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Voir la version complète : aide pour exposés en Histoire


eywa
29/09/2005, 18h39
Salam,

je suis en première année en licence histoire et aujourd'hui j'ai eu la bonne surprise d'avoir à faire un exposé sur le temple de Zeus en Olympie pour la semaine prochaine! sinon si ça vous dis j'ai aussi un exposé à faire sur la colonisation de l'algérie de 1830 à 1870 et un autre sur la culture flammande(agriculture) tout ça c'est passionnant mais j'ai du mal à trouver des ouvrages qui font avancer mon travail.

si une personne à des connaissances sur ce sujet et qu'elle veut bien me les faire partager ça m'aiderait beaucoup, je suis sur qu'il ya des etudiants ou anciens etudiants en histoire ici :-? nan qui auront des conseils à me donner :-?

merci

[ Edité par eywa le 29/9/2005 17:42 ]

eywa
29/09/2005, 21h41
des titres d'ouvrages que vous avez utiliser pour d'autres travaux qui traité également de l'un de ces sujet nan :-? nada ! :roll:

[ Edité par eywa le 29/9/2005 20:44 ]

boutfounaste
29/09/2005, 23h23
deja ta pas choisi de bons sujets lol

l'agriculture flammande beurkkkk

sinon pour la colonisation ya pas mal de livre sur les colonies francaise et surtout la politique coloniale francaise
pour le temple de zeus a olympe (et non en olympie lol)
ben ya le livre sur la religion grec de je sais plus qui....
la ya beaucoup de choses
je cois que tu es du 6.2 moi aussi je suis etudiant en maitrise d'histoire si tu est a la fac d'arras dit moi quoi
pour que je t'oriente sur une bonne bibliotheque

achraflebogoss
30/09/2005, 00h48
eh ben si tout le monde venait demander des docs pour des exposés, on en a pas fini!!!

au fait c koi le rapport avec notre culture que le site est censé promouvoir ??????????

leszinadetiznit
30/09/2005, 00h55
achraflebogoss a écrit :
eh ben si tout le monde venait demander des docs pour des exposés, on en a pas fini!!!

au fait c koi le rapport avec notre culture que le site est censé promouvoir ??????????

LA SOLIDARITE CHLEUHS tu connais? :-?

Et puis ici tu es dans le forum Entraide donc voilà, tu peux demander des conseils, de l'aide...etc ;-)

amanar
30/09/2005, 09h42
Je t'en proposerai d'autres des que j'aurai un peu de temps libre, mais à toi de faire le tri !! :-)

Colonisation de l'Algerie:

Julien, Ch-A. - Histoire de l'Algérie contemporaine, Tome 1 : conquête et colonialisme ; Tome 2 : de l'insurrection de 1871 au déclenchement de la guerre de libération (1954)- Presses universitaires de France, 1979

Histoire de l'Algérie coloniale, 1830-1954
Benjamin Stora
Ed. La Découverte, coll. Repères, 1991

Histoire de la guerre d'Algérie, 1954-1962
Benjamin Stora
Ed. La Découverte, coll. Repères, 1993

Ageron, Charles-Robert
De l'Algérie "française" à l'Algérie algérienne [Texte imprimé] / Charles-Robert Ageron. - [Saint-Denis] : Éd. Bouchene, DL 2005 (14-Condé-sur-Noireau : Impr. Corlet). - 1 vol. (623 p.) : portr. ; 24 cm.
Publ. dans le cadre d'un hommage à C.-R. Ageron. - Bibliogr. des oeuvres de C.-R. Ageron p. 613-623. Notes bibliogr. - DLE-20050624-31974. - 965.03 (21) (Br.).
Algérie -- 1830-1962
Algérie -- Politique et gouvernement -- 1830-1962

BIBLIOGRAPHIE (2) L’Algérie coloniale

1- Le cadre général : l’Empire français, colonisation et décolonisation

AGERON, Charles-Robert, La décolonisation française, Paris, Armand Colin, coll. « Cursus », 1994.

PERVILLÉ, Guy, De l’Empire français à la décolonisation, Paris, Hachette, coll. « carré histoire », 1993.

2- Colonisation et décolonisation en Algérie

AGERON, Charles-Robert, Histoire de l’Algérie contemporaine, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1994 (10e éd.).

AGERON, Charles-Robert et JULIEN, Charles-André, Histoire de l’Algérie contemporaine, Paris, PUF, 1964-1969, 2 vol.

STORA, Benjamin, Histoire de l’Algérie coloniale (1830-1954), Paris, La Découverte, coll. « Repères », 1991.

« Le temps de l’Algérie française : de la prise d’Alger à l’indépendance », numéro spécial, L’Histoire, n°140, janvier 1991.

3- La guerre d’Algérie

DROZ, Bernard et LEVER, Evelyne, Histoire de la guerre d’Algérie (1954-1962), Paris, Le Seuil, coll. « Points Histoire », 1984.

COURRIÉRE, Yves, La guerre d’Algérie, Paris, Laffont, coll. « Bouquins », 1990, 2 vol.

HARBI, Mohammed, Le FLN: mirage et réalité – Des origines à la prise du pouvoir (1945-1962), Paris, Jeune Afrique, 1980.

SLAMA, Alain-Gérard, La guerre d’Algérie, histoire d’une déchirure, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes », 1996.

STORA, Benjamin, Histoire de la guerre d’Algérie (1954-1962), Paris, La Découverte, coll. « Repères », 1995.

4- Documentation audiovisuelle

BATTY, Peter, La guerre d’Algérie, 1ère diffusion en février 1991, 5 parties (FR 3).

ALFONSI, Philippe [et al.], Les années algériennes, 1ère diffusion en juin 1991 (Antenne 2).

BROOKS, Philip et HAYLING, Alan, 17 octobre 1961: une journée portée disparue, 1ère diffusion en 1993 (France 3).

STORA, Benjamin, La guerre d’Algérie: une histoire par la radio et l’image, CD-Rom multimédia, Paris, INA-La Découverte, 1996.

Ageron (Charles-Robert), Histoire de l'Algérie contemporaine, tome 1 : la conquête et les débuts de la colonisation 1827-1871, Ed. P.U.F., 1979, 632 p.

:-)

amanar
30/09/2005, 10h30
LA COLONISATION EN ALGÉRIE (http://66.249.93.104/search?q=cache:VQk0omLUTygJ:www.pieds-noirs.org/histoire/memoire.htm+colonisation+alg%C3%A9rie++bibliograph ie&hl=fr)

eywa
30/09/2005, 13h45
achraflebogoss a écrit*:
eh ben si tout le monde venait demander des docs pour des exposés, on en a pas fini!!!

au fait c koi le rapport avec notre culture que le site est censé promouvoir ??????????

en même temps c le forum entraide ici :-? donc je fais comme chez moi :roll: il sert à ça ce forum si t'avais pas compris ;-)

eywa
30/09/2005, 13h47
merci takfarinas je vais me renseigner sur les ouvrages que tu me proposes et merci bcp pour le lien :-)

eywa
30/09/2005, 13h51
boutfounaste a écrit*:
deja ta pas choisi de bons sujets lol

l'agriculture flammande beurkkkk

sinon pour la colonisation ya pas mal de livre sur les colonies francaise et surtout la politique coloniale francaise
pour le temple de zeus a olympe (et non en olympie lol)
ben ya le livre sur la religion grec de je sais plus qui....
la ya beaucoup de choses
je cois que tu es du 6.2 moi aussi je suis etudiant en maitrise d'histoire si tu est a la fac d'arras dit moi quoi
pour que je t'oriente sur une bonne bibliotheque


je sais qu'il est pas génial le sujet sur la culture à la flammande mais les sujets les + interressants ont été très vite pris et j'ai finalement eu très peu le choix. Sinon le titre de l'exposé est bien le temple de zeus en Olympie .
Je suis bien à la fac d'arras, j'aimerai bien l'adresses de quelques librairies, bibliothèques où je trouverai mon bonheur.

merci

[ Edité par eywa le 30/9/2005 13:30 ]

amanar
30/09/2005, 14h53
Le Temple de Zeus (http://www.edutemps.fr/extrait/EX1comhis.pdf)

amanar
30/09/2005, 15h00
Description du temple de Zeus à Olympie

Jean-Jacques Barthélemy
Jean-Jacques, dit l'abbé Barthélemy. Érudit et écrivain français (1716-1795), auteur du Voyage du jeune Anarcharsis en Grèce.

Présentation

Description par le jeune Anacharsis, le voyageur fictif inventé par l'abbé Barthélemy, du temple de Zeus à Olympe où se trouvait la célèbre statue du Zeus qui compta parmi les sept merveilles du monde. La description exceptionnellement précise que fait l'abbé Barthélemy, à travers son jeune personnage, des trésors artistiques d'Olympie, repose sur une vaste érudition et une parfaite familiarité avec Pausanias, Plutarque et autres commentateurs de l'Antiquité, cultivées au cours des trente années qui servirent à la préparation du Voyage du jeune Anacharsis en Grèce.
Reconstitution du temple de Zeus à Olympie. Dans ce fronton on voit, au milieu d'un grand nombre de figures, Œnomatïs et Pélops prêts à se disputer, en présence de Jupiter, le prix de la course.
Source imprimée : Jennie Hall, Buried Cities. Pompeii, Olympia, Mycenae, New York, The Macmillan Company, 1922
Texte
Le temple de Jupiter [Zeus] fut construit, dans le siècle dernier [Ve siècle av. J.-C.], des dépouilles enlevées par les Éléens à quelques peuples qui s'étaient révoltés contre eux; il est d'ordre dorique, entouré de colonnes, et construit d'une pierre tirée des carrières voisines, mais aussi éclatante et aussi dure, quoique plus légère, que le marbre de Paros. Il a de hauteur soixante-huit pieds, de longueur deux cent-trente, de largeur quatre-vingt-quinze.

Un architecte habite, nommé Libon, fut chargé de la construction de cet édifice; deux sculpteurs non moins habiles enrichirent par de savantes compositions les frontons des deux façades. Dans l'un de ces frontons on voit, au milieu d'un grand nombre de figures, Œnomatïs et Pélops prêts à se disputer, en présence de Jupiter, le prix de la course; dans l'autre, le combat des Centaures et des Lapithes. La porte d'entrée est de bronze, ainsi que la porte du côté opposé. On a gravé sur l'une et sur l'autre une partie des travaux d'Hercule. Des pièces de marbre, taillées en forme de toiles, couvrent le toit. Au sommet de chaque fronton s'élève une Victoire en bronze doré; à chaque angle, un grand vase de même métal et également doré.

Le temple est divisé par des colonnes en trois nefs. On y trouve, de même que dans le vestibule, quantité d'offrandes que la piété et la reconnaissance ont consacrées au Dieu; mais, loin de se fixer sur ces objets, les regards se portent rapidement sur la statue et sur le trône de Jupiter. Ce chef-d'oeuvre de Phidias et de la sculpture fait, au premier aspect, une impression que l'examen ne sert qu'à rendre plus profonde.

La figure de Jupiter est en or et en ivoire; et, quoique assise, elle s'élève presque jusqu'au plafond du temple. De la main droite elle tient une Victoire également d'or et d'ivoire; de la gauche, un sceptre travaillé avec goût, enrichi de diverses espèces de métaux, et surmonté d'un aigle. La chaussure est en or, ainsi que le manteau, sur lequel on a gravé des animaux, des fleurs, et surtout des lis.

Le trône porte sur quatre pieds, ainsi que sur des colonnes intermédiaires de même hauteur que les pieds. Les matières les plus riches, les arts les plus nobles concourent à l'embellir. Il est tout brillant d'or, d'ivoire, d'ébène et de pierres précieuses, partout décoré de peintures et de bas-reliefs.

Quatre de ces bas-reliefs sont appliqués sur la face antérieure de chacun des pieds de devant. Le plus haut représente quatre Victoires dans l'attitude de danseuses; le second, des sphinx, qui enlèvent les enfants des Thébains; le troisième, Apollon et Diane perçant de leurs traits les enfants de Niobé; le dernier, enfin, deux autres Victoires.

Phidias profita des moindres espaces pour multiplier les ornements. Sur les quatre traverses qui lient les pieds du trône, je comptai trente-sept figures, les unes représentant des lutteurs, les autres le combat d'Hercule contre les Amazones. Au-dessus de la tête de Jupiter, dans la partie supérieure du trône, on voit, d'un côté, les Grâces, qu'il eut d'Eurynome, et les trois Saisons, qu'il eut de Thémis. On distingue quantité d'autres bas-reliefs, tant sur le marchepied que sur la base ou l'estrade qui soutient cette masse énorme, la plupart exécutés en or, et représentant les divinités de l'Olympe. Aux pieds de Jupiter, on lit cette inscription: JE SUIS L'OUVRAGE DE PHIDIAS, ATHÉNIEN, FILS DE CHARMIDÈS. Outre son nom, !'artiste, pour éterniser la mémoire et la beauté d'un jeune homme de ses amis appelé Pantarcès, grava son nom sur un des doigts de Jupiter.

On ne peut approcher du trône autant qu'on le désirerait: à une certaine distance on est arrêté par une balustrade qui règne tout autour, et qui est ornée de peintures excellentes de la main de Panénus, élève et frère de Phidias. C'est le même qui, conjointement avec Colotès, autre disciple de ce grand homme, fut chargé des principaux détails de cet ouvrage surprenant. On dit qu'après l'avoir achevé Phidias ôta le voile dont il l'avait couvert, consulta le goût du public, et se réforma lui-même d'après les avis de la multitude.

On est frappé de la grandeur de l'entreprise, de la richesse de la matière, de l'excellence du travail, de l'heureux accord de toutes les parties; mais on l'est bien plus encore de l'expression sublime que l'artiste a su donner à la tête de Jupiter. La divinité même y parait empreinte avec tout l'éclat de la puissance, toute la profondeur de la sagesse, toute la douceur de la bonté. Auparavant, les artistes ne représentaient le maître des dieux qu'avec des traits communs, sans noblesse et sans caractère distinctif; Phidias fut le premier qui atteignit, pour ainsi dire, la majesté divine, et sut ajouter un nouveau motif au respect des peuples en leur rendant sensible ce qu'ils avaient adoré. Dans quelle source avait-il donc puisé ces hautes idées? Des poètes diraient qu'il était monté dans le ciel, ou que le dieu était descendu sur la terre; mais il répondit d'une manière plus simple et plus noble à ceux qui lui faisaient la même question: il cita les vers d'Homère où ce poète dit qu'un regard de Jupiter suffit pour ébranler l'Olympe. Ces vers, en réveillant dans l'âme de Phidias l'image du vrai beau, de ce beau qui n'est aperçu que par l'homme de génie, produisirent le Jupiter d'Olympie; et, quel que soit le sort de la religion qui domine dans la Grèce, le Jupiter d'Olympie servira toujours de modèle aux artistes qui voudront représenter dignement l'Être suprême.

Les Eléens connaissent le prix du monument qu'ils possèdent; ils montrent encore aux étrangers l'atelier de Phidias. Ils ont répandu leurs bienfaits sur les descendants de ce grand artiste, et les ont chargés d'entretenir la statue dans tout son éclat. Comme le temple et l'enceinte sacrée sont dans un endroit marécageux, un des moyens qu'on emploie pour défendre l'ivoire contre l'humidité, c'est de verser fréquemment de l'huile au pied du trône, sur une partie du pavé destinée à la recevoir.
Source imprimée
JEAN-JACQUES BARTHÉLEMY, Voyage du jeune Anacharsis en Grèce, vers le milieu du quatrième siècle avant l'ère vulgaire, Paris, Firmin-Didot libraires, 1843

Source (http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Phidias--Description_du_temple_de_Zeus_a_Olympie_par_Jean-Jacques_Barthelemy)

amanar
30/09/2005, 15h03
Le Zeus d'Olympie
Henri Lechat

Présentation

Après les trois Athéna scultpées à Athènes, après s'être acquitté de la direction des travaux de l'Acropole que lui avait confié Périclès, Phidias, exilé à Élis, entreprend pour le temple d'Olympie un Zeus colossal qui devait figurer dans l'Antiquité au rang des Sept merveilles du monde. C'est une des louanges que l'on fit à Phidias d'avoir rendu les dieux plus humains, d'avoir rapproché ceux-ci des hommes par la mansuétude et la noblesse de l'expression de ses sculptures.

Extrait de Phidias et la sculpture grecque au Ve siècle, de Henri Lechat, ouvrage paru au tournant du XXe siècle.
Tête d'une statue de Zeus peut-être inspirée du Zeus de Phidias, Musée des beaux-arts de Boston
Texte
Phidias atteignit pourtant à un degré d'idéal plus élevé encore, selon le jugement des anciens, dans le Zeus d'Olympie, qu'il exécuta de 437 ou 436 à 432, avec la collaboration de son frère, le peintre Panainos, et de son élève Colotès. Que ne possédons-nous, pour ce Zeus, l'équivalent de la moindre copie en marbre de la Parthénos! Car ce n'est pas assez d'avoir les minuscules reproductions, complètes ou partielles, qu'on trouve sur des monnaies d'Élis, ni ces quelques têtes diverses, provenant de statues dont les auteurs s'étaient plus ou moins souvenus et inspirés du type créé par Phidias: telle la très belle tête du IVe siècle, récemment découverte à Mylasa en Carie, et passée de la collection Arndt au musée de Boston (Fig. 17). Jusqu'à ce jour, nous n'avons donc guère, . pour nous renseigner, que les documents littéraires, notamment la description que Pausanias a faite du prodigieux chef-d'œuvre.

Prodigieux d'abord par les dimensions, qu'explique seule l'envie d'éclipser la statue du Parthénon. Celle-ci était grande autant que l'avait permis le souci de la maintenir en juste proportion avec l'édifice qui la renfermait; or, à Olympie, quoique le plafond fût plus bas et que la travée médiane fût d'un tiers moins large, le dieu mesurait, assis, environ 12 mètres de haut, et 14 avec son piédestal ! Il occupait la largeur entière de la travée, il n'aurait pu se dresser sans trouer le plafond, ni franchir la porte de son temple autrement que de biais et en se pliant! Une si visible disproportion, certainement imposée à Phidias, menaçait d'être funeste pour son œuvre mais, au contraire, son génie su en tirer une expression saisissante de grandeur. — Zeus sur son trône tenait dans la main droite, tout comme l'Athéna du Parthénon, une Nikè d'ivoire et d'or, et dans la main gauche son sceptre que terminait en haut un aigle. Le visage, les bras et le torse, les pieds étaient d'ivoire; d'or, la chevelure et la barbe, les sandales, puis la grande draperie qui enveloppait les jambes et, après avoir remonté derrière le dos, venait retomber en avant, par dessus l'épaule gauche. Le sceptre était fait d'un assemblage de divers métaux précieux; le trône était composé d'ivoire et d'ébène, d'or et de pierres fines; la draperie d'or avait été, par une sorte de niellage polychrome, brodée de figures et fleurie de lis: en tout cela apparaît avec évidence la recherche d'un certain effet de couleur, qui était accru encore par l'habile disposition, devant la base, d'un dallage noir, entouré de cette clôture pleine en marbre blanc, que décoraient, sur la face intérieure, des peintures de Panainos. Des motifs variés, en ronde bosse et en relief, faisaient au trône une ornementation des plus luxueuses: figures de Nikés dansantes, d'Horés, de Charites, de Sphinx; reliefs dont les uns célébraient les concours athlétiques d'Olympie, et les autres représentaient le meurtre des Niobides ou l'histoire d'Héraclès et ses compagnons aux prises avec les Amazones. Le tabouret sous les pieds du dieu était porté par deux lions d'or et développait en relief une seconde Amazonomachie, celle qui était plus spécialement attique et constituait un des exploits de Thésée. Enfin, sur le front de la base, un dernier relief, tout en or, montrait Aphrodite surgissant de la mer, accueillie par Éros et couronnée par Peithô, en présence d'une auguste assemblée d'Olympiens.

Ce décor abondant, et presque débordant, des parties accessoires, n'altérait pas le caractère de simplicité qu'offrait la personne même du dieu, calmement assis, torse nu, ses cheveux lisses ceints d'une couronne dont le modèle avait été pris au feuillage mince de l'olivier. L'opposition était voulue; elle acheminait l'esprit, après les premières minutes d'éblouissement et de stupeur, vers le plus haut sommet de la conception de Phidias. Formidable par ses dimensions qui attestaient sa puissance physique, entouré d'un luxe évocateur du merveilleux palais d'or qu'habitent les Immortels, Zeus — c'était là sa vraie grandeur — révélait par son aspect une âme supérieure à ces signes matériels de sa divinité. Non seulement il demeurait calme et simple au milieu d'un triomphal appareil, mais sa physionomie était toute mansuétude; il n'apparaissait point en dieu redoutable, «amonceleur de nuages»; non plus que sa main ne tenait la foudre, son regard n'annonçait un prochain froncement de sourcils; on le voyait tout puissant, et on le sentait bon; en lui on reconnaissait, selon les mots de Dion Chrysostome, «le dieu de paix, suprêmement doux, dispensateur de l'existence et de la vie et de tous biens, le commun père et sauveur et gardien de tous les hommes». Ainsi, Phidias semblait n'avoir employé des proportions si colossales et mis en œuvre tant de matériaux précieux, que pour mieux faire ressortir une beauté purement morale, de l'espèce la plus rare dans l'Olympe, d'où ne s'épanchaient pas à l'ordinaire. l'indulgence et la bonté. Le Zeus qu'il montrait incomparable de puissance et d'éclat, tel que se le forgeait l'imagination populaire, il lui avait en même temps attribué une qualité d'âme, qu'on peut dire d'essence humaine: et c'est par là, par ce quelque chose d'humain, qu'il avait su grandir le divin, créer cette image souveraine d'un Maître des dieux et Père des hommes, dont le type devait rester unique dans l'art grec.
Source imprimée
HENRI LECHAT, Phidias et la sculpture grecque au Ve siècle, Paris, Librairie de l'art ancien et moderne, n.d. (env. fin du XIXe), p. 80

Source (http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Phidias--Le_Zeus_dOlympie_par_Henri_Lechat)

amanar
30/09/2005, 15h06
http://www.virtuhall.com/virtuel/martel/temple-zeus-3.jpg

Le temple de Zeus


http://www.virtuhall.com/virtuel/martel/temple-zeus-9.jpg

[ Edité par takfarinas le 30/9/2005 14:06 ]

amanar
30/09/2005, 15h11
Dossier complet sur le temple. (http://66.249.93.104/search?q=cache:kLxY5gOgleEJ:fr.wikipedia.org/wiki/Dodone+le+temple+de+Zeus&hl=fr&lr=lang_fr&client=firefox-a)

eywa
01/10/2005, 12h05
takfarinas a écrit*:
Dossier complet sur le temple. (http://66.249.93.104/search?q=cache:kLxY5gOgleEJ:fr.wikipedia.org/wiki/Dodone+le+temple+de+Zeus&hl=fr&lr=lang_fr&client=firefox-a)

merci beaucoup d'avoir prêté attention à ma demande et pour tout ce que tu as apporté sur ce sujet


:-)