Voir la version complète : Tissage berbère
Agadir05
05/12/2005, 08h51
http://www.souss.nl/images//Kunst/Tissage.gif
Une nouvelle publication sur le tissage en Afrique du Nord vient de paraitre. C'est une etude linguistique comparée qui comporte un nombre important de vocabulaire technique berbère qui aujourd'hui semble etre disparu. Cette etude a été faite plus que 40 ans mais jamais publiée. Voici ce qu'on dit l'editeur:
PREFACE DE L'EDITEUR
Le onzième volume de la série Berber Studies présente la thèse de doctorat (Ph.D.) de James Bynon dans laquelle le tissage et le métier à tisser jouent un rôle centra!. C'est avant tout un travail de linguistique comparée portant sur les différentes composantes du métier à tisser dans les langues berbères d'Afrique du Nord.
Bynon est un ancient membre de l'équipe scientifique de la fameuse School of Oriental and A.frican Studies de l'Université de Londres, ou il était chargé d'enseignement dans le domaine berbère (langues, littératures et arts) pendant 28 ans. Il a rédigé sa thèse en français dans les années soixante sous la direction du professeur Lionel Galand (Ecole Nationale des Langues Orientales Vivantes à Paris) et l'a soutenue, à la Sorbonne, en 19631.
L'ouvrage n'a encore jamais été publié. Toutefois les berbérisants qui ont eu l'occasion d'étudier la thèse de Bynon la considèrent comme une étude classique sur le sujet. Tant par son approche unique, principalement linguistique, que par sa méthodologie scientifique solide, l'ouvrage mérite d'être publié, même quarante ans après son achèvement.
http://www.souss.nl/images//Kunst/Tissage1.gif
Le travail de Bynon peut être placé dans un contexte plus large de publications sur l'art du tissage en Afrique du Nord, un sujet qui, depuis certainement un sièc1e déjà, jouit d'un grand intérêt. Cet intérêt est tout à fait justifié, parce que le tissage est une activité économique et culturelle centrale dans cette partie du monde, une activité qui, par ailleurs, peut être abordée à partir de nombreuses approches. Les spécialistes des arts populaires étudient le métier à tisser, les techniques du tissage et le matériel à tisser. Les historiens de l'art se penchent sur les aspects des produits tissés ou sur les aspects historiques et iconographiques, tandis que les sociologues et anthropologues se concentrent sur les questions sociales et commerciales. Quelques unes de ces approches ont déjà été traitées dans un certain nombre d'études, parmi lesquelles des ouvrages connus, comme A. Bell en P. Ricard, Le travail de la laine à TIemcen, Alger 1913; P. Ricard, Corpus des tapis marocains, Geuthner, Paris 1923-1934 (en quatre volumes), réimpression 1975; J.L. Combès, Les femmes et la laine à Djerba. Etude technique et sociale sur I 'artisanat tunisien, notes de folklore et lexique, Tunis 1946; L. Golvin, Art populaire en AIgérie, tome 1, Les techniques de tissage, Alger 1950; et du même auteur Les tapis algériens, Aiger 1953; L. Poinsot et J. Revault, Tapis tunisiens, (en quatre volumes), Paris 1937-1957.
De nos jours, I'art du tissage en Afrique du Nord suscite toujours un grand intérêt. On constate même une croissance de cet intérêt au cours des trente à quarante dernières années, comme l'attestent de nombreuses publications portant sur ce sujet, de même que des développements récents. En premier lieu, de nouvelles et importantes collections de musée (comme The Textile Museum à Washington OC) et celles de collectionneurs professionnels (comme Flint et Hersberger) ont été constituées, particulière¬ment dans le domaine de l'art du tissage des tapis. Deuxièmement, le tourisme vers des pays comme le Maroc et la Tunisie s' est développé. En conséquence, le commerce du tapis a connu un essor considérable, parce que les touristes, eux aussi, en sont venus, de plus en plus, à collectionner des tapis.
L'étude de James Bynon offrira, sans aucun doute, la base linguistique la plus solide à quiconque est intéressé par I'art du tissage en Afrique du Nord.
Harry Stroomer
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References:
Bynon, James: Recherches sur le vocabulaire du tissage en Afrique du Nord. Berber Studies. Volume 11. Rudiger Koppe Verlag, Koln 2005. ISBN: 3-89645-390-4.
Le Tapis
LE TAPIS : MODE D’EXPRESSION DANS LE HAUT ET LE MOYEN ATLAS MAROCAIN.(Symbole de la civilisation berbère).
A l’instar de tout acte culturel, artistique et folklorique, le tapis est un objet d’art basé sur une connaissance de civilisation ancestrale des peuples qui ont, tout le long de l’histoire, exprimé leur savoir à travers des moyens décoratifs, de sculptures, de poèmes, de dessins divers, de couleurs,…etc.
Le tapis est donc un objet artistique réalisé dans des familles de grandes traditions pastorales et qui vivent en générale de l’élevage et de l’agriculture (donc des familles rurales).
La fabrication des tapis traditionnels, sous toutes leurs formes, nécessite la présence de certaines conditions, des moyens et du matériel de bases dont, notamment :
la laine pure et saine, comme matière première qui sera transformée en fils à différentes dimensions et propriétés variées, des colorants naturels…
un matériel adéquat (métier à tisser) de différentes formes, selon l’utilisation souhaitée,
un personnel compétent maîtrisant les techniques traditionnelles de tissage et de motifs décoratifs..,
Le tissage des tapis constitue une activité parfois essentielle dans certains milieux, car cela joue un rôle économique primordial dans la subsistance des familles. C’est un mode de commerce traditionnel basé sur le troc. Dans un ménage l’homme et la femme travaillent en coopération. La femme s’occupe du tissage et le modelage des tapis et le mari s’occupe de la commercialisation dans les marchés hebdomadaires, et fait, en contre partie, l’achat des produits alimentaires et autres produits dont ils ont besoin pour vivre.
De point de vue artistique, le meilleur tapis est encore fait dans certaines régions berbères à base de produits naturels locaux (colorants).Les motifs décoratifs utilisés est l’expression de la culture de la tribu dont est originaire le produit. Ces motifs relatent l’esprit de cohabitation qui a toujours existé dans ces tributs depuis une histoire lointaines avec les peuples de différentes convictions et de différentes civilisations (musulmans, juifs, berbères, chrétiens) Les tribus berbères constituent l’exemple le plus frappant de cette esprit de tolérance et de cohabitation ; car dans la plus part d’entre elles l’on peut même, aujourd’hui encore, rencontrer des artisans juifs.
La maîtrise de l’art de tisser les tapis se transmis de mère à fille, ce qui constitue une tradition d’apprentissage dans les milieux ruraux. Le langage visuel traditionnel commun de la collectivité ainsi que les techniques permettant de nouer avec doigter les fils d’un tissage est aussi appris sur le tas, en confrontation avec la réalité. Les motifs décoratifs figurant sur les différents tissages sont très significatifs. Ces éléments différents d’une tribu à une autre, ce qui fait de cet art une vraie mosaïque.
La présentation des figures et des symboles décoratifs sont faits de manières poétiques et révèlent une œuvre musicale, un tableau d’art fait avec goût et du bon sens. La tonalité des couleurs forme une mélodie visuelle inégalée.
Le tapis est une tradition plutôt berbérophone car, c ‘est dans le Sud marocain, dans le Haut et le Moyen Atlas, que le tapis a connu son épanouissement (sous le nom : Tazarbit). Le perfectionnement de cette œuvre d’art significative d’une culture plurielle, et de savoir ancestral, est l’une des préoccupations quotidiennes des familles de ces régions.
Le Centre Ait Ouaouzguit, dans la province de Ouarzazate, est l’un des principaux berceaux de cette production artisanale. Ce Centre de renommée mondiale, est situé dans le Haut Atlas, là où la confection des tapis prédomine. En tant que haut lieu de l’artisanat en général et du tapis en particulier, Ait Ouaouzguit est à son tour composé de plusieurs points de production et notamment :
- Tamassin - Ait Semgane - Ai Waya
- Ait Ougharda - Tidili - Taznakt
- Ait Ouchen -Ait Ameur,
Znaga et Sektana comme points limitrophes.
La région des mille Kasbahs compte deux coopératives principales :
La coopérative de Ouarzazate,
La Coopérative de Taznakt.
La classification des tapis :
Les tapis sont classés en deux grandes catégories :
1- Le tapis de tradition berbères : c’est la catégorie la plus importante et la plus représentative à l’échelon mondial .C’est une production typiquement Atlasique avec une décoration et des motifs exceptionnels, propres à une tribu bien précise. Nous considérons, à cet effet, les sous catégories suivantes :
A- le tapis du moyen Atlas (région de Méknés,- Rabat), tribu Zemmour- Zaer- Zain- Bani Mtir- Ait Sgougou- Beni M’guil.
B- Le tapis Moyen Atlas (région de Fès – Taza). : Tribus Beni- Ouarain – Ait Ighezzrane- Beni Alaham- Ait Halli –Ait youssi – Ait Seghrouchéne- Marmoucha- Ait Youb – Ait Izdeg- Aît Yaâcoub.
C- Maroc Oriental (région de Taourirt-Oujda) :
Tribus : Beni Bou Yazhi – Beni Bouzggou.
D- Haouz de Marrakech (région de Marrakech et Essaouira)
Tribus: oulad Bou Sbaâ- Chichaoua – Rhamna – Chiadma- Beld Ahmed- Aït Immour.
E- Haut Atlas (Région de Ouarzazate) :
Tribus : Aït Ouaouzguite – Taznakt – Ait Zeneb- Ait Ouayya – Asquaouene.
Cette région est la plus réputée, actuellement, dans la confection des tapis berbère commercialisé au niveau international
Par Salah Chakor
Source: http://www.grandouarzazate.com/grandouarzazate_artisanat.htm
Il manque des photos de tapis de chez nous sur ce site... Vu que je ne sais toujours pas poster les photos, ça serait bien que les pros en mettent.
trés intéressant merci...
tawalguite
24/01/2006, 10h52
Slam n'rbi flaoun,
Tout d'abord merci à ceux qui ont posté, ce sujet agadir05 et melja60, vraiment merci car c'est ma grande passion le tissage lol!
Bref....
Euh! je vous conseilles aussi tapis et tissage du maroc de francis ramirez et christian Rolot ACR edition, un petit ouvrage très sympouillet qui vous livre beaucoup sans rentré en profondeur dans le domaine technique et pros!
Son PLUS,
_les figures analogiques et figures abstraites
_Tapis et croyances
_Les tisseuses et la croisée des influences (tisseuse se dit aussi lissière (-metier à Lisser..bref..)
_Le tapis dans le reseau des coutumes et des croyances......
Des images de motifs y sont presentés et expliquées!
Enfin, plein d'autre chose, mais qui rentre dans le domaine technique quoi!
Voilà, c'est fait pour s'instruire enrichir sa culture sur l'art tribal, le tissage tribal en l'occurence! sans se prendre la tête.
J'ai d'autre livre sur ce sujet qui traite de cet art et que je posterais par la suite inchallah!
jawariya
24/01/2006, 11h22
tawalguite a écrit :
Voilà, c'est fait pour s'instruire enrichir sa culture sur l'art tribal, le tissage tribal en l'occurence! sans se prendre la tête.
J'ai d'autre livre sur ce sujet qui traite de cet art et que je posterais par la suite inchallah!
Tanmmirt Ultma tawalguite, n'hésites surtout pas.
Tissage chez les Ayt Hdiddou...
http://terremaroc.canalblog.com/images/maroc576.jpg
http://terremaroc.canalblog.com/images/maroc553.jpg
tawalguite
04/02/2006, 17h54
Elle file la laine avec un fuseau! belle photo tanmirt?
Le fuseau existe sous toute les formes, la laine est laver secher et carder au prealable. filer la laine se dit "srf tadout" je pense que c'est qque chose comme ça, roll:
Pour la traduction du cardage je n'ai aucune idée.
J'aimerais connaître les noms en tachelhite, si vs les connaissez.
Voici des liens.
http://www.cvmt.com/filer_rouet.htm
http://www.museevirtuel.ca/Exhibitions/ManitobaCrafts/storyofwool/crafts/spinning_f.html
Voici un livre:Maroc tapis de tribus
Musée des tapis de tribus et des arts de Clermont-ferrand Edisud.
Il est presenté comme une galerie de tapis, sous forme fiche technique de chaque tapis et tissage.
Je dirais que c'est un livre de decouverte,ils le designent ainsi comme une galerie, les commentaires sont très court, succints.
Pas assez d'informations. MAIS en revanche c'est ce qu'il faut pour approfondir ces connaissances sur la technique pratiquée, celle ci est decortiquée et expliquée.
Voici autre chose:
La technique de A à Z de la la tapisserie de haute lisse et basse lisse et du tapis de savonnerie de Roland Galice.
Je vous livrerais quelques petits croquis de ce livre qui sont indeniablement beau et très explicite.
Car c'est un livre que j'ai commandé en passant par l'intermediaire de mon école de tapisserie.
la suite...........inshallah
tawalguite a écrit :
la suite...........inshallah
wakha avec plaisir... :-)
Beda tu te souviens de cette article par Henri Crouzet que tu avais posté le 1/5/2004 que je trouve très intéressant.
"Textiles Traditionnels Des Aît Hadiddou Et Aît Aatta Du Nord"
J'ai choisi de vous parler aujourd'hui des textiles des Aït Hadiddou et Aït Atta du Nord pour de nombreuses raisons, dont la principale est que si l'on connaît la première de ces tribus pour son fameux moussem des fiancés à Imilchil et la seconde pour sa combativité notamment contre les Français au temps du Protectorat, leurs textiles traditionnels sont relativement peu ou pas connus.
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J'ai donc ici pour intention de vous convier à une première découverte de ces tissages, dont l'usage pour certains a été abandonné depuis plus de 60 ans, pour d'autres se poursuit encore ou a cessé plus récemment.
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Les deux groupes tribaux que sont les Aït Atta et les Aït Hadiddou sont au contact dans la très haute vallée du Dadès que l'on appelle l'Imdhras.
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Les Aït Atta sont en quelque sorte une super tribu qui au cours des siècles et à partir du Djbel Saghro, a mené une conquête territoriale qui lui a acquis une zone s'étendant du Draâ au Tafilalet et du Sahara au sud immédiat du Haut-Atlas, ainsi que des territoires dans la haute vallée du Dadès et la vallée de l'assif Ahansal jusqu'à Ouaouizart. Elle trouve son origine avec un ancêtre semi-légendaire, Dada Atta et ses 40 petits-fils. Si sa tombe est localisée dans l'ouest du Saghro, c'est surtout son association aux 2 saints principaux des Aït Atta - Moulay Abdallah Bin Hssein et Sidi Saïd Ahansal , qui permet de le localiser au 16ème siècle. Probablement dès l'origine de leur installation dans le Haut Atlas les Aït Atta se sont -ils trouvés au contact des Aït Hadiddou, présents pour leur part dès le 11ème siècle dans l'Imdhras. Ceux-ci n'auraient ensuite évolué vers leurs territoires actuels de l'Assif Melloul et de l'Amdhrous qu'au 17ème siècle avec l'accord des Atta - qui y faisaient paître leurs troupeaux, et ont par la suite intégré la confédération des Aït Yafelmane.
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Les Aït Hadiddou sont constitués de 2 fractions principales, les Aït Yazza et les Aït Brahim, sédentarisés avec transhumances sur de courtes distances. Les Aït Yazza sont présents dans l'Imdhras et l'Assif, les Aït Brahim également dans l'Amdhrous.
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Pour leur part, les Aït Atta sont constitués de 5 grandes fractions (khams) et nombreuses sous fractions. Nous ne parlerons que de celles présentes au nord, et notamment les Aït Bou Iknifen, Aït Yazza, Ilemchane, Aït Yazza et Aït Oussikis/Msemrir, que nous avons rencontrées. Les Aït Atta, transhumants sur de plus ou moins grandes distances sans être nomades, ont toujours eu un point de fixation, avant même de se sédentariser comme dans le Haut-Dadès.
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Enfin, j'avais plusieurs options pour organiser cet exposé sur les textiles ; j'ai opté pour une approche par grands types : mantes, drapés et voiles en l'estimant la plus simple et schématique.
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MANTES
Le terme le plus connu au Maroc pour les mantes est celui de handira ou ahendir. L'ahendir est un manteau contre le froid et se porte surtout l'hiver. Son usage tend maintenant à disparaître, seules quelques tribus comme les Aït Brahim tant dans l'Assif que dans l'Imdhras l'utilisant régulièrement. Il est ailleurs surtout visible durant les fêtes.
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L'ahendir le plus connu chez les Aït Hadiddou est celui popularisé par les photos du moussem d'Imilchil, en fait appartenant aux Aït Brahim de l'Assif. De couleur foncée à larges rayures bleu et noir et filets rouge, orange, vert et blanc, il est tissé de façon à former un gonflement dans le dos où loger une charge ou un enfant. Il est porté plutôt par les femmes de moins de 50 ans,les plus âgées en portant un plus clair appelé TABRACHNOUT.
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Si les Aït Brahim de l'Amdhrous portent le même ahendir, ceux de l'Imdhras portent un type très différent, à étroites rayures noires et blanches, nommé AHENDIR BOUD TZERAZ. Lors des fêtes, cet ahendir intègre quelques rayures à double bleu ou bleu/ vert en remplacement de rayures noires ; l'ahendir se nomme alors BOUIKCHARANE et même TIZRAZ si des franges latérales sont ajoutées.
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Dans certains villages et notamment à Aït Moussa Ou Ouichou, l'ahendir Boud Tzeraz a été remplacé depuis une vingtaine d'années par l'ahendir OUMLIL(blanc), à larges rayures noires et blanches et filet rouge, considéré plus plaisant et créé probablement sous l'influence de l'ahendir Afrakash des Aït Atta que nous évoquerons plus loin.
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L'autre type de ahendir des Aït Hadiddou, très connu des voyageurs des souks, est celui des Aït Yazza , à étroites rayures noires ou bleues et blanches, à insertion de rayures rouges. Cet ahendir était porté au quotidien dans l'Assif, l'est moins désormais; dans l'Imdhras, les rayures sont noires et blanches et l'ahendir très similaire à celui des Aït Brahim voisins, ce qui laisserait à penser que ce type de ahendir serait la forme originelle pour tous les Aït Hadiddou.
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Pour les jours de fêtes, les femmes Aït Yazza sortaient l'ahendir SABUN, employant le coton bouloché pour ses rayures blanches, introduisant souvent 3 rayures bicolores à la place de 3 bleu/noir et portant en lisières des franges de laines multicolores.
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Chez les Aït Atta du Nord existent également des ahendir d'usage ordinaire et d'autres pour les fêtes, surtout les mariages. Les ahendir ordinaires sont de dessin relativement simple. Le modèle le plus courant et présenté comme commun à l'ensemble des Aït Atta n'Adrar (de la montagne) est appelé T'BEN : il est blanc à larges rayures noires. Il en existe toutefois au moins 3 autres types que nous avons rencontrés dans le bled : l'un pour les Aït Bou Iknifen, à rayures rouge/orange/vert, un second pour les Ignaouen à fines rayures noires et rouges, et un troisième pour les Aït Yazza des Aït Atta à assez larges rayures brunes et blanches.
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Pour les temps de fêtes, le ahendir le plus largement utilisé par les Aït Atta est l'AFRAKASH (multicolore). Il associe laine et coton ; coton pour les larges franges latérales, laine et coton pour les larges rayures blanches, laine pour les larges rayures bleues et rouges du champ, et les fines rayures vertes et jaunes des extrémités. Tous ceux que nous avons vu semblaient relativement anciens, et plusieurs sources nous en ont donné l'origine à la Zaouiat Ahansal où les Aït Atta du Nord ont leur saint privilégié (les autres se tournant vers Tamesloht près de Marrakech et la tombe de Moulay Abdallah Bin Hssein). D'allure forte, cette handira était très prisée au point d'être souvent acquise par des femmes d'autres tribus pour leur propre usage.
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Deux autres ahendir de fête des Ait Atta sont moins connus :
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? l'ahendir Boulouk aux larges bandes rouge, vert et noir, que nous avons trouvée chez les Aït Bou Iknifen ? un ahendir dont nous n'avons pu identifier le nom ; son origine est très probablement Ilemchane et c'est sans nul doute la plus impressionnante avec sa charge de bandes colorées rehaussées de dessins.
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L'ahendir Boulouk et tous les ahendir d'emploi ordinaire que nous venons de voir sont tissés uniquement de laine, les autres employant le coton pour sa blancheur éclatante.
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DRAPES
Avant l'arrivée massive des tissus industriels sur les souks du bled, un peu avant l'indépendance, les femmes ont porté pour l'essentiel des drapés de laine souvent de leur propre facture. Leur emploi a commencé à diminuer dès les années 1930, pour beaucoup baisser dans les années 40 et vraiment disparaître dans la décennie suivante.
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Par ailleurs si leur coût avait limité la quantité des plus belles pièces, l'usage et les ré-emplois, quelquefois la guerre, ont aussi causé la disparition de la quasi totalité de ces tissages et notamment des plus simples qui ne bénéficiaient pas du prestige des autres.
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Chez les Aït Hadiddou, les femmes Aït Yazza ont au quotidien utilisé un drapé d'environ 3,5m par 1m appelé TAHARAOUITE ; il était de laine blanche uniquement et agrémenté de quelques bandes et rayures à chaque extrémité. Son emploi s'est éteint dans les années 30.
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Chez les Aït Brahim, et jusque vers 1930, le vêtement ordinaire était le BOUIGHER, long drapé agrémenté de bandes plus larges que sur le Taharaouite des Ait Yazza et portant franges au revers. Puis le bouigher a disparu pour laisser place au TAHABEN N'TIJEDAD (drapé avec oiseaux) qui a duré jusque dans les années 40.
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Chez les Aït Atta, les seules traces de drapé ordinaire que nous ayons trouvé l'ont été chez les Aït Bou Iknifen où l'on nous a parlé d'un long drapé blanc à rayures fines rouges et noires ; partout ailleurs, le drapé ordinaire semble avoir été blanc.
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Plus prestigieux, les drapés de fête ont mieux survécu même si moins nombreux à l'origine.
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Nous n'avons clairement identifié que 2 types de tels drapés chez les Aït Atta :
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? l'un dans la région de Msemrir, blanc à 2 larges bandes rouges, utilisé chez les Aït Yazza de la région de Tineghir.
? L'autre dans la vallée du Dadès, et qui était porté jusque vers 1930. Nous n'avons pu qu'en faire une reconstitution que voici.
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Nous avons par contre été plus chanceux avec les Aït Hadiddou chez qui nous avons identifié 3 types de drapés :
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Tout d'abord le TACHKOUN, porté uniquement lors des mariages, et qui a été portraituré par Jean Besancenot dans ses 'Costumes du Maroc'. Il était utilisé par les 2 fractions et était impressionnant avec ses franges en revers portées derrière les épaules. Selon les informations obtenues de plusieurs sources, il était tissé dans la région d'Assoul et acquis uniquement par les familles les plus aisées. Plusieurs vieux hommes nous ont d'ailleurs cité la même parole : 'une femme qui n'avait pas de tachkoun n'avait rien'. Celui de la mariée lui était apporté par un ami du futur marié qui venait la chercher pour la ramener sur une mule chez ce fiancé.
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Ensuite et semble t'il très peu courant a été le OUAOUCHKOUN, très grand drapé qui aurait été l'apanage des plus riches des familles chez les Aït Brahim.
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Ces 2 drapés ont vu leur emploi cesser dans les années 30, remplacés par le TAHABENT de coton produit dans la région de Fès et apporté par des marchands ambulants. Entièrement en coton blanc bouloché avec un seul 'pavé' de quelques courtes rayures de couleur dans un coin, son usage a cessé au moment de l'indépendance.
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VOILES
D'origine Aït Atta et Aït Hadiddou, ce type de textile est celui qui a le plus retenu l'attention ces dernier 12 mois.
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Nous allons à cet égard en évoquer 3 sortes : deux provenant des Aït Atta et une des Aït Hadiddou.
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La première est spécifique à la vallée de l'aqqa Oussékis dans la haute vallée du Dadès. De forme carrée, d'environ 50 à 60 cm de côté, et affichant un énorme rond central jaune bordé de rouge et brun, il se nomme Ilbed n Tislatin n Iguramin n Ahansal, car il était réalisé par teinture à ligature sur une pièce de tissu carrée, de ré-emploi, par des femmes de la Zaouïat d'Ahansal.
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Cet ilbed était porté par les chanteuses d'ahidous accompagnant les mariages collectifs et ce jusqu'à la fin des années 50. Il était posé sur la tête, maintenu en forme par un petit lacet caché et retenu par une TISUMA de soie colorée. Il était également employé lors du voyage de la mariée vers la maison de son promis, enroulé autour et servant à tenir la queue de la mule .
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Le second type d'Ilbed, Ilbed n Tihgri, semble avoir été employé par toutes les autres tribus des Aït Atta du Nord entre Boumalne n Dades et Tineghir et plus au sud dans le Saghro. De petite taille, carré de 25 à 35 cm de côté, il était aussi taillé en ré-emploi dans un textile plus ancien et teint par ligature. Son fond est d'un rouge brun plus ou moins foncé, agrémenté d'arceaux en lisière et pour un type d'une ligne intérieure continue. Il était aussi porté pendant les mariages collectifs, mais par toutes les femmes sinon les vierges. Il était posé sur la tête et fixé par une cordelette, de façon à laisser retomber les motifs colorés sur les côtés. Nous en avons identifié 4 types à ce jour :
? foncé tricolore contrasté à 8 arceaux
? clair bicolore à 8 arceaux
? foncé tricolore TIBIRBILOUD, généralement sur un tissu de texture fine
? foncé tricolore à 12 arceaux
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Nous n'avons pu identifier de zones d'usage plus particulières pour les 2 premiers types, en ayant collecté dans des fractions et des localisations très diverses. Il est probable que la différence tienne plus à la qualification des teinturiers. Le type Tibirbiloud apparaît pour sa part spécifique à la région de Imider même si chaque fois que nous avons tenté de connaître la raison de son existence on nous a affirmé que le goût avait présidé à son dessin. Enfin, le dernier type est une découverte récente non encore documentée dans le bled. L'emploi de cet ilbed n'Tighri est partout abandonné depuis les années 50 même si des mariages collectifs ont encore lieu dans certains groupes tribaux.
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La 3ème et dernière sorte dont nous voulons vous parler n'est en fait pas un voile de tête.
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En usage autrefois chez les Aït Hadiddou, il se nomme AGOUNOUN N'TISLATIN, agounoun de mariée, car il était porté uniquement par les mariées lors des mariages collectifs, et ce exclusivement chez les Aït Yazza en général et les Aït Brahim de l'Imdhras. On peut du fait de ce dernier point imaginer que les autres Aït Brahim ont abandonné cette pratique entre-temps, comme a changé leur handira.
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L'agounoun était mis par la mariée juste avant de quitter sa maison, posé en haut du dos et attaché par les fibules, avec les cheveux défaits et rabattus par dessus (cf similarité de positionnement avec l'aghassi des Ida ou Nadif de l'Anti-Atlas). La mariée portait par ailleurs un voile de soie rouge (ABROUK) sur le visage et un autre plus long sur la tête. L'agounoun était ainsi porté pendant les 4 jours du mariage pour être ensuite passé sur la tête pendant le TIZARZIME, période de quelques jours durant laquelle les mariés se déplaçaient et étaient reçu à déjeuner ou dîner chez leurs amis. Puis l'agounoun était rangé dans l'AGHRED, poche en peau de chèvre. Selon nos informations de bled, les agounouns étaient teints parfois par des teinturiers juifs, mais surtout par des femmes sachantes des villages de la tribu, qui utilisaient d'une part l'IGHRIS pour le jaune (une plante locale), d'autre part la garance importée de Rich. On trouve 2 types principaux d'Agounoun que nous avons qualifiés de 'flou' et 'net' d'après l'allure des dessins. La teinture se faisait à la ligature (tie-dye) pour les deux qualifications, ou à la réserve pour les 'net'. L'architecture des dessins emploie soit un centre (AIYOUR= lune), un champ (TAHLININE= yeux) et des coins (TIMGHIN), soit uniquement un champ d'yeux. Dans ce dernier cas les dessins sont plutôt de type 'flou'. Nous n'avons pu trouver de fondement à l'emploi plus particulier de l'un ou l'autre de ces 2 types. La couleur dominante est le rouge ; mais il nous est aussi arrivé de trouver quelques pièces brunes, toujours dans le type 'flou'.
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Le dernier mariage collectif a eu lieu en 1985 à Imilchil et utilisait encore l'agounoun ; depuis les agounoun ont beaucoup dormi dans les maisons, notamment en rembourrage de coussin.
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CONCLUSION
Cet exposé n'est d'une certaine façon qu'un premier rapport sur les recherches que j'ai pu faire dans le domaine de ces textiles. Je suis bien conscient que certains aspects sont plus complets que d'autres, et compte bien compléter notamment les moins documentés. L'obstacle majeur à ce type de travail est une connaissance qui s'évapore avec les hommes et que nous devons tenter de fixer en ré-assemblant les bribes encore disponibles, de matière et de souvenir.
Henri Crouzet
27 September 2001
si si je m'en souviens merci Afousse... je l'avais posté quand j'avais pour pseudo Imazighia ...là il est à sa place maintenant... :-)
tuderrrrtt
10/02/2006, 10h08
Je vous propose de lire ce texte trés bien fait sur le tapis bérbére, par gmatengh Salah Chakor!
Ayuzz n'k a gma.
LE TAPIS BERBÉRE SYMBOLE DE LA CIVILISATION BERBÉRE (http://www.grandouarzazate.com/grandouarzazate_artisanat.htm)
J'ais bien vus que gmatengh Melja60 l'avais posté avant...par grave juste pour le plaisir de le faire partager à ceux qui ne l'aurait pas encore lus... :-D
Ouarzazatnar
10/02/2006, 11h36
voici le azzetta de l'épouse à mon oncle, elle fait de superbes beau tapis :-D "Made in Imassine" :-D
http://ouarzazatnar.skyblog.com/pics/216237707_small.jpg
tuderrrrtt
10/02/2006, 11h45
joli a gma Ouarzazatnar :-D !
laisse moi le temp de prendre les tapis à rhalti en photo :-D tisseuse également :-)
je les mettrer sur le poste "MUSÉE VIRTUEL" ;-)
j'éspére qur tu lui as filé un ptit coup de main :-D .
tawalguite
10/02/2006, 11h47
Waw du 100% laine!
la chaine et la trame sont en laine!!!, et la chaine est teinte..........>c'est le sumum du luxe :-D
Ouarzazatnar
10/02/2006, 11h57
tawalguite a écrit :
Waw du 100% laine!
la chaine et la trame sont en laine!!!, et la chaine est teinte..........>c'est le sumum du luxe :-D
et oué t'as vu ça.... super luxe made in Imassine... quand je suis au bled je ne dors pas sur un lit mais j'aime a dormir sur les tapis de Lalla :-D c'est bon pour les abdos :-D
tawalguite
13/02/2006, 21h34
J'ai enfin mis la main sur LA REFERENCE.
Auteur: Enza MILANESI (auteur de nombreux ouvrages sur les tapis et le tissage, specialisé dans les kilims)
Titre: LES TAPIS, tous les styles des origines à nos jours.
Editeur: SOLAR
Ce livre est en quelque sorte LA bible, On y apprend comment distinguer un tapis persan d'un tapis d'anatolie ou d'un tapis caucasien, il s'adresse aussi bien aux amateurs qu'aux specialiste de l'histoire de l'art.
Le tapis bèrbère n'est pas abordé, celà ne vous empêche pas d'y jeter un coup d'oeil, vous decouvrirez ou redecouvrirez le tapis et le tissage, croyez moi votre regard sur cet art primaire changera.
En un mot cet ouvrage est CAPTIVANT!
Ah le tissage...c'est ma madeleine de proust à moi...ça me plonge tout de suite dans un univers feminin, plein de joie, de chants, de complicité feminine, de solidarité et de rire...
tawalguite
15/02/2006, 12h40
Salam aleikum,
LES ORIGINES DU TAPIS:
Voici un petit extrait des écrits et recherches d'Enza milanesi. auteur du livre LES TAPIS.
«*«*«*Selon l'hypothèse la plus plausible aujourd'hui, le berceau de ce produit manufacturé serait l'Asie centrale, et plus précisément le Turkestan: c'est là, en effet, que l'on a retrouvé les fragments les plus anciens après le tapis de PAZYRYK, datables des 2 et 3 ième siècle, ce type particulier de tissu se serait ensuite propagé, avec les grandes migrations humaines, vers l'ouest en Perse, dans le Caucase et en Anatolie, vers l'ouest et plus tard vers le sud en Inde.*»*»*» (et peut-être en berberie par la suite?! Non je plaisante, la base de cet art est la même, mais on peut constater même en tant qu’amateur que l’expression est totalement différente)
Noté bien qu'elle parle de tissu, pour designer le tissage , d'ailleurs on parle de KILIM pour désigner ces produits d'asie centrale….
Le vocabulaire permettant d’identifier les productions tissées d'Asie centrale est très riche, il peut-être dû soit à son lieu de provenance, soit au types de décors (motifs) (ex: de nom typique: soumak, kazak, kilim, moghol, Kurdistan, ensi turkmène, boukhara…..la liste est longue vous vous en douté bien, il y’a autant d’appellations qu’il y’a de tribus.
Voici l’argument sur lequel s’appuie Enza milanesi pour soutenir son hypothèse sur les origines des tapis.
«*«*«*En 1947 une grande découverte archéologique parut confirmer cette seconde thèse. En Siberie, dans la vallée de PAZYRYK, dans les monts d’altaï, on découvrit dans la sépulture d’un chef scythe un magnifique tapis en laine noué à la main, décoré de riches motifs en parfait état de conservation grâce à la couche de glace qui l’avait protégé.*»*»*»
Voilà, ce qui est encadré par des guillemets sont des extraits tiré du livre LES TAPIS d’Enza
MILANESI
……………la suite inshallah
tuderrrrtt
15/02/2006, 13h11
par tawalguite le 15/2/2006 12:40:39
Le vocabulaire permettant d’identifier les productions tissées d'Asie centrale est très riche, il peut-être dû soit à son lieu de provenance, soit au types de décors (motifs) (ex: de nom typique: soumak, kazak, kilim, moghol, Kurdistan, ensi turkmène, boukhara…..la liste est longue vous vous en douté bien, il y’a autant d’appellations qu’il y’a de tribus
tu as soulevé là un point trés important à ultma, autant d'appellations comme autant de style, il suffit de voir chez nous comment les tapis varient de région en région.
cela reste intéréssant à savoir que l'origine de cet art soit de l'Asie Centrale,quelque part c'est tout un contexte géographique qui a fait que...
Merci à ultma pour ses connaissances partagées! ;-)
tawalguite
15/02/2006, 14h01
Bla jmil a ultmazightinu,
Oui le tapis bèrbère est reconnaissable selon les motifs ou les couleurs utilisés, il y'avait comme une sorte de protocle à respecter, afin de mieux situé la provenance et celà permettais au tribus de se demarquer, c'est une affirmation de leurs identité à travers cet art.
leur fierté en faite.!
Chose que l'on constate moins de nos jours, actuellement les couleurs et les decors repondent plus aux attentes des touristes.....le bèrbère se veut avant gardiste et moderne, il est prêt à sacrifier ce qui l'identifiait à une certaine epoque. Le tissage d'asie, est fidèle à son expression il affiche sa marque tribale. il s'impose!
tuderrrrtt
15/02/2006, 14h45
tawalguite a écrit :
Bla jmil a ultmazightinu,
Oui le tapis bèrbère est reconnaissable selon les motifs ou les couleurs utilisés, il y'avait comme une sorte de protocle à respecter, afin de mieux situé la provenance et celà permettais au tribus de se demarquer, c'est une affirmation de leurs identité à travers cet art.
leur fierté en faite.!
Chose que l'on constate moins de nos jours, actuellement les couleurs et les decors repondent plus aux attentes des touristes.....le bèrbère se veut avant gardiste et moderne, il est prêt à sacrifier ce qui l'identifiait à une certaine epoque. Le tissage d'asie, est fidèle à son expression il affiche sa marque tribale. il s'impose!
oui à ultma mais franchement imposer (notre culture) par sa richesse artistique est une stratégie non négligeable.
alala la mode elle nous perdra... :-?
encore heureux que les touristes soient pas tous nunuches
:-D et cherchent encore à connaître les origines de ce qui les fassinent tels que ses tapis!
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