PDA

Voir la version complète : Les Tribu-lations d'Amzwaru


Amzwaru
01/03/2006, 14h40
Bon ... voilà c'est petite-salsepareille qui m'a fait pensé à écrire ce texte avec ses histoires que le frère d'un bonhomme qui connaît la soeur de l'agouram du village qui lui a dis que ... Tout le monde croît sans avoir rien vu ... Mais là croyez-moi. ;)

Episode n*: Eté 1997, Cascades d'Ouzoud

En cette année chargée je décide de me rendre à Ouzoud, lieu qui m'était encore inconnue, et malgré mon jeune âge, je m'y rends seul avec l'intention de faire du camping pendant une semaine.
Arrivé sur place, je me dégote un kit "guitoune + le reste" après un moment de négociation avec un authentique ashelhi. La négociation - au gré des verbes- s'était transformé en questions-réponses lui posant les questions: "tu sais comment on dit ça en shleuh? Et ça tu sais comment on dit ça en shleuh?" J'étais maladroit dans mes réponses, l'accent encore francisé, perturbé par une voix adolescente titubante. Il était le shleuh, j'étais le gaourri. Mais le triathlon se gagne sur 3 épreuves...

Le soir l'ambiance du camping est arrosée bien que la pluie soit absente...et cette joute verbale se poursuit et se transforme en jeu des capitales: "Tu connais la capitale de ... ?". Je gagne facilement et avec cet invariable épilogue, la capitale du Belize. Des américaines voisines de guitoune flattent mon égo tant mes connaissances en capitales du monde les impressionnent...Mais Hammou ne veut pas perdre et il engage un duel avec pour thème "les gardiens de buts d'équipe nationales de football" ... ce sera notre dernier duel, la confirmation qu'après la revanche la belle m'était destiné. Et je remportai "haut tafousste" ce bras de fer culturel. Hammou s'en alla, mais dans ces yeux je lisais sa soif de revanche, une soif que seul un affront de taille à mon égard pouvait étancher. Deux ashelhi sur le point de se battre se comprennent par leurs seuls regards.

La nuit fut étrangement douce...Et le lendemain, un mal de crâne effroyable au réveil, je décide d'enfiler rapidement mon jean et mes stan smith à la manière "tourziyine". Il est encore tôt et personne n'a eu l'idée de venir se baigner, ou plutôt de se jeter dans le réservoir sans
cesse alimenté par ces puissantes cascades. En regardant ces cascades je ne peux m'empêcher de penser à Shiryu, chevalier du Dragon, lorsque d'un coup de poing dans la cascade il inversa amont et aval, aval et amont. Fut-ce un hasard que le surnaturel m'ait à ce moment envahi? Fut-ce un hasard que ce héros guerrier ressurgisse en mon inconscient? Car ce qui allait arriver allait bouleverser mon existence à jamais...

Hâtivement je me débarassai de mon jean et de mes baskets, les seuls vêtements que je portais en dehors d'un boxer. Je disposai le pantalon et les chaussures sur un roc, fraichement réchauffé par le soleil qui chaque jour se rappelle à nous, ou du moins à ceux qui ont en le privilège. Non sans acrobaties et autres voltiges, je me jette dans l'eau, prenant comme base de propulsion un roc aux formes avantageuses. Tantôt l'eau me masse, tantôt elle me tire littéralement vers le bas, comme si le petit lac d'Ouzoud avait la même évacuation que ma propre baignoire...Alors je me repositionne dans l'eau, et trouve un endroit où - afin de tirer l'usufruit de ce moment de relaxation - je décide de mettre dos à l'eau, les orteils en éventail dépassant le niveau de l'eau de quelques centimètres, les yeux regardant bien vers le ... Quoi!!!!! Co-Co-Comment!!!!!!
Là bas là où était disposé mes affaires, se produisit un évènement défiant les lois classiques de la matière.
Sur ce rocher qui m'avait servi de "vestiaire", mon propre pantalon se dressait comme s'il était porté, seulement...il ne l'était pas!!!!!!
Effrayé, je me poche les yeux en voulant me les frotter. Et je regarde de nouveau: mon falzard était là, devant moi, prenant appui sur mes Stan Smith qu'il avait "chaussé", dans une posture qui trahissait son comportement narquois!!!
Après 10 secondes d'effroi, de stupeur, de sentiment d'abandon, je décidai de sortir precipitamment de l'eau...Mais...Trop tard!!!!
Sous mes yeux encore rougis par la maladresse de mes mains, mon Levi's 501 (qui avait tant de vécu...) et mes Stan Smith se firent la malle! En duo, mais avec l'aide de personne, et sûrement pas d'une personne...car la chose qui portait mon jean et mes baskets n'était pas visible, peut-être palpable mais pas visible. Il - ou plutôt "ça" - s'est enfui loin, franchissant les obstacles rocailleux à la manière d'un bouquetin, sautant les palmes pleines de choukks et d'aknarray comme l'aurait fais un wallabee chassé du Queensland.
Il s'arrêta au loin, dans l'axe du soleil, et me fit un dernier signe; un signe obscène ... je le reconnu à la courbure caractéristique du bleu de gêne, mon propre Jean qui s'était tant habitué à mon fessier me montrait de loin ... son fessier. Comme pour dire "dans le c*l Lulu!".

150 mètres plus loin et après m'être fais rappelé aux bonnes moeurs (j'étais en boxer, rien qu'en boxer...) je rejoignai ma guitoune, et décidai de dormir à nouveau pour m'alléger de ce fardeau mental, de ce camouflet paranormal, qui m'amenait à me dire sans cesse: "Tu t'es fais raquetté par un fantôme!"

Le lendemain j'appris que Hammou avait précipitamment quitté le camp de guitoune où il ramassait pourtant un pécule confortable. On n'accuse pas un homme sans preuve, mais là, j'en étais sûr c'était bien lui...Quelques jours plus tard je décidais de "consulter" un agouram, puis une
tagourammte, qui étaient du même avis que moi (comme par hasard) ... , mais rien ne pu renflouer ces séquelles laissées par un fantôme cleptomane, qui plus est parce qu'il m'a dépossédé de mon propre jean, jauni par mes soins.

Tout ça pour un concours de capitales!!

Tribu-Lations d'Amzwaru - All rights reserved

*: n étant un entier naturel dont je suis le seul à connaître la valeur.

agoram
01/03/2006, 15h05
comme quoi pas besoin de pretentions pseudo-philosophiques pour ecrire un beau texte...

sinon moi une fois j'etais monté sur un grand rocher au peid d'un petit lac de l'asif de notre village, j'avais une dizaine d'année, j'etais tout fier avec mes jambes maigres et mon bermuda, on pouvait dejà deviner ma future grande pilosité qui allaient me complexer souvent sur la plage d'agadir en plein coeur de mon adolescence.J'etais donc en haut de mon rocher, mes copains etaient au bord du lac, je les appellai "a hyawi ; smuqlat d gigi" , et au moment ou ils me regardaient tous, j'ai sauté la tete en bas vers le lac d'une hauteur de pres de 5 metres (mais à l'epoque j'avais l'impression que je sautais de haut d'une montagne) , quelques secondes plutard j'ai senti un grand coup sur ma petite tete, je venais de m'ecrasais au fond de lac, mes amis me tirerent de l'eau et courerent appeler un adulte, à son arrivé j'etais dejà conscient

moralité: quand on a une tete dure on finit toujours par se la faire ramoulir

Amzwaru
01/03/2006, 15h15
Moi qui croyais que t'étais une femme ... qui se cachait derrière un pseudo accordé en genre masculin ... j'apprends que tu avais un bermuda, et j'apprends même - à ma grande surprise que t'avais des potes...ça peut pas être autobiographique ton récit, ou alors ... si, ça l'est ... A chacun de tes posts j'ai la certitude que c'est une tagourammte derrière le clavier ... alors peut-être que t'es une fifille avec un torse velu ...

agoram
01/03/2006, 15h22
Amzwaru a écrit :
... alors peut-être que t'es une fifille avec un torse velu ...


chut...n'en dit pas trop, dejà que j'ai du mal à trouver un mari...si tu revele les details de mon anatomie, je suis mal barrée

Amzwaru
01/03/2006, 15h27
agoram a écrit :

Amzwaru a écrit :
... alors peut-être que t'es une fifille avec un torse velu ...


chut...n'en dit pas trop, dejà que j'ai du mal à trouver un mari...si tu revele les details de mon anatomie, je suis mal barrée

T'inquiètes...même la bête a fini par trouver ... la belle.

Amzwaru
01/03/2006, 15h41
Voilà.

J'avais hésité tant de fois à prendre la plume. J'avais un inconfort à me confier au papier plutôt qu'à la bouteille.
Je suis plus léger après avoir partagé avec vous cette anecdote. Prenez ce texte comme de l'authentique fiction ou comme de la mythomanie épistolaire ...
J'éspère que cette taghbaloute littéraire dont le jet vous a tous glacé le sang continuera son mouvement perpétuel.