tazrzite
24/10/2005, 20h45
Tamaynut-Rabat : Activités du Ramadan.
Durant le mois d’octobre 2005, l’ONG Tamaynut a organisé, au siége central situé à N° 13, rue Melouiya –Agdal –Rabat, une série de tables rondes autour des thèmes différents et en présence d’un large public.
La première table ronde du vendredi 07 octobre 2005 est organisé sous le thème : « la cause amazighe dans le discours du mouvement islamiste : principes et pratiques ». L’animateur Ahmed AASSID, chercheur et militant amazigh, a traité la chronologie des débats entre les deux mouvements : amazigh et islamiste. Il a souligné que le mouvement islamiste basé sur des inchangés religieux s’oppose au projet du mouvement amazigh fondé sur des valeurs humaines universelles comme la diversité, la laïcité, la modernité…Selon lui, ce débat a commencé depuis la publication par le Cheikh Abdessalam YASSINE de sa « lettre à un ami amazigh » envoyée à Mohammed Chafik. A.ASSID a classé les composantes du mouvement islamiste intervenant sur la cause amazighe en trois groupes : un groupe qui s’est retiré du débat sur la cause amazighe (Al adl wa al ihsane- Justice et bienfaisance), un deuxième groupe qui s’implique dans les discussions amazighes tout en essayant de s’intégrer dans le mouvement amazigh pour le manipuler. Ce dernier exploite des associations islamistes qui se disent amzighes (ass. Sous al alima ? ass. Mokhtar Essoussi ? ass. Sidi Elhadj Lhabib,….) autrement les associations du PJD (Parti Justice et développement). Alors que le dernier groupe (Albadil Alhadari-Alternative civilisationnelle) préfère, comme stratégie politique, ne pas dévoiler ses idées sur la cause amazighe.
La deuxième table ronde a été organisée vendredi 14 octobre 2005 et animée par Ahmed Adghirni, Amghar (secrétaire général) du Parti Démocratique Amazigh Marocain, autour de « Perspectives de l’action politique amazighe ». L’invité a essayé de répondre à la question suivante: pourquoi devons-nous créer un parti politique « amazigh » ? Selon sa réponse, plus de 30 ans d’un travail associatif dans le domaine culturel n’a pas pu réaliser grand-chose. L’attitude des dirigeants politiques reste hostile à toute revendication amazighe. L’Etat marocain, par ses différentes institutions, continue sa marginalisation de tous ce qui est amazigh alors qu’il essaye d’afficher un discours politique soi-disant en faveur de tamazight. Cela donc nécessite une action politique bien organisée. D’après l’analyse d’Adghirni, seul la création d’un parti politique amazigh peut faire avancer notre lutte. Et dans ce contexte émergea l’idée de la création du PDAM. Il a comme objectif d’être un parti national qui tend à mettre les fondements d’une politique amazighe. Au moment où les partis politiques marocains s’orientent vers l’orient « arabe » et voient la société marocaine par des lunettes arabe, la politique du s’inspire dans l’héritage culturel, historique, et politique du Maroc comme un pays d’une civilisation millénaire.
Hassan Id Belkacem, membre du Forum permanent des Nations Unies sur les Questions Autochtones et l’ex-président de l’organisation Tamaynut a animé la troisième table ronde organisée le vendredi 21 octobre 2005 sur « les objectifs du millénaire pour le développement et les droits des peuples autochtones : le peuple amazigh face au défi du développement ». Après avoir exposer et expliquer les huit objectifs du millénaire pour le développement, IDBELKACEM a affirmé qu’on ne peut pas réaliser ces objectifs sans prendre en compte la situation délicate et difficile des peuples autochtones du monde dont fait partie le peuple amazigh. Un bon développement est celui qui vise la libération des êtres humains, individus et groupe, dit-il. Et ce, ne peut être réalisé sans garantir l’accès des imazighen aux pouvoirs et sans le respect de leurs droits liés à la terre, aux ressources et à l’environnement. Id Belkacem a insisté sur le principe du consentement préalable donné librement par le peuple amazigh et en connaissance des causes de tout projet de développement qui les concerne. Il a également souligné qu’il est indispensable de faire participer les populations amazighes dans toutes les étapes du cycle de vie des projets et au long du processus de développement pour lui garantir une certaine réussite.
« La démocratisation au Maroc entre la réforme constitutionnelle et la constitution démocratique » est le thème de la quatrième table ronde. Il sera animé par Rachid GUEDIRA (Docteur en science politique) et Ahmed IDALI (professeur chercheur en science politique), vendredi prochain 29 octobre 2005 à 20h au siége national de l’Organisation Tamaynut n°13, 2ème étage, rue Melouiya Agdal Rabat.
Durant le mois d’octobre 2005, l’ONG Tamaynut a organisé, au siége central situé à N° 13, rue Melouiya –Agdal –Rabat, une série de tables rondes autour des thèmes différents et en présence d’un large public.
La première table ronde du vendredi 07 octobre 2005 est organisé sous le thème : « la cause amazighe dans le discours du mouvement islamiste : principes et pratiques ». L’animateur Ahmed AASSID, chercheur et militant amazigh, a traité la chronologie des débats entre les deux mouvements : amazigh et islamiste. Il a souligné que le mouvement islamiste basé sur des inchangés religieux s’oppose au projet du mouvement amazigh fondé sur des valeurs humaines universelles comme la diversité, la laïcité, la modernité…Selon lui, ce débat a commencé depuis la publication par le Cheikh Abdessalam YASSINE de sa « lettre à un ami amazigh » envoyée à Mohammed Chafik. A.ASSID a classé les composantes du mouvement islamiste intervenant sur la cause amazighe en trois groupes : un groupe qui s’est retiré du débat sur la cause amazighe (Al adl wa al ihsane- Justice et bienfaisance), un deuxième groupe qui s’implique dans les discussions amazighes tout en essayant de s’intégrer dans le mouvement amazigh pour le manipuler. Ce dernier exploite des associations islamistes qui se disent amzighes (ass. Sous al alima ? ass. Mokhtar Essoussi ? ass. Sidi Elhadj Lhabib,….) autrement les associations du PJD (Parti Justice et développement). Alors que le dernier groupe (Albadil Alhadari-Alternative civilisationnelle) préfère, comme stratégie politique, ne pas dévoiler ses idées sur la cause amazighe.
La deuxième table ronde a été organisée vendredi 14 octobre 2005 et animée par Ahmed Adghirni, Amghar (secrétaire général) du Parti Démocratique Amazigh Marocain, autour de « Perspectives de l’action politique amazighe ». L’invité a essayé de répondre à la question suivante: pourquoi devons-nous créer un parti politique « amazigh » ? Selon sa réponse, plus de 30 ans d’un travail associatif dans le domaine culturel n’a pas pu réaliser grand-chose. L’attitude des dirigeants politiques reste hostile à toute revendication amazighe. L’Etat marocain, par ses différentes institutions, continue sa marginalisation de tous ce qui est amazigh alors qu’il essaye d’afficher un discours politique soi-disant en faveur de tamazight. Cela donc nécessite une action politique bien organisée. D’après l’analyse d’Adghirni, seul la création d’un parti politique amazigh peut faire avancer notre lutte. Et dans ce contexte émergea l’idée de la création du PDAM. Il a comme objectif d’être un parti national qui tend à mettre les fondements d’une politique amazighe. Au moment où les partis politiques marocains s’orientent vers l’orient « arabe » et voient la société marocaine par des lunettes arabe, la politique du s’inspire dans l’héritage culturel, historique, et politique du Maroc comme un pays d’une civilisation millénaire.
Hassan Id Belkacem, membre du Forum permanent des Nations Unies sur les Questions Autochtones et l’ex-président de l’organisation Tamaynut a animé la troisième table ronde organisée le vendredi 21 octobre 2005 sur « les objectifs du millénaire pour le développement et les droits des peuples autochtones : le peuple amazigh face au défi du développement ». Après avoir exposer et expliquer les huit objectifs du millénaire pour le développement, IDBELKACEM a affirmé qu’on ne peut pas réaliser ces objectifs sans prendre en compte la situation délicate et difficile des peuples autochtones du monde dont fait partie le peuple amazigh. Un bon développement est celui qui vise la libération des êtres humains, individus et groupe, dit-il. Et ce, ne peut être réalisé sans garantir l’accès des imazighen aux pouvoirs et sans le respect de leurs droits liés à la terre, aux ressources et à l’environnement. Id Belkacem a insisté sur le principe du consentement préalable donné librement par le peuple amazigh et en connaissance des causes de tout projet de développement qui les concerne. Il a également souligné qu’il est indispensable de faire participer les populations amazighes dans toutes les étapes du cycle de vie des projets et au long du processus de développement pour lui garantir une certaine réussite.
« La démocratisation au Maroc entre la réforme constitutionnelle et la constitution démocratique » est le thème de la quatrième table ronde. Il sera animé par Rachid GUEDIRA (Docteur en science politique) et Ahmed IDALI (professeur chercheur en science politique), vendredi prochain 29 octobre 2005 à 20h au siége national de l’Organisation Tamaynut n°13, 2ème étage, rue Melouiya Agdal Rabat.