amanar
06/03/2005, 22h25
http://www.menara.ma/infos//photosNs/femmes/NS_khmissa_A.jpgKhmissa récompense les femmes les plus méritantes
(6/3/2005)
La cinquième édition de Khmissa a honoré samedi soir à Marrakech cinq femmes qui se sont distinguées, chacune dans son domaine d'activité, par leur abnégation, leur esprit d'initiative et leur persévérance.
Cette manifestation, qui s'est tenue sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, avait à désigner parmi les vingt cinq nominées dans les domaines de la culture, de l'entreprise, des médias, du sport et du social, les cinq femmes les plus méritantes.
La Khmissa (trophée) de la culture est revenu à Mme Chadia Derkaoui, professeur de linguistique à la faculté des lettres d'Agadir. Elle s'est distinguée, notamment, par sa traduction de la pièce d'Albert Camus "Les Justes" en dialecte tachelhit, ce qui est considéré par les critiques comme un réel défi.
Dans le domaine de l'entreprise, la Khmissa a été attribuée à Mme Fatima Lakhal. Exemple type du "self made woman", cette originaire d'Oujda a réussi grâce à un savoir faire inné en matière de gestion et à une capacité inouïe de travail, non seulement à honorer tous ses engagements auprès des institutions bancaires qui lui avaient prêté des sommes d'argent pour démarrer ses micro- projets, mais également à fructifier son capital et étendre ses activités.
Mme Lakhal, qui a commencé dans le petit élevage, ambitionne d'avoir son propre étable pour un élevage de bovins, plus rémunérateur et surtout générateur de plus d'emplois, confie-t-elle à la MAP. Ses petits projets lui permettent déjà d'embaucher dix personnes, dont son mari, précise-t-elle encore avec une note de fierté.
La Khmissa des médias a été décernée à la journaliste Kaima Bellouchi du desk sportif de la première chaîne de télévision marocaine.
Au grand dam des quatre autres nominées, dont de grosses pointures de la trempe de Maria Latifi, Khadija Darid ou Myriam L'Aoufi, c'est Kaima qui a ravi le trophée. On voulait sûrement récompenser la témérité d'une jeune dame qui a bravé un tabou médiatique qui voulait que le journalisme de sport soit l'apanage exclusif des hommes.
Hommage à de figures de proue
Dans la catégorie "sport", la distinction est revenue à la jeune casablancaise Karima Ait Elarbi, championne du Maroc de taekwondo en 2002, alors que dans la catégorie "social", la Khmissa a été remise à Mme Aicha Handar, accoucheuse traditionnelle depuis dix ans.
Dans sa petite localité de Lguerfraoune, province d'El Haouz, cette dame de 45 ans a très souvent parcouru jusqu'à quinze kilomètres d'une traite pour venir en aide à une femme en détresse. Un service qu'elle rend bénévolement et toujours de bon coeur. Et lorsqu'on essaie de connaître le nombre de bébés qu'elle a aidé à faire naître en dix ans d'abnégation au service des femmes de sa bourgade, elle se contente de répondre avec autant de pudeur que de noblesse: "Beaucoup".
Rehaussée par la présence des comédiens égyptiens, Layla Eloui, Yahya Fakharani et Farouk Fichaoui, la cinquième édition de Khmissa a été aussi l'occasion de rendre hommage à l'artiste populaire Hajja Hamdaouiya, à la journaliste de la radio marocaine, Malika Meliani, plus connue sous le nom mythique de Madame Layla, à Fatima Aouame, l'une des grandes figures de l'athlétisme marocain et, à titre posthume, à Moui Fama, une dame dont le nom restera gravé dans la mémoire collective grâce à son engagement sans faille dans le combat pour la démocratie et les droits de l'Homme au Maroc.
Cette soirée, qui a attiré un public jeune et nombreux, a été agrémentée par un beau plateau de chants auquel ont participé, notamment, Fodel, Souiri, le tunisien Saber Roubai et Sofia, la vedette de la star académie.
MAP
[ Edité par takfarinas le 6/3/2005 22:27 ]
(6/3/2005)
La cinquième édition de Khmissa a honoré samedi soir à Marrakech cinq femmes qui se sont distinguées, chacune dans son domaine d'activité, par leur abnégation, leur esprit d'initiative et leur persévérance.
Cette manifestation, qui s'est tenue sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, avait à désigner parmi les vingt cinq nominées dans les domaines de la culture, de l'entreprise, des médias, du sport et du social, les cinq femmes les plus méritantes.
La Khmissa (trophée) de la culture est revenu à Mme Chadia Derkaoui, professeur de linguistique à la faculté des lettres d'Agadir. Elle s'est distinguée, notamment, par sa traduction de la pièce d'Albert Camus "Les Justes" en dialecte tachelhit, ce qui est considéré par les critiques comme un réel défi.
Dans le domaine de l'entreprise, la Khmissa a été attribuée à Mme Fatima Lakhal. Exemple type du "self made woman", cette originaire d'Oujda a réussi grâce à un savoir faire inné en matière de gestion et à une capacité inouïe de travail, non seulement à honorer tous ses engagements auprès des institutions bancaires qui lui avaient prêté des sommes d'argent pour démarrer ses micro- projets, mais également à fructifier son capital et étendre ses activités.
Mme Lakhal, qui a commencé dans le petit élevage, ambitionne d'avoir son propre étable pour un élevage de bovins, plus rémunérateur et surtout générateur de plus d'emplois, confie-t-elle à la MAP. Ses petits projets lui permettent déjà d'embaucher dix personnes, dont son mari, précise-t-elle encore avec une note de fierté.
La Khmissa des médias a été décernée à la journaliste Kaima Bellouchi du desk sportif de la première chaîne de télévision marocaine.
Au grand dam des quatre autres nominées, dont de grosses pointures de la trempe de Maria Latifi, Khadija Darid ou Myriam L'Aoufi, c'est Kaima qui a ravi le trophée. On voulait sûrement récompenser la témérité d'une jeune dame qui a bravé un tabou médiatique qui voulait que le journalisme de sport soit l'apanage exclusif des hommes.
Hommage à de figures de proue
Dans la catégorie "sport", la distinction est revenue à la jeune casablancaise Karima Ait Elarbi, championne du Maroc de taekwondo en 2002, alors que dans la catégorie "social", la Khmissa a été remise à Mme Aicha Handar, accoucheuse traditionnelle depuis dix ans.
Dans sa petite localité de Lguerfraoune, province d'El Haouz, cette dame de 45 ans a très souvent parcouru jusqu'à quinze kilomètres d'une traite pour venir en aide à une femme en détresse. Un service qu'elle rend bénévolement et toujours de bon coeur. Et lorsqu'on essaie de connaître le nombre de bébés qu'elle a aidé à faire naître en dix ans d'abnégation au service des femmes de sa bourgade, elle se contente de répondre avec autant de pudeur que de noblesse: "Beaucoup".
Rehaussée par la présence des comédiens égyptiens, Layla Eloui, Yahya Fakharani et Farouk Fichaoui, la cinquième édition de Khmissa a été aussi l'occasion de rendre hommage à l'artiste populaire Hajja Hamdaouiya, à la journaliste de la radio marocaine, Malika Meliani, plus connue sous le nom mythique de Madame Layla, à Fatima Aouame, l'une des grandes figures de l'athlétisme marocain et, à titre posthume, à Moui Fama, une dame dont le nom restera gravé dans la mémoire collective grâce à son engagement sans faille dans le combat pour la démocratie et les droits de l'Homme au Maroc.
Cette soirée, qui a attiré un public jeune et nombreux, a été agrémentée par un beau plateau de chants auquel ont participé, notamment, Fodel, Souiri, le tunisien Saber Roubai et Sofia, la vedette de la star académie.
MAP
[ Edité par takfarinas le 6/3/2005 22:27 ]