Voir la version complète : Marche pour les sequestrés à Tindouf:
Séquestrés de Tindouf: une marche pour interpeller les consciences vives
(4/3/2005)
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_589/ph_589/prisonnier.jpg La présidente du Collectif "Watanouna", Mme Naima Mcharki, a affirmé que la marche nationale, prévue dimanche à Rabat, vise à sensibiliser la communauté et l'opinion publique internationales sur la "situation inhumaine dans laquelle vivent nos frères marocains détenus à Tindouf, au sud de l'Algérie
La présidente du Collectif "Watanouna", Mme Naima Mcharki, a affirmé que la marche nationale, prévue dimanche à Rabat, vise à sensibiliser la communauté et l'opinion publique internationales sur la "situation inhumaine dans laquelle vivent nos frères marocains détenus à Tindouf, au sud de l'Algérie, et à interpeller les consciences vives dans le monde pour lever l'état de siège qui leur est imposé".
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives419/photos-419jpg/Sahara2.jpg
Dans une déclaration par téléphone à la MAP, jeudi soir, Mme Mcharki a souligné que les campagnes de sensibilisation et de mobilisation sur l'importance de cette marche ont été accueillies "très favorablement" par l'opinion publique, ce qui témoigne du "grand intérêt" porté par l'ensemble des Marocains à leur cause nationale.
"Les campagnes de sensibilisation organisées par le Collectif dans plusieurs viles du Royaume ont révélé le sens élevé de solidarité, de rapprochement et de cohésion entre les différentes catégories du peuple marocain concernant notre cause nationale", s'est-elle réjouie.
Selon Mme Mcharki, toutes les composantes du peuple marocain, dont les partis politiques et les potentialités de la société civile, ainsi que les organisations professionnelles et de défense de droits de l'Homme devront participer à cette marche qui débutera à 10h00 de la place Bab El Had à Rabat.
Elle a indiqué que la campagne de signature de cartes et de pétitions appelant à la libération des Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf a été largement suivie dans différentes régions du Royaume où les citoyens, de tous les âges, se sont mobilisés pour interpeller le secrétaire général des Nations unie Kofi Annan, sur le sort des compatriotes séquestrés dans les camps de Tindouf.
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives419/photos-419jpg/Sahara-.jpg
Selon un communique publié mercredi par le Collectif, plus de 500.000 cartes postales destinées à être envoyées à l'ONU pour la libération des Marocains séquestrés dans les camps de Lahmada, ont été signées à ce jour. Plusieurs partis politiques et des organisations de la société civile et de défense des droits de l'Homme ont appelé les citoyens à participer massivement à la marche de dimanche.
Pour faciliter le déplacement des citoyens vers la capitale, une réduction de 50 % sur le billet aller et retour est accordée par l'ONCF aux participants à cet événement.
MAP
source: menara.ma
Oui j'ai vu cette propagande à la TV marocaine
Certes qlq dixaines de nos frêres souffrent à Tindouf mais ne pas oublier que 100 fois plus souffrent dans les rues, je ne sais pas combien d'Abée Pierre il faudra au Maroc
TOUFTITRIT
04/03/2005, 23h05
il y a une pétition qui circule pour ceux que ça interesse
cliquer:
http://www.cgem.ma/IMG/pdf/Watanouna_lance_un_appel_a_signature.pdf
Merci Touftitrit pour le lien
TOUFTITRIT
04/03/2005, 23h24
Guantanamo et Abou Ghrib nesont pas qu' à Cuba et en Irak, ils existent aussi en "République Démocratique et populaire Algérienne"
Voici le texte de la pétition lancée par le Collectif Watanouna. Personnellement je ne connais pas cette association mais sur le plan humain je ne peux que la soutenir.
________________________________________
Le Collectif Watanouna lance un appel à signature
Tous
Pour la libération des Marocains séquestrés à
Tindouf
Le collectif Watanouna lance un appel à signature pour attirer l’attention de la communauté
internationale sur les violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf.
Voici le texte de l’appel
A l’occasion du 8 mars, journée de la femme, nous, Collectif Watanouna, interpellons les instances
internationales, les associations des Droits de l’Homme et les femmes du monde, en particulier
nos soeurs maghrébines, pour agir contre l’asservissement de milliers de femmes, d’enfants et
d’hommes séquestrés depuis plus d’un quart de siècle dans des conditions contraires aux
conventions et déclarations universelles : des enfants sont séparés de leurs mères, déportés
dans des pays lointains.
Au nom de la morale et du droit de tous à la dignité, nous, Collectif Watanouna, appelons au
regroupement des familles, leur libération et leur retour au Maroc, pour favoriser le climat de
détente indispensable à la paix et à la coopération entre les pays du Maghreb.
Signez cet appel avec nous:
________________________________________
NOM ADRESSE SIGNATURE
________________________________________
Adresse : 19, Bd du 9 Avril Casablanca
Contact : 069 79 42 55
source: collectif Watanouna.
Ce que l'on doit noter, c'est que ce sont des gens qui n'ont fait que leur devoir de soldat: defendre leur patrie.
Et conformement aux reglement international et aux conventions de Geneve, ils devaient tous etre relachés, sans exception. Mais le Polisario en fait des spots publicitaire, s'amuse pour remonter sa quote à en liberer dix par ci, dix par là, en prenant le soin de prevenir la presse, tout cela sous l'oeil complice de l'Algérie, qui a une grande partie de responsabilité.
Au Maroc, j'ai un ami dont le pere est detenu par le Polesario, et jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs.
Les rescapés, qui ont pu s'evader des camps de la honte et de l'ignominie, ont raconté combien le quotidien de nos compatriotes est dur, rythmé de torture, d'humiliation et de famine.
On ne peut que denoncer de tels actes, et rejeter encore une fois la responsabilité sur les deux acteurs complices macabres, l'Algérie et le polésario fictif.
LIBEREZ TOUS NOS COMPATRIOTES.
TOUFTITRIT a écrit*:
Guantanamo et Abou Ghrib nesont pas qu' à Cuba et en Irak, ils existent aussi en "République Démocratique et populaire Algérienne"
Voici le texte de la pétition lancée par le Collectif Watanouna. Personnellement je ne connais pas cette association mais sur le plan humain je ne peux que la soutenir.
________________________________________
Le Collectif Watanouna lance un appel à signature
Tous
Pour la libération des Marocains séquestrés à
Tindouf
Le collectif Watanouna lance un appel à signature pour attirer l’attention de la communauté
internationale sur les violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf.
Voici le texte de l’appel
A l’occasion du 8 mars, journée de la femme, nous, Collectif Watanouna, interpellons les instances
internationales, les associations des Droits de l’Homme et les femmes du monde, en particulier
nos soeurs maghrébines, pour agir contre l’asservissement de milliers de femmes, d’enfants et
d’hommes séquestrés depuis plus d’un quart de siècle dans des conditions contraires aux
conventions et déclarations universelles : des enfants sont séparés de leurs mères, déportés
dans des pays lointains.
Au nom de la morale et du droit de tous à la dignité, nous, Collectif Watanouna, appelons au
regroupement des familles, leur libération et leur retour au Maroc, pour favoriser le climat de
détente indispensable à la paix et à la coopération entre les pays du Maghreb.
Signez cet appel avec nous:
________________________________________
NOM ADRESSE SIGNATURE
________________________________________
Adresse : 19, Bd du 9 Avril Casablanca
Contact : 069 79 42 55
source: collectif Watanouna.
Sacrè Soeur touftitrit, mille merci pour cette bonne initiative que tu as pris là!
TOUFTITRIT
04/03/2005, 23h47
Ce n'est pas moi qui est pris l'initiative je l'ai simplement trouvé sur internet/
Apparemment ça interesse pas mal de monde, et avec l'autorisation du modérateur, je relance le lien, qu'il faut télécharger (PDF) et l'imprimer. D'accord Takfarinas?
voici le lien
http://www.cgem.ma/IMG/pdf/Watanouna_lance_un_appel_a_signature.pdf
Je t'en pris, Touftitrit, et Merci pour ton implication (Bienque tu n'aies pas besoin de mon autorisation).
Seulement, j'aimerais attirer votre attention sur une chose, ce sont vos points de vue qui sont plus importants! Alors n'hesiter pas.
Merci a tous.
Pour la cause humaine, on doit soutenir cette initiative, dans la plupart de nos villages, des personnes disparue pendant 15 voir 20 ans et qui se trouve présonier de cette bétise politique
Et ce soutien est une maniere de dire aux prisoniers que nous sommes avec eux et qu'on pensent à eux.
TOUFTITRIT
05/03/2005, 00h20
Guantanamo, Abou-Ghraib, Tindouf: Mêmes prisons, mêmes méthodes, mêmes tortures
L’exhibition des photos des prisonniers iraquiens torturés, physiquement et moralement, dans les prisons américaines en Iraq, a bouleversé le monde entier. Des manifestations ont éclaté partout, même chez l’oncle Sam. Les USA y perdent leur crédibilité et G.W. Bush y perdra sûrement son deuxième mandant pour le bureau ovale.
Tout le monde connaît dans quelles conditions sont traités les prisonniers de Guantanamo, ceux de l’Afghanistan et ceux de l’Iraq. Tout le monde connaît aujourd’hui la technique qu’utilisent les soldats US pour faire confesser leurs prisonniers et leur faire dire ce qu’ils veulent entendre afin de les charger de toutes les accusations (humiliations, tortures de toutes sortes, démoralisation, nudité).
Mais qui s’intéresse aux prisonniers et aux séquestrés marocains tenus en otage dans les geôles algériennes de Tindouf depuis bientôt 30 ans ? Les militaires marocains, anciens détenus dans ces cellules et libérés au compte goûte, racontent les horreurs qu’ils ont subies auprès de leurs « frères » algériens. Les supplices sont tellement inhumains qu’ils sont inimaginables. Les tortures et les exactions, physiques et morales, qui leur ont été infligées par leurs geôliers polisariens et algériens sont indescriptibles. Il est vrai que la soldatesque polisarienne a fait son école en Allemagne de l’Est, à Cuba et dans d’autres pays de l’Est de l’époque soviétique. Qui ignore la perfection technique du KGB quant aux interrogatoires des embastillés ?
Tous ces prisonniers revenus au pays sont restés marqués à jamais par le traitement ignoble qu’ils ont enduré. Certains sont devenus des loques humaines qui n’ont plus rien d’humain. Beaucoup ont perdu la raison. Tous portent des traces apparentes sur leurs corps, des traces indélébiles, des traces dont les plaies ne se cicatriseront jamais. Les morts sous la torture ne se comptent plus. Les disparus sont par dizaines. Les vendus comme esclaves aux Touareg du Hoggar ont dépassé la quarantaine. Beaucoup de ceux qui ont été libérés sous la pression d’organismes internationaux et d’ONG préfèrent taire leurs souffrances pour ne pas faire du mal aux leurs. Mais les souffrances les plus insupportables ont été réservées à ceux qui, à leur retour, ont découvert leurs épouses mariées à d’autres conjoints, leurs pères et mères décédés, leurs biens disparus.
Ils ont laissé des enfants en bas âges qu’ils ont trouvés adultes et pères et mères de familles. Ils ont laissé des parents en bonne santé qu’ils ont trouvés morts ou malades à la suite de leur longue absence. Certains ont été arrêtés alors qu’ils avaient à peine 20 ans ; ils ont été libérés à 50 ans mais ils en paraissent beaucoup plus. Ceux-ci n’ont pu vivre leur jeunesse comme tout autre être humain. Les tortionnaires des camps de la Hamada algérienne sont devenus des perfectionnistes en matière de tortures et opéraient, tel les robots, sans âme et sans conscience. Les prisonniers relâchés, consultés à ce propos après le scandale d’Abou Gharaib, avouent que les prisons américaines ne peuvent égaler l’enfer de Tindouf. Les prisonniers malades mouraient sans soins devant leurs frères d’armes. Les blessés, lors des tortures, sont froidement achevés à l’arme blanche ou à coup de barre de fer, en présence d’officiers algériens qui trouvent un réel plaisir à assister aux spectacles et restent jusqu’à la fin du show.
Les rares médecins qui venaient les visiter n’apportaient pas de médicaments. Les détenus étaient exposés à toutes les maladies.
La nourriture était infecte et l’eau était une denrée très rare. Beaucoup sont morts par manque d’eau lors des travaux forcés sous la canicule du désert impitoyable alors que leurs gardiens prenaient des douches quotidiennes. Les travaux inutiles qu’on leur faisait faire étaient dégradants pour tout être humain.
En 1978, un jeune médecin civil a été arrêté avec sa fille de 3 ans qu’on lui arrachée. Elle lui fut ramenée en 2001, méconnaissable, illettrée et mère de toute une famille. Le choc qu’il a subi l’a emporté alors qu’il était déjà assez affaibli et dérangé mentalement. Son épouse est actuellement dans les hôpitaux psychiatriques depuis des années.
Un autre prisonnier, capturé en 1984, a vécu plus de deux ans, isolé et accroupi dans une caisse exiguë. Les femmes et les enfants des polisariens venaient souvent l’insulter et l’arroser d’urine.
Après avoir quitté sa caisse, il n’a jamais pu marcher et est mort à la suite de manque de soins.
D’autres sont restés longtemps pendus par les pieds dans les places publiques au milieu des camps polisariens. Eux aussi subissaient des humiliations et des jets de pierres. Plus d’un sont morts dans cette position.
Certains prisonniers, gardés isolés pendant des semaines, n’ont été trouves morts qu’après le relent que dégageait leur corps putréfié.
Les geôliers maintiennent les prisonniers éveillés jusqu’à une heure très tardive de la nuit pour les réveiller très tôt le matin. Et cela peut durer plusieurs semaines. Beaucoup sont tombés dans le coma par manque de sommeil. Certains ne se sont jamais réveillés.
Les prisonniers qui ont tenté de s’évader et qui ont été arrêtés par la suite, sont torturés en public, en présence de leurs camarades et sous les yeux des représentants de la sécurité militaire algérienne. Ils sont battus jusqu’à ce que mort s’en suive. Ce sont les hélicoptères algériens qui allaient à leur recherche.
Malheureux, mal nourris, mal soignés, mal habillés, mal traités, mal considérés, ou plutôt considérés comme des moins que rien, les prisonniers de Tindouf sont dans un état moral des plus affligeants ainsi que leurs familles. Ils ont beaucoup attendu et beaucoup attendent encore. Les six cents qui restent dans la Hamada algérienne continuent à vivre dans la souffrance et continuent à subir les tortures et les humiliations les plus inimaginables. La conscience des gouvernants algérienne va-t-elle enfin se réveiller ? Organismes humanitaires de par le monde, où êtes-vous ?
Les rares organismes humanitaires arabes (dont les algériens) qui gesticulent aujourd’hui à la suite des révélations de ce qui se passe dans la prison d’Abou Ghraib, ont-elles le droit de critiquer les Américains alors que dans les prisons arabes, où végètent des prisonniers arabes, les tortionnaires pratiquent les mêmes exactions en toute impunité. Un proverbe arabe dit que « celui dont la maison est en verre ne doit pas jeter de pierres aux voisins ».
Si toutes les instances humanitaires internationales ou régionales ont été fortement choquées par la vue des photos prises dans la prison d’Abou Graib à Baghdad et à Guantanamo, pourquoi ne demandent-elles pas des comptes aux gouvernants d’Alger quant à la manière dont sont traités à Tindouf les plus anciens prisonniers de guerre du monde ? Y a-t-il deux poids deux mesures ? En veulent-elles seulement à Bush et non aux responsables algériens ? Pourquoi ne viennent-elles pas s’informer auprès de ces prisonniers marocains, élargis après des décennies d’emprisonnement, et auprès de ceux qui sont encore enfermés à Tindouf ? Pourquoi ne viennent-elles pas s’informer auprès des anciens polisariens qui ont fait défection pour rejoindre la mère patrie ? Les uns et les autres ont bien des choses à dire.
Les prisonniers de guerre marocains libérés sont là pour témoigner avec les traces de tortures qu’ils portent sur les différentes parties de leurs corps. Quelques rares visiteurs, membres de la Croix Rouge internationale qui se sont rendus à Tindouf, peuvent, à leur tour, témoigner.
Madame Danielle Mittérand, présidente de l’ONG « France-Liberté », a envoyé sur place ses représentants qui lui ont fait des comptes rendus accablants les polisariens. Elle a arrêté toute aide au POLISARIO et reconnaît ses erreurs. Elle avoue avoir été leurrée.
Une certaine compréhension s’est manifestée naturellement lors des inondations catastrophiques qui ont endeuillé le Maroc au mois de novembre 2002. Alger était la première capitale à dépêcher une délégation de haut niveau pour exprimer sa compassion au peuple marocain attristé. Les gouvernants d’Alger ont envoyé aides matérielles et experts pour constater sur place les dégâts causés par les intempéries. Ce geste humanitaire, louable en lui-même, a été bénéfique pour le moral du peuple marocain qui l’a senti dans ses tréfonds. Ce comportement a fait jaillir une lueur d’espoir dans les cœurs des Maghrébins. Tous pensaient que cette munificence de la part d’Alger allait peut-être ouvrir la voie à d’autres gestes de rapprochement. Il n’en fut rien. Pourquoi cette action altruiste et fraternelle ne s’étendrait-elle pas à la libération de nos prisonniers de guerre et au rétablissement de relations saines entre les deux capitales maghrébines ?
- le peuple marocain aurait encensé une telle bonne volonté.
- le peuple algérien n’en serait que plus fier et plus anobli,
- nos deux leaders, S.M.. Mohamed VI et le président Bouteflika, seront les hommes de la paix et auront mérité le prix de la paix. Ils auront réalisé ce que leurs prédécesseurs n’ont pu accomplir, malgré une certaine détermination.
- leur action méritoire fera date et donnera l’exemple à tous les pays qui ont des litiges avec leurs voisins.
- l’entente et la concertation maroco algériennes seront beaucoup plus le triomphe de la sagesse et de la volonté qu’un simple geste libérateur de prisonniers de guerre.
Les dirigeants et les nations qui sont capables d’une telle démarche sont aussi en mesure de braver tous les défis à venir (et ceux-ci sont nombreux). Les réminiscences des nations enregistrent souvent la rencontre des grands hommes avec l’Histoire. Ce rendez-vous est l’exclusive des glorieux bâtisseurs qui sont doués pour donner naissance aux grandes œuvres et aux édifices qui marquent la mémoire de leurs peuples et cisèlent leur histoire.
Une telle symbiose orientera les deux pays vers une épopée stratégique qui créera une nouvelle dynamique, base de toute conception d’une union maghrébine, pour le bonheur des peuples maghrébins.
Le Maroc et l’Algérie, qui ne doivent former qu’un seul peuple, ont collaboré ensemble pendant leurs luttes contre l’envahisseur étranger (à partir de 1830) et lors des batailles de libération du joug colonial. Ils ont collaboré depuis des millénaires pour ériger une civilisation maghrébine des plus anciennes et dont ils sont fiers. Une entente des plus sublime les unissait. Elle leur a permis de réaliser leurs aspirations à la liberté. Les gouvernants des deux pays doivent se rappeler ce passé commun. C’est un passé dont se glorifient les peuples algérien et marocain. A chaque fois qu’un événement, cordial ou conflictuel, touche l’un des deux, il se répercute naturellement sur l’autre. Leur histoire est pleine d’exemples étalés de la période des rois berbères à nos jours. Juba II n’avait-il pas une capitale à Iol (Cherchell) en Algérie et une autre à Oualili (Volubilis) au Maroc ?
Pour obtenir l’indépendance, nos leaders et patriotes d’hier n’ont-ils pas unifié leur lutte et leur stratégie pour refouler les coloniaux hors du Maghreb ? Pourquoi ceux d’aujourd’hui oublieraient-ils l’entente dont faisaient preuve leurs prédécesseurs ? L’histoire et les générations futures leur demanderont des comptes, les jugeront.
lopinion.ma
TOUFTITRIT
05/03/2005, 00h39
Prisonniers de Tindouf. Une mort de trop
Le Maroc ne compte plus, depuis la semaine dernière, que 410 prisonniers de guerre à Tindouf. Deux détenus ont été libérés la semaine dernière. Cette libération surprise, que rien ne semblait annoncer, a vite été éclaboussée par l’annonce du décès, deux jours plus tard, de l’un des deux rescapés, Lahmadi Ahmed. Le décès a eu lieu à l’hôpital militaire de Marrakech où les deux rescapés ont été directement rapatriés (ce qui est une mesure exceptionnelle, les détenus étant généralement dirigés vers la base militaire d’Agadir), sur une intervention directe du délégué de la Croix rouge chargé de la supervision du transfert, et où se trouve toujours le compagnon
de Lahmadi, dans un état de santé jugé critique. Le décès est dû, selon l’association des familles de victimes et disparus au Sahara, à une vieille maladie, un cancer au stade final que le défunt traînait depuis six ans, déjà. Lahmadi, originaire d’Essaouira, est un ancien membre des forces auxiliaires, qui a été fait prisonnier par le Polisario en 1987. Son décès, dans des circonstances exceptionnelles, s’ajoute aux 120 morts enregistrées dans les rangs des prisonniers marocains à Tindouf (chiffre fourni par la fondation France-liberté). Sur ces 120 morts, civils et militaires, 45 seraient enterrés sur place, d’après l’association des familles, dont 10 corps demeurent aujourd’hui non identifiés. On ne sait pratiquement rien du lieu où seraient enterrés les autres morts… Rappelons que les Marocains de Tindouf sont les plus vieux prisonniers (de guerre) du monde.
TEL QUEL
Je remonte ce post car la marche de demain est importante. Il y aura aussi des rassemblements à Paris, et sur d'autres villes en Europe.
TOUFTITRIT
06/03/2005, 01h03
TOUFTITRIT a écrit :
Guantanamo, Abou-Ghraib, Tindouf: Mêmes prisons, mêmes méthodes, mêmes tortures
L’exhibition des photos des prisonniers iraquiens torturés, physiquement et moralement, dans les prisons américaines en Iraq, a bouleversé le monde entier. Des manifestations ont éclaté partout, même chez l’oncle Sam. Les USA y perdent leur crédibilité et G.W. Bush y perdra sûrement son deuxième mandant pour le bureau ovale.
Tout le monde connaît dans quelles conditions sont traités les prisonniers de Guantanamo, ceux de l’Afghanistan et ceux de l’Iraq. Tout le monde connaît aujourd’hui la technique qu’utilisent les soldats US pour faire confesser leurs prisonniers et leur faire dire ce qu’ils veulent entendre afin de les charger de toutes les accusations (humiliations, tortures de toutes sortes, démoralisation, nudité).
Mais qui s’intéresse aux prisonniers et aux séquestrés marocains tenus en otage dans les geôles algériennes de Tindouf depuis bientôt 30 ans ? Les militaires marocains, anciens détenus dans ces cellules et libérés au compte goûte, racontent les horreurs qu’ils ont subies auprès de leurs « frères » algériens. Les supplices sont tellement inhumains qu’ils sont inimaginables. Les tortures et les exactions, physiques et morales, qui leur ont été infligées par leurs geôliers polisariens et algériens sont indescriptibles. Il est vrai que la soldatesque polisarienne a fait son école en Allemagne de l’Est, à Cuba et dans d’autres pays de l’Est de l’époque soviétique. Qui ignore la perfection technique du KGB quant aux interrogatoires des embastillés ?
Tous ces prisonniers revenus au pays sont restés marqués à jamais par le traitement ignoble qu’ils ont enduré. Certains sont devenus des loques humaines qui n’ont plus rien d’humain. Beaucoup ont perdu la raison. Tous portent des traces apparentes sur leurs corps, des traces indélébiles, des traces dont les plaies ne se cicatriseront jamais. Les morts sous la torture ne se comptent plus. Les disparus sont par dizaines. Les vendus comme esclaves aux Touareg du Hoggar ont dépassé la quarantaine. Beaucoup de ceux qui ont été libérés sous la pression d’organismes internationaux et d’ONG préfèrent taire leurs souffrances pour ne pas faire du mal aux leurs. Mais les souffrances les plus insupportables ont été réservées à ceux qui, à leur retour, ont découvert leurs épouses mariées à d’autres conjoints, leurs pères et mères décédés, leurs biens disparus.
Ils ont laissé des enfants en bas âges qu’ils ont trouvés adultes et pères et mères de familles. Ils ont laissé des parents en bonne santé qu’ils ont trouvés morts ou malades à la suite de leur longue absence. Certains ont été arrêtés alors qu’ils avaient à peine 20 ans ; ils ont été libérés à 50 ans mais ils en paraissent beaucoup plus. Ceux-ci n’ont pu vivre leur jeunesse comme tout autre être humain. Les tortionnaires des camps de la Hamada algérienne sont devenus des perfectionnistes en matière de tortures et opéraient, tel les robots, sans âme et sans conscience. Les prisonniers relâchés, consultés à ce propos après le scandale d’Abou Gharaib, avouent que les prisons américaines ne peuvent égaler l’enfer de Tindouf. Les prisonniers malades mouraient sans soins devant leurs frères d’armes. Les blessés, lors des tortures, sont froidement achevés à l’arme blanche ou à coup de barre de fer, en présence d’officiers algériens qui trouvent un réel plaisir à assister aux spectacles et restent jusqu’à la fin du show.
Les rares médecins qui venaient les visiter n’apportaient pas de médicaments. Les détenus étaient exposés à toutes les maladies.
La nourriture était infecte et l’eau était une denrée très rare. Beaucoup sont morts par manque d’eau lors des travaux forcés sous la canicule du désert impitoyable alors que leurs gardiens prenaient des douches quotidiennes. Les travaux inutiles qu’on leur faisait faire étaient dégradants pour tout être humain.
En 1978, un jeune médecin civil a été arrêté avec sa fille de 3 ans qu’on lui arrachée. Elle lui fut ramenée en 2001, méconnaissable, illettrée et mère de toute une famille. Le choc qu’il a subi l’a emporté alors qu’il était déjà assez affaibli et dérangé mentalement. Son épouse est actuellement dans les hôpitaux psychiatriques depuis des années.
Un autre prisonnier, capturé en 1984, a vécu plus de deux ans, isolé et accroupi dans une caisse exiguë. Les femmes et les enfants des polisariens venaient souvent l’insulter et l’arroser d’urine.
Après avoir quitté sa caisse, il n’a jamais pu marcher et est mort à la suite de manque de soins.
D’autres sont restés longtemps pendus par les pieds dans les places publiques au milieu des camps polisariens. Eux aussi subissaient des humiliations et des jets de pierres. Plus d’un sont morts dans cette position.
Certains prisonniers, gardés isolés pendant des semaines, n’ont été trouves morts qu’après le relent que dégageait leur corps putréfié.
Les geôliers maintiennent les prisonniers éveillés jusqu’à une heure très tardive de la nuit pour les réveiller très tôt le matin. Et cela peut durer plusieurs semaines. Beaucoup sont tombés dans le coma par manque de sommeil. Certains ne se sont jamais réveillés.
Les prisonniers qui ont tenté de s’évader et qui ont été arrêtés par la suite, sont torturés en public, en présence de leurs camarades et sous les yeux des représentants de la sécurité militaire algérienne. Ils sont battus jusqu’à ce que mort s’en suive. Ce sont les hélicoptères algériens qui allaient à leur recherche.
Malheureux, mal nourris, mal soignés, mal habillés, mal traités, mal considérés, ou plutôt considérés comme des moins que rien, les prisonniers de Tindouf sont dans un état moral des plus affligeants ainsi que leurs familles. Ils ont beaucoup attendu et beaucoup attendent encore. Les six cents qui restent dans la Hamada algérienne continuent à vivre dans la souffrance et continuent à subir les tortures et les humiliations les plus inimaginables. La conscience des gouvernants algérienne va-t-elle enfin se réveiller ? Organismes humanitaires de par le monde, où êtes-vous ?
Les rares organismes humanitaires arabes (dont les algériens) qui gesticulent aujourd’hui à la suite des révélations de ce qui se passe dans la prison d’Abou Ghraib, ont-elles le droit de critiquer les Américains alors que dans les prisons arabes, où végètent des prisonniers arabes, les tortionnaires pratiquent les mêmes exactions en toute impunité. Un proverbe arabe dit que « celui dont la maison est en verre ne doit pas jeter de pierres aux voisins ».
Si toutes les instances humanitaires internationales ou régionales ont été fortement choquées par la vue des photos prises dans la prison d’Abou Graib à Baghdad et à Guantanamo, pourquoi ne demandent-elles pas des comptes aux gouvernants d’Alger quant à la manière dont sont traités à Tindouf les plus anciens prisonniers de guerre du monde ? Y a-t-il deux poids deux mesures ? En veulent-elles seulement à Bush et non aux responsables algériens ? Pourquoi ne viennent-elles pas s’informer auprès de ces prisonniers marocains, élargis après des décennies d’emprisonnement, et auprès de ceux qui sont encore enfermés à Tindouf ? Pourquoi ne viennent-elles pas s’informer auprès des anciens polisariens qui ont fait défection pour rejoindre la mère patrie ? Les uns et les autres ont bien des choses à dire.
Les prisonniers de guerre marocains libérés sont là pour témoigner avec les traces de tortures qu’ils portent sur les différentes parties de leurs corps. Quelques rares visiteurs, membres de la Croix Rouge internationale qui se sont rendus à Tindouf, peuvent, à leur tour, témoigner.
Madame Danielle Mittérand, présidente de l’ONG « France-Liberté », a envoyé sur place ses représentants qui lui ont fait des comptes rendus accablants les polisariens. Elle a arrêté toute aide au POLISARIO et reconnaît ses erreurs. Elle avoue avoir été leurrée.
Une certaine compréhension s’est manifestée naturellement lors des inondations catastrophiques qui ont endeuillé le Maroc au mois de novembre 2002. Alger était la première capitale à dépêcher une délégation de haut niveau pour exprimer sa compassion au peuple marocain attristé. Les gouvernants d’Alger ont envoyé aides matérielles et experts pour constater sur place les dégâts causés par les intempéries. Ce geste humanitaire, louable en lui-même, a été bénéfique pour le moral du peuple marocain qui l’a senti dans ses tréfonds. Ce comportement a fait jaillir une lueur d’espoir dans les cœurs des Maghrébins. Tous pensaient que cette munificence de la part d’Alger allait peut-être ouvrir la voie à d’autres gestes de rapprochement. Il n’en fut rien. Pourquoi cette action altruiste et fraternelle ne s’étendrait-elle pas à la libération de nos prisonniers de guerre et au rétablissement de relations saines entre les deux capitales maghrébines ?
- le peuple marocain aurait encensé une telle bonne volonté.
- le peuple algérien n’en serait que plus fier et plus anobli,
- nos deux leaders, S.M.. Mohamed VI et le président Bouteflika, seront les hommes de la paix et auront mérité le prix de la paix. Ils auront réalisé ce que leurs prédécesseurs n’ont pu accomplir, malgré une certaine détermination.
- leur action méritoire fera date et donnera l’exemple à tous les pays qui ont des litiges avec leurs voisins.
- l’entente et la concertation maroco algériennes seront beaucoup plus le triomphe de la sagesse et de la volonté qu’un simple geste libérateur de prisonniers de guerre.
Les dirigeants et les nations qui sont capables d’une telle démarche sont aussi en mesure de braver tous les défis à venir (et ceux-ci sont nombreux). Les réminiscences des nations enregistrent souvent la rencontre des grands hommes avec l’Histoire. Ce rendez-vous est l’exclusive des glorieux bâtisseurs qui sont doués pour donner naissance aux grandes œuvres et aux édifices qui marquent la mémoire de leurs peuples et cisèlent leur histoire.
Une telle symbiose orientera les deux pays vers une épopée stratégique qui créera une nouvelle dynamique, base de toute conception d’une union maghrébine, pour le bonheur des peuples maghrébins.
Le Maroc et l’Algérie, qui ne doivent former qu’un seul peuple, ont collaboré ensemble pendant leurs luttes contre l’envahisseur étranger (à partir de 1830) et lors des batailles de libération du joug colonial. Ils ont collaboré depuis des millénaires pour ériger une civilisation maghrébine des plus anciennes et dont ils sont fiers. Une entente des plus sublime les unissait. Elle leur a permis de réaliser leurs aspirations à la liberté. Les gouvernants des deux pays doivent se rappeler ce passé commun. C’est un passé dont se glorifient les peuples algérien et marocain. A chaque fois qu’un événement, cordial ou conflictuel, touche l’un des deux, il se répercute naturellement sur l’autre. Leur histoire est pleine d’exemples étalés de la période des rois berbères à nos jours. Juba II n’avait-il pas une capitale à Iol (Cherchell) en Algérie et une autre à Oualili (Volubilis) au Maroc ?
Pour obtenir l’indépendance, nos leaders et patriotes d’hier n’ont-ils pas unifié leur lutte et leur stratégie pour refouler les coloniaux hors du Maghreb ? Pourquoi ceux d’aujourd’hui oublieraient-ils l’entente dont faisaient preuve leurs prédécesseurs ? L’histoire et les générations futures leur demanderont des comptes, les jugeront.
lopinion.ma
Ouarzazatnar
06/03/2005, 11h43
Pourquoi les marocains viennent juste de se reveiller? après plus de 25 ans de silence... Est-ce parce que le Maroc commence à avoir un petit souffle de liberté?
Il faut imaginez le désastre pour les séquestrés. Un jeune marocain partit en guerre à 20 ans est ressortit de l'enfer de Tindouf à 45 ans où il avait été pris en esclavage et traité comme un chien par ces monstres du Polisariot... Et les marocains viennent juste de se reveiller?? Mais la faute de ceci n'est pas au peuple, mais aux politiciens qui se moquait de se qui arrivait aux pauvres soldats partit tout jeune à la guerre. Il y a aussi aujourd'hui des vieux soldats marocain encore captif, des soldats très agés qui aimerais revoir leur terre natale......
Qu'ils restent assis ces politiciens derrière leur bureau entrain de siroter un café que nos pauvres soldats n'ont pas bu depuis 30 ans!!!
Ces politiciens me dégoûte...
http://www.menara.ma/infos//photosNs/maroc/NS_marche-terrorisme1_A.jpgMarche nationale pour la libération des séquestrés de Tindouf
(6/3/2005)
Plusieurs dizaines de milliers de citoyens marocains ont pris part, dimanche à Rabat, à la marche nationale initiée par le collectif "Watanouna", sous le signe "Tous pour la libération des Marocains séquestrés à Tindouf".
Les représentants des formations politiques, des associations et organisations de la société civile et de droits humains, ainsi que des artistes, des membres du Conseil des Communautés Israélites du Maroc, venant des différentes régions du Royaume, ont pris part à cette "initiative nationale citoyenne" destinée à sensibiliser la communauté internationale aux conditions dramatiques et inhumaines dans lesquelles vivent les Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf.
Dès les premières heures de la journée, plusieurs milliers de citoyens marocains ont afflué sur la place de Bab El Had à Rabat, en réponse à l'appel lancé par le collectif Watanouna, animés en cela par le sens du devoir et du patriotisme et par un formidable élan de solidarité avec leurs compatriotes détenus dans les geôles du polisario.
Les manifestants, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, ont emprunté l'avenue Hassan II, le Boulevard Mohammed V, l'avenue Moulay Youssef avant de se disperser Avenue de la victoire, clamant haut et fort leur indignation et leur condamnation des conditions abjectes et contraires aux conventions et déclarations universelles des droits de l'homme, auxquels sont assujettis les Marocains séquestrés à Tindouf, dans le sud de l'Algérie.
Des images édifiantes
Les marcheurs brandissaient des banderoles en arabe, en amazigh, en français et en anglais sur lesquelles on pouvait lire : "Que cesse le drame des séquestrés de Tindouf", "Nous appelons à la libération immédiate de nos concitoyens à Tindouf", "les camps de Tindouf, une violation flagrante des droits de l'Homme", "Nous appelons la communauté internationale à intervenir pour la libération des séquestrés de Tindouf", " Nous sommes tous sahraouis".
Ils ont scandé des slogans allant dans le même sens, tels "Il est une honte que le détenu soit exposé au danger", "le monde est tenu pour témoin des violations des droits dans les camps de Tindouf", "La libération des séquestrés de Tindouf, une cause nationale".
La manifestation a connu son moment fort lorsque d'anciens détenus des camps de Lahmada ont défilé sur l'itinéraire emprunté par la marche, rappelant au monde entier le calvaire qu'endurent encore leurs compatriotes dans les geôles des séparatistes du polisario et réclamant qu'il soit mis fin à cette flagrante injustice.
Autre moment fort et émouvant de la marche fut le passage d'une jeune fille qui, accompagnée de sa mère, serrait contre sa poitrine le portrait de son père détenu depuis des années dans les geôles du polisario, comme pour dire au monde qu'il est grand temps que cesse la tragédie.
Plusieurs représentants de la presse écrite et audiovisuelle nationale et internationale ont assuré une large couverture de cette marche qui vient rappeler à la communauté internationale l'urgence de tout mettre en uvre pour la libération des séquestrés de Tindouf et leur retour parmi les leurs.
Parallèlement à cette marche, le colllectif " Watanouna " a organisé un appel à signature pour sensibiliser l'opinion publique et la communauté internationale au drame des Marocains détenus à Tindouf.
Un peuple en marche pour la libération des séquestrés de Tindouf
Sur des kilomètres, des milliers de citoyens marocains, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, ont investi, dimanche, le centre de la capitale pour clamer à l'unisson la libération immédiate et sans conditions des Marocains séquestrés dans les geôles du " polisario ", au sud algérien.
Des artistes marocains réclament la libération immédiate des détenus
Des artistes marocains ont appelé dimanche à la libération de tous les marocains séquestrés à Tindouf, réaffirmant leur adhésion totale à la campagne de mobilisation nationale pour transmettre la position du Maroc à toutes les instances et organisations internationales.
MAP
Cette marche dénonce:
1 La violation du Polisario, et de l'Algérie, des conventions de Geneve et des droits de l'Homme, puisque les soldats prisonniers marocains, sont les plus anciens detenus au monde. En plus de la torture, qui a été constatée par les équipes de la croix rouge. Le nombre de soldats, etait de 410. Aujourd'hui j'ai entendu 408, peut etre que deux de nos compatriotes ont rendu leurs ames sous ces conditions inhumaines. (Atten irham Rbi, s'ils sont morts).
2 La deportation des enfants des saharouis, ayant rejoint le Polisario entre les années 70' et 1984, et ce pour empecher les familles de se sauver.
Le statut donnés à ces enfants est orphelins, alors qu'ils ont bien des parents, et leur existence consistera à travailler dans les champs de Tabac ou en agriculture en general à Cuba.
3 La detention de tout un peuple, qui bien que souhaitant quitter l'enfer de Tindouf ne le peut, car il est le simulacre legale du Polisario, qui se pretend en etre le porte parole et le defenseur de ses droits.
Le Maroc se mobilise:
La marche au Maroc.
Des missions diplomatiques speciales.
Des associations en Europe, créees par des marocains.
Des cartes envoyées par milliers à l'ONU.
Une petition qui en est à 750 000 signatures, selon Naima Lecherqi, Presidente de l'association Outanouna.
L'invitation des associations des droits de l'hommes à travers le monde pour les sensibiliser et leur expliquer le situation.
Tout ceci devra mettre une bonne pression sur l'ONU, qui a deja demandé au Polisario de relacher les prisonniers, mais jamais une revendication n'a pris une telle empleur et surtout calculée à long terme!!
Watanouna. La marche de tous les mystères
Jusqu’en milieu de semaine, une certaine confusion entourait encore la marche que le collectif d’associations Watanouna organise, le 6 mars à Rabat, "pour la libération des Marocains séquestrés de Tindouf". La marche cible-t-elle les femmes seulement, les civils, ou les militaires ? Rien n’est moins sûr, et ce n’est pas Naïma Lemcharqi, la présidente du collectif, qui dira le contraire. "Tout ce que je peux dire c’est que cela fait six mois que je pense à cela, que c’est la première fois de ma vie que j’organise une marche et nous souhaitons mobiliser tout le monde". Aucune réponse, non plus, sur le soi-disant boycott des partis politiques, relayé par une certaine presse. "Je ne suis au courant de rien", s’est contentée de nous répondre Naïma Lemcharqi, visiblement dépassée par les événements.
source: tel-qeul
LOUZIMIMENE
07/03/2005, 11h36
Salam,
L'essentiel est que cette marche a drainé plus d'un million de personnes, ce qui montre que les marocains toutes tendances confondues, un signal au monde entier de l'attachement à notre intégrité territoriale et solidiares avec nos frères et soeurs séquestés à Tindouf dans des conditions atroces par une bande de criminels instrumentalisés par le pouvoir algérien.
Où est cette fameuse fraternité arabo-musulmane que les algériens font avancer à chaque occasion?
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