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Voir la version complète : Suppression de la mission créée sur le berbère en FRANCE ...


Tiwizi_Lille
06/03/2005, 23h22
Le ministère de l’éducation nationale (France) vient de décider de supprimer la mission créée sur le berbère au bout de deux mois d’existence.
Selon la Direction de l’enseignement scolaire, ni les compétences ni l’intégrité professionnelle du chargé de mission ne sont en cause.

Accusé en première page des journaux et sur les sites Internet d’avoir fait place au berbère sur ordre d’Alger, le ministère n’apporte aucun démenti et ne réagit pas.
Bien placé pour apprécier le caractère délirant d’une telle accusation, le ministère pour toute réponse décide de supprimer l’objet de la polémique : il ne s’agit que de berbère. Comme si ce dossier ne concernait ni des citoyens français, ni l’éducation nationale. On chercherait à donner raison à ceux qui parlent de gestion indigène de l’immigration que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

C’est irresponsable pour ceux qui ont en charge l’éducation de notre jeunesse, c’est irrespectueux du million de citoyens qui avaient vu là un premier signe de reconnaissance, c’est honteux pour un gouvernement qui vient d’installer une haute autorité contre les discriminations.

Envoyez votre nom, prénom et profession sur TIWIZI59@YAHOO.FR pour une pétition.

amanar
07/03/2005, 00h40
Pour ma part, je trouve tout à fait normale la réaction du gouvernement!! Dans la mesure où les amazighs se font invisibles, le gouvernement ne va pas les chercher à la loupe!!
A nous de crier et de nous faire entendre!! Peut etre est ce là une chance inesperée!!
Alors ou est la CBF? les associations amazighs? les amazighs eux memes?!!
C'est dans ces moments là qu'il faut réagir et non deriere un ordinateur, ou danser dans une journée dites amazighes!!

Lahcen
07/03/2005, 01h01
Vu l'acceuil qu'elle a recu cette initiative, je trouve que c'est un peu normal, il faudra que les berbères de France rféléchissent et ne pas avoir peur de tous ce qui bouge.

Donc conséquence si j'ai bien compris, plus de bac chleuh vu que l'INALCO à annuler aussi

Lahcen
07/03/2005, 21h27
Je comprend pas pourquoi ce sujet n'a pas fait de bruit et pourtant c'est un scandale qui nous concerne tous et qui pinalise les futures condidats au bac :-? :-? :-?

Jeunes de France, future bachelier, defonseur de la culture Amazigh ou est vous???

Gafay
07/03/2005, 21h35
S ufella


Tiwizi_Lille a écrit*:
Le ministère de l’éducation nationale (France) vient de décider de supprimer la mission créée sur le berbère au bout de deux mois d’existence.
Selon la Direction de l’enseignement scolaire, ni les compétences ni l’intégrité professionnelle du chargé de mission ne sont en cause.

Accusé en première page des journaux et sur les sites Internet d’avoir fait place au berbère sur ordre d’Alger, le ministère n’apporte aucun démenti et ne réagit pas.
Bien placé pour apprécier le caractère délirant d’une telle accusation, le ministère pour toute réponse décide de supprimer l’objet de la polémique : il ne s’agit que de berbère. Comme si ce dossier ne concernait ni des citoyens français, ni l’éducation nationale. On chercherait à donner raison à ceux qui parlent de gestion indigène de l’immigration que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

C’est irresponsable pour ceux qui ont en charge l’éducation de notre jeunesse, c’est irrespectueux du million de citoyens qui avaient vu là un premier signe de reconnaissance, c’est honteux pour un gouvernement qui vient d’installer une haute autorité contre les discriminations.

Envoyez votre nom, prénom et profession sur TIWIZI59@YAHOO.FR pour une pétition.

Tademsirte
07/03/2005, 21h36
Ils ne prennent pas en compte ce qui est le plus important pour eux et leurs futurs enfants!

Bouger vous! votre culture ne vous intéresse donc point? :-?

Soyez nombreux à agir, ightina Rbé!

amanar
07/03/2005, 21h38
Lahcen a écrit*:

Vu l'acceuil qu'elle a recu cette initiative, je trouve que c'est un peu normal, il faudra que les berbères de France rféléchissent et ne pas avoir peur de tous ce qui bouge.

Donc conséquence si j'ai bien compris, plus de bac chleuh vu que l'INALCO à annuler aussi

l'INALCO a annulé avec de bonnes raisons et nous en avons parlé.
Mr Salem Chaker, a denoncé le fait qu'on attribut la mission du berbere a des gens qui ne sont pas du tout experts de ce domaine, et a consideré que c'est une insulte aux équipes de l'INALCO qui ont toujours assuré, depuis sa creation, le bac berbere.

Aujourd'hui, c'est aux associations, à la CBF, et aussi berberes eux memes de revendiquer leur droit, un mutisme equivaut à une invisibilité, et donc ne pas s'etonner si nous nous sommes pas du tout calculés!!

amanar
07/03/2005, 21h41
Signez la petition, pour moi c'est chose faite!! En attendant une eventuelle marche, sit-in ou toute forme de protestation et de revendication.

Lahcen
15/03/2005, 21h25
Toujours dans le même sujet, voici l'entretien que le site kabyle.com a réaliser avec Hend Sadi qui as été je le rappelle désigner par le ministère de l'éducation comme chargé de mission pour la préparation des épreuves du berbère au Bac

Entretien (http://www.leschleuhs.com/modules/news/article.php?storyid=682)

louz
15/03/2005, 21h57
C'est vraiment honteux de leurs part , comme a eté dit auparavant par certains , comment peuvent -ils nous entendre si nous même bougeons pas les bras ?

En tant que condidat bachelier à cette epreuve que je passe le mercredi 23 Mars au Lycée " Suger" Saint-denis , je demande à tout les futurs condidats à cette epreuve , et leurs proches qui sont concernés de prendre conscience de cette désicion que les imazighens ignorent encore .

Y en a rat le bol de rester les bras croisés sur les questions culturelles et linguistiques au maroc , alors ne manifestons pas le même comportement à l'egard de cette mauvaise nouvelle .

Criant fort au retour de la reconnaissance de notre langue en matiére d'education en france , ne nous laissons pas aller comme celà ,



les imazighens continuerons -ils toujours au boycotage de la politique et la démocratie ?

[ Edité par louz le 15/3/2005 21:58 ]

Ouarzazatnar
15/03/2005, 23h52
Lahcen est-ce que le BTS CHLEUH aussi va être supprimer? parce que je le passe bientôt, et je serais vraiment dégoûter de ne pas le passer.... :-( :-( :-(

Ay 3aoun rbi ichelhine.

ifni92
16/03/2005, 00h00
Quand tu vois qu'il conserve encore des langues mortes du style le latin, et que toutes les minorités ont conservés leurs options, c'est affligeant de voir cette réaction de suppression !!!!

Aussi petite soit-elle, elle aurait eu les moyens de se développer au fur et à mesure, mais non, on stoppe une mission, le berbère n'a plus droit de paroles !!!

honteux, signons cette pétition et montrons que les berbères ne sont pas des simples suiveurs, et qu'on représente une bonne part dans leur électorat ! à la guerre comme à la guerre, il faut utiliser leurs armes, tu veux mon vote, alors tu me reconnais !

louz
16/03/2005, 00h06
de ma part la petition est chose faite à vous aitma distma

louz
16/03/2005, 15h50
voilà un sujet plus important et plus préoccupant que la honte de sa vie et takchita ,,,,etc .

Lahcen
19/03/2005, 00h44
Lahcen a écrit*:

Toujours dans le même sujet, voici l'entretien que le site kabyle.com a réaliser avec Hend Sadi qui as été je le rappelle désigner par le ministère de l'éducation comme chargé de mission pour la préparation des épreuves du berbère au Bac

Entretien (http://www.leschleuhs.com/modules/news/article.php?storyid=682)




Réponse de Salem Chaker (http://www.leschleuhs.com/modules/news/article.php?storyid=694)

chico
19/03/2005, 10h56
comment tu veux mobiliser imazighens avec des commentaires pareils.
Le peuple dort il faut pas le réveiller


Ouarzazatnar a écrit*:
Lahcen est-ce que le BTS CHLEUH aussi va être supprimer? parce que je le passe bientôt, et je serais vraiment dégoûter de ne pas le passer.... :-( :-( :-(

Ay 3aoun rbi ichelhine.

amanar
21/03/2005, 23h47
Enseignement du berbère en France
Hacène Hirèche estime que la création d’un Capes de berbère reste la seule véritable solution...



Hacène Hirèche, enseignant de langue et civilisation berbères à Paris 8 a bien voulu répondre à nos questions quant à la nomination de Hocine Sadi au poste de coordinateur des enseignements et épreuves de berbère auprès de la DESCO.
Nous publions ses réponses à nos questions.

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Tamazgha.fr : Le Ministère de L’Education Nationale a nommé en octobre 2004 Hocine SADI au poste de "coordinateur des enseignements et épreuves de berbère auprès de la DESCO" sachant que l’INALCO, sous la responsabilité du professeur Salem CHAKER, est en charge du dossier "berbère au Bac" depuis 1995.
Qu’en pensez-vous de cette nomination ?



Hacène HIRECHE : Comme vous le savez, une vive polémique a éclaté au grand jour sur cette nomination. Vous comprendrez aisément que je ne souhaite point ajouter de l’huile sur le feu. Dans ce genre de situation, il est utile de garder la tête froide et d’éviter d’enfoncer qui que ce soit ou de profiter de l’occasion pour tisser un réseau d’alliance conjoncturel. Je considère Salem CHAKER comme un ami et je reconnais en lui un brillant universitaire à la hauteur des missions qui lui ont été confiées ou qu’il s’est assigné lui-même en tant que défenseur de la culture berbère et des valeurs qui sous-tendent ce combat. Lui-même ne cherche pas de poste, il est déjà au plus haut niveau de l’échelle dans le système éducatif. Au lieu d’ignorer tout le travail qu’il a accompli, je pense qu’il aurait dû être associé à cette nomination pour permettre à Hocine SADI de collaborer avec l’INALCO qui a une légitimité incontestable sur ce dossier. Dans ce cas de figure les pouvoirs publics auraient nommé un ou plusieurs collaborateurs de l’équipe du professeur CHAKER pour travailler avec le nouveau coordinateur. Une hirondelle ne fait pas le printemps, il y a besoin immédiat d’associer plusieurs personnes à cette mission. Les uns et les autres auraient bénéficié d’une synergie utile pour l’innovation pédagogique. Les candidats à l’épreuve du Bac en seraient sortis renforcés dans leur conviction que leur langue parentale est un tremplin pour le succès, un paramètre sérieux dans la construction de leur cursus et de l’avenir.


Comment expliqueriez-vous cette attitude du MEN et de l’Etat français de manière générale ?

Vous savez, le discours en France sur l’école est archi-connu : l’école publique en France est laïque, elle est la même pour tous. Cette idée, lors même qu’elle recouvre des contenus différents selon les familles politiques qui la proclament, est défendue par un grand nombre de français. Elle fait la fierté de quelques-uns et sert souvent d’arguments idéologiques dans certains débats particulièrement sur l’Islam ou l’immigration.
Pourtant, à bien y regarder de près, l’égalité pour tous dont l’école est affublée ne correspond pas toujours à toutes les réalités sur le terrain. L’échec scolaire demeure important chez les enfants dont les parents viennent de l’étranger notamment des ex-colonies françaises. Et lorsque la réussite s’avère quand même possible, l’échec se déplace vers l’accès à l’emploi. Ce handicap alimente la désillusion par rapport à l’idée d’ascension sociale par l’école. La boucle est bouclée !
Cet échec vient, entre autres, d’une certaine marginalisation des enfants de migrants dont le savoir parental est disqualifié par l’école qui valorise les savoirs académiques ou les savoirs propres à l’histoire et à la culture françaises et dans une certaine mesure ceux liés aux cultures des Etats.
Qu’en est-il des enfants dont les cultures sont minorées aussi bien dans leur pays d’origine que dans leur pays d’adoption ? C’est le cas des enfants de parents berbères dont la langue est jusque là exclue de l’école de la République. Ces enfants dont l’héritage linguistique et culturel est repoussé vers la cellule familiale qui n’a pas toujours les moyens de le valoriser, se sentent souvent rejetés et adoptent alors des comportements inappropriés. Coupé de sa langue parentale donc de la transmission généalogique de sa culture, l’enfant berbère est invité à faire sien l’ersatz de culture officielle (des pays d’origine) que l’éducation nationale lui propose du fait des conventions bilatérales entre la France et les pays d’Afrique du Nord. Il n’est pas étonnant alors que certains de ces enfants se tournent, à un moment ou un autre, vers l’Islam médiatique avec les formes extrémistes que cela peut revêtir. Les parents ont beau être laïcs ou tout simplement pieux, les enfants restent fragilisés, menacés, doutent d’eux-mêmes et se tournent vers un Islam zélé qui peut, à leurs yeux, leur assurer une appartenance solide, en tout cas reconnue.
En montant les uns contre les autres, les pouvoirs publics français ne voulaient qu’une chose : retirer d’une main ce que l’on a donné de l’autre. C’est pourquoi, pour « apaiser » ce climat de surchauffe, les pouvoirs publics n’ont rien trouvé de génial que de supprimer la mission ! C’est bien connu, il faut casser le thermomètre pour ne pas voir la fièvre monter ! Ce n’est pas sérieux, c’est même discriminatoire.


Comment voyez-vous l’enseignement du berbère en France et que suggériez-vous au MEN en vue d’une réelle et sincère prise en charge de l’enseignement de la langue berbère en France ?

Au lieu de jeter de l’huile sur le feu en supprimant la mission de coordination, on serait bien inspiré de chercher à trouver un terrain de négociation. La suppression, si elle se confirme, serait une humiliation de plus pour ces acteurs de premier rang, un déni identitaire pour la communauté berbère et une opération anti-pédagogique désastreuse pour les élèves qui attendaient un soutien pour les épreuves d’un bac qui se prépare dans une agitation générale. Si les pouvoirs publics considèrent cette question du point de vue de l’égalité des chances des élèves devant la réussite scolaire et du point de vue de la lutte contre les discriminations, alors il leur est possible de servir de médiateur. Ils l’ont fait pour des Islamistes du Conseil des Musulmans de France dont les horizons politiques étaient autrement plus éloignés les uns des autres et dont les objectifs n’étaient pas toujours avoués.

Salem CHAKER a fait, à de nombreuses occasions, des propositions pédagogiques concrètes notamment autour de l’idée du CAPES. C’est cette démarche qu’il faut honorer au plus vite si l’on veut être constructif et non calculateur ! L’enjeu est de réduire le fossé entre l’école et la famille, les deux institutions qui s’occupent de l’élève. Trouver des voies pour une complémentarité créative entre les deux espaces (l’enseignement de la langue parentale en est une), c’est sortir des clichés qui voudraient que le monde des parents et celui de l’école républicaine seraient forcément opposés. C’est à ce prix que l’élève peut construire une estime de soi sans laquelle la relation à l’école, à l’apprentissage et à la République serait problématique.


Questionnaire élaboré par Masin FERKAL et Saïd CHEMAKH

tamazgha.fr

[ Edité par takfarinas le 21/3/2005 23:48 ]