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Voir la version complète : Situation geographique des berberes


10/01/2004, 21h01
Voici la situation geographique des berberes vers le 13 eme sicles.

http://afrance-bellarif.chez.tiscali.fr/images/andalus/berberes.gif


Et voici les berberes aujourd'hui

http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/IMG/arton580.jpg

Eloquant, non?!!!! :-D :-D

10/01/2004, 21h06
Et voici la population berberophones.

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/images/berberes_carte.jpg

boutfounaste
10/01/2004, 21h15
merci pour ces cartes j'aurai aimé avoir la legende de la carte du 13emesiecle

ifni92
10/01/2004, 21h34
Franchement, elles sont terribles ces cartes. On a une meilleure appréciation de la situation de notre tribu. :-D

10/01/2004, 23h27
Il n'y avait pas de legende a proprement dites.
C'est une carte sur la repartition geographique des Al Andalus au 13eme siecle, voici le texte qui accompagne la carte.



AL-ANDALUS ET SON HISTOIRE





I) Que signifie Al-Andalus ?

Nom par lequel les musulmans, établis en Epagne en 711, désignèrent la nouvelle région du califat de Damas. Le nom de Al-Andalus apparaît sur une monnaie bilingue en 716. Il est démontré qu'Al-Andalus est une arabisation du nom wisigoth de l'ancienne province romaine de la Bétique (en langue gothique : "Landahlauts" = "lot échu aux goths"). Le nom continue à désigner la région méridionale de l'Espagne, l'Andalousie, et il s'applique aux espagnols de religion musulmane exilés : "andalusies".

II) L'histoire de Al-Andalus.

Avant l'arrivée des musulmans, le peuple wisigoth règne sur la péninsule ibérique. C'est en 711 que commence l'invasion maure avec à sa tête Tariq ibn Ziayd. Ses troupes (des berbères en majorité, et des arabes) franchissent le détroit de Gibraltar (Djebel Tarik), s'emparent la même année de Cordoue et de Tolède, puis poursuivent leur avancée vers le nord. La quasi-totalité de la péninsule est occupée mais cette occupation se limite au sud d'une ligne Coïmbra, Salamanque, Saragosse. L'Espagne devient une province (un émirat) qui dépend du califat de Damas.

En 722, débute la Reconquête (La Reconquista) avec la victoire de Pélage, descendant du dernier souverain wisigoth, à la bataille de Covadonga.

En 756, Abd-al-Rahman 1er, dernier descendant de la dynastie des Omeyyades, se proclame émir d'Al-Andalus à Cordoue. Il est à l'origine de la construction de la grande mosquée qui débute en 786.

Lui succèdent El Hakam 1er (796-822) et Abd-al-Rahaman III (912-961) qui abandonne le titre d'émir pour celui de calife en 929. C'est l'époque la plus florissante de l'Espagne musulmane du point de vue économique, commercial, culturel et scientifique.

Le califat de Cordoue s'effondre dans le premier tiers du XI° siècle. Il subit plusieurs révoltes et des agressions extérieures, en particulier des chrétiens qui veulent reconquérir leurs territoires. De petits royaumes, appelés Taifas, divisent la péninsule et facilitent les invasions.

Les Almoravides, dont la capitale de la dynastie est Marrakech, envahissent les premiers la péninsule. En 1090, Youssef ben Tachfine, émir Almoravide s'empare de Cordoue, d'Almeria, de Séville et domine une partie de l'Espagne.

En 1142, Al-Andalus est à nouveau morcelé en Taifas, ce qui facilite l'avancée de la Reconquista. En 1146, c'est au tour des Almohades d'envahir la péninsule. En 1147, ils soumettent Marrakech (capitale almoravide) puis Cordoue et Séville dont ils font la capitale de leur royaume en Espagne.

En 1212, la bataille de Las Navas de Tolosa est une grande victoire pour les chrétiens et la Reconquête est facilitée par l'affaiblissement des musulmans. En effet, à la fin du XII° siècle, l'empire almohade commence à être décadent, il se divise en 1228. Ce sont les troisièmes Taifas.

Au XIII° siècle, apparaît la dynastie Nasride. Son pouvoir est réduit au royaume de Grenade qui sera cependant prospère économiquement et culturellement pendant plus de deux siècles comme en témoignent l'Alhambra et les jardins de Generalife.

Mais le 2 janvier 1492, le dernier roi Goabdil doit capituler devant les Rois Catholiques, Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille, en rendant Grenade aux espagnols.

fatidifni
31/01/2004, 00h55
par ifni92 le 10/1/2004 21:34:53

Franchement, elles sont terribles ces cartes. On a une meilleure appréciation de la situation de notre tribu.
........

tribut?!

couscous_clan
31/01/2004, 18h51
elles sont terribles ces cartes mais je suis deçue qu'on n'y voit pas asnieres et place voltaire!!! :-P :-P
franchement je suis étonnée je savais pas qu'on occupait un tel espace! :-o merci à celui ou celle qui a mis ces cartes sur le site! :-D

apollon-beurre
03/03/2004, 15h38
Situation geographique des chleuh en france ?

A vous de me répondre !!!

soussia
19/03/2004, 06h56
L'Ile de France ? :-?

apollon-beurre
19/03/2004, 07h55
aller soussia dis moi en ile de france par exemple !!

izorane
27/03/2004, 15h36
azul
there is no precise geographical map of imazighene they are every where in the world
the amazigh nation are emmigrants you will find them in every part of this planet

couscous_clan
27/03/2004, 15h58
but they are found mainly in france and belgium!we represent!!!!! :-P

soussia
27/03/2004, 20h14
Les Massifs du MAROC

- Le Moyen Atlas Central (région d’Ifrane, Azrou, Khenifra)

Le Moyen Atlas Central est une région attrayante où concourent le climat, le relief, la géologie, la géomorphologie et la couverture végétale.
Ce massif offre des paysages d’une valeur et d’une beauté inestimables, des paysages splendides, des cours d’eau et des lacs féeriques, des forêts d’un attrait inégalable et un milieu socioculturel unique.

Aperçu historique :

Les premières traces de l’installation humaine dans le territoire du Moyen Atlas remontent au Néolithique, en témoignent les grottes qui existent dans la région ainsi que les vestiges des sites archéologiques qui datent de la préhistoire.

- Moyen-Atlas Oriental (Massif de Bou Iblane)

Le paysage du Moyen Atlas Oriental ne cesse pas d'étonner par sa hardiesse de la complexité de ses reliefs ce qui en fait un véritable paradis pour les randonneurs .
Venez profiter des vastes plateaux calcaires qui abordent au nord de la chaîne plissée et qui domine au sud la Moulouya supérieure bien arrosée, forêts et pâturages couvrant ses pentes. La chaîne du Moyen Atlas Oriental offre aux montagnards toutes les ressources de la vie pastorale. Les Ait Warayne* et les autres tribus berbères qui y vivent sont avant tout des pasteurs transhumants possédant deux fuiages entre les quels s'organisent les déplacement saisonniers des familles et de leurs tentes, l'un en montagne (le djebel) occupé en été, l'autre dans le pays bas (l'azaghar) où l'on séjourne hiver .


* Les Ait Warayne :

Ce n'est qu'a partir du XVII ème siècle que l'on entend parler des Ait Warayne en tant qu'entité tribale.
Originaires du Waran près de la Mauritanie, ils seraient montés par le Gir et le Ziz jusqu'au Massif du Bouiblane .
L'occupation du sol par les populations prend également des formes familières : constructions fonctionnelles à étages en pierres et en pisé au poutrelles débordantes, des villages de moyennes vallées, maisons élémentaires berbères isolées en forêts, avec cela, un fréquent recours à la tente nomade dans le cadre des mouvements de transhumances couvrants des distances de 40 à 80 Km entre les zones d'hivernage et estivage.

- Haut-Atlas Central (Massif de Mgoun)

La partie orientale du Haut Atlas possède plus de quarante sommets dépassant les 3 000 mètres et une dizaine de 4 000 mètres. La partie centale au sud de Marrakech est la plus élevée, avec le jebel Toubkal (4 167 m), sommet le plus haut de l'Afrique du Nord, le jebel Ouanoukrim (4 088 m) et l'Ighil M'Goun (4 071 m). D'autres massifs importants sont détachés : à l'Est le jebel Ayachi (3 737 m) près de Midelt et au sud le jebel Siroua (3 304 m) qui domine les villes de Tazenakht et Taliouine.

Les versants Nord-Ouest sont bien arrosés et possèdent une végétation abondante tandis que la partie Sud est sèche. L'hiver, la neige tombe au-dessus de 2 000 mètres, elle peut être abondante, rester plusieurs semaines coupant les routes et les pistes et laisser isolés les villages de montagne ; mais, l'été, les plus hauts sommets n'ont ni glace ni neige.
Les berbères habitent depuis des siècles l'ensemble du Haut Atlas ; les Chleuhs occupent toute la partie ouest jusqu'au massif du M'Goun et vivent dans des petits villages parsemés dans les montagne. Leurs maisons construites en pierres ou en pisé forment un ensemble compact de petits blocs soudés les uns aux autres, étagés sur la pente du terrain avec leurs toitures plates en palier sur différents niveaux. Les habitant sont sédentaires et cultivent des céréales, des légumes et des fruits sur des terrasses irriguées.

- Anti-Atlas (Massif du Siroua)

La chaine de l'Anti-Atlas s'étend depuis le jebel Siroua, situé au sud du HAut Atlas et à l'ouest de Ouarzazate, jusqu'au cap Drâa au nord de Tantan sur la côte Atlantique.

Son versant nord abrupt, qui domine la fertile plaine du Sous, est recouvert d'une végétation éparse d'arganiers, d'acacias (d'où l'on extarit la gomme arabique). Dans les vallées, l'agriculture est difficle mais les arbres fruitiers (amandiers, figuiers, oliviers,) sont prospères.

Les sommets sont peu élevés et culminent à 2 530 mètres avec l'Adar-n-Aklim à l'est d'Iherm et le jebel Lekst (2 359 m) au nord de Tafraoute.

Le versant sud est aride et descend progressivement vers les plaines désertiques. Des oueds, le plus souvent à sec, serpentent dans des gorges où à travers de longues palmeraies pour se jeter dans le Drâa. Celui-ci longe le versant sud pour disparaître dans le reg avant d'atteindre l'Océan Atlantique.

Les habitants sont des berbères Chleuh qui occupent des villages fortifiés dont les maisons, construites en pierres sèches, sont accrochées au flanc de la montagne. C'ets la région des greniers communautaires que l'on nomme "Agadir", ou "Ihrem" en berbère.

La vie est difficile dans cette région aride et une partie de la population locale a migré vers les villes du Nord ou à l'étranger.

boutfounaste
27/03/2004, 21h41
dommage que dans l'histoire de l'espagne musulmane on a pas parler de la fameuse bataille de zallaqua qui opposa ibn tachfin au roi alphonse VI :

En 1080, les Almoravides achèvent d'unifier le Maghreb occidental et moyen, de l'Atlantique jusqu'à Alger, et de la Méditerranée jusqu'au Sahara. Puis, contre les Espagnols chrétiens, ils gagnent la bataille de Zallaqa en 1086, et conquièrent l'Andalousie et la dominent avec la prise de Balensa (Valence) en 1102 et de Saraqosta (Saragosse) en 1110 ; Ichbilia (Séville) sera alors la capitale almoravide d'Andalousie. L'Empire fut d'une grande organisation, le système fiscal très incitatif mais les armées n'avaient plus leur valeur militaire du début du siècle.
L'affaiblissement de la dynastie commence par la chute de Saraqosta en 1117 aux mains des chrétiens d'Espagne et se poursuit par l'avènement des Almohades dès 1144.

fatim
10/04/2004, 16h10
BERBERES

Les Berbères - mot provenant, par l'arabe, du substantif grec "barbaroï" (barbares dans le sens d'étrangers) - constituent un ensemble de populations islamisées mais faiblement arabisées liées par l'usage de dialectes (Chleuh, Tamazight, Tamasheq, etc) issus d'un fond commun et qui se répartissent dans toute la zone septentrionale de l'Afrique, du Maroc à l'ouest à l'Egypte à l'est et, vers le sud, jusqu'au Niger. La toponymie du Maghreb est particulièrement marquée par l'héritage berbère, et de nombreuses villes - Agadir, Tétouan, Oran, Tlemcen, Tamanrasset, Toughourt, par exemple - ou régions - Adrar, Tafilalet, Ténéré - portent des noms typiquement berbères.

Langue rarement écrite, le berbère s'est maintenu dans les régions rurales, surtout dans les zones montagneuses (Rif et Atlas marocains, Aurès et Kabylie en Algérie), isolées (Matmata et Djerba en Tunisie, oasis de Sioua en Egypte) ou, dans le cas des Touaregs, nomades, en zone désertique.

Une des caractéristiques des sociétés berbères est d'être constituées de petites entités tribales ou villageoises peu hiérarchisées, très stables, jalouses de leur liberté et réfractaires à toute autorité supérieure. Elles ont d'ailleurs rarement constitué de grands ensembles organisés et ont été aisément submergées, mais non soumises, par les envahisseurs successifs (Phéniciens, Romains, Byzantins et Arabes).

Un royaume berbère, la Numidie, a existé aux 3ème et 2ème siècles av. JC dans le nord du Maghreb. Après la destruction de Carthage, une Numidie réduite devint vassale de Rome tandis que le reste devenait une confédération indépendante de tribus. Celles-ci se convertirent progressivement à l'Islam à la fin du 7ème siècle mais se libérèrent en 756 de l'autorité du Caliphat abbasside nouvellement établi. Royaumes arabes et tribus berbères se disputèrent ensuite le contrôle du Maghreb durant trois siècles, jusqu'à l'émergence au 12ème siècle de la dynastie des Almoravides, d'origine berbère. Elle céda la place à une autre dynastie de même origine, celle des Almohades, qui unifièrent pour un temps en une zone prospère le Maghreb et la plus grande partie de la péninsule ibérique.

On assiste actuellement à une renaissance berbère, particulièrement en Algérie et au Maroc, avec la revendication d'une identité, celle des Imazighen ("Hommes libres"), d'une langue, le Tamazight, d'une écriture, le Tifinagh, dérivant d'alphabets très anciens et qui n'était utilisée jusqu'au début des années 1970 que chez les Touaregs.

Répartition dans les pays arabes:
Maroc (Rif et Atlas): plus de 10.000.000
Algérie (Kabylie, Mzab, Hoggar): 5.500.000
Mauritanie: 400.000
Tunisie: 250.000
Libye: 200.000
Egypte (oasis de Sioua): 15.000


Répartition actuelle des Berbères

Le caractère le plus déterminant de la "berbérité" reste la langue, et la répartition actuelle des Berbères peut être esquissée en délimitant les aires géographiques de son usage. On parle berbère, sporadiquement à l'intérieur d'un espace africain compris entre l'océan Atlantique, la Méditerranée et le tropique du Cancer. D'est en ouest, des populations berbérophones subsistent actuellement.

– en Algérie. La Kabylie est de loin la plus importante région berbérophone d'Algérie et les deux tiers des Berbères de ce pays sont kabyles; l'Aurès abrite une importante communauté chaouïa et le Mzab un autre groupe berbérophone; quelques îlots subsistent également dans les monts des Ksour du Sud oranais, dans les régions de Gourara et de Ouargla et, au nord, dans les djebel Bissa et Chenoua,

- au Maroc. Trois grandes zones de dialectes berbères couvrent les régions montagneuses de ce pays; au nord du Rif, le dialecte tarifit; au centre, dans le Moyen Atlas ainsi que dans une partie du Haut Atlas; le dialecte tamazight; au sud-sud-ouest dans le Haut Atlas, l'Anti-Atlas et le Sous - qui forment le pays chleuh - le tachelhit,

- en Tunisie, sous forme d'enclaves en voie de disparition, notamment dans les villages de l'Île de Djerba, à Tamezret au nord de Matmata, à Chenini et à Douiret, à l'est de Tataouine,

– en Égypte, dans l'oasis nord-occidentale de Siouah;

– en Libye, dans le djebel Nefousa et les oasis de Ghadamès, de Sokna, d'Aoudjila, mais également sur la côte à Zouara;

– en Mauritanie, dans une région située au nord du fleuve Sénégal, le parler zenaga est attesté chez des populations du Trarza.

A tous ces espaces de parlers berbères il faut ajouter un grand territoire parcouru par les nomades chameliers touaregs, dont le nombre est évalué à 400,000. Ils constituent un groupe berbérophone important, éparpillé inégalement sur le Niger, le Mali - pour les deux tiers -, l'Algérie (Ahaggar, Ajjer), la Libye (Ajjer), le Burkina Faso (Udalen) et le Nigeria.

Il faut également tenir compte d'une importante diaspora berbère disséminée dans les grandes villes de l'Afrique du Nord, mais aussi en Europe. La France compte environ 600 000 immigrés berbères marocains et algériens, ces derniers étant essentiellement kabyles.

Recensement

En l'absence de recensements linguistiques fiables, toute évaluation numérique des berbérophones reste très approximative. Des trois pays du Maghreb, le Maroc semble de loin celui qui compte le plus de berbérophones; ils y sont estimés à 40 % de la population totale. Pour l'Algérie et la Libye, la proportion de 25 % est souvent retenue. La Tunisie est le pays de l'Afrique du Nord, où ils sont les moins nombreux: quelques milliers de personnes seulement parlent encore le berbère. Le groupe zenaga mauritanien est, lui aussi, peu important.

soussi
10/04/2004, 16h43
Q&A: The Berbers


Algeria's Berbers revere slain singer Matoub Lounes
For centuries Berbers have fought to prevent their language and culture from being swamped by Arabs. Most numerous in Morocco, they are scattered across nine countries. Their voice has been most loudly heard, amidst outbreaks of violence, in Algeria.

Q: Who are they?

The Berbers are a non-Semitic people who since prehistoric times inhabited the Mediterranean coastline from Egypt to the Atlantic. They dominated North Africa until it was conquered by Arabs in the 7th century.

Ethnically, a majority of Moroccans and Algerians are Arabicised Berbers. Today it is more language and culture that set Berbers apart. Berber speakers account for some 50% of Moroccans and 30% of Algerians.

Q: Where does the name come from?

One theory derives 'Berber' from Barbaros, ancient Greek for 'Outsiders'.


Berbers call themselves 'Imazighen' (Free), plural of 'Amazigh'. They call the Maghreb 'Tamazgha', or Land of the Imazighen.


Q: What do they speak?

Tamazight belongs to the Afro-Asiatic family and is related to ancient Egyptian and Ethiopian.

The Moroccan government wants Tamazight taught in all schools within 10 years. It is recognised as a national language in Mali and Niger.

In 2003 the Algerian authorities also made Tamazight a national language. But Berbers there want it to have equal status, as an 'official language', alongside Arabic.

Where do they live?

Berbers are found in Morocco, Algeria, Libya, Tunisia, Egypt, Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritania.

In Morocco and Algeria, they form groups with different dialects.

Moroccan groups (Berber names in brackets): Shleuh (Ishalhiyan), in the High Atlas, Tashalhit dialect; Imazighen (Imazighen), Middle Atlas/Eastern High Atlas, Tamazight dialect; Rifans (Irifiyan), Northern Morocco, Tarifit dialect.

Algerian groups: Kabyles (Taqbaylit), Kabylie region, Kabyle dialect; Chaouia (Ishawiyan), Eastern Algeria, Tashawit dialect; Mozabites (Imzabiyan), northern edge of Sahara, Tamzabit dialect; Tuaregs (Tamachaq), extreme south, Tuareg dialect.


Q: Where are the other populations?

Libya: In Jabal Nefusa, Zwara and Ghadamis.

Tunisia (just 1% of the population): In Djerba, Tataouine, Metmata and east of Gafsa.

Egypt: In the Siwa Oasis near the Libyan border.

Tuareg: Some 600,000 Tuareg Berbers live in Mali and 400,000 in Niger. Tuareg Berbers also found in Algeria, Libya, Burkina Faso and Mauritania. Their total is put at 1.5-2.5 million.

Canaries: The indigenous people were Berber. The language survived till the Spanish invasion in the 15th century. The first World Amazigh Congress was held in Gran Canaria (Tafira in Berber) in August 1997.

Kabyle Berbers: Key dates
1963-65: Berber rebellion
March-April 1980: 'Berber Spring'
September 1994-April 1995: School boycott
June 1998: Singer Matoub Lounes killed
April 2001: Wave of unrest starts
June 2001: Citizens' Movement issues demands
Q: Who are the Kabyle Berbers?

This group is the most active in promoting Berber identity. Kabylie region, east of Algiers, is home to some 5 million Berbers.

It comprises the provinces of Tizi Ouzou, Bejaia and Bouira. Some 50% of neighbouring Setif, Bordj Bou Arreridj and Boumerdes provinces are Kabyle speakers. About half the 3-million-strong population of Algiers are Kabyles.

Q: Why conflict with the government?

Whereas Algeria's constitution says Islam is the state religion and Arabic the official language, the Kabyles see their cultural and linguistic heritage in pre-Islamic North Africa.

After Algeria gained independence in 1962, the Kabyles confronted the new government.

The Socialist Forces Front (FFS), founded by war hero Hocine Ait Ahmed, led a two-year rebellion from 1963 to 1965.

Q: What was the Berber Spring?

In March 1980 police stopped writer Mouloud Mammeri from entering Tizi Ouzou to give a lecture on ancient Berber poetry.
Students took to the streets in Kabylie region and later in Algiers. On 20 April security forces stormed Tizi Ouzou university.

These events, known as the 'Berber Spring', centred on the language issue, which has remained a focus of discontent.

The Berber Cultural Movement organised a rally in 1990 in Algiers to call for language recognition. The same demand was behind a school boycott in the Berber region from September 1994 to April 1995.

Who was Matoub Lounes?
Matoub Lounes was a singer who asserted the linguistic and cultural rights of the Kabyles.

He was killed in an ambush in June 1998, shortly after his latest album parodied the national anthem. His death sparked weeks of violent protests.

Q: What is the Citizens' Movement?

In April 2001 a student was killed in police custody in Tizi Ouzou, sparking riots which spread to other provinces.

Over 120 people are said to have died in clashes which continued for much of 2001.

A 'Citizens' Movement' emerged in the Berber provinces. In June 2001 the movement met in El Kseur (Bejaia Province), and drafted the El Kseur Platform. It listed 15 demands, including full recognition for Tamazight.

In 2004 Algerian Berbers threatened to boycott the presidential election over the language issue.

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