Aghrabi
31/12/2005, 05h05
Plus de 17.000 objets archéologiques du Maroc et du Mali, transportés illégalement, ont été saisis en novembre et décembre près d¹Arles (Bouches-du-Rhône) et de Perpignan par les douanes françaises, a annoncé mercredi le ministère de l¹Economie. La première saisie, réalisée à Arles le 15 novembre, est la plus importante. Plus de 17.600 objets archéologiques, dont des fossiles de grande valeur originaires du sud du Maroc, ainsi que des objets d¹art africains ont été découverts dans un véhicule immatriculé au Maroc se rendant en Allemagne.
Parmi les objets fossilisés se trouvaient des ³trilobites, gros insectes marins datant de l¹ère primaire, soit plus de 250 millions d¹années, une mâchoire de dinausore marin datant de l¹ère secondaire, ainsi que des crânes de tortues et de crocodile datant du tertiaire (60 millions d¹années)², précise le ministère dans son communiqué.
Plusieurs statuettes, poteries et bijoux maliens de la région de Gao, datant d¹environ 1.500 ans avant Jésus Christ ont également été découverts.
³Le conducteur du véhicule ne disposait pas de documents attestant de la régularité de l¹importation et du transport des 17.666 objets saisis², ont précisé les douanes. La deuxième saisie, réalisée par les douanes de Perpignan le 14 décembre, concerne 124 objets du Néolithique: pierres taillées en forme de pendentifs, pointes de flèches, colliers et gravures. ³Ces objets constituent des témoignages de l¹art rupestre néolitique du Sahel actuel², selon le ministère. Les objets ont été découverts dans un véhicule immatriculé en Italie.
Les objets saisis près d¹Arles, qui sont pour l¹instant toujours en possession des douanes, pourraient être remis à des musées, a indiqué à l¹AFP une porte-parole de la direction interrégionale des douanes à Marseille.
Le 8 novembre 2005, les services des douanes de l¹aéroport de Montpellier avaient déjà découvert un lot de 9.523 pièces archéologiques et artisanales originaires du Mali
Selon le quotidien français «Libération», les objets archéologiques saisis par les douanes françaises, les 15 novembre et 14 décembre, étaient à bord de deux véhicules immatriculés dans le Royaume et conduits par des Marocains, écrit jeudi le journal ³Libération².
³Les pièces (environ 18.000) circulaient à bord de deux vieilles Mercedes conduites par des Marocains qui les acheminaient, pour les fossiles vers l¹Allemagne et pour le néolithique vers l¹Italie², précise le quotidien français qui qualifie de ³Musée roulant² les objets saisis dans la mesure où ils représentent toutes les époques (ères primaire, secondaire et tertiaire). ³Les collections d¹Européens fortunés allaient s¹enrichir, comme souvent au moment des fêtes², de ces deux ³prises exceptionnelles², ajoute-t-il.Le 14 décembre, ³une escouade de huit douaniers de la brigade de Perpignan (Sud), en embuscade sur l¹autoroute, au péage du Boulou, à la frontière espagnole, contrôle une Mercedes +relativement ancienne+ avec un coffre +manifestement rempli+, conduite par un homme d¹une cinquantaine d¹années, au passeport marocain, accompagné d¹un jeune homme², rappelle-t-il. En ouvrant le coffre, ³il y avait un fatras de cartons, avec des objets enveloppés dans des papiers journaux marocains, ce qui a aiguisé la curiosité du douanier², raconte le responsable des Pyrénées-Orientales, Eric Meunier, cité par le journal. Le conducteur a déclaré qu¹il avait acheté ces pièces - plus de 17.600 objets archéologiques dont des fossiles de grande valeur originaire du Sud du Maroc-, à des ³hommes qui cherchaient des trésors² et que ceux-ci avaient été ³trouvés dans le sable², relève le quotidien français. S¹agissant de la deuxième saisie du 15 novembre au péage d¹Arles (Sud), ³Libération² fait observer que cette prise a été réalisée ³presque par hasard à bord d¹un fourgon Mercedes immatriculé au Maroc, avec un chauffeur de 34 ans², notant que certains des objets d¹art saisis représentent un ³intérêt scientifique de premier ordre².
Source; Al-bayane
Parmi les objets fossilisés se trouvaient des ³trilobites, gros insectes marins datant de l¹ère primaire, soit plus de 250 millions d¹années, une mâchoire de dinausore marin datant de l¹ère secondaire, ainsi que des crânes de tortues et de crocodile datant du tertiaire (60 millions d¹années)², précise le ministère dans son communiqué.
Plusieurs statuettes, poteries et bijoux maliens de la région de Gao, datant d¹environ 1.500 ans avant Jésus Christ ont également été découverts.
³Le conducteur du véhicule ne disposait pas de documents attestant de la régularité de l¹importation et du transport des 17.666 objets saisis², ont précisé les douanes. La deuxième saisie, réalisée par les douanes de Perpignan le 14 décembre, concerne 124 objets du Néolithique: pierres taillées en forme de pendentifs, pointes de flèches, colliers et gravures. ³Ces objets constituent des témoignages de l¹art rupestre néolitique du Sahel actuel², selon le ministère. Les objets ont été découverts dans un véhicule immatriculé en Italie.
Les objets saisis près d¹Arles, qui sont pour l¹instant toujours en possession des douanes, pourraient être remis à des musées, a indiqué à l¹AFP une porte-parole de la direction interrégionale des douanes à Marseille.
Le 8 novembre 2005, les services des douanes de l¹aéroport de Montpellier avaient déjà découvert un lot de 9.523 pièces archéologiques et artisanales originaires du Mali
Selon le quotidien français «Libération», les objets archéologiques saisis par les douanes françaises, les 15 novembre et 14 décembre, étaient à bord de deux véhicules immatriculés dans le Royaume et conduits par des Marocains, écrit jeudi le journal ³Libération².
³Les pièces (environ 18.000) circulaient à bord de deux vieilles Mercedes conduites par des Marocains qui les acheminaient, pour les fossiles vers l¹Allemagne et pour le néolithique vers l¹Italie², précise le quotidien français qui qualifie de ³Musée roulant² les objets saisis dans la mesure où ils représentent toutes les époques (ères primaire, secondaire et tertiaire). ³Les collections d¹Européens fortunés allaient s¹enrichir, comme souvent au moment des fêtes², de ces deux ³prises exceptionnelles², ajoute-t-il.Le 14 décembre, ³une escouade de huit douaniers de la brigade de Perpignan (Sud), en embuscade sur l¹autoroute, au péage du Boulou, à la frontière espagnole, contrôle une Mercedes +relativement ancienne+ avec un coffre +manifestement rempli+, conduite par un homme d¹une cinquantaine d¹années, au passeport marocain, accompagné d¹un jeune homme², rappelle-t-il. En ouvrant le coffre, ³il y avait un fatras de cartons, avec des objets enveloppés dans des papiers journaux marocains, ce qui a aiguisé la curiosité du douanier², raconte le responsable des Pyrénées-Orientales, Eric Meunier, cité par le journal. Le conducteur a déclaré qu¹il avait acheté ces pièces - plus de 17.600 objets archéologiques dont des fossiles de grande valeur originaire du Sud du Maroc-, à des ³hommes qui cherchaient des trésors² et que ceux-ci avaient été ³trouvés dans le sable², relève le quotidien français. S¹agissant de la deuxième saisie du 15 novembre au péage d¹Arles (Sud), ³Libération² fait observer que cette prise a été réalisée ³presque par hasard à bord d¹un fourgon Mercedes immatriculé au Maroc, avec un chauffeur de 34 ans², notant que certains des objets d¹art saisis représentent un ³intérêt scientifique de premier ordre².
Source; Al-bayane