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Voir la version complète : 9 mars: Quel rôle humanitaire pour les associations Amazigh


Tiwizi_Lille
03/03/2005, 22h23
Débat du mercredi 9 Mars à 21h30 sur room Amazigh Marocain (Pal Talk) :
Quel rôle humanitaire pour les associations Amazigh ?
Après avoir abordé cette semaine le rôle et l'avenir des associations Amazigh d'un point de vue militant et culturel nous souhaitons consacrer un
débat cette fois-ci au volet humanitaire.
Y a t il des actions plus efficaces que d'autres dans ce domaine ?
Comment joindre l'humanitaire à l'identitaire ?

Des associations arrivent aujourd'hui à mobiliser des personnes pour collecter des livres, vêtements, ? . Mais rapidement des problèmes concrets se posent !
- Il s'avère que la douane marocaine ne tolère pas la rentrée d'un type
précis de collectes (vêtements usés, ?)
- Les frais de douane sont parfois arbitraire et exorbitant
- Une association marocaine est habilitée à recevoir des dons de
l'étranger s'elle est déclarée d'utilité public ( l'une des conditions est
d'exister depuis 5 ans au minimum).
- Une démarche administrative laborieuse, au Maroc, a faire avant chaque envoi
- En fin le transport peut coûter plus chèr que la valeur du contenu
(exemple un transport par cantenair de 30 m3, départ de Lille et à
destination d'Agadir coûte environ 2700 Euros).

Est ce qu'il ne sera pas préférable de dépenser cette argent sur place ? en finançant par exemple la rentrée scolaire d'une centaines d'enfants de
primaire, ou encore ?

En fin se pose le problème de traçabilité : comment s'assurer que les aides arriveront entre de bons mains ?

On attend vous réactions sur ce forum et en direct sur le room le mercredi
9 sur le Room.

Hasan Ubrahim

[ Edité par Tiwizi_Lille le 4/3/2005 0:33 ]

tatbirt
06/03/2005, 16h03
S'uffela

Gafay
09/03/2005, 08h51
MIGRATION ET DEVELOPPEMENT.

Tout d’abord, depuis sa création en 1986 à Briançon, en France, l’Association M & D ( Migration et développement ) compte dans ses rangs plus de 2000 adhérents émigrés dont la plupart sont originaires du Souss. Les actions phares de cette organisation s’articulent autour de projets participatifs réalisés au Maroc, plus particulièrement à Tata, Taliouine, Tiznit, Taroudant, Ouarzazate, El Haouz, Marrakech..., tels que l’électrification rurale décentralisée (112 villages électrifiés et création d’un fond d’investissement), la mise en fonction des routes rurales (construction de 540 kms en partenariat avec l’Etat et les migrants), approvisionnement en eau potable et d’irrigation, lutte contre la déscolarisation (construction et rénovation de 26 écoles et 4 collèges ruraux, formation des animateurs, alphabétisation et enseignement valorisant l’environnement immédiat, le développement et la citoyenneté), construction et équipement des dispensaires ruraux (avec 5 ambulances et un cabinet dentaire mobile), échanges des émigrés (150 personnes par an sous le thème central éducation et développement), création des activités économiques (valorisation des produits du terroir), édition d’un ouvrage (Evaluation et Capitalisation des Initiatives Locales, ECIL). Pour Jamal, l’émigrant n’est pas seulement un robot de devises mais un acteur performant de développement à condition de mettre en place une véritable politique de mise à niveau, basée sur la qualité, la traçabilité et la vulgarisation des produits du terroir pour assurer la confrontation approrpriée (... ) Rien qu’à Paris, il s’y trouve plus de 5000 épiciers. Si cette force s’investit chez elle avec des méthodes de valorisation adéquates, on aura garantir une plus-value de plus en plus rentable. Malheureusement, sur 17 laboratoires d’expérimentation créés au Maroc depuis 1957, il n’y a plus qu’un seul qui soit opérationnel. C’est donc un manque à gagner qu’il faut combler au plus vite. Egalement, la responsabilité des émigrants dans les villages est primordiale. Il y a beaucoup à faire dans ce sens pour valoriser des produits aromatiques et d’autres, tels le safran, l’huile d’argane et l’huile d’olive. Afin de faire face à la compétitivité féroce imminente, il faudrait révolutionner la production de qualité, répondant aux normes internationales, en se munissant des machines rapides, au lieu des "Maasra" traditionnelles qui, certes incarne le patrimoine authentique, mais mettent beaucoup de temps à produire, conclut le responsable associatif. Concernant le festival Tamazirt, Jamal fait savoir que c’est là une opportunité de soulever les préoccupations des migrants mais aussi d’envisager des conceptions et approches nouvelles à même de capitaliser le phénomène dont les ressources sont énormes. C’est surtout un teneur pédagogique que nous voulons ressortir des ateliers pour pouvoir générer des forces synergiques pouvant se répercuter dans les 600 associations des villages du sud et débouchant sur un réseau fédérateur inter-villages.

Extrait d'un article de Saoudi El Amalki.

Source : Al Bayane

Gafay
09/03/2005, 13h01
S ufella

Lahcen
09/03/2005, 13h18
Un trés bon sujet qui demande de la reflexion, un peu dificile a mon avis car il y a beaucoup de chose qui rentre en jeu

les questions moi que je me pose:

Pourquoi faire de l'humanitaire?

Je pense que n'importe qui d'entre nous peu faire de l'humainitaire, par exemple la plupart sont issue des villages berbère au Maroc souvent trés pauvre, comment passer les vacances sur place sans penser a ces voisins, parfois un petit geste simple peu rendre le sourire et surtout t'apporter gros, ca c'est de l'humanitaire de proximité.

En ce qui concerne l'humanitaire professionnel, c'est trés compliqué et ca demande beaucoup d'invistissement et surtout de la patience, lorsque on debute dans ce domaine on se rend compte vite avec les obstacles et qui peuvent mener parfois même à l'abondon.

mina-in
09/03/2005, 14h13
Je suis d'accord avec lahcen, pour pourvoir mener un projet de A à Z, il faut avoir de la foi, mais l'expérience dans ce domaine, est un facteur important.

Aussi, il est étonnant, de voir des gens, qui de but en blanc, veulent créer leur propre association, (ce qui est tout à leur honneur),mais sans réel considération des problèmes, sans aucun contact locaux; je pense réellement, qu'un projet à l'étranger en général, ne se concoit que s'il existe des contatcs sûrs sur place, conscients des besoins, réels, et immédiats.
C'est pour cela, je pense qu'il faut priviligier, les associations qui travaillent sur place, ne serait que pour avoir une petite expérience.

Gafay
09/03/2005, 17h46
Débat du mercredi 9 Mars à 21h30 sur room Amazigh Marocain (Pal Talk) :
Quel rôle humanitaire pour les associations Amazigh ?
Après avoir abordé cette semaine le rôle et l'avenir des associations Amazigh d'un point de vue militant et culturel nous souhaitons consacrer un
débat cette fois-ci au volet humanitaire.
Y a t il des actions plus efficaces que d'autres dans ce domaine ?
Comment joindre l'humanitaire à l'identitaire ?

Des associations arrivent aujourd'hui à mobiliser des personnes pour collecter des livres, vêtements, ? . Mais rapidement des problèmes concrets se posent !
- Il s'avère que la douane marocaine ne tolère pas la rentrée d'un type
précis de collectes (vêtements usés, ?)
- Les frais de douane sont parfois arbitraire et exorbitant
- Une association marocaine est habilitée à recevoir des dons de
l'étranger s'elle est déclarée d'utilité public ( l'une des conditions est
d'exister depuis 5 ans au minimum).
- Une démarche administrative laborieuse, au Maroc, a faire avant chaque envoi
- En fin le transport peut coûter plus chèr que la valeur du contenu
(exemple un transport par cantenair de 30 m3, départ de Lille et à
destination d'Agadir coûte environ 2700 Euros).

Est ce qu'il ne sera pas préférable de dépenser cette argent sur place ? en finançant par exemple la rentrée scolaire d'une centaines d'enfants de
primaire, ou encore ?

En fin se pose le problème de traçabilité : comment s'assurer que les aides arriveront entre de bons mains ?

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Hasan Ubrahim