Lahcen
18/03/2005, 01h11
voila je pense que beaucoup d'entre vous n'ont pas vraiment le temps d'aller lire la plupart de jounaux marocain sur le net, alors je vous propose cette revue de presse tirée du journal lobservateur.ma , et n'hésitez pas si vos avez d'autres infos:
POLITIQUE INTERIEURE
LE JOURNAL HEBDOMADAIRE
Inévitable tsunami islamiste.
En invoquant la loi sur les partis, le Pouvoir veut la bipolarisation du champ politique marocain. Mais sans une vraie séparation des pouvoirs, ce projet risque d'être voué à l'échec ()
Lors de la marche de soutien pour les peuples palestinien et irakien du 28 novembre 2004, l'association du Cheikh Yassine a clairement démontré qu'elle était la première force politique du pays. De plus, Al Adl devra changer de chef en 2006 (selon le souhait du cheikh Yassine). Le prétendant n'est autre que Mohamed Abbadi. Membre influent du "Majliss Choura", il serait pour une participation des amis de Yassine dans le champ politique. Une donne qui changera certainement la carte politique marocaine. Quant aux cadors du PJD, ils ne pourront plus accepter l'ingérence du ministère de l'Intérieur dans les choix du parti. () Si la monarchie a su amadouer les partis issus du mouvement national, elle devra aujourd'hui intégrer les islamistes dans son équation () (Mouaad Rhandi)
Que fait le Roi ? C'est un signe de profonde décrépitude qu'une nation soit réduite à scruter les faits et gestes d'une seule personne.
Les derniers échos sur sa visite prolongée en Amérique du Sud et ses absences aux obsèques de Yasser Arafat et Cheikh Zayed Ibn Sultan sont pourtant le résultat de l'inquiétude croissante des élites marocaines. Face aux défis qu'affronte le pays, l'attitude du Roi suscite l'incompréhension ()
Il est temps que les démocrates se mettent autour d'une table et discutent sérieusement de la fondation d'un Maroc nouveau où l'autorité aura pour pendant la responsabilité devant les citoyens. (Aboubakr Jamaï)
LE REPORTER
Les prophéties des adeptes d'Abdesslam Yassine.
"Al Adl Wa Al Ihssane" sort à nouveau de sa réserve. Dans un méli-mélo politico-religieux, le mouvement veut manifestement se refaire une santé. Certains de ses adeptes prophétisent même l'imminence de sa victoire sur le pouvoir en place () (Mohamed Zainabi)
MAROC-HEBDO
L'USFP prépare son 7ème congrès. Un parti à la croisée des chemins.
La commission préparatoire du 7ème congrès de l'USFP est à pied d'uvre, sous la houlette de Me Elyazghi. Prévu pour le printemps 2005, ce congrès devra répondre à une question centrale : comment dépasser la crise qui secoue le parti depuis son accession au gouvernement ? () Comment adapter ses idées de parti proche des masses populaires à ses engagements de formation gouvernementale ? () L'enjeu est de belle taille : finaliser un projet politique pour la société. Sans que soit perdue la nécessité de la mise à niveau dans l'optique des échéances électorales de 2007. (Mustapha Sehimi)
ECONOMIE
LE JOURNAL HEBDOMADAIRE
Quel Maroc en 2007 ?
Le choc économique. Les années à venir seront difficiles pour les finances publiques. Tandis que le trésor des privatisations s'épuise, la facture énergétique et la paie des fonctionnaires plomberont le budget () (Mohammed Jamaï et Fahd Iraqi)
LA VIE ECONOMIQUE
Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et du Transport, parle sans détours.
Conflit sur la libéralisation des ports, réforme du transport des voyageurs, projet de TGV, le ministre clarifie sa position. Permis à puce, amendes, radars automatiques, beaucoup de changements attendus en matière de circulation routière () (propos recueillis par Fadel Agoumi et Saâd Benmansour)
Ce qui changera avec la nouvelle loi bancaire.
Transparence et renforcement de la sécurité des déposants constituent les piliers de la nouvelle loi. Le pouvoir de contrôle de Bank Al Maghrib est renforcé. Les mauvais payeurs seront mieux contrôlés ()
MAROC-HEBDO
Saâd Bendidi, nouveau président directeur général de l'ONA. Le manager des grands défis.
Après avoir accompli sa mission de restructuration de l'ONA, Bassim Jai Hokimi cède son fauteuil de PDG à Saâd Bendidi. L'éminence grise du groupe Benjelloun prend ses nouvelles fonctions début 2005. Il devra assurer le développement du holding dans toutes ses activités ()
SOCIETE
MAROC-HEBDO
Miloud Chaâbi. L'homme de l'année 2004.
Cet homme d'affaires s'est surtout distingué par la réalisation de grands projets de logements sociaux dans tout le Maroc () (Abdellatif Mansour)
LE JOURNAL HEBDOMADAIRE
Rétrospective 2004. Une cuvée amère.
Maroc/Etats-Unis, sous la coupe de Bush. L'alliance entre le Maroc et les Etats-Unis a été scellée en 2004, d'abord par l'accord de libre-échange (..) Le Maroc a déjà décroché son titre d'allié privilégié de Washington ()
Années de plomb. Premiers pardons. Le 21 décembre 2004. Premier jour des auditions de l'Instance Equité et Réconciliation. Le début d'une réhabilitation pour certains, un leurre pour beaucoup () Mais quelle réconciliation peut-il y avoir quand les coupables sont absents ? (..) Quand d'autres pensent encore se jouer des consciences en nettoyant l'appareil sécuritaire de ses vieux barons, propulsant de nouvelles têtes sans que l'on ait cherché à casser le moule ?
LA VERITE
Vux.
(..) En cette fin d'année, partout se lèvent souhaits et vux pour que reverdissent les horizons. Ce qui se passe sous nos yeux devrait nous porter à l'optimisme plus qu'au scepticisme. Le vent des libertés rentre chez nous par portes et fenêtres. Profitons-en pour montrer du doigt les vestiges d'un système qui a couvert les abus et les dépassements. Faisons en sorte que les réformes se poursuivent pour dépouiller la pratique rentière de son autorité ancestrale et pour réhabiliter nos villes ruralisées. Que 2005 soit l'année des authentiques mises à niveau tendant à remodeler notre fiscalité, à réduire le train de vie de l'Etat et à démocratiser les partis politiques et les syndicats () (Abdellah El Amrani)
LA VIE ECONOMIQUE
2004, une année riche en événements.
Années de plomb, nouvelle moudawana, champ religieux et dossier du Sahara ont été les sujets les plus abordés. La loi sur les partis et celle concernant la libéralisation de l'audiovisuel ont constitué les deux temps forts pour le législatif () L'année 2004 s'achève comme elle a commencé, sous le signe des droits de l'Homme. Le 7 janvier, le Roi Mohammed VI présidait, au Palais royal d'Agadir, la cérémonie d'installation de l'Instance équité et réconciliation. Les 20 et 21 décembre étaient organisées les premières auditions publiques des victimes des années de plomb () La mission de la Minurso a été prorogée trois fois, James Baker a jeté l'éponge et les parties campent toujours sur leurs positions. En 2004, le dossier du Sahara n'a pas réellement bougé () Les premiers mois de l'année à venir seront sans doute marqués par les discussions sur le projet de loi sur les partis et notamment le rôle de l'Intérieur () (Chafik Laâbi)
Enquête. Faut-il croire les chiffres du recensement ?
Les trois chiffres qui sèment le doute. L'effectif total de la population, le nombre d'étrangers et d'habitants du Grand Casablanca laissent les Marocains sceptiques.
Une contestation technique. La majorité écarte l'hypothèse d'une manipulation des chiffres et pense qu'il s'agit d'erreurs techniques. Les arguments d'Ahmed Lahlimi. Pour lui, 97,8 % de la population a été couverte. Il dévoile des données non encore publiées (..) Le nombre global des Marocains. A peine 29,89 millions ! () La crédibilité de l'Etat est remise en cause. Alors sommes-nous 29,9 millions ou plus ? () Larabi Jaïdi n'est pas le seul à penser que l'hypothèse du traficotage des chiffres ne tient pas la route, les témoignages que nous avons recueillis auprès de personnes sceptiques convergent, eux aussi, vers des erreurs techniques (..) Le deuxième chiffre qui a semé le doute est celui des étrangers installés au pays () 51 000 () Le troisième chiffre remis en cause est en relation avec l'importance de la population de certains urbains. Les Casablancais ont toujours estimé être au moins 5 millions d'individus. Face aux 3,6 millions annoncés, certains sont restés perplexes (..) Il va falloir attendre l'été 2005 pour avoir des analyses complètes du recensement () (Aniss Maghri)
Changement de temps et de ton.
2004 s'en va et 2005 est déjà là () Des citoyens moins méfiants envers l'administration, des entreprises qui pleurnichent moins et un Etat qui affronte son passé. 2004, une année pas comme les autres () Conclusion ? Le Maroc change même s'il se défait trop lentement de ses vieux réflexes. (Fadel Agoumi)
LE JOURNAL HEBDOMADAIRE
L'équation islamiste. Comment la monarchie va-t-elle faire face à l'évolution du champ religieux ?
() Le Pouvoir s'inscrit dans une logique d'ouverture, humanisant la religion et renouant avec l'islam populaire marocain d'essence malékite. Le danger pour le régime du renouveau de cet islam identitaire, le revers de la médaille concerne la mouvance d'Al adl wal Ihssane () De plus en plus nombreux, les jeunes de la mouvance qui poussent pour une entrée dans le jeu politique d'Al adl seront-ils entendus par le Pouvoir ? La récente manifestation anti-forum de l'avenir, véritable démonstration de force de l'association de Cheikh Yassine, s'annonce comme un premier pas vers ce processus de régularisation. Un processus qui, à l'orée des élections législatives de 2007, constitue une première tentative d'affaiblissement du PJD. Il paraît peu probable qu'Al Adl soit dans la course pour la prochaine échéance électorale () Quant au PJD, fort d'un Ramid plus proche des bases, il voit en Saâd Eddine Othmani un futur Erdogan. Une possibilité que ne verrait pas d'un mauvais il le Pouvoir si le contexte international s'inscrit dans la même tendance.
PROCHE-ORIENT
AS-SAHIFA AL-OUSBOUIYA
"Al Adl Wal Ihsane" exclu du Groupe national de soutien à l'Iraq et la Palestine.
Le représentant du mouvement "Al Adl Wal Ihsane" n'a pas assisté à la dernière réunion tenue le 22 décembre dernier par le Groupe national de soutien à l'Iraq et la Palestine. Selon une source informée, le mouvement n'a pas été convié à la réunion, qui devait être consacrée à l'évaluation () de la dernière marche populaire () du 28 novembre, () et notamment de la position d'"Al Adl Wal Ihsane", () qui avait affiché ses propres slogans et banderoles portant le nom du mouvement, ce qui constitue une violation des conditions d'organisation de la marche (). Cette attitude () a poussé plusieurs membres du Groupe à faire pression afin que le mouvement ne soit plus convié aux réunions de cette instance.
lobservateur.ma
POLITIQUE INTERIEURE
LE JOURNAL HEBDOMADAIRE
Inévitable tsunami islamiste.
En invoquant la loi sur les partis, le Pouvoir veut la bipolarisation du champ politique marocain. Mais sans une vraie séparation des pouvoirs, ce projet risque d'être voué à l'échec ()
Lors de la marche de soutien pour les peuples palestinien et irakien du 28 novembre 2004, l'association du Cheikh Yassine a clairement démontré qu'elle était la première force politique du pays. De plus, Al Adl devra changer de chef en 2006 (selon le souhait du cheikh Yassine). Le prétendant n'est autre que Mohamed Abbadi. Membre influent du "Majliss Choura", il serait pour une participation des amis de Yassine dans le champ politique. Une donne qui changera certainement la carte politique marocaine. Quant aux cadors du PJD, ils ne pourront plus accepter l'ingérence du ministère de l'Intérieur dans les choix du parti. () Si la monarchie a su amadouer les partis issus du mouvement national, elle devra aujourd'hui intégrer les islamistes dans son équation () (Mouaad Rhandi)
Que fait le Roi ? C'est un signe de profonde décrépitude qu'une nation soit réduite à scruter les faits et gestes d'une seule personne.
Les derniers échos sur sa visite prolongée en Amérique du Sud et ses absences aux obsèques de Yasser Arafat et Cheikh Zayed Ibn Sultan sont pourtant le résultat de l'inquiétude croissante des élites marocaines. Face aux défis qu'affronte le pays, l'attitude du Roi suscite l'incompréhension ()
Il est temps que les démocrates se mettent autour d'une table et discutent sérieusement de la fondation d'un Maroc nouveau où l'autorité aura pour pendant la responsabilité devant les citoyens. (Aboubakr Jamaï)
LE REPORTER
Les prophéties des adeptes d'Abdesslam Yassine.
"Al Adl Wa Al Ihssane" sort à nouveau de sa réserve. Dans un méli-mélo politico-religieux, le mouvement veut manifestement se refaire une santé. Certains de ses adeptes prophétisent même l'imminence de sa victoire sur le pouvoir en place () (Mohamed Zainabi)
MAROC-HEBDO
L'USFP prépare son 7ème congrès. Un parti à la croisée des chemins.
La commission préparatoire du 7ème congrès de l'USFP est à pied d'uvre, sous la houlette de Me Elyazghi. Prévu pour le printemps 2005, ce congrès devra répondre à une question centrale : comment dépasser la crise qui secoue le parti depuis son accession au gouvernement ? () Comment adapter ses idées de parti proche des masses populaires à ses engagements de formation gouvernementale ? () L'enjeu est de belle taille : finaliser un projet politique pour la société. Sans que soit perdue la nécessité de la mise à niveau dans l'optique des échéances électorales de 2007. (Mustapha Sehimi)
ECONOMIE
LE JOURNAL HEBDOMADAIRE
Quel Maroc en 2007 ?
Le choc économique. Les années à venir seront difficiles pour les finances publiques. Tandis que le trésor des privatisations s'épuise, la facture énergétique et la paie des fonctionnaires plomberont le budget () (Mohammed Jamaï et Fahd Iraqi)
LA VIE ECONOMIQUE
Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et du Transport, parle sans détours.
Conflit sur la libéralisation des ports, réforme du transport des voyageurs, projet de TGV, le ministre clarifie sa position. Permis à puce, amendes, radars automatiques, beaucoup de changements attendus en matière de circulation routière () (propos recueillis par Fadel Agoumi et Saâd Benmansour)
Ce qui changera avec la nouvelle loi bancaire.
Transparence et renforcement de la sécurité des déposants constituent les piliers de la nouvelle loi. Le pouvoir de contrôle de Bank Al Maghrib est renforcé. Les mauvais payeurs seront mieux contrôlés ()
MAROC-HEBDO
Saâd Bendidi, nouveau président directeur général de l'ONA. Le manager des grands défis.
Après avoir accompli sa mission de restructuration de l'ONA, Bassim Jai Hokimi cède son fauteuil de PDG à Saâd Bendidi. L'éminence grise du groupe Benjelloun prend ses nouvelles fonctions début 2005. Il devra assurer le développement du holding dans toutes ses activités ()
SOCIETE
MAROC-HEBDO
Miloud Chaâbi. L'homme de l'année 2004.
Cet homme d'affaires s'est surtout distingué par la réalisation de grands projets de logements sociaux dans tout le Maroc () (Abdellatif Mansour)
LE JOURNAL HEBDOMADAIRE
Rétrospective 2004. Une cuvée amère.
Maroc/Etats-Unis, sous la coupe de Bush. L'alliance entre le Maroc et les Etats-Unis a été scellée en 2004, d'abord par l'accord de libre-échange (..) Le Maroc a déjà décroché son titre d'allié privilégié de Washington ()
Années de plomb. Premiers pardons. Le 21 décembre 2004. Premier jour des auditions de l'Instance Equité et Réconciliation. Le début d'une réhabilitation pour certains, un leurre pour beaucoup () Mais quelle réconciliation peut-il y avoir quand les coupables sont absents ? (..) Quand d'autres pensent encore se jouer des consciences en nettoyant l'appareil sécuritaire de ses vieux barons, propulsant de nouvelles têtes sans que l'on ait cherché à casser le moule ?
LA VERITE
Vux.
(..) En cette fin d'année, partout se lèvent souhaits et vux pour que reverdissent les horizons. Ce qui se passe sous nos yeux devrait nous porter à l'optimisme plus qu'au scepticisme. Le vent des libertés rentre chez nous par portes et fenêtres. Profitons-en pour montrer du doigt les vestiges d'un système qui a couvert les abus et les dépassements. Faisons en sorte que les réformes se poursuivent pour dépouiller la pratique rentière de son autorité ancestrale et pour réhabiliter nos villes ruralisées. Que 2005 soit l'année des authentiques mises à niveau tendant à remodeler notre fiscalité, à réduire le train de vie de l'Etat et à démocratiser les partis politiques et les syndicats () (Abdellah El Amrani)
LA VIE ECONOMIQUE
2004, une année riche en événements.
Années de plomb, nouvelle moudawana, champ religieux et dossier du Sahara ont été les sujets les plus abordés. La loi sur les partis et celle concernant la libéralisation de l'audiovisuel ont constitué les deux temps forts pour le législatif () L'année 2004 s'achève comme elle a commencé, sous le signe des droits de l'Homme. Le 7 janvier, le Roi Mohammed VI présidait, au Palais royal d'Agadir, la cérémonie d'installation de l'Instance équité et réconciliation. Les 20 et 21 décembre étaient organisées les premières auditions publiques des victimes des années de plomb () La mission de la Minurso a été prorogée trois fois, James Baker a jeté l'éponge et les parties campent toujours sur leurs positions. En 2004, le dossier du Sahara n'a pas réellement bougé () Les premiers mois de l'année à venir seront sans doute marqués par les discussions sur le projet de loi sur les partis et notamment le rôle de l'Intérieur () (Chafik Laâbi)
Enquête. Faut-il croire les chiffres du recensement ?
Les trois chiffres qui sèment le doute. L'effectif total de la population, le nombre d'étrangers et d'habitants du Grand Casablanca laissent les Marocains sceptiques.
Une contestation technique. La majorité écarte l'hypothèse d'une manipulation des chiffres et pense qu'il s'agit d'erreurs techniques. Les arguments d'Ahmed Lahlimi. Pour lui, 97,8 % de la population a été couverte. Il dévoile des données non encore publiées (..) Le nombre global des Marocains. A peine 29,89 millions ! () La crédibilité de l'Etat est remise en cause. Alors sommes-nous 29,9 millions ou plus ? () Larabi Jaïdi n'est pas le seul à penser que l'hypothèse du traficotage des chiffres ne tient pas la route, les témoignages que nous avons recueillis auprès de personnes sceptiques convergent, eux aussi, vers des erreurs techniques (..) Le deuxième chiffre qui a semé le doute est celui des étrangers installés au pays () 51 000 () Le troisième chiffre remis en cause est en relation avec l'importance de la population de certains urbains. Les Casablancais ont toujours estimé être au moins 5 millions d'individus. Face aux 3,6 millions annoncés, certains sont restés perplexes (..) Il va falloir attendre l'été 2005 pour avoir des analyses complètes du recensement () (Aniss Maghri)
Changement de temps et de ton.
2004 s'en va et 2005 est déjà là () Des citoyens moins méfiants envers l'administration, des entreprises qui pleurnichent moins et un Etat qui affronte son passé. 2004, une année pas comme les autres () Conclusion ? Le Maroc change même s'il se défait trop lentement de ses vieux réflexes. (Fadel Agoumi)
LE JOURNAL HEBDOMADAIRE
L'équation islamiste. Comment la monarchie va-t-elle faire face à l'évolution du champ religieux ?
() Le Pouvoir s'inscrit dans une logique d'ouverture, humanisant la religion et renouant avec l'islam populaire marocain d'essence malékite. Le danger pour le régime du renouveau de cet islam identitaire, le revers de la médaille concerne la mouvance d'Al adl wal Ihssane () De plus en plus nombreux, les jeunes de la mouvance qui poussent pour une entrée dans le jeu politique d'Al adl seront-ils entendus par le Pouvoir ? La récente manifestation anti-forum de l'avenir, véritable démonstration de force de l'association de Cheikh Yassine, s'annonce comme un premier pas vers ce processus de régularisation. Un processus qui, à l'orée des élections législatives de 2007, constitue une première tentative d'affaiblissement du PJD. Il paraît peu probable qu'Al Adl soit dans la course pour la prochaine échéance électorale () Quant au PJD, fort d'un Ramid plus proche des bases, il voit en Saâd Eddine Othmani un futur Erdogan. Une possibilité que ne verrait pas d'un mauvais il le Pouvoir si le contexte international s'inscrit dans la même tendance.
PROCHE-ORIENT
AS-SAHIFA AL-OUSBOUIYA
"Al Adl Wal Ihsane" exclu du Groupe national de soutien à l'Iraq et la Palestine.
Le représentant du mouvement "Al Adl Wal Ihsane" n'a pas assisté à la dernière réunion tenue le 22 décembre dernier par le Groupe national de soutien à l'Iraq et la Palestine. Selon une source informée, le mouvement n'a pas été convié à la réunion, qui devait être consacrée à l'évaluation () de la dernière marche populaire () du 28 novembre, () et notamment de la position d'"Al Adl Wal Ihsane", () qui avait affiché ses propres slogans et banderoles portant le nom du mouvement, ce qui constitue une violation des conditions d'organisation de la marche (). Cette attitude () a poussé plusieurs membres du Groupe à faire pression afin que le mouvement ne soit plus convié aux réunions de cette instance.
lobservateur.ma