tassolt
16/05/2006, 20h02
FES (AFP) - L'ultime audience du procès de l'assassin présumé de Benjamin Vanseveren, un touriste français de 17 ans poignardé à Fès au Maroc (200 km à l'est de Rabat) en février 2005, doit avoir lieu lundi, a affirmé à l'AFP, l'avocat de la partie civile Me Majda Loukili.
"Sauf surprise, lundi, le procureur présentera son réquisitoire et les avocats leurs plaidoiries puis le jugement sera mis en délibéré", a-t-elle affirmé.
Mais le père de la jeune victime, Eric Vanseveren, un cadre bancaire de 48 ans, interrogé samedi à Montauban (sud-ouest de la France) peu avant son départ pour le Maroc, a rappelé sa certitude, basée sur le dossier de l'instruction et sur son enquête parallèle de "la connotation islamique du meurtre" de Benjamin.
Abdelilah Al Meziane, un fassi (habitant de Fès) de 29 ans, a été interpellé juste après le crime et a reconnu les faits. Il encourt la peine de mort.
M. Vanseveren a déploré que lors de l'audience précédente, le 6 mars à Fès, la justice marocaine n'ait pas autorisé son avocat Me Jean-Lou Lévi à plaider en français avec l'assistance d'un traducteur et ait refusé la demande de la partie civile de citer quatre témoins.
"Je vais rencontrer dimanche Me Lévy et le père de la victime pour organiser la plaidoirie en raison de l'obligation faite aux avocats de plaider en arabe devant les tribunaux marocains", a souligné samedi Me Loukili.
M. Vanseveren avait demandé l'audition d'un religieux susceptible d'avoir influencé le jeune assassin, des deux policiers ayant dressé les procès-verbaux initiaux, "en particulier ceux effectués à l'occasion de rafles dans les milieux islamistes dans la journée suivant l'assassinat", et d'un journaliste qui avait évoqué la piste islamiste.
Le père de Benjamin insiste sur l'importance du témoignage du religieux dont, selon lui, le rapport du juge d'instruction souhaitait la mise en examen, finalement refusée par la chambre de l'instruction. "Il a été reconnu par l'assassin qui lui a dit lors d'une audience d'instruction +si j'en suis là c'est à cause de toi+", indique M. Vanseveren qui assure citer le rapport d'instruction.
M. Vanseveren déplore que le 6 mars, le président de la chambre criminelle de Fès ait refusé de faire témoigner les policiers "parce qu'ils sont soumis au secret professionnel" et ait refusé de citer le religieux comme témoin "car il n'était pas sur les lieux du crime".
"Nous allons renouveler nos demandes à l'ouverture du procès", a ajouté M. Vanseveren. Le père de la victime a indiqué qu'il était autorisé à s'exprimer en français assisté par un traducteur à la différence de ses avocats.
"Nous espérons que la situation va se dénouer, que la justice marocaine fera le nécessaire pour sortir la tête haute de ce procès (...), je recherche simplement à ce que la justice suive son cours normalement en ayant étudié toutes les pistes, ce qui n'a hélas pas vraiment été fait, après elle appliquera le code pénal marocain" a ajouté M. Vanseveren.
Le juge Mohamed Dahmani avait motivé son refus en expliquant que ces officiers de police, qui ont instruit le dossier et rédigé les procès-verbaux, sont tenus au secret.
Il avait en outre refusé de convoquer le journaliste Mohamed Boudarham, rédacteur au quotidien Libération au moment de l'assassinat, soulignant que celui-ci n'était pas présent sur les lieux du crime, et que "ses opinions et déductions ne regardent que lui".
L'instruction ne spécifie pas le caractère islamiste du meurtre, a cependant assuré à l'AFP une source judiciaire à Fès.
"Sauf surprise, lundi, le procureur présentera son réquisitoire et les avocats leurs plaidoiries puis le jugement sera mis en délibéré", a-t-elle affirmé.
Mais le père de la jeune victime, Eric Vanseveren, un cadre bancaire de 48 ans, interrogé samedi à Montauban (sud-ouest de la France) peu avant son départ pour le Maroc, a rappelé sa certitude, basée sur le dossier de l'instruction et sur son enquête parallèle de "la connotation islamique du meurtre" de Benjamin.
Abdelilah Al Meziane, un fassi (habitant de Fès) de 29 ans, a été interpellé juste après le crime et a reconnu les faits. Il encourt la peine de mort.
M. Vanseveren a déploré que lors de l'audience précédente, le 6 mars à Fès, la justice marocaine n'ait pas autorisé son avocat Me Jean-Lou Lévi à plaider en français avec l'assistance d'un traducteur et ait refusé la demande de la partie civile de citer quatre témoins.
"Je vais rencontrer dimanche Me Lévy et le père de la victime pour organiser la plaidoirie en raison de l'obligation faite aux avocats de plaider en arabe devant les tribunaux marocains", a souligné samedi Me Loukili.
M. Vanseveren avait demandé l'audition d'un religieux susceptible d'avoir influencé le jeune assassin, des deux policiers ayant dressé les procès-verbaux initiaux, "en particulier ceux effectués à l'occasion de rafles dans les milieux islamistes dans la journée suivant l'assassinat", et d'un journaliste qui avait évoqué la piste islamiste.
Le père de Benjamin insiste sur l'importance du témoignage du religieux dont, selon lui, le rapport du juge d'instruction souhaitait la mise en examen, finalement refusée par la chambre de l'instruction. "Il a été reconnu par l'assassin qui lui a dit lors d'une audience d'instruction +si j'en suis là c'est à cause de toi+", indique M. Vanseveren qui assure citer le rapport d'instruction.
M. Vanseveren déplore que le 6 mars, le président de la chambre criminelle de Fès ait refusé de faire témoigner les policiers "parce qu'ils sont soumis au secret professionnel" et ait refusé de citer le religieux comme témoin "car il n'était pas sur les lieux du crime".
"Nous allons renouveler nos demandes à l'ouverture du procès", a ajouté M. Vanseveren. Le père de la victime a indiqué qu'il était autorisé à s'exprimer en français assisté par un traducteur à la différence de ses avocats.
"Nous espérons que la situation va se dénouer, que la justice marocaine fera le nécessaire pour sortir la tête haute de ce procès (...), je recherche simplement à ce que la justice suive son cours normalement en ayant étudié toutes les pistes, ce qui n'a hélas pas vraiment été fait, après elle appliquera le code pénal marocain" a ajouté M. Vanseveren.
Le juge Mohamed Dahmani avait motivé son refus en expliquant que ces officiers de police, qui ont instruit le dossier et rédigé les procès-verbaux, sont tenus au secret.
Il avait en outre refusé de convoquer le journaliste Mohamed Boudarham, rédacteur au quotidien Libération au moment de l'assassinat, soulignant que celui-ci n'était pas présent sur les lieux du crime, et que "ses opinions et déductions ne regardent que lui".
L'instruction ne spécifie pas le caractère islamiste du meurtre, a cependant assuré à l'AFP une source judiciaire à Fès.