Aghrabi
15/01/2006, 22h56
Les auteurs du rapport sur les cinquante années de développement humain et des perspectives à l¹horizon 2005, insistent sur la prise en considération, de manière plus spécifique, de la femme, des jeunes et de la diaspora, définis comme étant «trois des composantes majeures» du potentiel humain du Maroc. Le rapport recommande de faire en sorte que 40% des postes de responsabilité reviennent à des femmes.
Le rapport fait des constats intransigeants et décrit la situation de ces composantes, sans aucune complaisance.
Tout en saluant les avancées, il montre du doigt les insuffisances et les carences, du fait que le Maroc n¹a pas su les inclure de manière conséquente dans son développement général.
La femme : situation
préoccupante
Elle a joué un rôle important dans l¹évolution du potentiel humain du Maroc indépendant. Après une période où elle a été la grande oubliée du processus de développement humain, elle a pu réaliser, au prix d¹un long combat, des avancées qui sont aujourd¹hui unanimement reconnues. En témoignent la réforme du Code de la famille et du Code de la nationalité. Ces avancées récentes sont ainsi le couronnement de l¹action soutenue d¹un mouvement des femmes dynamique, militant et persévérant. Ce mouvement a ainsi été à la fois le produit de l¹ouverture politique et démocratique et l¹un de ses principaux acteurs. En effet, le mouvement des femmes a joué un rôle fondamental dans l élargissement de la participation citoyenne, dans l¹émancipation politique et dans l¹affirmation de la société civile.
Il a également contribué au débat démocratique sur des sujets qui concernent, certes la condition féminine, mais qui, à beaucoup d¹égards, la transcendent pour rejoindre le débat général sur les droits, les libertés et l¹égalité des chances.
Cependant, le niveau de développement des femmes, en particulier celles vivant en milieu rural, est demeuré préoccupant comme l¹atteste le taux de scolarisation des filles ou le taux de chômage féminin. La première injustice faite aux femmes a été l¹analphabétisme. Celui-ci leur a interdit de s¹intégrer pleinement au développement, tout en privant le pays des potentialités d¹une composante essentielle de sa population.
Les jeunes : faiblesse
de l¹encadrement
Paradoxalement, alors que les jeunes constituent la composante essentielle de la population, les politiques du Maroc indépendant, malgré de réels efforts sur le plan sectoriel, n¹ont jamais véritablement intégré la jeunesse dans l¹équation globale du développement. Le manque de perspectives, la difficulté à se réaliser, la «mal-formation», le chômage, et les diverses formes de précarité vont souvent inspirer des réponses désespérées. Les manifestations fortes,
parfois dramatiques, que sont l¹émigration clandestine et le désespoir des diplômés chômeurs témoignent de graves dysfonctionnements dans la mise en valeur des ressources humaines nationales. Un potentiel qui se trouve ainsi en proie à une double érosion : l¹expatriation des compétences qui s¹accentue («brain drain»), et des masses de jeunes acculés à risquer leur vie pour un hypothétique avenir meilleur au nord du Détroit.
De même, les jeunes non plus n¹ont pas eu la place qui leur revient dans notre marche vers le développement. Alors qu¹ils représentent la majorité de la population, leur insertion sociale et économique s¹est trouvée réduite, durant les cinquante dernières années, par la faiblesse de l¹encadrement, en matière d¹éducation, d¹engagement politique et d¹activités culturelles et sportives. Ces déficits d¹inclusion sont également d¹ordre territorial, puisque des régions entières se sont trouvées exclues de l¹entreprise de développement.
Source
Le rapport fait des constats intransigeants et décrit la situation de ces composantes, sans aucune complaisance.
Tout en saluant les avancées, il montre du doigt les insuffisances et les carences, du fait que le Maroc n¹a pas su les inclure de manière conséquente dans son développement général.
La femme : situation
préoccupante
Elle a joué un rôle important dans l¹évolution du potentiel humain du Maroc indépendant. Après une période où elle a été la grande oubliée du processus de développement humain, elle a pu réaliser, au prix d¹un long combat, des avancées qui sont aujourd¹hui unanimement reconnues. En témoignent la réforme du Code de la famille et du Code de la nationalité. Ces avancées récentes sont ainsi le couronnement de l¹action soutenue d¹un mouvement des femmes dynamique, militant et persévérant. Ce mouvement a ainsi été à la fois le produit de l¹ouverture politique et démocratique et l¹un de ses principaux acteurs. En effet, le mouvement des femmes a joué un rôle fondamental dans l élargissement de la participation citoyenne, dans l¹émancipation politique et dans l¹affirmation de la société civile.
Il a également contribué au débat démocratique sur des sujets qui concernent, certes la condition féminine, mais qui, à beaucoup d¹égards, la transcendent pour rejoindre le débat général sur les droits, les libertés et l¹égalité des chances.
Cependant, le niveau de développement des femmes, en particulier celles vivant en milieu rural, est demeuré préoccupant comme l¹atteste le taux de scolarisation des filles ou le taux de chômage féminin. La première injustice faite aux femmes a été l¹analphabétisme. Celui-ci leur a interdit de s¹intégrer pleinement au développement, tout en privant le pays des potentialités d¹une composante essentielle de sa population.
Les jeunes : faiblesse
de l¹encadrement
Paradoxalement, alors que les jeunes constituent la composante essentielle de la population, les politiques du Maroc indépendant, malgré de réels efforts sur le plan sectoriel, n¹ont jamais véritablement intégré la jeunesse dans l¹équation globale du développement. Le manque de perspectives, la difficulté à se réaliser, la «mal-formation», le chômage, et les diverses formes de précarité vont souvent inspirer des réponses désespérées. Les manifestations fortes,
parfois dramatiques, que sont l¹émigration clandestine et le désespoir des diplômés chômeurs témoignent de graves dysfonctionnements dans la mise en valeur des ressources humaines nationales. Un potentiel qui se trouve ainsi en proie à une double érosion : l¹expatriation des compétences qui s¹accentue («brain drain»), et des masses de jeunes acculés à risquer leur vie pour un hypothétique avenir meilleur au nord du Détroit.
De même, les jeunes non plus n¹ont pas eu la place qui leur revient dans notre marche vers le développement. Alors qu¹ils représentent la majorité de la population, leur insertion sociale et économique s¹est trouvée réduite, durant les cinquante dernières années, par la faiblesse de l¹encadrement, en matière d¹éducation, d¹engagement politique et d¹activités culturelles et sportives. Ces déficits d¹inclusion sont également d¹ordre territorial, puisque des régions entières se sont trouvées exclues de l¹entreprise de développement.
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