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Voir la version complète : Hommage au GRAND "BADDOU ZAKI".


amanar
01/11/2005, 04h12
http://www.yabiladi.com/images/badou_zaki.jpgJe souhaiterais rendre hommage personnellement à cet heros, sacrifié, un gardien qui nous a fait rever, un entraineur qui nous a honorer.http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_528/ph_528/zaki.jpgZaki pour moi demeurera un grand nom dans l'histoire foot-ballistique de notre pays, bien plus honoré que ceux qui se sont frotter les mains en le virant, et en le poussant à dimissionner comme Ben Slimane. Un entraineur pour qui dimissionner valait mieux qu'obliger son pays à lui payer les dedommagements que causerait son limogeage, puisque son contrat allez jusqu'en 2006.

Un homme que j'apprecie et que je continuerai à apprecier.
Merci ZAki.

Takfarinas.
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http://marocfootball.free.fr/maroc_1986.jpg

Le Marocain Badou Zaki, l’entraîneur démissionnaire de l’équipe de football du Maroc, a reçu des messages de sympathie et de soutien pour son travail accompli à la tête des Lions de l’Atlas et ce malgré l’échec d’une qualification au Mondial-2006, a indiqué dimanche son entourage.

Ces messages émanent aussi bien d’une partie du public que des dirigeants de clubs marocains et étrangers, a-t-on ajouté. Certains journaux marocains ont également souligné ces derniers jours les efforts fournis depuis 2003 par Badou Zaki à la tête de l’équipe marocaine.

“Il a fait un parcours excellent qui aurait dû être couronné en principe par une qualification méritée au Mondial-2006” en Allemagne, a déclaré à l’AFP Mohamed Benchérif, chef du desk sport de l’agence marocaine de presse Map.

Le journal Assabah, par la plume de son chroniqueur, Rachid Nini regrettait de son côté que Zaki ait été “sacrifié”.

“Au lieu que la fédération trouve les causes réelles de l’élimination (du Maroc) (certains) ont trouvé que la tête de Zaki faisait l’affaire”, a écrit Nini avant de remercier Badou Zaki pour avoir eu “le courage de démissionner”.

“Ceux qui pensent qu’ils ont humilié Zaki en l’obligeant de démissionner se trompent. Il restera une légende vivante dans la mémoire des Marocains, un entraîneur marocain qui a réussi à faire sortir les masses populaires dans les rues pour fêter”, le brillant parcours en 2004 lors de la CAN en Tunisie où le onze marocain avait été battu de justesse en finale par les Tunisiens (2-1).

“Zaki qui a construit une solide équipe nationale a réussi là où une armée d’entraîneurs étrangers avait échoué”, a estimé Rachid Nini avant d’ajouter : “le général Hosni Benslimane (président de la Fédération) aurait dû être le premier a présenter sa démission”.

Source: www.lopinion.ma






Zaki Badou
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Zaki Badou est un footballeur né le 2 avril 1959 à Sidi Kacem au Maroc ex-gardien du but des Lions de l'Atlas et entraîneur de l'équipe nationale.
Sommaire

* 1 Carrière de joueur
* 2 Carrière d'entraîneur
* 3 Palmarès en tant que gardien de but
* 4 Palmarès en tant qu'entraîneur
* 5 Les distinctions
* 6 Liens externes

Carrière de joueur

* de 1978 à 1986 : le Wydad de casablanca WAC
* de 1986 à 1992 : le Real Mallorca (espagne)

Il a participé à la coupe du monde de football en 1986 et 4 fois à la coupe d'Afrique des nations 1980, 1986, 1988 et 1992. Il a porté le maillot de Wydad de Casablanca, Real Mallorca et Fath de Rabat.

Carrière d'entraîneur

* de 1993 à 1994 : le FUS de rabat
* de 1995 à 1996 : le Wydad de Casablanca
* 1996 : le Sporting de Salé
* de 1996 à 1998 : le SCCM Chabab Mohammèdia
* de 1998 à 2000 : le Wydad de Casablanca
* de 2000 à 2001 : le Kawkab de Marrakech
* de 2001 à 2002 : le Maghreb de Fès
* de 2002 à 2005 : l'équipe nationale du Maroc

Il a commencé sa carrière d'entraîneur au FUS de Rabat avant de coacher le WAC de Casablanca, le Kawkab de Marrakech, le MAS de Fès et l'équipe nationale du Maroc.

Palmarès en tant que gardien de but

* Champion du Maroc en 1979 et 1986 avec le Wydad de Casablanca
* Vainqueur de la Coupe du Trône de football en 1979 et 1981 avec le Wydad de Casablanca
* Vainqueur de la coupe Mohamed V en 1979 avec le Wydad de Casablanca
* Demi-finaliste de la coupe d'Afrique en 1980,1986 et 1988
* Ballon d'or africain en 1986
* Finaliste de la coupe du roi d'Espagne (Copa del Rey) en 1991 avec le Real Mallorca

Palmarès en tant qu'entraîneur

* 1993/1994 Demi-finaliste de la coupe du Trône avec le FUS de casa blanca

* 1998 Quart de finale de la CAF avec le SCCM
* 1999 Vainqueur de la coupe du Trône avec le Wydad de Casablanca
* 2000 Finaliste de la coupe de la CAF avec le Wydad de Casablanca
* 2004 Finaliste de la coupe d'Afrique de nations avec l'équipe du Maroc

Les distinctions

* 1981: Meilleur sportif Marocain
* 1986: Meilleur footballeur Marocain
* 1986: Ballon d'or africain
* 1986/1987 Meilleur joueur étranger dans la Liga espagnol
* 1988/1989 et 1989/1990 Meilleur gardien de but dans la Liga espagnol
* Capitaine de l'équipe de Mallorca de 1986 à 1992
* Capitaine de l'équipe nationale du Maroc de 1986 à 1992

Liens externes

* [http://www.zakibadou.com/ Site de touhi

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Catégorie: Footballeur marocain

chleuhsouss
01/11/2005, 15h40
Je rejoind takfarinas pour rendre hommage à ce hero,
Malgré tout ce qu'on peut dire sur lui et tout ce qu'on peut lui reprocher, il restera graver a jamais dans la memoire du foot marocain en particulier et africain en general...

Sa carriere de joueur, gardien puis capitain de l'equipe du Maroc la rendue celebre...
Le fait qu'il soit en tête de l'equipe qui a marquée l'histoire du foot-ball africain en 1986, lui a donné une place bien méritée parmi les stars du continent noir...

Et ses recentes realisations en tant qu'entraineur lui ont permet de gagner sa place dans les coeurs des fans(marocains) du bllon rond...


Je finis par cette phrase qu'on a inventé pour lui juste apres la CAN2004: "Wa baddou wa galt lik mmok sir lah irdi hlik..." :-)

amanar
03/11/2005, 20h49
Analyse : Zaki, Hosni, Aouzal et les autres (*)

Mohamed Ali est un fidèle lecteur de Menara. Fin esthète, il suit de près l’évolution du football national. Dans l’article qui suit, il nous livre une analyse des plus pertinentes sur les maux du football national à la lumière des résultats des Lions de l’Atlas aux éliminatoires du Mondial 2006.

http://www.menara.ma/infos//photosNs/economie/NS_hosni-bensliman_A.jpgPHOTO : M. Hosni Bensliman (à gauche), le patron du football marocain, de tous les sports (Cnom) et de pleines d'autres choses. A quand la quille ?

La magie du Foot-bBall, reste un grand mystère et à la rigueur tant mieux. Ce sport arrive à transcender toutes les différences et à dépasser tous les clivages pour s’imposer à toutes les sociétés, à toutes les cultures et à toutes les civilisations.

Malheureusement, le milieu du football, comme tout milieu qui brille attire la convoitise, cristallise les envies et ouvre les appétits. Le milieu du football, comme tout milieu où l’argent circule et où la notoriété est assurée, attire les gens de toute espèce.

La mondialisation rampante, l’ouverture des frontières, la médiatisation à outrance et l’arrivée massive des sponsors dans le football ont rendu ce sport très lucratif et ont ouvert grandes les portes aux requins et autres prédateurs pour s’emparer de la gestion du football.

Mais en Occident, un effort considérable a été effectué pour moraliser les pratiques et définir les règles de gouvernance du football. Le principe et le postulat de départ sont les suivants : Si le football, comme d’autres sports, présente une particularité, il n’en demeure pas moins que la loi et la justice doivent s’opérer comme partout.

À titres d’exemples : la mise en place des Commissions du Contrôle de Gestion qui épluchent les comptes des clubs et prennent des sanctions. La justice a mis son nez dans les affaires du football. Les enquêtes judiciaires ont été menées aussi bien sur des matchs truqués que les faux passeports ou les transferts des joueurs.

Les droits de télévision sont soumis à des appels d’offre avec les mêmes règles que les autres activités économiques. En cas de litige, ce sont les tribunaux ou les instances ad hoc qui traitent du désaccord, etc.
Bref, tous les efforts ont concouru vers l’objectif de faire sortir le football de la zone du «Hors la loi et du non droit» et le soumettre aux règles du droit commun et du droit des sociétés en conservant autant se peut les spécificités d’une telle activité.

Hélas au Maroc, rien ne bouge. En effet, longtemps gardé sous une chape de plomb et avec une main de fer, le Maroc vivait dans l’obscurantisme total et la corruption généralisée. Cette situation a permis à des notables de profiter de toutes les richesses du pays. Dans ce cadre, le football, sport-roi dans le pays, offre une occasion inespérée pour ces profiteurs de tout poil et ces usurpateurs sans limites. Ainsi certains se sont octroyé des postes aux niveaux des instances fédérales et des instances dirigeantes des clubs. L’immense majorité s’est accaparée du pouvoir sportif pour se servir et non servir.

Malgré des ouvertures ici et là et un brin de transparence dans la société marocaine, le football est resté aveugle devant cette évolution et muet devant ces sirènes et cette soif de la démocratie. L’opacité dans la gestion des instances fédérales comme dans celle des clubs reste le maître mot et la règle.

Concentrons nous sur la dernière décennie et donc sur les dirigeants actuels qui, pour la majorité, sont là depuis plus de dix ans. Évitons toute langue de bois et toute rhétorique de l’implicite et de l’indirect. Oui, qui sont les responsables des instances dirigeantes ? Pourquoi ne pas les nommer et ne pas les citer. Y aurait-il une sorte d’immunité pour ces gens. Font-ils parti de ces sujets tabous au Maroc et donc inattaquables et intouchables, y compris, dans la presse ? y aurait-il un article de la constitution qui protège ces individus et leur confère un droit suprême et une impunité totale? Non bien sûr.

Alors commençons par les premiers responsables d’entre eux. Oui Hosni BenSliman, président de la FRMF et M’hamed Azoual président du GNFE et premier vice-président de la FRMF. Avant d’évoquer le bilan de ces responsables, notons au passage que Hosni BenSliman est d’abord et en premier lieu Général de la Gendarmerie et il est aussi Président du CNOM. En d’autres termes, Hosni cumule trois fonctions qui, sous d’autres cieux, sont occupées par trois personnes différentes. Le sieur Azoual n’est pas en reste. Outre les fonctions citées, Il est président du Raja Omnisport et président de la commission provisoire (qui dure depuis 2000 et qui vit dans l’illégalité totale) chargée de la gestion de l’athlétisme, sport ô combien important dans notre pays.

Une question vient à l’esprit, le Maroc est si démuni de compétences et si pauvre en personnes qualifiées pour permettre un tel cumul de fonctions? Une seconde question, pourquoi ces personnes -si compétentes pour s’accaparer de tous ces pouvoirs et si dévouées pour sacrer et consacrer tous leur temps et toutes leurs énergies à gérer les sports rois au Maroc- ne sont elles pas reconnues à l’échelle continentale et mondiale.

Oui, pourquoi leurs dominations, si étendues dans notre pays, demeurent justement limitées et cantonnées uniquement à nos frontières ? Enfin, une dernière question nous brûle les lèvres. Pourquoi, ces personnes dotées de compétences multidisciplinaires et toujours aussi disponibles pour servir le sport national, ne mettraient-ils pas leurs savoirs au service de disciplines sportives moins en vue, moins médiatiques et par conséquent privées de ressources. Il y a tant de disciplines de ce genre où le Maroc est inexistant.
Poser ces questions, mais aussi tant d’autres, est d’une certaine manière apporter un éclairage sur la gestion du football au Maroc.

Passons à présent au bilan de ces responsables sur les dix dernières années. Analysons ce bilan sur trois thèmes majeurs : l’organisation des instances des dirigeantes, l’organisation et le niveau de notre championnat des infrastructures, et enfin les résultats de notre équipe nationale.

L’organisation et la gestion des instances dirigeantes :
La composition de ces deux instances défie toute logique. Des composantes essentielles du football sont ignorées comme le corps arbitral, les cadres techniques ou les joueurs. Pire, des présidents de clubs sont élus membres fédéraux avec des fonctions clés. Ainsi, ils sont juges et parties. Le cumul des fonctions est toujours la règle.
La gestion budgétaire et notamment la répartition des ressources mutualisées (sponsors, droit télé, …) entre les clubs restent un mystère et s’opèrent dans une opacité totale offrant la part du lion aux amis et aux copains. La meilleure preuve est la répartition des droits de télévision provenant de 2M.

L’initiative Amor dite « professionnalisation» criée sur tous les toits reste la meilleure illustration de l’incompétence de ces responsables. Chaque jour qui passe nous plonge dans le ridicule et le burlesque. Ce thème nécessite à lui seul une contribution entière. Outre la méthode employée (aucune concertation ni consultation des acteurs concernés), cette mascarade cache un objectif bien réel : il s’agit de trouver une parade à la fuite des pieds fondée sur le droit FIFA et sur lequel ces mêmes gens n’ont aucune prise.

Leur logiciel n’est pas compatible hors nos frontières. Monsieur Amor doit méditer sur la maxime qui dit « charité bien ordonnée commence par soi-même ». Quand on n’est pas foutu de mettre en place un calendrier des compétitions, peut-on encore parler de professionnalisme ? Que dire de la programmation de la finale de la coupe du trône 10 jours avant et en pleines vacances, obligeant l’OCK à faire revenir ses joueurs de la plage ?

L’organisation et le niveau de notre championnat des infrastructures
Notre championnat est prolongé dans une mort cérébrale et morale : Qualité de jeu pitoyable, spectacle piteux, moyenne des buts par match qui frôle dangereusement avec le zéro, clubs à l’agonie financière, joueurs payés avec des lances pierres et pour couronner le tout désertion massive des spectateurs.

Quant aux infrastructures, le seuil du ridicule a été atteint lors la demi-finale de la C1 avec l’état lamentable, pitoyable et piteux de la pelouse du stade Mohammed V. Que dire du nouveau stade de Fès laissé à l’abandon ? Mais il y a plus grave. Il s’agit de ce phénomène de hooliganisme et de vandalisme qui se développe à vitesse grand V. ce n’est pas les mesures de sanctions inégales qui vont régler le problème. Quelles sont les mesures d’accompagnement qui permettent d’éviter ce genre de dérive.
Que dire des doubles billetteries répandues partout y compris pour les matchs de la sélection nationale ?

Parcours de l’Equipe Nationale
Avant d’aborder l’équipe nationale, notons que sous l’égide de Hosni et Aouzal, la FRMF n’a jamais présenté une candidature du Maroc pour l’organisation d’événements continentaux (comme la CAN) ou autres (championnat du monde junior, ..). notre candidature à l’organisation de la CM a été décidée en dehors de la FRMF et l’élaboration du dossier a été préparée sans l’implication de ses membres. Chose que la FIFA nous a, à juste titre, reprochée. Si on compare avec la Tunisie ou l’Egypte, on est loin, très loin.

Quant au parcours de notre E.N et laissons de côté l’ère Zaki, sa prestation est désastreuse. Durant le règne de Hosni et Aouzal, le Maroc a participé à deux phases finales de la coupe du Monde et à chaque fois, sa participation relevait plus d’un témoignage que d’un esprit de compétition.

Les deux fois, la sanction a été identique : une élimination dès le premier tour. Sur cette même période, le Maroc a participé à trois phases finales de la CAN (98, 2000, 2002), après avoir été absent en 94 et 96. Le résultat fut catastrophique : une place aux 1/4 de final en 98 et deux éliminations dès le premier tour en 2000 et 2002. Notons que depuis 94, 16 équipes sont qualifiées à la phase finale, alors qu’avant seules 8 équipes étaient admises (en 92 : 12 équipes). Une comparaison- à périmètre constant- avec le passé vaut mieux qu’un discours. Pourtant Hosni, comme Azoual, sont toujours là. Malgré les déconfitures, nul ne songe à leurs départs et surtout pas eux. S’appropriant cette célèbre phrase : responsables mais non coupables, nos deux dirigeants restent toujours inamovibles.

Le comble a été atteint en 2002, notre équipe nationale se retrouve dans un état lamentable : usée par une génération vieillissante sans renouvellement, minée par des guerres de clans, abattue par les échecs répétés, vilipendée par son public qui l’a surnommé « Chikhates de l’Atlas ».

Quant aux caisses de la FRMF, elles sont vides : sponsors fuyants et indemnités exorbitants de Coelho. Après avoir laissé un vide de 9 mois, la FRM acculée par sa situation financière et par ses expériences hasardeuses, nomme Zaki comme dernier recours. C’est dans ce contexte que Zaki prend les rênes de la sélection.

(*) : Inspiré du titre du film du regretté Claude Sautet : Vincent, Paul, François et les autres.

Mohamed Ali