère » du pays retenue dans la Constitution. Pour M. Brahim Akhiat, secrétaire général de l’Association marocaine de recherche et d’échanges culturels (AMREC), berbériste, il s’agit d’un « pas historique et clairvoyant ». Pour cet homme de cinquante-deux ans, Hassan II a ainsi « mis les points sur les i, non seulement en acceptant l’enseignement de la langue tamazight mais aussi en fixant l’orientation générale de l’avenir de la culture marocaine ». Certains sont moins optimistes, ils craignent qu’il ne s’agisse plutôt d’un « os à ronger » jeté aux berbéristes.
Il n’empêche, comme le fait remarquer M. Laaroussi, du ministère de l’information, « après le discours du souverain, personne n’osera se dire contre l’enseignement du berbère ». M. Mohamed Louafa, député et porte-parole du Parti de l’Istiqlal (droite nationaliste), insiste : « La première langue du pays doit être l’arabe, facteur d’unification » ; mais il ajoute : « L’Etat doit sauvegarder l’ensemble du patrimoine marocain, y compris le patrimoine berbère. »
Selon M. Mustapha El Alaoui, directeur de l’hebdomadaire indépendant en langue arabe Assiassi, « matériellement, on ne peut pas enseigner la langue berbère à l’école. Ce qu’a dit le roi est irréalisable... à court terme. Il faut dix à quinze ans ».
Dans une série de quatre articles publiés fin mai, M. El Alaoui avait dénoncé les « visées on ne dira pas sécessionnistes mais presque » de ceux qui veulent « propager la contagion du sida séparatiste », et des militants « manipulés de l’étranger » qui cherchent à « morceler le Maroc et à le découper ». Au sein du mouvement berbère, nul ne réclame ouvertement la création d’un Etat indépendant. Malgré ces bémols, M. Ouzzin Aherdan pense que le mouvement enclenché est « irréversible ». Mais comment mettre en oeuvre cet enseignement du berbère ? Pour lui, ces dialectes ont des « racines communes » et forment une « seule langue » pour laquelle « un travail d’unification est nécessaire » ; il faut « démarrer avec les trois grandes variantes et que tous les Marocains apprennent le tamazight comme une langue vivante. L’essentiel, c’est de commencer ».
Me Hassan Id Balkassm estime que, s’il y a une volonté politique accompagnée de fonds budgétaires, on peut débuter dès cette année. « Il y a 68 000 diplômés licenciés au chômage. Au moins 20 000 parlent berbère. S’ils sont formés pendant un an, ils pourront commencer dans deux ans à enseigner le tamazight de façon scientifique et performante. » Le camp berbériste n’a pas de position unifiée sur ce thème de l’enseignement et reste divisé sur la question de la graphie à adopter. Faut-il choisir le tifinagh, qui correspond le mieux à la langue mais est peu répandu ; les caractères latins, qui auraient l’avantage de favoriser la liaison avec le monde occidental et de faciliter l’accès à l’informatique ; ou les caractères arabes, qui sont les plus connus au Maroc ? D’autres se demandent s’il ne vaudrait pas mieux lutter d’abord pour l’alphabétisation (une étude récente a révélé que 65 % des Marocains sont analphabètes) plutôt que pour l’apprentissage du tamazight. M. Ali Harcherras rétorque vivement : « Alphabétiser les enfants du Rif ou de l’Atlas en arabe est absurde. Que feront-ils de l’écriture d’une langue qu’ils ne parlent pas ? »
Autre point de divergence, le statut de la langue. La charte d’Agadir réclame qu’elle soit reconnue comme « nationale ». M. Harcherras demande un statut officiel, de même que Me Id Balkassm. « On revendique l’égalité des langues et des cultures », affirme ce dernier, même s’il reconnaît que, pour des raisons tactiques, certains ne réclament pas tout de suite le statut officiel (reconnu seulement à l’arabe par la Constitution). « Il faut rendre le tamazight langue officielle », affirme M. Ouzzin Aherdan, qui admet toutefois que « le combat sera encore long ». « On ne va pas forcer notre roi à traduire ses discours, ajoute M. Aherdan, mais il faut que les gouverneurs et les juges, les gens de l’administration, apprennent le tamazight. »
Le journaliste communiste Mimoun Habriche, bien que Berbère d’origine, estime en revanche : « Les gens qui demandent le statut de langue officielle ne sont pas réalistes. La langue officielle ne peut être que l’arabe. » M. Mohamed Louafa, de l’lstiqlal, qui revendique lui aussi des origines berbères, insiste également pour que l’arabe reste la « première langue du pays ». « C’est une grave erreur que de demander que le berbère soit considéré comme une première langue officielle. » Sur le terrain, ce qui est nouveau c’est une certaine discrimination des Berbères à l’égard des « Arabes ». On l’a vu fin septembre, notamment, lors d’un incident dans le Haut-Atlas : un jeune voulait faire descendre d’un autocar bondé les passagers arabophones unilingues pour laisser la place aux seuls Berbères...
M. Ahmed Kikich divise le mouvement berbériste en trois camps : celui de la démocratie et de la tolérance culturelle (dans lequel il se situe) ; celui des « opportunistes » de la culture tamazight qui agissent par ambition personnelle ; et celui, enfin, des « chauvinistes » qui réclament « le départ des Arabes ». Ces derniers, selon lui, sont rares mais ont « une influence non négligeable ».
Tous cherchent à internationaliser leur cause, en tentant de renforcer les contacts avec l’ensemble du monde amazigh et en profitant des tribunes de l’ONU. Un mémorandum a été déposé par huit associations marocaines lors de la Conférence internationale des droits de l’homme à Vienne en juin 1993. Des militants berbéristes marocains ont participé, fin juillet 1994, à la session de Genève du groupe de travail de l’ONU sur les populations autochtones. A cette occasion a été arrêté le principe de tenir un congrès amazigh international. Une idée précisée, fin août, à Douarnenez, lors du 17e Festival du cinéma, consacré cette année « aux peuples berbères (10) ». Un comité de réflexion a été mis en place pour organiser ce congrès durant l’été 1996. « Ce qui a toujours nui aux Berbères, c’est leur isolement. Si l’on arrive à se regrouper, on constituera une force considérable, surtout au moment où le projet d’Union du Maghreb arabe a du plomb dans l’aile, estime M. Ouzzin Aherdan. Ce sera la première fois depuis deux mille ans, depuis Jugurtha, que les Berbères se regroupent. »
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(6) Quatre revues berbères ont vu le jour en 1994 et ont remporté un vif succès, en particulier auprès des jeunes, lors du Salon international de l’édition et du livre organisé à la mi-novembre à Casablanca. Cf. notamment : Tifinagh, BP 5086, 10, rue Raïs-Cherkaoui, Rabat-Souissi.
(7) Dès sa création, le Mouvement populaire (MP) a réclamé l’enseignement du berbère, mais il ne l’a jamais obtenu. Une première scission a vu, en 1966, le départ de son président M. Abdelkrim Khatib. La seconde, en 1986, s’est soldée par la création du Mouvement national populaire (MNP) par M. Mahjoubi Aherdan.
(8) L’Istiqlal est le parti nationaliste historique, particulièrement en pointe sur la question de la défense de la langue arabe.
(9) Outre les chaînes étrangères (surtout espagnoles et françaises) captées avec une antenne parabolique, il existe une autre chaîne marocaine, privée et cryptée, 2M.
(10) Lire Carlos Pardo, « Le cinéma berbère, miroir de la société », le Monde diplomatique, octobre 1994
[ Edité par Gafay le 1/3/2005 14:17 ]
Extrait d'un article du magazine Telquel intitulé " La voix des hommes libres".
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Fréquemment, d’autres associations amazighes se voient refuser l’octroi de salles de réunion appartenant aux collectivités locales, pourtant accordées à d’autres.
Certes, les auteurs n’oublient pas dans ce rapport de créditer le roi Mohammed VI pour son discours de juillet 2001, dans lequel il déclarait que l’identité amazighe était une "richesse nationale" et où il annonçait la création de l’IRCAM. Il n’en demeure pas moins qu’en 4 ans, "le référentiel idéologique de l’État reste inchangé et les discriminations anti-amazighes demeurent la règle à tous les niveaux institutionnels". Ce qui se décline pour nombre d’Imazighen par des vexations au quotidien, des humiliations. Voire, pour les militants, par des exactions.
Mais qui s’inquiète qu’au sein même des organes judiciaires, les citoyens amazighs ne comprenant pas et ne parlant pas l’arabe ont besoin, pour assurer leur défense, d’un traducteur ? Autant dire des étrangers dans leur propre pays. Que les mêmes n’ont droit qu’à 10 minutes quotidiennes d’informations en langue amazighe. Et encore, sur la RTM, car 2M reste encore totalement hermétique. Quel parti politique, organisation syndicale, ONG s’interroge sur l’enseignement du tifinagh, obligatoire depuis deux ans et qui se heurte toujours à une absence de formation des enseignants ? "Nous avons pourtant remis au ministère les manuels de méthodologie, de pédagogie", atteste un Ahmed Assid, qui ne s’explique pas l’absence de coopération du MEN.
Qui encore, pour s’inquiéter de la circulaire dite "Basri", qui dresse une liste de prénoms autorisés et où les prénoms amazighs sont frappés d’interdiction ? Il aura fallu attendre 5 longues années de procédure aux parents de la petite Numydia pour qu’ils obtiennent du juge, le droit d’appeler leur fille du prénom de leur choix ! Que penser, quand Ahmed Assid raconte qu’après que le conseil d’administration de l’IRCAM ait demandé à l’un de ses membres, en l’occurrence le représentant du ministère de l’Intérieur, de faire remonter leur demande de suppression de cette circulaire "Basri", celui-ci a eu une réaction plutôt inattendue : il n’est jamais revenu (sic !).
Et l’on pourrait multiplier les exemples à l’envi ; certains semblant même appartenir à un autre âge. Comme ce qui s’est passé les 14 et 15 juin 2004 à l’université de Marrakech, où des étudiants amazighs se sont vus interdire "par la terreur, par des groupes panarabistes", tout usage de la langue amazighe sur le campus... Sans que l’affaire ne connaisse de suite judiciaire.
[ Edité par Gafay le 1/3/2005 14:42 ]
Trouvez vous utile de multiplier les associations Amazigh ?
multiplier oui a condition qu'il y a une deversité et surtout l'originalité histoire d'apporter quelque chose dans un domaine ou notre culture est en manque y en a tellement
et pas refaire toujours la même chose, du copier coler qui es la spécialité des chleuhs déja a la base dans le commerce :-D
Tiwizi_Lille
01/03/2005, 20h08
Mr " l'invité" nous sommes ici pour reflichir ensemble et voir comment on peut valoriser notre identité et notre culture. je trouve donc un peu réducteur ton message "Ichlhay ont l'habitude de faire des copier/ Coller". De quoi veux tu parler exactement ?
Car en plus si j’ai bien compris tu es en train de nous dire que ce n’est pas la peine de perdre votre temps mais j’aimerai bien savoir stp est ce que cela veut dire que tu as déjà donné quelque chose à notre cause. « Awa inagh agma matskrt Imazighn ?»
Imazighn qui sont dans ce site agma croient en leur cause et si toi tu n'es pas en mesure de lui rien apporter alors contente toi d'observer et surtout garde tes réflexions qui n’amèneront rien. Car ceux qui ne croient pas en notre combat ils ne viennent même pas ici perdre leur temps " Comme ce que je fais avec toi en ce moment".
Avec toi ou sans toi Tamazight Tra AFLLA
RDV donc au débat de ce mercredi 21h30 sur Pal Talk.
Un petit up pour vous rappeler que le debat est ce soir, n'hésitez pas a poser vos questions ici
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