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Voir la version complète : Histoire: Berbères


Lahcen
23/01/2004, 22h00
Groupe de peuples dont on retrouve les traces, à diverses époques, depuis l'Égypte jusqu'à l'Atlantique et du Niger à la Méditerranée. Aussi loin qu'on remonte dans le passé, l'Afrique du Nord est occupée par des Berbères, connus des historiens grecs et latins sous des noms divers : Garamantes du Sahara, Maures et Sanhadjas implantés dans la zone intermédiaire Algérie-Mali-Maroc, Numides et Gétules de Tunisie et d'Algérie, Nasamons et Psyles de Lybie, ...etc.


Des Phéniciens aux Romains


Jusqu'à l'époque romaine, ces peuples, apparentés au moins par la langue, persévéraient dans une civilisation néolithique. Pasteurs, agriculteurs, ils vivaient divisés en tribus; la division restera un fait constant et essentiel de l'histoire berbère.A la variété originelle du peuplement, se sont superposées, au fil de l'histoire, les influences de plusieurs civilisations.Le Maroc que le seul détroit de Gibraltar sépare de l'Europe, fut au moins dès le IIIème millénaire en relation avec l'Espagne.

Dès la fin du IIème millénaire av. J.-C. , les Berbères entrèrent en relation commerciales intermitentes avec les Phéniciens qui fondèrent ,vers 1100 av. J.-C., sur la côte atlantique le comptoir de Lixus (auj. Tchemmich), puis plus près du détroit, ceux de Tingis (Tanger) et d'Abyle.

Les Berbères subirent ensuite l'influence de Carthage qui fonda des comptoirs sur la côte méditerranéenne. Ainsi les carthaginois, qui ont commercé plusieurs siècles avec les Berbères, leur ont apporté non seulement l'or, la vigne et certaines méthodes agricoles, mais aussi de nouveaux rites religieux. Au IIIème s. av. J.-C., sur le peuple des Massyles établis entre Constantine et l'actuelle frontière tunisienne, régnait le premier roi berbère connu Masinissa qui avec l'alliance des Romains, fonda le royaume de Numidie. En échange Massinissa apporta son aide à Scipion l'Africain contre Carthage. A la chute de Carthage, en 146 avant J.-C., les romains se sont imposés militairement dans tout le Maghreb; mais leur pénétration , limitée de surcroît à la partie nord n'a sûrement pas eu la même portée que la précédente.


Les berbères et l'antiquité Romaines



La province romaine d'Afrique se limitait à l'origine au territoire carthaginois annexé par Rome et borné à l'ouest par la "Fossa regia" qui, partant de Tabarka , se dirigeant vers le sud est pour atteindre la côte au sud de la ville actuelle de Sfax. A l'ouest de cette Afrique romaine, s'étendait , au IIème s. av. J.-C., le royaume de Numidie contre lequel Rome dut mener une dure guerre au temps de Jugurtha (113/105 av. J.-C.), un autre grand-chef berbère, petit fils de Massinissa. Une partie du royaume de Numidie, après la défaite de Jugurtha, fut donné par Rome au roi de Mauritanie Bocchus qui livra Jugurtha aux Romains.

A l'époque des guerres civiles, le roi numide Juba Ier fut entraîné dans l'alliance avec les pompéiens contre César.Ce dernier, après avoir vaincu les pompéiens à Thapsus (46 av. J.-C.), modifia l'organisation de l'Afrique romaine en créant à l'ouest de la "Fossa regia" , avec l'ancien royaume de Numidie annexé, une "Africa nova". Les deux provinces d' "Africa vetus" et d' "Africa nova" d'abord confié à Lépide, passèrent en 36 av. J.-C. à Auguste, qui annexa le reste de la Numidie (25 av. J.-C.) et dédommagea le fils de Juba Ier, Juba II, Berbère romanisé, savant, collectionneur d'objets d'art, en lui donnant la Mauritanie.

Mais celle-ci fut à son tour incorporée à l'Empire en 40 apr. J.-C. dans le but d'essayer d'étendre la domination romaine à tout le Maghreb, les Berbères se soulevèrent, obligeant finalement les Romains à se cantonner dans la partie septentrionale du Maroc actuel, où ils établirent les colonies de Tingis, Zilis, Lixus et Volubilis; la civilisation berbère se perpétuant dans les montagnes.Dès le milieu du IIIème s., l'autorité romaine fut gravement menacée par l'agitation des tribus berbères, et, en 285, Dioclétien dut ramener le "limes" romain en cette région à l'oued Loukkos, ce qui réduisait en fait la Mauritanie Tingitane à la région de Tanger, qui fut rattachée administrativement à la province espagnole de Bétique.

Malgré les incessants soulèvements des tribus berbères, les romains surent donner au maghreb un remarquable essor économique, construisirent les villes de Volubilis , Tipasa, Timgad, Lambèse, Cherchell,...etc et pratiquèrent une politique d'assimilation qui ne réussit pourtant pas à faire disparaître l'originalité berbère.

Les vandales qui envahirent et ruinèrent le maghreb au Vème siècle ne parvinrent pas plus à soumettre les Berbères. Le maghreb reconquis par Bélissaire (entré à Carthage après sa victoire sur Gélimer à Tricamarum en 533), resta sous l'autorité nominale de l'empire d'Orient pendant plus d'un siècle.Mais la domination byzantine se fit rapidement détester par les excès de sa fiscalité, et l' afrique du Nord tomba dans l'anarchie au VIIème siècle.


Les berbères au temps des conquêtes arabes


A la conquête arabe, qui commença en 647, à cette date les fidèles de Mahomed sont en Tunisie. Les arabes furent au début peu nombreux: au VIIème s., 5 000 à 10 000 combattants de Sidi Okba Ben Nafi, le premier conquérant, puis les 100 000 à 200 000 membres des tribus de Beni Hilal et Beni Soleim, qui au XIème s. achevèrent de convertir le Maghreb.

Les Berbères opposèrent une longue résistance, incarnée par le chef de l'Aurès, Koçaila, puis par une femme, la Kahina, que certains historiens ont pu surnommer la Jeanne d'Arc berbère (vers 695). Sans doute les Berbères devaient-ils, au cours du VIIIème s., se convertir massivement à l'islam: en 711 un groupe de Berbères fraichement convertis passent sous les ordres de Tariq le détroit de Gibraltar. Mais leur résistance continua de s'exprimer par leur adhésion à l'hérésie kharidjite , ce qui déclencha en 740, une nouvelle révolte. Les Arabes ne parvinrent à rétablir la situation qu'à partir de 761. Renonçant alors à la politique d'exactions des débuts de la conquête, ils laissèrent s'épanouir le particularisme berbère dans les royaumes des Idrissides , des Aghlabides et de Tahert .

Cependant l'entente ne devait pas durer longtemps entre Arabes et Berbères: à la fin du IXème s. , ceux-ci se rallièrent à une nouvelle hérésie religieuse, le chiisme, très différente du kharidjisme, mais qui leur permettait d'exprimer leur soif d'indépendance. Cependant, après le départ des Fatimides pour Le Caire et les ravages de l'invasion hilalienne, c'est au nom du sunnisme orthodoxe que la réaction des Berbères s'exprima, au XIème s., avec les Almoravides , puis avec les Almohades . Ces derniers réalisèrent - fait unique dans l'histoire - l'unité du Maghreb, mais, au XIIIème s., l'Empire almohade commença à se fractionner pour donner naissance à de nouvelles dynasties berbères, les Mérinides de Fès, les Abdelwadides de Tlemcen, les Hafsides de Tunis.

Tout en opposant aux envahisseurs successifs des résistances farouches, les Berbères seront rarement capables de former des Etats organisés: ils se latiniseront, avant de s'islamiser, mais en affirmant leur particularité à travers des civilisations d'emprunt.


Les berbères dans le monde d'aujourd'hui


On ne peut après ce que l'on vient de lire nier l'existence d'une certaine authenticité berbère: il existe au Maghreb un particularisme berbère comme il existe en France un particularisme corse ou breton.

Dans trois des Etats d'Afrique du Nord, les berbèrophones ont presque disparu : en Libye où ils ne survivent que dans le djebel Nafoussa, en Tunisie où ils peuplent une douzaine de villages épars à Djerba et autour des Matmata, en Mauritanie où subsistent 2 ou 3 tribus dans la région de Nouakchott.

Mais ils représentent env. 50 % de la population marocaine où ils sont essentiellement concentrés dans le Rif, l'Atlas, le Sous. En Algérie ils sont assez fortement implantés en Kabylie, dans l'Aurès avec les villages chaouias, les cités du Mzab et les tribus touaregs de l'extrême Sud sont des Berbères métissés de Noirs.

L'affirmation culturelle berbère date surtout de la constitution des États indépendants du Maghreb. Les nouveaux pouvoirs ont cherché plutôt à réaliser l'unité nationale qu'à aider les aspirations régionalistes. Leur adhésion à la Ligue arabe, leur politique d'arabisation fondée sur une scolarisation intensive ont suscité un sursaut berbère. Celui-ci s'est manifesté, en 1976, lors du projet algérien de charte nationale qui ignorait volontairement l'identité berbère. Tizi-Ouzou fut le siège de plusieurs manifestations violentes depuis 1980.Les berbèrophones ne se satisfaisaient pas du seul département "Cultures et dialectes populaires" de l'université d'Alger et nombreux étaient ceux qui réclamaient l'introduction du berbère à l'école. Mais la revendication culturelle des Berbères ne semble pas faire barrière à la notion politique et économique du "grand Maghreb".

boutfounaste
23/01/2004, 22h16
merci pr cette article meme si au bout du compte on en sait pas plus ! mais bon je suis sure qu'on a des origine egyptienne ya chelhamerakchia qui va m'incendier car elle est contre cette thèse

apollon-beurre
05/03/2004, 08h30
je remet le post à jour !
ça fai toujours du bien les rapels....

Oudad54500
19/03/2004, 11h14
et TAGLLA YINAIR(janvier)!elle a koi comme signification?

24/03/2004, 00h01
suivre le fil historique ne nos ancetres a nous : merci lahcen pour ce topo :-D

Hmounamir
11/06/2004, 15h03
les berbères : mémoire et identite


Connus dès le temps des Pharaons égyptiens sous les noms de lebou et de Temehou, les Berbères ont ocupé un immense territoire, de la Méditerranée au Sud du niger, de l'Atlantiqueau voisinage du Nil. Aujourd'hui, de cette ancienne et immense Berbérie, il ne subsiste que des lambeaux linguistiques et des groupes parfois importants (comme en kabilie, souss, Rif, atlas) mais coupés les uns des autres.
On serait tenté de dire que ce people n'a connu que des conquêtes et des dominations étrangères (....Vandal,Romains, les envahisseurs bédouins Arabes, Turcs, français)!!. le rôle des Berbères se serait "limité" à une résistance dont le maintien de la langue, des cotûmes et des formes d'organisation sociales, Mais c'est ce qu'il y de plus etonnant. Malgré les influences étrangères et la marginalisation des berberes, par leur assimilation (ex. arabisation du people berbère), subies pendant des siecles.
La question qui se pose est, comment ces populations ont pu rester "fidèles" à leurs cotumes, à leur langue, à leurs traditions, en un mot rester elles_mêmes!! c'est cela ÊTRE BERBERE; (Homme libre).




Pour aller plus loin, je vous insite à lire les ouvrages suivants :

* Les berbres : Mémoire et identite, Gabriel CAMPS, Edition Errance.

*Les Encycl : les berberes, du même auteur. (en particulier, Chapitre qui traite le processus d'aribisation de la population du nord afrique)[

Hmounamir
14/06/2004, 13h13
Quelle est l'origine des berberes?

C'est la grande question que tout le monde se pose, y compris les historiens eux même!!!

Ces derniers se partagent entre deux grandes theories : la premiere est celle qui dit que les berberes sont d'origines Yamenit, hypothese défondue par la majorite des historiens arabes et par les munuels scolaires et dont le pere fondateur est IBN KHALDOUN. Aujourd'hui, cette idee est rejetée par des historiens europeens et maghrebins. Car ces etudes se sont basées sur l'étude des habitants de deux régions(dont KTTAMA) dont on sait que la majorite des arabes lors des conquêtes arabes (combattants de Sidi Okba Ben Nafi, le premier conquérant, puis les 100 000 à 200 000 membres des tribus de Beni Hilal et Beni Soleim) se sont installer aux alentours de ces deux regions.
La seconde, la plus probales, est que les berberes sont la depuis toujours c'est a dire d'origine africaienne.

pour approfondir ce sujet :

* Les berbres : Mémoire et identite, Gabriel CAMPS, Edition Errance.

* Encyclopidie de la méditerranée : les berberes, du même auteur.

ayouz

19/07/2004, 20h04
" nier le passé, c'est par une continuité nier le présent"


"un peuple se mobilise , répond quand on s'adresse à une chose qui est dans son profond"

Aziz CHELLAF

[ Edité par imazighia le 19/7/2004 19:06 ]

20/07/2004, 22h17
"Si le tamazight a moins de mots dans ses dictionnaires ce n’est pas parce qu’elle est plus
« pauvre », mais c’est parce que le travail indispensable pour réunir ce lexique n’a pas été fait, maintenant et au cours des siècles. Une grande partie de ce lexique est simplement perdue dans la nature et l’on ne peut pas la comparer équitablement à une autre langue ayant bénéficié pendant des siècles de ce travail de lexicographie."

Mohamed Aghrib

05/08/2004, 16h05
http://perso.club-internet.fr/tilit/vieilhommeberbere.jpghttp://perso.club-internet.fr/tilit/gdmereberbereetbebe.jpghttp://perso.club-internet.fr/tilit/redwomanberbere.jpg

http://perso.club-internet.fr/tilit

23/08/2004, 14h53
" Tamazight ce n'est pas uniquement une langue, c'est aussi et surtout des êtres. On ne peut dissocier la langue de ses locuteurs...
Tamazight c'est bien sûr la dignité. La dignité de se sentir bien chez soi, la dignité de parler sa langue sans complexe, la dignité qui provient du sentiment d'aimer, de pleurer, d'aspirer dans sa langue."


Hassan Aourid

17/09/2004, 22h04
"Notre histoire millénaire témoigne. Le peuple amazigh ne peut être domestiqué ni docilisé par la contrainte, le terreur et la repression. En dépit de la marginalisation qu'il a endurée, il a toujours refusé de se laisser berner par le mensonge des prophètes illuminés, la démagogie et la manipulation idéologique. Il aspire à être guidé par l'exemple et l'équité. les traces laissées dans l'histoire par sa volonté inébranlable de continuer à vivre debout sont éloquentes.

Au temps où il fut gouverneur de Numidie, Salluste a écrit: "Les Numides ne peuvent être enchainés ni par la crainte ni par les bienfaits". Dopés par une résistance permanente, Imazighen finissent par repousser l'envahisseur. C'est un peuple rebelle, assoiffé de liberté jusqu'à l'anarchie."

Moha Moukhlis

Aghrabi
17/09/2004, 22h11
Histoire des berberes par Ibn Khaldoun;

Citons ensuite les vertus qui font honneur à l'homme et qui étaient devenues pour les Berbères une seconde nature ; leur empressement à s'acquérir des qualités louables, la noblesse d'âme qui les porta au premier rang parmi les nations, les actions par lesquelles ils méritèrent les louanges de l'univers, bravoure et promptitude à défendre leurs hôtes et clients, fidélité aux promesses, aux engagements et aux trairés, patience dans l'adversité, fermeté dans les grandes afflictions, douceur de caractère, indulgence pour les défauts d’autrui, éloignement pour la vengeance, bonté pour les malheureux, respect pour les vieillards et les hommes dévots, empressement à soulager les infortunés; industrie, hospitalité, charité, magnanimité, haine de l'oppression , valeur déployée contre les empires qui les menaçaient, victoires remportées sur les princes de la terre,dévouement à la cause de Dieu et de la religion; voilà, pour les Berbères; une foule de titres à une haute illustration, titres hérités de leurs pères et dont l'exposition; mise par écrit, aurait pu servir d'exemple aux nations à venir,

Que l’on se rappelle seulement les belles qualités qui les portèrent au faîte de la gloire et les élevèrent jusqu'aux hauteurs de la domination, de sorte que le pays entier leur fut soumis et que leurs ordres rencontrèrent partout une prompte Obéissance.

Parmi les plus illustres Berbères de la première race, citons d'abord Bologguin-Ibn-Ziri le Sanhadjien qui gouverna l'Ifrikïa au nom des Ftémides : nommons ensuite Mohamed-Ibn-Khazer et son fils EI- Kheir, Youçof-Ibn Tachefin, rot des Lemtouna du Maghreb, et Abd el Moumen Ibn Ali, grand cheikh des Almohades et disciple de L’imam ةI-Mehdi.

Parmi les Berbères de la seconde race on voit figurer plusieurs chefs éminents qui, emportés par une noble ambition, réussirent à fonder des empires et à conquérir le Maghreb central et le Maghreb-el-Acsa. D'abord Yacoub lbn-Abd EI-HACK, sultan des Beni-Merin ; puis, Yaghmoracen-Ibn-Zîan, sultan des Béni Abd-el-Ouad ; ensuite, Mohammed-Ibn.Abd-el-Caouï-Ibn-Ouzmar , chef des Béni-Toudjîn. Ajoutons à cette liste le nom deThabet-Ibn-Mendïl, émir des Maghraoua, établis sur le Chélif, et celui d'Ouzmar-Ibn-Ibrahim, chef des Beni-Rached; tous princes contemporains, tous ayant travaillé, selon leurs moyens pour la prospérité de leur peuple et pour leur propre gloire.

Parmi les chefs berbères voilà qui possédèrent au plus haut degré les brillantes qualités que nous avons énumérées, et qui, tant avant qu'après l'établissement de Ieur domination, jouirent d'une réputation étendue, réputation qui a été transmise à la postérité par les meilleures autorités d'entre les Berbères et les autres nations, de sorte que le récit de leurs exploits porte tous les caractères d'une autheticité parfaite.

Quant au Zèle qu' ils déployèrent à faire respecter le présriptions de l'islamisme, à se guider par les maxims de la loi et à soutenir la religion de Dieu; on rapporte, à ce sujet, des faits qui démontrent la sincérité de leur foi, leur orthodoxie et leur ferme attachement aux croyances par lequelles ils s’étaient assurés la puissance et l’empire. Ils choisissaient d’habiles précepteurs pour enseigner à leurs enfants le livre de Dieu, ils consultaient les casuistes pour mieux connaître les devoirs de l’homme envers son céateur .

Ils cherchaient des Imams pour leur confier le soin de célébrer la prière chez les nomades et d'enseigner le Coran aux tribus; ils établissaient dans leurs résidences de savants jurisconsultes, chargés de remplir les fonctions de cadi; ils favorisaient les gens de piété et de vertu, dans l'espoir de s'attirer la bénédiction divine en suivant leur exemple; ilS demandaient aux saints personnages le secours de leurs prières; Ils affrontaient les périls de la mer pour acquérir jes mérites de la guerre sainte; ils risquaient leur vie dans le service de Dieu, et ils combattaient avec ardeur contre ses ennemis.

Au nombre de ces princes on remarque au premier rang Youçof-Ibn-Tachfin et Abdelmoumen-Ibn-Ali ; puis viennent leurs descendant et ensuite Yacoub-Ibn-Abd-el-Hack et ses enfants. Les traces qu'ils on laissées de leur administration attestent le soin qu'ils avaient mis à fair fleurir les sciences, à maintenir la guerre sainte, à fonder des écoles, à élever des Zàouïa et des Ribat, à fortifier les frontières de l'empire, à risquer leur vie pour soutenir la cause de Dieu, à dépenser leurs trésors dans les voies de la charité, à s'entretenir avec les savants, à leur assigner la place d'honneur aux jours d'audience publique, à les consulter sur les obligations de la religion, à suivre leurs conseils dans les événements politiques et dans les affaires de la justice, à étudier l'histoire des prophètes et des saints, à faire lire ces ouvrages devant eux dans leurs salons de réception, dans leurs salles d'audience et dans leurs palais, à consacrer des séances spéciales au devoir d'entendre les plaintes des opprimés, à protéger leurs sujets contre la tyrannie des agents du gouvernement, à punir les oppresseurs, à établir au siège du khalifat et du royaume, dans l'enceinte même de leurs demeures, des oratoires où l'on faisait sans cesse des invocations et des prières, et où des lecteurs stipendiés récitaient une certaine portion du Coran tous les jours, matin et soir. Ajoutons à cela qu'ils avaient couvert les frontières musulmanes de forteresses et de garnisons, et qu'ils avaient dépensé des sommes énormes pour le bien public, ainsi qu'il est facile de le reconnaitre à l'aspect des monuments qu'ils nous ont laissés.

Faut-il parler des hommes extraordinaires, des personnages accomplis qui ont paru chez le peuple berbère ? alors, on peut citer des saints traditionnistes à l'à.me pure et à l'esprit cultivé; des hommes qui connaissaient par coeur les doctrines que les Tabês et les Imams suivants lavaient transmises à leurs disciples; des devins formés par la nature pour la découverte des secrets les plus cachés. On a vu chez les Berbères des choses tellement hors du commun, des faits tellement admirables, qu'il est impossible de méconnaître le grand soin que Dieu a eu de cette race. .."

18/09/2004, 12h15
" Les Imazighen , suite aux invasions étrangères , n’ont ni religion « révélée » qui leur soit propre , ni ne forment un peuple uni ou un Etat souverain , ni même ne constituent une race distincte , ni ne possèdent un territoire géographiquement bien délimité. Ils ont été dépossédés de tout ce qui peut définir un peuple , une culture et une civilisation. Mais , par miracle , ils ont gardé leur langue amazighe. Le plus étonnant encore n’est pas la permanence et la survie de cette langue , mais c’est qu’à travers cette permanence et cette survie perdurent et survivent toute la culture amazigh et tout ce qui définit l’amazighité , comme si les Imazighen n’avaient rien perdu , en dépit de toutes les adversités qu’ils ont subies au cours de l’Histoire. D’ailleurs, grâce à leur langue , il est facile de récupérer et de reconstituer les éléments culturels qui ont péri et qui manquent."

Mohamed Boudhan

18/09/2004, 18h26
"La spécificité de l’identité maghrébine, matérialisée dans l’amazighité qui est enracinée dans l’histoire de l’Afrique du Nord et dans la réalité quotidienne de millions de gens sur des milliers de kilomètres et depuis des milliers d’années, ne pourra pas disparaître d’un coup de baguette magique sans laisser de trace et sans remuer la société à tous les niveaux."

Aïcha Aït Hammou

Lahcen
10/10/2004, 01h47
carte des tribues berbère de la part de hmaytouch

cartetribuberbere.JPG

Oudad54500
15/10/2004, 11h33
est ce que les berberes ont une relégion avant l'arrivée de l'islam?

agoram
15/10/2004, 12h59
effectivement iamzighen comme tous les peuples d'ailleurs avaient leurs religions avant l'islam.Certains etainet chretiens,d'autres juifs et enfin d'autres paiens.

Dieu Anzar (http://www.leschleuhs.com/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=3534&forum=4)


Le donatisme (http://www.leschleuhs.com/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=3526&forum=4)

amanar
15/10/2004, 15h23
Ce sont surtout le paganisme ( http://perso.club-internet.fr/laportj/maghreb/FoucherPaganisme.doc )et le pantheisme qui etaient pratiqués, comme partout d'ailleurs! Ce sont les anciennes religions qui ont preparé le terrain pour le monotheisme!!
Puisque au sein du Paganisme, on retrouvait toujours une divinité, ou entité superieur qui avait plus de pouvoir que les autres!!
On peut prendre comme exemple: Houbal pour les Qouaichites ( Certains habitants de la Mecque jusqu'a l'avenement de l'islam et ses pires enemis d'ailleurs) etait le plus grand des dieux vénérés au pres de Allat, Al 3ozza, Manath et bien d'autres..
On peut aussi penser à la demonolatrie, certains veneraient des cavernes, ou des lieux reputés comme étant le lieux de vie d'un puissant démon!! Ce culte a laissé des traces qui restent jusqu'a nos jours ( voir : Le culte des grottes au Maroc de Andres Basset):
http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=1836

[ Edité par takfarinas le 15/10/2004 14:33 ]

[ Edité par takfarinas le 15/10/2004 14:34 ]

agadir
09/11/2004, 07h08
la carte de Tamazgha:

http://matoub.kabylie.free.fr/images/tamazgha-1.jpg

johra-ali
10/11/2004, 11h26
Est ce que quelqu'un pourrai m'indiquer un site ou un endroit ou je puisse me procurer une carte détaillée de la région de TAM TATOUCHTE, AIT HANI ? thanks.. :-)

amanar
10/11/2004, 11h32
Essaie en cliquant ICI (http://www.multimap.com/index/MO2.htm)

Azar-Canarias
10/11/2004, 16h08
et pour la mauritanie et le sahara ??? vous voulez donner la terre à l3ribate ??? le sahara est pr toujours une terre amazighe et je vois que meme imazighens de tidrarin en mauritanie sont pas representé !!! et vous parlez de tamazgha sans les iles canaries !!!! meme si ils parlent pas trop tamazighte mais ils sont tres fiers de leurs origines plus meme que certain de nous chleuh . imazighens des iles canaries donne un plus pr la cause amazighe et pr tamazgha en generale à moin que cette carte ne sois faite que pr les musulmans ??? alors dans se cas il faut savoir qu'au maroc et la tunisie il y as des amazighes juifs et qu'en kabylie et islas canraias il y as des amazighes chretiens .

johra-ali
16/11/2004, 11h17
AZUL et Merci beaucoup j'ai réussi à trouver sur le site que tu m'a communiqué . :-)

asmun
02/12/2004, 14h53
azul:
www.tamazgha.fr

18/12/2004, 20h07
"La société marocaine, désaisie de sa destinée et de sa qualité d'agent de son histoire, reçoit la greffe directe et irréversible des marques de l'occident. Ces dernières ont mis en relief, et par contraste, la fragilité d'une tradition en dévalorisant les repères idéologiques qui la fondent."

El Mehdi Lazzi( Haut Atlas)

soussi
18/12/2004, 20h50
un peu de lecture pour les chleuhinautes

http://www.telquel-online.com/152/couverture_152_1.shtml

Lahcen
01/01/2005, 19h58
Les protos-berbères d’Afrique : géographie

La Berbérie s’étend sur un immense territoire qui s’étend de l’oasis de Siwa (égypte) aux îles canaries. Au sud, elle occupe une bonne partie des pays du Sahel (Mauritanie, Niger et Mali). La population de cette région, les berbères, se nomme "amazigh" qui signifie "hommes libres. Evalué à plus de 30 millions d’âmes elle occupe les régions montagneuses (Maroc, Algérie, Libye) et désertiques (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, mali, Niger, Mauritanie).

Si la majorité de la population marocaine utilise des parlers berbères (le rifain au nord, le berraber et le chleuh dans les atlas), ses sœurs tunisiennes représentent moins de 2% et sont cantonnées dans la région de matmata (sud) et dans l’île de Djerba (berbères musulman de rite kharidjite).

En Algérie, la Kabylie demeure malgré des siècles d’occupation renfermée et hostile à toute pénétration étrangère pratiquant pour une bonne partie un islam très tolérant, elle s’évangélise à un rythme accéléré depuis le début des années 1990. Une minorité juive, y vit également avec une diversité qui ne semble pas inquiéter, la population kabyle ne cesse de revendiquer sa culture et ce durant et après la colonisation française. L’histoire des berbères (imazighène),

Région humide à l’ère néolithique, le Sahara aurait donné naissance à l’existence même de l’homme. L’Afrique aurait été peuplée à partir de la bérbérie à partir du 8ème millénaire et ce jusqu’en 2500, le Sahara sera la seule contrée de tout le continent africain à receler la présence humaine les peintures rupestres du tassili donnent un aperçu évident sur cette réalité. C’est ainsi que des civilisations néolithiques s’y sont développée, les habitants de cette partie représentaient un bloc homogène dit "protos-berbères".Toutefois, deux autres groupes vivaient à l’est et au sud du pays proto-berbères alors que les éthiopides (ancêtres des égyptiens) occupaient la cote nord-est, longeant la mer rouge, les négrides (ancêtres des noirs africains) étaient concentrés dans l’actuelle région du Sahel, c’est à dire dans la partie sud du sahara. L’assèchement de l’actuel désert à partir du 2ème millénaire avant j.c. provoquera l’apparition de deux entités : à peau blanche au nord et noire au sud. Les néolithiques sahariens (ou protos-berbères) possédaient une organisation spécifique à laquelle s’ajoutait des conceptions philosophiques propres. En plus de la chasse cette population, était dotée déjà d’un esprit créateur, outre l’artisanat (poterie), l’agriculture était florissante à l’intérieur du Sahara et la métallurgie du fer n’était pas non plus inconnue. Echanges de commerce à longue distance avec les négrides

L’an 3200 laisse penser que le monde aurait pris donc naissance au Sahara. l’existence du gorille et du chimpanzé, proches parents de l’être humain, trois espèces de singes fossiles qui s’y rapprochent ont été découvert en effet. le proconsul (ou dryopithécus africanus) vieux de 25 millions d’années, le kenyapithécus wickéri (mis à jour en 1961) âgé de 14 millions d’années ainsi que l’australopithèques retrouvé en Afrique orientale et dont l’age est estimé à 4 millions d’années offrent toute la latitude pour soutenir ce dossier. Quant à l’espèce humaine notons aussi ces évolutions :

1)- l’homo habilis : ayant plus d’un million d’années (c’est à dire jusqu’en... 800000 !) est une forme d’australopithèque bipède, il taillait la pierre et les os et de plus sa présence a été uniquement signalé en afrique.

2)- le pithécanthrope : apparu il y environ un million d’années, il a vécu jusqu’en l’an 150000 cet artisan de l’industrie des bi faces ou coups de poing pour la chasse (industrie appelée acheuléennes) s’est répandu en afrique, europe et même en asie mineure.

3)- l’homosapiens : apparu il y a environ 250 000 ans en Afrique, il taillait la pierre.

L’homme moderne (ou homosapiens sapiens) naîtra en -35000 avant J.C. il avait des rites d’inhumation ainsi que des manifestations que l’on peut qualifier de "culturelle".Ses outils de chasse devenaient plus légers, donnant ainsi une grande efficacité à leur utilisation. C’est autour de 55000 avant J.C. qu’il découvrira le feu et c’est en Afrique qu’on constate l’état de ses stades évolutifs qui l’ont précédé et ce depuis les origines les plus lointaines de la lignée humaine.

Les variations climatiques subies par ce continent à la fin du pléistocène permettent en outre d’affirmer que de grands lacs ont existé en -20000 dans le Ténéré aujourd’hui désertique. Les anciennes populations des régions berbères actuelles, capsiennes en cyrénaïque (région nord de Libye) vers 35000, atériens (Maroc et Sahara occidental) datés de 25000 donnent un aperçu fiable sur les premiers humains d’afrique. Les vestiges lithiques appartenant au dernier temps de la préhistoire nous apprennent qu’une évolution démographique a été considérable en -10000 et qu’elle (cette évolution) s’était produite à certaines périodes de l’holocène (à climat humide) et bien entendu au Sahara uniquement. La méthode de datation utilisée avec le carbone 14, mesurant l’isotope radio actif, un résidu du carbone, s’applique également aux restes osseux, aux coquilles et bien évidement au charbon de bois. Celle-ci (la méthode) a donc permis d’aboutir à une idée assez précise de l’évolution climatologique et humaine depuis -11000. Le 3ème pluvial gambien a été suivi d’un épisode sec et froid aussi et ce pendant une durée très courte. C’est vers -8000 que débuterait le nouvel ère humide appelé "optimum climatique saharien"qui aurait une influence déterminante sur l’ensemble du peuplement africain. Entre 8000 et 6000 les pluies seraient abondantes au sahara. Les anciens fleuves qui avaient coulé lors des périodes pluviales du pléistocène seront remplis à nouveau le Sahara, principal foyer de peuplement et dont sa végétation était de type méditerranéenne attirait les populations paléolithiques qui ne pouvaient pas vivre dans des zones marécageuses ou des hautes montagnes par ses réalisations artistiques, l’ancêtre de l’homme développera une civilisation particulière donc remarquable. Le dessèchement du Sahara en -5000 était très lent jusqu’à -250 et par la suite, sa rapidité (rapidité de l’assèchement) provoquera la fuite des populations vers le nord et le sud, des populations nomades qui y avaient prospéré grâce à la chasse, la pêche et l’agriculture se sédentarisent, l’utilisation des meules de pierre et de la céramique en sont les preuves

Il serait utile de distinguer les deux néolithiques, l’européen et le proto-berbère. si en Europe on le mesure par l’opposition de l’âge de pierre (ou pierre taillée), en Afrique, cette époque est définie par la sédentarisation des populations préhistoriques. Ces dernières fauchaient et réduisaient en farine des graminées sauvages qu’elles n’avaient pas semé et étaient conscientes de la valeur alimentaire. Les touaregs (berbères habitant actuellement le Sahara) gardent toujours ce procédé. Certaines régions situées à 500m d’altitude ont été favorables, entre le 8ème et le 3ème millénaire, à l’élevage ainsi qu’à la chasse. L’actuel Ténéré (Sahara toujours) a attiré autour des lacs de nombreux pêcheurs qui ont eu l’idée de cultiver la terre, d’où l’invention de l’agriculture. l’utilisation rationnelle des produits imposera une société hiérarchisée, sous une autorité unique (amghar qui signifie personne âgée ou vieillard), une coutume que l’on retrouve dans les régions berbérophones (rif, atlas, Kabylie, Aurès, île Djerba, mat mata, Tripolitaine, air, Adrar des ifoghas, Hoggar, oasis de Siwa...) d’Afrique du nord et sahélienne .

Les ancêtres des peuls ou foulbés, un peuple résultant d’un métissage entre les négrides et des protos-berbères, ont laissé dans les zones montagneuses du Sahara, des peintures et des gravures rupestres qui démontrent amplement leur vie quotidienne. Certaines peintures du tassili daté du 3ème millénaire qui nous renvoie aujourd’hui à leurs textes initiatiques. En plus de ces métis, des négrides ont aussi vécu dans la région du Sahel (Mauritanie, mali, Niger). A l’est, des humains à peau noire, appelés des "étiopides parviendront à s’infiltrer dès le 5ème millénaire sans subir un quelconque mélange avec les protos-berbères, de couleur blanche, au Hoggar, au tassili des ajers, régions situées en Algérie, aux peuls, ils vivaient une autarcie alimentaire, basée sur les produits de leurs troupeaux. Les mariages entre les trois groupes étaient proscrits. Toutefois, ceux qui s’étaient fixés au Tibesti (au nord de l’actuel Tchad) s’étaient métissés aux négrides donnant ainsi naissance à une nouvelle population, les Toubous ou tédas. Les protos-berbères refusèrent tout lien avec les éthiopides et les négrides. Si les premiers néolithiques égyptiens étaient venus de l’est (Jordanie, Arabie saoudite...), ceux qui sont rentré par la partie occidentale l’ont été des régions berbérophones libyenne, la Tripolitaine, la cyrénaïque et le fezzan. ces protos-berbères demeurent à ce jour dans l’oasis de Siwa (nord-ouest de l’actuelle Égypte) qui délimite le pays berbère à l’est. Ayant conservé leurs us ainsi que leurs coutumes antéislamiques, ils continuent de parler leur langue, le "tamazighth", un parler très proche du...kabyle algérien. Enfin, les protos-berbères utilisaient un calendrier solaire lié à l’agriculture comme le font les berbères des Aures, de Kabylie ou d’autres contrées habitées par leurs frères. le calendrier rendait compte du renouveau de la végétation, élément essentiel de la vie quotidienne et les phénomènes climatiques étaient soigneusement gardés en mémoire . Trois saisons de 120 jours chacune représentaient l’hiver, le printemps et l’été soit 360 jours

Les conditions climatiques actuelles admettent une certaine vie dans le massif central saharien quant à sa partie méridionale comprise entre l’air (niger) et l’énnedi (tchad). Il serait utile de rappeler qu’entre -7500 et -5000, des lacs immenses recouvraient le Ténéré refermant des algues microscopiques qui, consolidés après -5000 sous la forme d’une diatomite (une roche fiable), permettra leur datation le massif central du Sahara abritait entre -7500 et -6000 une faune qui attira les chasseurs qui laisseront des gravures (sud-oranais, tassili, fezzan...) parfois même en grandeur nature. Ces dessins représentant des éléphants, des rhinocéros, des girafes et même des hippopotames prouvant l’existence de ces animaux à une époque très lointaine. Au tassili par exemple, des peintures abstraites jalonnent des façades, naturelles bien sur, de roches. On y trouve des hommes à têtes "rondes"mais significatives tout de même. ces représentations datent de la plus grande humidité du sahara central qui dura rappelons-le de -7500 à -5000. la démonstration de l’art du chasseur proto-berbère est antérieure à l’apparition du peuple égyptien. la poterie retrouvée dans des sites est datée du 6ème millénaire. ils sont tous situés dans la région du sahara central proto-berbère. éxcepté le maroc, le nord de la berbèrie (algérie, tunisie,libye), les plus anciens sites découverts au nord de la bérbérie (algérie, tunisie et libye, exception faite pour le Maroc) sont datés seulement du 5ème ou 4ème millénaire. ceci nous prouve encore que les berbères habitaient en majorité le Sahara humide.

La situation climatique du Sahara méridional commençant à s’assécher, des savanes herbeuses à végétation méditerranéenne coupées de marécages verront le jour des pêcheurs négrides venus du sud s’y établiront ne pratiquant pas l’agriculture, mais excellaient dans la poterie. La faune commencera alors à se modifier. Des gravures découvertes montreront ainsi des chèvres et des bœufs à coté des éléphants qui disparaissaient peu à peu. La phase pastorale antique de l’art rupestre saharien a effectivement prit naissance vers -5500 au tassili et au tadrart. L’homme entamera dès cette époque la pratique de la domestication de certains animaux (chèvres, bœufs...). En 4500, des troupeaux, dont la présence est attestée par des peintures au Sahara central et feront parti du vécu de cette population que nous appellerons toujours proto-berbère. Vers 3200, c’est à dire au début de l’histoire égyptienne, trois grands groupes de population saharienne seront identifiés :

1)- les pasteurs éthiopides cohabitant avec les négrides qui occupent de nos jours une large bande désertique qui s’étend entre le 21èm et le 17ème parallèle c’est à dire depuis la vallée du Nil entre la 2ème et la 3ème cataracte et ce jusqu’à la limite de l’air (nord-est du Niger actuel).

2)- les chasseurs protos-berbères méditerranéens nomadisant dans le Sahara septentrional. La spécialité technique de chacun d’eux (pasteurs, pêcheurs, chasseurs) a engendré des qui n ’ont pas été bien évidement à sens unique. Quant au culte, le dieu-bélier "amon" que l’on retrouve aussi bien chez les égyptiens que chez les protos-berbères laisse penser à ses cornes et ses rayons que nous révèle l’histoire du peuple hébreux dans "les cornes et les rayons de moise". Ceci démontrerait que les juifs ont joué un rôle très important dans le peuplement de l’Afrique C’est pour cela que les juifs et les premiers berbères qui ont vécu ensemble l’ont été dans une harmonie parfaite. Le Sahara central représentait depuis le VII ème millénaire un foyer de peuplement très important du continent africain. Des contacts ont d’autre part été tissés entre les populations proto-berbères et les habitants du nil. Des civilisations très avancées ont existé à cette époque dans l’Égypte. Des contacts humains ont également existé entre les premiers cités et les occupants du littoral méditerranée (crête, Sicile, Sardaigne, corse, malte...). Les liens entre les ancêtres des actuels imazighènes (pluriel de amazigh qui signifie hommes libres), ont été rendus possible par les nombreuses vallées sèches qui demeurait vivantes. Le Sahara septentrionnal a subi un peuplement dense durant ces trois millénaires en particulier dans la région du "Ténéré" (nord du Niger actuel). Toutefois ces habitants n’étaient pas des proto-berbères mais plutôt des négrides qui fuiront plus au sud dès le tarissement de cette région qui était lent depuis 2000 ans. Au début du 3ème millénaire, taillant la pierre vivaient au bord des lacs et des marécages. L’étendue des sites préhistoriques découverts font penser que ces populations, principalement proto-berbère et négride, vivaient dans le faste alimentaire ils connaissaient aussi la conservation des produits de la chasse et de la pêche qu’ils gardaient dans des jarres. Ils stockaient des graines qu’ils réduisaient en farine grâce à un matériel de broyage adéquat composé de pilons, de meules dormantes et de mortiers. Ces graines provenaient de la cueillette de graminées sauvages que ces populations savaient reconnaître comestibles. Des céréales cultivées laissent penser que les proto-berbères ont inventé l’agriculture. Des sites tels que celui de méniet situé dans le Hoggar (habité aujourd’hui par les berbères touaregs) renferment tout un matériel de broyage dont des haches qui servaient de houes. La civilisation néolithique du Ténéré datée au carbone 14 est -2520 a été la première région à subir les affres de l’aridité rapide au milieu du IIIème millénaire

Les ténéréens proto-berbères et négrides se déplacent vers l’ouest (pour les proto-berbères) et le sud (pour les négrides). Ces derniers donneront d’ailleurs naissance aux diverses familles qui peuplent l’Afrique dite "noire" (nigéro-congolaise, adamoua occidental, bantoue...).le tassili et le Hoggar ont connu d’autre part leur peuplement en -2000, soit 500 années après celle du ténéré.

Les populations qui s’y installèrent seraient venues de la côte nord africaine et le dessèchement du Sahara les a poussé à rejoindre cette région peuplée de nos jours par des berbères. Aurès, kabyle, chenoua, Mzab (Algérie), rif, les atlas, sous (Maroc) renferment de nos jours les descendants des proto-berbères à l’ouest de la région de l’actuel Tchad, les descendants des ténéréens quitteront au IIème millénaire le Sahara devenu hostile à toute vie humaine et même végétale. Ils s’installeront au sud du massif de l’air, au talak et dans l’azaouaq, des régions habitées de nos jours par les ancêtres des touaregs qui les chassèrent plus au sud. Les négrides ténéreens donneront naissance aux premiers africains que l’on dénomme aujourd’hui, "haoussa", une ethnie qui occupe le sud du Niger et le nord du nigeria. l’azaouaq, chevauchant l’actuelle frontière séparant le Niger du mali sera "colonisé" par des hommes venus du Hoggar et du tassili par les vallées de direction nord-sud. Plus à l’ouest, la vallée de tilemsi qui relie le Niger à gao (mali), constitue également une autre ligne nord-sud liant le massif central saharien proto-berbère aux négrides térénéens. au mali enfin, des vestiges retraçant les pécheurs du néolithiques existent au nord de ce pays , non loin de la ville araouane.

La Mauritanie est représentée par l’aouker et le tangant qui se trouvent à l’extrême ouest de ce jalon des sites néolitique bien évidement. le premier cité (aouker) démontrera même que l’agriculture a même existé au lieu dit "thichit oualata" vers -1000. il serait aisé aussi d’affirmer que des fragments de fer ont été découvert dans de la poterie. ceci suppose donc que les proto-berbères ont également inventé la métallurgie du fer et ce dès -1240. des harpons et des pointes en fer ont été mis à jours par d’éminents chercheurs à la fin des années 1960

Rachid Yahou

18/02/2005, 21h24
"Notre histoire millénaire témoigne. Le peuple amazigh ne peut être domestiqué ni docilisé par la contrainte, le terreur et la repression. En dépit de la marginalisation qu'il a endurée, il a toujours refusé de se laisser berner par le mensonge des prophètes illuminés, la démagogie et la manipulation idéologique. Il aspire à être guidé par l'exemple et l'équité. les traces laissées dans l'histoire par sa volonté inébranlable de continuer à vivre debout sont éloquentes."



Moha Moukhlis

Aylal
18/02/2005, 21h31
Imazighia

Franchement je ne sais oú tu trouves ces beaux paroles tellement logiques et significatifs


Quand je les lis je les sens


Merci á toi

24/03/2005, 18h43
avec plaisir Aylal.

08/05/2005, 20h58
berbères de l'Atlas.

http://www.amaris-voyages.com/images/Produits/40CEDE2A-7903-4b76-90CE-C0D618B4CDBB.JPG

Ouarzazatnar
10/05/2005, 21h28
L'interprétation généalogique Nord-Africaine pourrait-elle être dépassé?

http://www.mondeberbere.com/azayku/txt/genealogie.htm

Lahcen
11/06/2005, 21h45
Vous pouvez trouver ici un document sur un projet de recherche intitulé:

"Le berbère et les Berbères :
Diversité linguistique et génétique" par DUGOUJON Jean-Michel:

http://www.ohll.ish-lyon.cnrs.fr/pdf/Dugoujon.pdf

Lahcen
23/06/2005, 23h19
article interessant à lire:

Les protos-berbères d'Afrique : géographie (http://www.leschleuhs.com/modules/sections/index.php?op=viewarticle&artid=400)

28/06/2005, 16h32
petites filles berbères du Haut Atlas en tenue traditionnelle.

http://www.marlamallett.com/Morocco-3_Girls.jpg

tuderrrrtt
28/06/2005, 17h46
elles sont toute mimi :-) ;-) tbarka'ALLAH ;-)

29/06/2005, 18h59
"Quel que soit le point de la course où le terme m’atteindra, je partirai avec la
certitude chevillée que, quels que soient les obstacles que l’histoire lui apportera, c’est
dans le sens de sa libération que mon peuple (et à travers lui les autres) ira. L’ignorance,
les préjugés, l’inculture peuvent un instant entraver ce libre mouvement, mais il est sûr
que le jour inévitablement viendra où l’on distinguera la vérité de ses faux semblants.
Tout le reste est littérature."

Mouloud MAMMERI.

29/06/2005, 21h49
"La langue berbère, le « Tamazight », bien qu’occultée depuis plusieurs siècles par la domination de la langue arabe, est toujours pratiquée aujourd’hui par plusieurs millions de personnes dans de nombreuses régions au Nord et au Sud du Maghreb, avec des variantes selon les régions, et en Europe également par les populations immigrées d’origine berbère. Malheureusement cette langue vivante, qui a été aussi celle de Juba, de Tarek ben Ziad, de Kahéna et de bien d’autres peuples Imazighen, a été depuis de nombreuses années progressivement ignorée, étouffée, détournée et en partie arabisée dans ses propres pays d’origine. De nombreux noms de lieux et de personnages berbères ont été arabisés, changés. L’enseignement de la langue berbère a été réduit à néant au profit de la langue arabe devenue la langue officielle sous prétexte que l’arabisation été un moyen culturel pour combattre la colonisation européenne. Le « Tamazight » est une langue vivante et à part entière avec le « Tifinagh », son alphabet le plus ancien au monde. On retrouve ses signes dans les motifs de créations artisanales (tapis, broderies, objets utilitaires ou décoratifs, etc.), dans les tatouages, les caractères précieux de Tifinagh que les ancêtres des Berbères ont gravés sur les murs de leurs édifices et dans leurs livres de sagesse. Héritage sacré, ces témoins sont là pour nous rappeler aujourd’hui le glorieux passé de ce chemin infini qu’est l’Histoire des Berbères. La problématique « berbère » n’est pas un problème individuel mais collectif aux 30 millions de Berbères principalement dans leurs pays d’origine. Lorsque l’on évoque le Tamazight, il en ressort toute la souffrance morale et la discrimination dont fait l’objet notre peuple sur ses propres terres."

Par Samira Ounabi

taglait
29/06/2005, 22h15
<<Connus depuis l’antiquité pharaonique sous les noms de Lebu, Tehenu, Temehu, Meshwesh, les Berbères subsistent dans un immense territoire qui commence à l’ouest de l’Égypte. Actuellement des populations parlant le berbère habitent dans une douzaine de pays africains, de la Méditerranée au sud du Niger, de l’Atlantique au voisinage du Nil.

Mais cette région qui couvre le quart Nord-Ouest du continent n’est pas entièrement berbérophone, loin de là ! Aujourd’hui, dans cette région, l’arabe est la langue véhiculaire, celle du commerce, de la religion, de l’État, sauf dans la marge méridionale, du Sénégal au Tchad où la langue officielle est le français. Ainsi, les groupes berbérophones sont isolés, coupés les uns des autres et tendent à évoluer d’une manière divergente. Leur dimension et leur importance sont très variables. Les groupes kabyle en Algérie, Braber et Chleuh au Maroc représentent chacun plusieurs centaines de milliers d’individus tandis que certains dialectes, dans les oasis, ne sont parlés que par quelques dizaines de personnes. C’est la raison pour laquelle les cartes d’extension de la langue berbère n’ont pas grande signification. Le territoire saharien couvert par les dialectes touareg (tamahaq) en Algérie, Libye, Mali et Niger est immense mais les nomades berbérophones qui le parcourent et les rares cultivateurs de même langue ne doivent guère dépasser le nombre de 250 ou 300 000. Ils sont à peine plus nombreux que les habitants du Mzab qui occupent dans le Sahara septentrional, un territoire mille fois plus exigu. Le bloc kabyle est dix fois plus peuplé que la région aurasienne, plus vaste, où est parlé un dialecte berbère différent.

En fait il n’y a aujourd’hui ni une langue berbère, dans le sens où celle-ci serait le reflet d’une communauté ayant conscience de son unité, ni un peuple berbère et encore moins une race berbère. Sur ces aspects négatifs tous les spécialistes sont d’accord… et cependant les Berbères existent.>>
d'après www.mondeberbere.com

01/07/2005, 22h28
famille berbère nomade dans le désert de Merzouga (région Tafilalet)...la maman porte "tahrouyte" :-)

http://seattlepi.nwsource.com/dayart/20010308/450children.jpg

02/07/2005, 21h50
"LE PILIER DE LA TENTE"

GÉLARD Marie-Luce

Rituels et représentations de l'honneur chez les Aït Khebbach (Tafilalt)


http://www.editions1.msh-paris.fr/images/Gelard.jpg

Présentation



Au sud-est du Maroc, les Aït Khebbach, groupe berbère naguère nomade, sont aujourd'hui sédentarisés dans une enclave saharienne. En contraste avec cette situation actuelle étriquée, on retrouve au travers de leurs représentations, le
souvenir qu'ils conservent d'avoir appartenu à un
groupe de guerriers libres et puissants.
Cherchant à comprendre les fondements de leur
cohésion, Marie-Luce Gélard a entrepris une
observation patiente et minutieuse des activités
quotidiennes de la tribu, apprenant à distinguer les
domaines propres à l'activité masculine — l'irrigation
et la culture des champs, l'attribution des terres — de ceux du monde féminin, comme le transport de l'eau
ou la confection du pain. Elle a porté son regard sur
la vie familiale, les cérémonies de mariage et les
rituels d'alliance. Elle a prêté enfin une importance
toute particulière aux mots (prononcés ou évités) et à
tous les récits qui soutiennent la mémoire collective
(récits de fondation et mythe d'origine).

Au gré de son enquête, un élément diffus, implicite et complexe prend forme peu à peu jusqu'à apparaître comme un système de valeurs extrêmement cohérent qui a pour centre l'honneur. Les discours et les pratiques qu'il investit engendre une multiplicité de références et de représentations dont l'auteur reconstruit patiemment la logique interne. Son entreprise est singulièrement captivante. Car, au-delà des pratiques et des interactions sociales observables, elle permet de révéler un niveau latent de la culture, référence inconsciente et subie qui agit comme un fait de structure.

04/07/2005, 21h04
enfants berbères du Moyen Atlas.

http://www.croqnature.com/safransaid.jpg

16/07/2005, 14h15
http://www.danheller.com/images/Africa/Morocco/Berbers/berber-m-big.jpg

16/07/2005, 21h52
"Les Imazighen , suite aux invasions étrangères , n’ont ni religion « révélée » qui leur soit propre , ni ne forment un peuple uni ou un Etat souverain , ni même ne constituent une race distincte , ni ne possèdent un territoire géographiquement bien délimité. Ils ont été dépossédés de tout ce qui peut définir un peuple , une culture et une civilisation. Mais , par miracle , ils ont gardé leur langue amazighe. Le plus étonnant encore n’est pas la permanence et la survie de cette langue , mais c’est qu’à travers cette permanence et cette survie perdurent et survivent toute la culture amazigh et tout ce qui définit l’amazighité , comme si les Imazighen n’avaient rien perdu , en dépit de toutes les adversités qu’ils ont subies au cours de l’Histoire. D’ailleurs, grâce à leur langue , il est facile de récupérer et de reconstituer les éléments culturels qui ont péri et qui manquent. "

Mohamed Boudhan

17/07/2005, 21h28
Famille amazighe,Douar Mzig, Imlil, montagnes du Haut Atlas :-)

http://geoimages.berkeley.edu/GeoImages/Miller/maroc/family1.jpg

18/07/2005, 21h48
" Faute d'une implication active du Mouvement Culturel et Associatif et des spécialistes amazighisants, faute d'une prise en considération de la dimension transnationale de la revendication amazigh, faute d'une redéfinition de la politique générale de l'Etat, faute d'un abandon de la politique linguicide de l'arabisation, et faute d'une reconnaissance pleine de la souveraineté amazigh au Maroc,la future institution risque de lier le sort de Tamazight à une idéologie arabobaâthiste dont la démagogie, l'intolérance et la haine de toute forme d'altérié constituent des constantes."


Par: Moha Moukhlis

lechleuh
18/07/2005, 22h04
tahrouyte toungale d arba gue tadawte


imazighia a écrit :
famille berbère nomade dans le désert de Merzouga (région Tafilalet)...la maman porte "tahrouyte" :-)

http://seattlepi.nwsource.com/dayart/20010308/450children.jpg

10/08/2005, 17h52
"Il est primordial de conserver notre culture car elle est la source d'une authentique liberté"

12/08/2005, 17h40
"Nos récits et nos traditions sont inscrits dans notre coeur et , de cette manière, ils ne peuvent être oubliés"

bonne continuation à vous tous les chleuhinautes, je quitte le site...j'ai été ravie d'échanger avec vous...
je vous souhaite bcp bcp de bonnes choses... :-)
continuez ainsi à dynamiser notre culture et à réactiver notre mémoire... :-)

kendar
12/08/2005, 17h59
imazighia a écrit*:


"Nos récits et nos traditions sont inscrits dans notre coeur et , de cette manière, ils ne peuvent être oubliés"

bonne continuation à vous tous les chleuhinautes, je quitte le site...j'ai été ravie d'échanger avec vous...
je vous souhaite bcp bcp de bonnes choses... :-)
continuez ainsi à dynamiser notre culture et à réactiver notre mémoire... :-)

Ce n'est qu'un AU REVOIR imazighia j'espère.
tanemmirt

tuderrrrtt
12/08/2005, 23h12
slam a ultma Imazighia!

tu pars vraiment :-( tu as beaucoup animé le site à travers toute les traditions, les histoires et articles que tu as posté!tanmiiirt ném a ultma et le MEILLEUR c'était toutes ses superbes photos que tu as posté :-) :-) :-) notament celle des enfants j'ais toujours kiffé tanmirt ném a ultma !akmi haoune rbé !amine

"Nos récits et nos traditions sont inscrits dans notre coeur et , de cette manière, ils ne peuvent être oubliés"

:-) :-) tout à fait d'accord avec toi a ultma ;-) aucun risque drassad douska tamazirt béda! ;-) :-)

salamohalaycoum a ultma!

behave_chelha
13/08/2005, 03h24
un seul mot me vient a l'esprit c Respect,
respect a tt ceux qui ont veillé et qui veillent encore pour la continuité de ce site, respect a toi Imazighia 'oult tmazirt' pour ts les articles pour l'animation et pr le mot partage car c un partage en vrai sens du terme
voila ts mes respects aux passionés

Ateklas
13/08/2005, 15h11
imazighia a écrit*:

Famille amazighe,Douar Mzig, Imlil, montagnes du Haut Atlas :-)

http://geoimages.berkeley.edu/GeoImages/Miller/maroc/family1.jpg
est-ce que tu as eu l'autorisation des intéressés ou tu fais comme si tu viens de découvrir un site archéologique non gardé?
ce n'est pas bien d'exploiter des gens simples!
tu peux nous présenter des photos de ta famille; là, ma critique ne sera pas dure

19/08/2005, 21h51
vos messages me touchent bcp les amis...je vous promet de revenir un jour méchéra arbé....

Tudertt une dernière photo pour toi :-)

(photo de Dieter Telemans)

fille amazighe de zrite...

http://www.tifloet.be/images/h2_jpg.jpg


ps: Ateklas pkoi parles tu d'archéologie ?! pour information, les amazighes de l'Atlas et la culture amazighe sont au jour d'aujourd'hui bien vivantes... moi je n'appelle pas cela de l'exploitation ...et puis c'est ta famille? Non! et bien occupes toi de tes oignons... ;-)

tuderrrrtt
19/08/2005, 22h24
akém a ultma y serbh rbé amine!!merci touchante tu es , ILLIS NTMAZIRT ;-) :-)

ps: cette jeune fille tient son collier main sur le coeur,trés éxpressif à mon gout! jolie photo et je peux même dire que j'ais les memes boucles d'oreilles :-D ;-)

tanmirt ném a ultma y hzane ;-)

[ Edité par tuderrrrtt le 19/8/2005 21:24 ]

TOUFTITRIT
19/08/2005, 23h41
Très bien, je suis d'accord avec vous.

Nous savons presque ce que nous ETIONS, cependant nous ne savons toujours pas ce que nous SOMMES.

tuderrrrtt
19/08/2005, 23h49
savoir au plus profond de soi même ce que l'on est, est bien plus important et plus touchant, attendre que se soit la ou les sociétés dans lesquelles nous sommes amenés à vivre ou à nous rendre, qui nous "LE DISENT" cela risque de prendre trop de temp...vus les polémiques.

Mais ce n'est jamais peine perdue...

:-)

l'histoire est écrite elle le restera.

A nous de la transmettre...à conditions de savoir qui nous SOMMES ;-)

Lahcen
19/08/2005, 23h54
tuderrrrtt a écrit*:

l'histoire est écrite elle le restera.



La notre malheureusement est lion d'être écrite, on ignore encore beaucoup de chose surtout que notre histoire a plus de 5000 ans et on a piene un siecle d'écrit.

tuderrrrtt
20/08/2005, 00h05
alors notre histoire ne pourra que s'enrichir...incha'ALLAH

:-)

abdel062
25/08/2005, 13h00
Des avatars du mot " barbare"...

Il est convenu que l'appelation ( ethnonyme, diront les érudits...) " berbère" dont notre peuple se trouve affublé depuis des lustres , par on ne sait quels hasards de l'Histoire, trouve son origine première chez les Grecs de l'Antiquité, qui désignaient par ce qualificatif tout ce qui n'appartenait pas à leur civilisation: " Barbaroï" était en eDes avatars du mot " barbare"...

Il est convenu que l'appelation ( ethnonyme, diront les érudits...) " berbère" dont notre peuple se trouve affublé depuis des lustres , par on ne sait quels hasards de l'Histoire, trouve son origine première chez les Grecs de l'Antiquité, qui désignaient par ce qualificatif tout ce qui n'appartenait pas à leur civilisation: " Barbaroï" était en effet une manifestation de l'ostracisme héllène à l'égard de tous les autres peuples, considérés ainsi comme " peu évolués, rustres", ne bénéficiant pas d'une forme de pensée élevée, gage de civilisation, art et culture...

Les Romains par la suite, grands admirateurs de la civilisation grecque, s'estimèrent leurs dignes successeurs et réutilisèrent le mot " barbarus" pour étendre leur hégémonie militaire et intellectuelle sur tous les pays du bassin méditerranéen, et bien au delà: ainsi, tous les peuples conquis furent considérés " barbares", qu'ils soient Imazighens ( Maxices, Numides, Maures), Gaulois, Ibères, Lusitaniens, Angles, Goths ou Egyptiens, Juifs, Scythes ou Illyriens...

Mais les vrais " Barbares" eurent définitivement raison de l'Empire romain, quand les Vandales ruinèrent Rome la sublime en 476, et l'on aurait pu alors penser à la disparition de cette appelation " barbare", une nouvelle égalité retrouvée entre les peuples, même chances pour accéder à la liberté et au progrès pour tous. Mais c'était sans compter sur une nouvelle forme d'idéologie conquérante, la religion musulmane, qui s'imposa dès les 7 et 8 ème siècles par le tranchant de l'épée ( Bessif), quoi qu'on en dise, sur les décombres de l'empire romain d'Orient ( Byzance) et d'Occident.

Pour désigner les Nords africains, les Arabes, nouveaux venus sur la scène de l'Histoire, reprirent le qualificatif péjoratif latin " Barbare", qu'ils trouvèrent adéquat pour stigmatiser pour des siècles les Imazighens, en considérant leur langue comme une sorte de parler primitif, tout juste un " borborygme" ( tiens! même étymologie!), sauvage et sans intérêt; ce mépris à l'égard de la langue amazighe s'est maintenu dès lors pour très longtemps, véhiculé par des proverbes racistes, disons- le, jusqu'à nos jours ( par ex: " CHehma machi lham, chelha machi klam" : la graisse n'est pas de la viande et tachelhite n'est pas une langue ).

L'onomatopée " bar- bar " resta donc accolée à notre peuple pendant des siècles, condamant ainsi nos origines et notre langue au mépris et à la disparition. On nous inculqua la honte de notre nom, de notre parler et de nos moeurs et ainsi on accéléra le processus d'acculturation de tribus amazighes entières, qui s'arabisèrent en adoptant la langue, les us et les coûtumes des " nobles orientaux", et au lieu des noms de tribus commençant par " Aït" ( ceux de ) on devint des " Beni" ( fils de).

Ce terme infâmant de " barbares" nous resta depuis, pour nous désigner en particulier entre les peuples pour le reste des temps; son usage fut repris dans tout le pourtour méditérranéen européen, à cause de la hargne que mirent les guerriers musulmans à les harceler et à désirer les conquérir, par l'Est ( Blkans, pays slaves...) et par l'Ouest ( Portugal, Espagne, sud de la France ); les îles méditerranéennes ne furent pas épargnées par ces razzias incessantes ( Malte, Sicile, Sardaigne, Baléares) et d'autres noms vinrent nous désigner ( Infidèles, Sarrasins, Maures ), évoquant toute une période du Moyen Âge caractérisée par les conquêtes et les reconquêtes, les Croisades, des guerres au nom de la religion ( "Allahou Akbar!" "Dieu le veut!"), des batailles auxquelles nous fûmes à notre tour mêlés, enrôlés de force, fanatisés ou attirés par l'appât du gain et des butins promis. mais déjà guerres de deux formes de civilisation ( expression à la mode ), deux formes de pensée radicalement opposées.

Il est certain que la civilisation arabe vint sortir les pays européens de leur torpeur moyen- âgeuse, et leur rappeler les sources de la culture gréco- romaine: mathématiques, astronomie, médecine, philosophie, tout fut traduit et étudié par l'entremise des savants et lettrés arabes, Perses, Juifs... Malgré les guerres et la répulsion Orient/ Occident il y eut fascination et des échanges fructueux entre les deux bords de la Méditerranée.

Les Turcs se mêlèrent à l'Histoire dès le 14 ème siècle et pour 5 siècles ils bâtirent leur empire ottoman sur les décombres des dynasties ommeyade et abasside, prirent toute l'Afrique du nord, sauf le Maroc qui leur résista, et depuis les ports de l'Algérie, de la Tunisie ils harcelèrent, en pirates téméraires et accomplis ( Aârouj, Barberousse...) les bateaux de l'Occident chrétien qui retrouva dès lors l'usage du mot " barbare", devenu " barbaresque", puis "barbarie" pour désigner les pays de l'Afrique du nord, et finalement " Berbérie"qui resta définitivement inscrit sur les cartes géographiques, désignant l'Afrique du nord occidentale. Et de " Berbérie", connotant l'idée de " barbares sauvages et cruels", on en vint à l'appelation " moderne" " Berbères", que les Français réemployèrent pour désigner spécifiquement les Imazighens, sans leur demander leur avis sur la question. Le terme fut tellement commode que son usage se généralisa, adopté même par les Imazighens eux mêmes qui n'y voyaient pas de mal, pour désigner tout ce qui concernait leur peuple, langue, culture...
ffet une manifestation de l'ostracisme héllène à l'égard de tous les autres peuples, considérés ainsi comme " peu évolués, rustres", ne bénéficiant pas d'une forme de pensée élevée, gage de civilisation, art et culture...

Les Romains par la suite, grands admirateurs de la civilisation grecque, s'estimèrent leurs dignes successeurs et réutilisèrent le mot " barbarus" pour étendre leur hégémonie militaire et intellectuelle sur tous les pays du bassin méditerranéen, et bien au delà: ainsi, tous les peuples conquis furent considérés " barbares", qu'ils soient Imazighens ( Maxices, Numides, Maures), Gaulois, Ibères, Lusitaniens, Angles, Goths ou Egyptiens, Juifs, Scythes ou Illyriens...

Mais les vrais " Barbares" eurent définitivement raison de l'Empire romain, quand les Vandales ruinèrent Rome la sublime en 476, et l'on aurait pu alors penser à la disparition de cette appelation " barbare", une nouvelle égalité retrouvée entre les peuples, même chances pour accéder à la liberté et au progrès pour tous. Mais c'était sans compter sur une nouvelle forme d'idéologie conquérante, la religion musulmane, qui s'imposa dès les 7 et 8 ème siècles par le tranchant de l'épée ( Bessif), quoi qu'on en dise, sur les décombres de l'empire romain d'Orient ( Byzance) et d'Occident.

Pour désigner les Nords africains, les Arabes, nouveaux venus sur la scène de l'Histoire, reprirent le qualificatif péjoratif latin " Barbare", qu'ils trouvèrent adéquat pour stigmatiser pour des siècles les Imazighens, en considérant leur langue comme une sorte de parler primitif, tout juste un " borborygme" ( tiens! même étymologie!), sauvage et sans intérêt; ce mépris à l'égard de la langue amazighe s'est maintenu dès lors pour très longtemps, véhiculé par des proverbes racistes, disons- le, jusqu'à nos jours ( par ex: " CHehma machi lham, chelha machi klam" : la graisse n'est pas de la viande et tachelhite n'est pas une langue ).

L'onomatopée " bar- bar " resta donc accolée à notre peuple pendant des siècles, condamant ainsi nos origines et notre langue au mépris et à la disparition. On nous inculqua la honte de notre nom, de notre parler et de nos moeurs et ainsi on accéléra le processus d'acculturation de tribus amazighes entières, qui s'arabisèrent en adoptant la langue, les us et les coûtumes des " nobles orientaux", et au lieu des noms de tribus commençant par " Aït" ( ceux de ) on devint des " Beni" ( fils de).

Ce terme infâmant de " barbares" nous resta depuis, pour nous désigner en particulier entre les peuples pour le reste des temps; son usage fut repris dans tout le pourtour méditérranéen européen, à cause de la hargne que mirent les guerriers musulmans à les harceler et à désirer les conquérir, par l'Est ( Blkans, pays slaves...) et par l'Ouest ( Portugal, Espagne, sud de la France ); les îles méditerranéennes ne furent pas épargnées par ces razzias incessantes ( Malte, Sicile, Sardaigne, Baléares) et d'autres noms vinrent nous désigner ( Infidèles, Sarrasins, Maures ), évoquant toute une période du Moyen Âge caractérisée par les conquêtes et les reconquêtes, les Croisades, des guerres au nom de la religion ( "Allahou Akbar!" "Dieu le veut!"), des batailles auxquelles nous fûmes à notre tour mêlés, enrôlés de force, fanatisés ou attirés par l'appât du gain et des butins promis. mais déjà guerres de deux formes de civilisation ( expression à la mode ), deux formes de pensée radicalement opposées.

Il est certain que la civilisation arabe vint sortir les pays européens de leur torpeur moyen- âgeuse, et leur rappeler les sources de la culture gréco- romaine: mathématiques, astronomie, médecine, philosophie, tout fut traduit et étudié par l'entremise des savants et lettrés arabes, Perses, Juifs... Malgré les guerres et la répulsion Orient/ Occident il y eut fascination et des échanges fructueux entre les deux bords de la Méditerranée.

Les Turcs se mêlèrent à l'Histoire dès le 14 ème siècle et pour 5 siècles ils bâtirent leur empire ottoman sur les décombres des dynasties ommeyade et abasside, prirent toute l'Afrique du nord, sauf le Maroc qui leur résista, et depuis les ports de l'Algérie, de la Tunisie ils harcelèrent, en pirates téméraires et accomplis ( Aârouj, Barberousse...) les bateaux de l'Occident chrétien qui retrouva dès lors l'usage du mot " barbare", devenu " barbaresque", puis "barbarie" pour désigner les pays de l'Afrique du nord, et finalement " Berbérie"qui resta définitivement inscrit sur les cartes géographiques, désignant l'Afrique du nord occidentale. Et de " Berbérie", connotant l'idée de " barbares sauvages et cruels", on en vint à l'appelation " moderne" " Berbères", que les Français réemployèrent pour désigner spécifiquement les Imazighens, sans leur demander leur avis sur la question. Le terme fut tellement commode que son usage se généralisa, adopté même par les Imazighens eux mêmes qui n'y voyaient pas de mal, pour désigner tout ce qui concernait leur peuple, langue, culture...

Lahcen
21/09/2005, 20h04
Je viens de lire cet article trés interessant sur le roi le plus connu des berbères, il apporte pas mal d'éclaircissement.
qui ce que vous en pensez?

http://www.leschleuhs.com/modules/news/article.php?storyid=858

melja60
21/09/2005, 20h18
Bon article Lahcen.
Dommage qu'on a que le point de vue des romains sur sa vie.

Lahcen
21/10/2005, 21h04
Sidi Ahmed Ou Moussa

Sidi Ahmed Ou Moussa Abou Al-Abbas Ahmed-Ou-Moussa Al Jazouli Al Semlali naît vers 1460 chez les Ida Ousemlal dans l’Anti Atlas.

Il étudie pendant de nombreuses années à Marrakech auprès de grands maîtres, ensuite, très longtemps, il va voyager, peut-être jusqu’en Orient. En 1521, il retourne dans le Souss, à Ilmatene et s’installera plus tard dans le Tazeroualt où il mourra en 1563. Depuis lors, il est resté un des Saints les plus renommés chez les Chleuhs qui le connaissent surtout par la troupe d’acrobates de Sidi Ahmed-Ou-Moussa.



La suite ICI (http://www.asays.com/article.php3?id_article=19)

melja60
23/12/2005, 23h20
J'ai découvert un bon site sur l'histoire du sahara (avec une petit dossier sur les hypothèses de l'origine de tifinaghe)

Le site est super intéressant... et dire que les imazighen et les noirs vivaient ensemble dans un sahara plein de verdure :-?

ADRATE GHID (http://ennedi.free.fr/)

isemg
03/01/2006, 16h22
En 670, l'Afrique du Nord fait encore partie intégrante de l'empire Byzantin. Cet empire est très affaibli suite aux coups portés par les troupes arabes depuis 632, lesquels ont déjà entraîné la perte de deux provinces, la Syrie et l'Egypte.

Dans ces conditions, l'empereur de Constantinople se trouve dans l'impossibilité de défendre ses possessions en Afrique du Nord. De plus les Gréco-Byzantins ne contrôlent qu'une infime partie du territoire nord-africain. Concentrés dans les villes de la côte, ils vivent du commerce maritime et s'entendent mal avec les tribus berbères de l'intérieur des terres.

Profitant de cette situation, Oqba ibn Naafa, général de l'empire Omeyyade stationné en Egypte, entreprend la conquête de l'Afrique du Nord. Il installe un camp militaire à Byzacène, aujourd'hui Kairouan, en Tunisie. En quelques mois, profitant des divisions entre berbères et byzantins, il soumet tout l'Est de l'Afrique du Nord (actuelle Tunisie et Algérie orientale). La légende veut même qu'il soit allé jusqu'à l'Océan Atlantique où il se serait écrié « J'ai répandu l'Islam jusqu'au bout de l'univers ! ».

En 683 (an 63 de l'hégire musulmane) les choses changent. Devant la brutalité inouïe d'Oqba et de ses troupes (qui effraie même le Calife à Damas !) les citadins gréco-byzantins oublient leur méfiance des berbères et décident de former une alliance avec eux. De leur côté, les différentes tribus et principautés berbères acceptent de s'unir pour la circonstance. Le chef choisi pour diriger cette coalition anti-arabe est un prince berbère CHRETIEN, Koceïla, qui gouverne un vaste royaume semi-indépendant dans les Aurès. Dirigeant respecté et habile tacticien, Koceïla voue une véritable haine à Oqba ibn Naafa. En effet, celui-ci l'avait fait prisonnier plusieurs années auparavant et l'avait humilié publiquement.

La révolte dirigée par Koceïla balaye complètement les envahisseurs arabes du nord de l'Afrique. Les garnisons arabes sont massacrées dans les villes où elles stationnent. Oqba est forcé de se replier vers l'Est. Il commet alors une grossière erreur : il sépare ses troupes en deux, renvoyant vers l'Egypte le gros de son armée, chargée d'escorter le fruit de leurs pillages en Afrique du Nord.

Oqba et le reste de ses hommes se dirigent alors vers le Sud-Est. Mais ils rencontrent l'armée des berbères de Koceïla à la sortie de l'Oued el Abiod, au lieu dit Tahouda. La bataille de Tahouda est une victoire complète pour les troupes berbères. Surtout, Oqba ibn Naafa est tué lors de l'affrontement. La mort en 683 de ce général qui avait dirigé l'invasion d'une poigne de fer depuis 670 signe la fin des premières incursions arabes en Afrique du Nord. La paix revenue, Koceïla règne alors sur les Aurès et une large partie de l'est algérien actuel jusqu'à sa mort en 686, au cours d'une bataille durant la deuxième invasion arabe, dirigée par Zohaïr ibn Qaïs.

Si, pour les populations arabisées d'Afrique du Nord, Oqba ibn Naafa est devenu un saint (une ville, Sidi Oqba, ayant même été fondée près du lieu de sa mort, à Tahouda, dans les environs de l'actuelle Biskra), la mémoire de Koceïla reste vivace chez les berbérophones, qui en on fait un symbole de la résistance à l'arabisation forcée.




Les imazighens chrétiens étaient plus courageux je trouve.

yubaking
31/05/2006, 14h06
azul,

je trouve ton article super intéréssant. il révéle une partie de notre histoire dissimulée derriére des mensonges, qu on trouve dans les manuels scolaires d'histoire marocains. en effet, dans ces manuels, on annonce l invasion menée par oqba ibnou nafi3 comme une bienfaisance sur les amazighs. bon, bienfaisance ou pas, c'est un fait historique, mais ce que je trouve inadmissible, c'est que dans ces manuels, nulle part on nous annonce la défaite de l'armée arabe et la mort d'oqba ibnou nafi3, et on y retrouve pas non plus le nom du roi amazigh ayant mené la lutte contre les arabes. les manuels d'histoire, ce n'est qu une bouffonerie, des mensonges et une falsification des faits historiques suivant les idéologies panarabistes des ministéres en place. les enfants marocains n'apprennent que du pipo, et c'est bien dommage de ne pas connaitre son histoire !!!!!!!!!!!!

Amzwaru
28/10/2006, 14h42
S'ufella:
Wanna i rann a i ssn ma i jrran gh'akkl n'imazighen...

mimouni
18/05/2008, 16h25
"Notre histoire millénaire témoigne. Le peuple amazigh ne peut être domestiqué ni docilisé par la contrainte, le terreur et la repression. En dépit de la marginalisation qu'il a endurée, il a toujours refusé de se laisser berner par le mensonge des prophètes illuminés, la démagogie et la manipulation idéologique. Il aspire à être guidé par l'exemple et l'équité. les traces laissées dans l'histoire par sa volonté inébranlable de continuer à vivre debout sont éloquentes."
Moha Moukhlis
Aucune histoire de peuple n'est parfaite amazigh soit-elle ou autres
..les leaders pour assoir leur autorité et guider leur peuple vers les
batailles ont toujours fait use de tricherie, de mensonges et de
souffrance des autres .... Aussi bien la Kahina, Juba, Jugurtha
dans le but de combattre les envahisseurs ont triché, massacrer
et mentis afin de fabriquer la cohésion .. et ce que fait Mr Bush
aujourd'hui n'est que la repetition du passé ancestrale ....
et coimme di t l'adage --ON NE FAIT PAS D'OMLETTE SANS
CASSER LES OEUFS----
En conclusion si vous cherchez a connaitre l'histoire d'un
peuple , le notre ou n'importe vous serrz surpris de découvrir
des choses qui risquent de vous decevoir !

mimouni
27/05/2008, 20h38
Moi je voudrais aborder un autre tpe de conversation relatant justement
l'histoire de nos ancestres.

Une certitude d'abord, l'histoire de ce pauple d'année en année
depuis 3000 ans av jc n'existe que partiellement parce que
ceux qui ont pris la suite ont voulu effacer justement cette histoire!
Mais, on notera, tout de meme, que l'histoire, toute l'histoire du
Roi jugurtha existe en original pour les raisons suivantes:
Jugurtha vait affaire aux Romains, et ces derniers etaient deja
tres avancés dans le domaine de l'ecriture ce qui fait qut toute
la vie de Jugurtha se trouve aujourd'hui entre nos mains ecrite
par un ministre retraité de l'epoque, et ceci durant les 2 derniers siecles
av jc.

Je voudrais citer un aspect justement de cette histoire.

JUGURTHA AVAIT ALIGNE LORS D'UN COMBAT CONTRE LES
ROMAINS PLUS DE 40 ELEPHANTS, DES MILIERS DE LANCEURS
DE JAVELOTS EN CUIVRE, DES LANCEURS D'EXPLOSIFS ET
AUTRES ARMES

Jugurtha connu d'ailleurs par son génie dans la traitrise et le
harcelemnent disposait donc deja d'une armée sophistiqué.
Mais comment se fait-il que les peuples qui sont venus le
premier millinaire de notre ere aussi bien arabe que les autres
d'ailleurs y compris les peuples de russie ne disposaient pas
d'un tel arsenal

Ouarzazatnar
10/09/2008, 15h39
Un très beau documentaire sur la présence des amazighs pendant 8 siècle sur les terres d'Al Andalus.

En 6 parties sur le lien ci-dessous :

http://www.dailymotion.com/video/x4c3ra_la-conquete-musulmane-de-loccident_news