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Voir la version complète : La démocratie dans le monde arabe a-t-elle un label américai


tajdikt
10/03/2005, 12h13
Après des années d’inertie et de réticence face à toute évolution démocratique, ça bouge dans plusieurs pays arabes. Ce changement est-il une conséquence des pressions américaines – et de ce fait l’oeuvre de George W. Bush ? La presse anglo-saxonne s’arrête sur cette question.
"L’effervescence politique et sociale qui, soudain, est en train de balayer le Moyen-Orient - de Bagdad à Beyrouth, du Caire à Casablanca - donne aux Etats-Unis et au reste du monde autant de raisons d’espérer de nouvelles opportunités que de craindre de nouvelles tensions", souligne USA Today.

De son côté, The Independent consacre sa première page à ce sujet. On y trouve une carte du monde arabe, donnant un aperçu du "vent du changement" qui souffle sur onze pays, y compris la Libye et le Yémen. Avec ce titre : "Après tout, Bush avait-il raison ?" En effet, note le journal britannique, "les opposants à la guerre en Irak auront à faire face à cette question difficile".

Question que pose également The Washington Post : "Dans quelle mesure le président George W. Bush a-t-il influencé les événements déclenchés sur le terrain par des forces locales ?" De fait, même les conseillers de Bush ont été surpris par la rapidité des changements. Quant aux sceptiques, ils ont été réduits au silence, moins de deux mois après le discours d’investiture de Bush dans lequel il avait précisé que l’objectif de son second mandat serait de "mettre fin à la tyrannie dans le monde", relève le quotidien américain.

Pour USA Today, la réponse est claire : "L’invasion de l’Irak, suivie des élections dans ce pays et dans les Territoires palestiniens, a incontestablement provoqué un électrochoc dans la région." Actuellement, cet élan démocratique qui prend de l’ampleur est symbolisé par les manifestations qui ont lieu au Liban, poursuit le quotidien. Dans une intervention prévue pour le mardi 8 mars à la National Defense University, "Bush, plein d’entrain, fera le point sur les progrès réalisés. Selon ses proches, il perçoit dans ces changements une validation de sa politique", signale le Post.

Néanmoins, Bush devrait éviter de présenter ces avancées - le repli syrien au Liban, par exemple - "comme un triomphe personnel et le fruit de sa ‘guerre contre le terrorisme’ et de sa ‘campagne pour propager la démocratie’. Une telle approche pourrait provoquer des réactions négatives, et les fruits recueillis deviendraient bien amers", souligne le journal, en citant Ray Close, un ancien officier de la CIA. D’ailleurs, poursuit le quotidien, rien ne prouve que les éventuels successeurs des alliés des Etats-Unis - la famille Al-Saoud en Arabie Saoudite ou Hosni Moubarak en Egypte - ne seront pas "des démocrates locaux sincères, mais dominés par un fort sentiment d’antiaméricanisme".

Une prudence que l’on retrouve dans The Independent, qui titre son éditorial : "Ne soyez pas dupes : la démocratie au Moyen-Orient n’a qu’un lien très faible avec la guerre en Irak." Pour les partisans de cette guerre, "c’était là le point de départ nécessaire". Une interprétation "séduisante" mais "biaisée, dangereuse et surtout erronée", assène l’éditorialiste. Certes, "les élections libres" en Irak n’auraient pas pu avoir lieu sans la chute du régime de Saddam Hussein. "Mais la tenue de telles élections était la moindre des choses que les forces d’occupation devaient à l’Irak. Si un jour quelque chose qui s’apparente à la démocratie survient en Irak, ce sera seulement grâce à la détermination des Irakiens eux-mêmes. Et c’est seulement de cette façon que la démocratie peut émerger n’importe où, et surtout perdurer."

Là où Bush aurait raison, selon le quotidien londonien, c’est "dans sa conviction que le besoin de démocratie concerne beaucoup de pays et que le monde arabe ne doit pas faire exception". Mais les mouvements les plus dynamiques dans la région ne sont pas liés à l’Irak. Ou bien ils trouvent leurs origines dans des événements locaux et imprévus : la mort de Yasser Arafat et l’assassinat de Rafic Hariri ; ou bien ils se situent dans des tendances déjà existantes : c’est le cas des changements en Arabie Saoudite ou en Libye, relève le journal. "Beaucoup d’autres facteurs sont à prendre en considération, comme le développement des communications, Internet, les voyages, l’évolution démographique ou l’éducation."

Toujours est-il que "les nombreux dirigeants non élus au Moyen-Orient doivent mal dormir ces derniers temps".
Hoda Saliby

Source: Courrier international

JADE
10/03/2005, 15h52
Si la démocratie dans le monde arabe est un label américain alors ca serait vraiment dommage!!
Puisque la démocratie c le pouvoir par le peuple et pour le peuple et par conséquent c'est un mouvement qui vient de l'interieur du pays et non de l'exterieur. Il suffi pour s'en convaicre de regarder l'exemple de la France qui a su établir une démocratie qui lui convennait sans intervention externe. De plus il faut savoir que l'établissemnt d'une démocratie ne se fait pas du jour au lendemain: ca prend du temps!
Donc il est normal d'avoir des soucis au niveau interne pour la mise en place de la démocratie mais il faut que ces soucis ne se transforment pas en problème à cause d'une intervention externe trop compliquée et "mafieuse" à mon avis.
Regarder l'Irak : croyez-vous vraiment qu'on obtient une démocratie par une guerre provoquée par un étranger??
BIEN SUR QUE NON!!
Cette guerre est injuste car du point de vu international, changer un régime est contraire à la chartre des nations unis, et que cette guerre ne visait que des intérets propres, ceux des americains à savoir l'hegémonie dans cette région riche et dans le monde.
Je pense que la guerre ne résoud rien, que Bush a du sang sur les mains et qu'il n'a absolument pas à etre fière de ses entreprises car elles n'ont provoqué que du DESORDRE! :-x
Je pense également qu'on doit donner la liberté à chaque pays de trouver un consenssus pour l'établissement d'un régime qui est en adéquation avec leur environement, leur culture,etc...
et non pas faire de la provocation (cf:lecomportement des USA envers la Syrie et l'Iran)afin de destabiliser ou d'humilier ou carrément faire un "néocolonialisme" sur des territoires autres pour instaurer ses us et coutumes et en rejettant "l'ambiance" nationale;
par exemple faire du nudisme sur les plages marocaines :-D (c la hchouma!! :-o ) non mais ou va t-on?? :-?
-L'ONU est en crise, il faut y rémedier avant de faire de la provok!
-Il y a trop d'injustices comme le non respect des traités: Israel est doté d'armes de destruction massives alors que s'était interdit! et ca provoque la gene et l'anti-americanisme des pays voisins: FAUT PAS S'ETONNER :-o
Mais ce qui est pire c'est de dire au monde "faite-ca!, mais ne faite pas ce que je fais": par exemple la prolifération d'armes est interdite mais avant de l'interdire et pour donner l'exemple, il faudrait se déposseder de nos propres armes pour etre au moins crédible!!
BREF: "a flahe soro Erbi"

[ Edité par JADE le 10/3/2005 15:55 ]

JADE
17/03/2005, 12h15
Tajdikt tu as posté un bon sujet et c dommage que nous seul y répondions;

POURTANT C D'ACTUALITE!!? :-?

Bref, pour ceux que ca interesse:

Que pensez-vous de la démocratie, en particulier dans les pays arabes?

Une intervention USA est elle vraiment nécessaire?