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Voir la version complète : 30 étudiants amazighs arrêtés à Casa !


Gafay
04/10/2005, 19h05
Communiqué de Tamaynut-Anfa ( Casablanca ).

C ’est avec une grande stupeur que nous avons été informés dans le bureau de l'Organisation Tamaynut-'Anfa, par l'arrestation de 30 étudiants, militants du Mouvement culturel amazigh, au sein de l'Université de Hassan II à Casablanca.

Ces étudiants ont mené une grève devant la cité universitaire pour bénéficier de leur droit élémentaire au logement.

A noter que le directeur de la cité universitaire a mené une politique pour le moins discriminatoire contre les étudiants amazighs en proférant, sans aucun scrupule et dans l’impunité la plus totale, des insultes raciales. Il n'a pas cessé d’affirmer, à titre d’exemple, que les Berbères ne peuvent prétendre à un quelconque droit au logement au sein de l’établissement dont il est le responsable.

C’est ainsi qu’au milieu de la nuit du 3 octobre 2005, ces étudiants grévistes, victimes qu’ils sont de la discrimination raciale, ont été attaqués avec une violence inouïe par les forces de l'ordre pour être arrêtés et emprisonnés par la suite au commissariat du Hay Hassani, un quartier de Casablanca.

Devant ces événements tragiques, nous, les membres de l'Association Tamaynut-Anfa, :

- Nous dénonçons avec vigueur ces actes racistes qui contredisent d’une manière flagrante le slogan répété, ici et là, d ’un nouveau Maroc démocratique.

- Nous demandons à l'État marocain de mettre fin à cette discrimination raciale insupportable contre ces citoyens amazighs.

- Nous demandons à toutes les associations démocratiques, tant nationales qu’internationales, de soutenir ces étudiants amazighs dans leur lutte légitime pour l’accession au logement.

-Nous déclarons que nous ne cesserons jamais de dénoncer ce genre d’actes racistes amazighophobes qui commencent avoir lieu au sein de plusieurs établissements publics.

-Nous rappelons également que l'État de droit ne peut avoir de sens qu'avec la reconnaissance constitutionnelle, pleine et entière, de l'amazigh en tant que langue officielle.

Fait à Casablanca
La nuit du 3-10-2005
Pour le Bureau de l'association
Hassan Ahttour

rocma
04/10/2005, 19h51
je suis choquer :-o

anissa7618
04/10/2005, 20h59
je suis scandalisée!

lechleuh
04/10/2005, 21h04
triste, le maroc tombe bas !!

Temsia1
05/10/2005, 17h24
Erreur

tazrzite
05/10/2005, 19h11
Gestion autoritaire à la Cité universitaire de Casablanca .
Provocations et agressions répétitives contre les résidents

La Cité universitaire de Casablanca a vécu lundi soir des événements déplorables. Sur ordre du directeur de cet établissement universitaire, une bande de nervis à sa solde, accompagnés de ses agents, ont attaqué des étudiants originaires de nos provinces du Sud, saccagé leurs chambres. Il leur est reproché d¹avoir été solidaires d¹autres étudiants d¹origine berbère qui avaient fait un sit-in de protestation contre l¹arbitraire de la direction de la cité qui ne veut plus ni de «sahraouis ni de chleuhs» (sic !). Incroyable mais vrai quand on voit un directeur, censé être pédagogue et patriote faire feu de tout bois et inverser les rôles à coups de rapports mensongers. Voici les faits tels que rapportés par des sources fiables et suite à des recoupements.
Lundi soir, des étudiants d¹originaire berbère protestent contre la vindicte du directeur. Ce denier leur reproche d¹avoir été solidaires en juin dernier avec leurs collègues du Sud et d¹avoir témoigné devant le procureur du Roi sur les actes autoritaires et arbitraires du directeur, qui a voulu les priver du droit d¹être logés dans la cité universitaire.
Leur rendant l¹ascenseur, les résidents d¹origine sahraouie ont manifesté leur soutien à l¹action de leurs collègues lésés.
Après avoir regagné leurs chambres, les étudiants sahraouis ont été surpris par une bande de gens armés de bâtons qui les ont attaqués. Ils ont été pourchassés à coups de pierre. Certains ont riposté par des jets de pierre.
Mais le plus grave dans tout cela c¹est l¹attitude du directeur qui présente sa version des faits. Il inverse les rôles et accuse son chien de rage. Il ne le cache pas en public devant d¹autres responsables. «La question du Sahara n¹est pas mon affaire». Et les menaces suivent : «je les égorgerai !».
Apparemment la majorité des étudiants reproche au directeur sa mainmise sur un budget de 2 milliards et de l¹impunité dont il jouit depuis les douze années passées à la direction de la cité universitaire.
La preuve ? Mardi matin, alors que les 45 étudiants étaient en garde à vue à Dar Al Hamra où ils ont passé la nuit, une chambre dans laquelle une quarantaine de couverture et quelques matelas, appartenant aux personnes interpellées, a été mise à feu ! C¹est encore un fait émanant des Sahraouis? Allez soyons sérieux !
Bien avant le drame, ce super caïd et ancien directeur de prison avait réuni sa bande. «Aucun Sahraoui ne doit passer ce soir la nuit ici», répétait-il.
La manipulation est claire. A ses supérieurs et aux journalistes, il crie à qui veut l¹entendre, «ce sont des étudiants séparatistes, il y a parmi eux des recherchés, des dealers, des trafiquants. Certains n¹habitent pas la cité et sont venus d¹autres villes». La réalité est que dans la soirée du lundi, 14 étudiants étrangers à la cité étaient là. «Ils sont venus qui pour s¹inscrire dans un troisième cycle, qui pour le transfert de dossier ailleurs», nous affirme un représentants des étudiants, arrêté lui aussi en même temps que 44 autres Sahraouis et 30 Berbères. Ils devaient être relâchés hier après leur audition par la police judiciaire de Hay Hassani.
Le réseau pour la libération des séquestrés de Tindouf, en la présence d¹Ahmed Salem Latafi, était sur les lieux de la cité durant les événements pour tenter d¹éclairer la situation. Il a assisté les étudiants arrêtés devant les autorités préfectorales.
En tout cas, la police judiciaire a maintenant suffisamment d¹éléments pour charger le directeur qui, hélas, fait partie de l¹époque que l¹on croyait révolue.

source albyane MA.

tassolt
05/10/2005, 19h11
Au dela de la cause Amazigh, on voit que la justice est une insitution qui ne semble pas encore exister au Maroc...

chleuha62
05/10/2005, 20h02
a chaque fois que l'on croit voir le pire au maroc et bien on nous montre que non....
je pensais vraiment pas que la discrimination envers les chleuhs pouvait existée au maroc avec une telle proportion.. je vois la ma naïveté...pathetique.. :-( :-o :-?

lahcenssouss
05/10/2005, 20h18
Au moment ou le discours officiel affiche la volonté de l'Etat marocain de régler tout les dossiers relatifs au droits de l'Homme hérités des années de plomb et s'engagement pour arriver à un nouveau Maroc ou seule la loi garantie les droits de tout les citoyen sans discrimination des événements révèlent que l'objectif de ce discours n'est autres que nettoyer la face extérieur du Maroc vis à vis des instances Internationaux. Les événements ayant lieu le 3-10-2005 à la cité universitaire de L'Université Hassan II confirment cette hypothèse.

A la rentrée universitaire 2005-2006, les étudiants amazighs se trouvent face à une politique de discrimination menée par le directeur de la dite cité. Ce dernier déclare ouvertement que les Amazighs n'ont pas le droit d'être hébergés au sein de la cité. Sans aucun respect aux lois, ce directeur ne cesse pas d'utiliser des expressions racistes contre les étudiants amazighs en les traitant des Barbares et des malfaiteurs.

Après l'échoue de toutes les initiatives de négociation, les étudiants amazighs victimes de cet acte raciste ont décidé d'entrer en grève devant la cité universitaire. Et sous les ordres du directeur, les étudiants ont été attaqués farouchement par les forces de l'ordre et 30 parmi eux ont été arrêté et conduits au commissariat de Hay Hassni pour subir des Différentes formes de violence.

Devant ce drame, nous, l'Association TamaynutFrance, déclarons à l'opinion national et international ce qui suit:

-Nous exprimons notre soutien total et inconditionné aux étudiants amazighs victimes de la discrimination raciale.

- Nous dénonçons les actes racistes du directeur de la
Cité universitaire contre les étudiants amazighs.

-Nous demandons la création d'une commission chargée de mener une enquête afin de savoir les vrais responsables de cette tragédie et les condamner selon les lois Relatives au sujet.

- Nous sommes conscient que la démarche de ce directeur s'intègre dans le cadre de sa volonté d'empêcher les étudiant amazighs d'avoir l'occasion de se réunir quotidiennement au sein de la cité universitaire afin d'éviter l'émergence d'un mouvement estudiantin amazigh fort et bien organisé.

- Nous considérons l'intervention barbare des forces de l'ordre comme message de la part des autorités marocaine, qui tendent à emprisonner la cause amazighe au sein de l'Ircam et personne n'a le droit de la poser ailleurs.

- Nous rappelons qu'un Etat de loi et de droits nécessite la reconnaissance de l'amazighe comme langue officielle et oblige le respect des droits de tous les citoyens sans aucune distinction sur la base raciale, linguistique ou religieuse. Etc.

- Nous invitons toutes les associations démocratiques à exprimer leurs solidarités avec ces étudiants et dénoncer tous les actes racistes qui s’affichent dans le Maroc d'aujourd'hui.

Pour le bureau

TOUFTITRIT
05/10/2005, 20h36
Que font les professeurs universitaires amazigh, dans ce genre de situation? car il y 'en a à Casablanca. :-? :-?

Gafay
07/10/2005, 01h33
Déclaration de Tamaynut-Anfa ( Maroc )..

" Les Chleuhs ( Berbères ) n'ont pas le droit d'être logés",
déclare le directeur de la cité universitaire de Casablanca.

Au moment où le Maroc déclare sa volonté d'instaurer un Etat de droit, l'opinion démocratique nationale a été surprise par la repression violente et barbare des forces de l'ordre contre les étudiants amazighs de l'Université Hassan II de Ain Choq à Casablanca.

En réclamant d'une manière pacifique leur droit légitime au logement, les étudiants amazighs ont été surpris par la réction raciste et déscriminatoire du directeur de la cité universitaire.
Ce dernier s'est arrogé le droit de priver les étudiants amazighs de leur droit au logement.

Au lieu de répondre favorablement à leurs droits légitimes, le directeur de la cité universitaire n'a rien trouvé de mieu que de leur adresser des insultes racistes telles :" Les Chleuhs ne sont que des séparatistes, comme le Polisario" ! ... "Les Chleuhs ne doivent prétendre à aucun droit aux logement"! ou encore, " Les Chleuhs ne méritent même pas d'aller à l'école".

Ce résponsable ne s'était pas arreté là, il a même envoyé ses agents pour endomager les biens des résidents amazighs ayant déja obtenu un logement.

Devant ces actes fascistes, les étudiants victimes de ce racisme n'avaient pas d'autres solutions que d'organiser un sit-in, le 3-10-2005, devant la cité universitaire jusqu'à satisfaction de leurs revendications. A signaler que des étudiants d'origine sahraouie les ont rejoint, en signe de solidarité.

A mi-nuit, ils ont été surpris par une repression d'une rare violence de la part des forces de l'ordre intervenues sous la demande du directeur de la cité.

Suit à cette intervention policière, plus de 30 étudiants ont été arretés dont Abderrahman ID OUSADEN, secretaire général de l'Organisation Tamaynut, section d'Anfa.

Conduits au commessariat du Hay Hassani, les étudiants arrêté ont subi toutes formes d'intérrogations et de tortures physiques et morales, lors de la garde à vue qui a duré 24h.

Certains d'entre eux ont été intérrogés sur leurs activités militantes au sein et à l'extérieur de l'université, ainsi que de leurs rapports avec l'Organisation amazighe Tamaynut.

Le jour même, l'organisation Tamaynut a publié un communiqué de solidarité avec ces étudiants pour dénnoncer ces actes racistes et pour rappeller à l'opinion public national et international que l'Etat marocain demeure malheureusement fidèle à ses pratiques ségrégationnistes et répressives à l'égard des Amazighs. Dans le même communiqué, l'ONG Tamaynut a demandé de mettre fin à ces déscriminations entre les citoyens sur une base ethnique.

Après avoir diffusé ce communiqué dans la presse nationale et internationale, et prévenu les ONG des droits de l'Homme, un collectif a été crée pour suivre l'évolution de cette affaire et soutenir les étudiants arrêtés.

Les démarches menées et la vague de soutien que Tamaynut a reçu de la part des diffrentes organisations, notamment Tamaynut-France, a obligé les autorités marocaines à demettre le directeur de la cité universitaire de ses fonctions et de libérer les étudiants avec une promesse de répondre favorablement à leurs revendications.

Après ces événements, l'organisation Tamaynut s'est résolue à constituer un collectif chargé de suivre, d'enquêter sur cette affaire et de poursuivre le directeur de la cité universitaire devant les tribunaux pour ses pratiques ségrégationnistes et ses insultes racistes et ce, dans le but de mettre fin à ce genre de pratiques habituelles au sein de l'administration marocaine et à tous les égards, culturel, linguistique, sociale, économique et politique.

Par conséquent, l'organisation Tamaynut affirme que seule la reconnaissance constitutionelle de tamazight comme langue officielle garantirait l'élémination de ces pratiques et comportements discriminatoires.


Le bureau de Tamaynut-Anfa.
Fait le 5-10-2005

amanar
07/10/2005, 02h54
Encore une preuve de l'intolerence des compléxés du bureau!!

Ce responsable irresponsable, n'a pas à proferer des insultes à l'encontre de l'amazighité!! Il doit se contenter de regler le probleme survenu, mais que voulez-vous? Ils sont comme ça, ces guignoles derriere leurs bureaux!! Ils se croient tout permis!!

Nous ne pouvons accepter de telles insultes à l'egard de nos etudiants, pour la seule bonne raison qu'ils sont marocains, d'ailleurs plus marocains, que ce clown en cravate!!

Ils ont les memes droits, sinon une priorité au logement, dans la mesure où la plupart doivent etre issus du Sud!!

Quand les responsables commenceront à utiliser leur cervelle?

Lahcen
07/10/2005, 22h51
Je pense que n'impotre qui pro ou pas pour la culture amazigh condamne ses actes qui sont avant tous à ne pas tolerer dans un état dite de droit, c'est vraiment désolant de voir ce genre d'acte au moment ou on pense que notre pays oublie une page sombre de son histoire et s'ouvre à richesse culturelle du pays.

Il faut vraiment punir cet individu pour donner les exemples aux autres partisans de l'ancien système.

Lahcen
07/10/2005, 22h53
Cité universitaire de Casablanca : Le directeur démis de ses fonctions:

Après l¹interrogatoire des 75 étudiants par la police judiciaire de Hay Hassani (cf notre édition d¹hier), nous avons appris de source sûre que le directeur de la Cité universitaire de Casablanca a été limogé.

La décision a été prise après l¹enquête menée par les responsables sur le comportement du sieur Mohamed Talabi qui a fait de cet établissement public une chasse gardée.

Les 75 étudiants, qui étaient entendus toute la journée de mardi, ont été relaxés.

Dans leurs déclarations, ils ont signalé tous les paradoxes du super-caïd placé à la tête d¹un établissement universitaire et ses plans machiavéliques.

Des noms de travailleurs ont été cités. Ils font partie de la bande du directeur et lui servent d¹interface avec le comité des résidents et surtout avec la bande de nervis prêts à exécuter ses ordres. Jamal Zaghrad, Abdelilah Mansouri, Said Alami et Alaoui Abdallaoui sont les quatre travailleurs cités par les étudiants.

Selon l¹accusation, ce sont les grands meneurs de l¹action vindicative du directeur contre les étudiants. Ils sont « donneurs d¹ordres, planificateurs et propagandistes ».

D¹ailleurs, en dépit du limogeage de M. Talabi, ses adjoints n¹ont pas hésité, hier mercredi, à continuer le même comportement contre les étudiants originaires de nos provinces du Sud.

Provocations et tentatives d¹agressions sont menées par les sbires de l¹ex-directeur qui fait semblant de continuer à exercer.

Selon nos informations, la passation aura lieu aujourd¹hui.

Espérons que le remplaçant viendra de l¹Enseignement supérieur et non de l¹Intérieur comme c¹est le cas jusqu¹à présent.

De même, l¹enquête doit se poursuivre pour mettre un terme définitif à la bande des nervis à la solde de l¹ex-caïd.

A.D.

source: albayane.ma

Temsia1
08/10/2005, 11h36
Casablanca : du rififi à l’université Hassan II

La décision est tombée mercredi 5 octobre. Mohamed Telabi est suspendu de ses fonctions de directeur de la cité universitaire de la route d’El Jadida. Ce limogeage est intervenu suite à des affrontements entre étudiants qu’il aurait lui-même encouragés.


Mohamed Telabi vient d’être démis de ses fonctions de directeur de la cité universitaire de la route d’El Jadida à Casablanca. La décision est tombée mercredi 5 octobre, soit deux jours après le déplorable incident survenu dans ladite cité. En effet, la soirée du lundi 3 octobre a été marquée par de violents affrontements entre les étudiants d’origine sahraouie, berbère et autres étudiants membres du conseil des résidents de la cité universitaire.
Des personnes étrangères à la Faculté, des hommes originaires des provinces du sud, venus de Rabat selon une source estudiantine, ont effectué, vers 21 heures, une descente à la cité universitaire, armées de sacs remplis de pierres et de bâtons. En un clin d’œil, la cité est devenue le théâtre d’une confrontation d’une rare violence entre les étudiants, tous emplis de haine. «Nous étions dans la cour ce soir-là. Les nervis du directeur ont commencé à jeter les pierres sur les étudiants. A ce moment-là, un groupe d’une cinquantaine d’hommes étrangers à la cité sont entrés en usant de la force. Pierres, bâtons, coups de poing et de tous les moyens possibles de combat. Ils ont saccagé les chambres, les vitres», affirme Abderahman Idouissi, étudiant à la troisième année « Etudes françaises » à la faculté des lettres de la route d’El Jadida. Et d’ajouter : « Les affrontements étaient très violents. Plusieurs personnes ont été blessées». La police est intervenue plus tard pour maintenir l’ordre.
Les Renseignements Généraux (RG) de Hay El Hassani ont arrêté 46 étudiants sahraouis et berbères. Ils ont été conduits aux locaux de la police. Ils seront librérés par la police après avoir été interrogés. Par ailleurs, douze autres étudiants et cinq agents de la cité ont été blessés. Nombreux sont ceux qui ont subi des fractures aux bras. “Le directeur de cet établissement universitaire est tenu pour responsable de la détérioration de la situation”, confie un groupe d’étudiants. Les grands problèmes qui sévissent dans la cité sont visiblement le corollaire de la mauvaise gestion.
La politique adoptée par la direction, considérée comme révolue, sème la zizanie entre les étudiants. «Les résidents de la cité universitaire de la route d’El Jadida sont exposés à des agissements et à des actes despotiques et arbitraires.
Le directeur provoque les étudiants par ses comportements souvent agressifs. Ses sbires nous rendent la vie très difficile. Ils font tout pour monter les uns contre les autres. Ils fouillent nos chambres, volent nos affaires et tentent de créer une ambiance tendue au sein de la cité. Résultat, dégénération de la situation en conflits entre les étudiants. C’est une véritable incitation à l’extrémisme et à la désocialisation», s’indigne l’étudiant I. Abderahman.
«Outre les agressions et provocations en continu contre les Sahraouis et les «chleuhs», le directeur de la cité dilapide les deniers publics», accuse-t-il. Dans la cour, les uns accusent les autres de bénéficier de certains privilèges de la part de l’administration. Selon certains étudiants, nombreuses sont les personnes qui occupent des chambres sans être inscrites à l’université. Pire encore, des résidents s’adonnent à la contrebande. Cette suspension intervient donc dans le but d’assainir le climat d’une enceinte universitaire en proie à un malaise très profond et entretenu depuis longtemps.


Le 7-10-2005
Par : Khadija Skalli
source : aujourd'huit le maroc