beur-kamikaz
27/01/2004, 20h23
Trop, c'est trop ! Les journalistes Ali Lmrabet et Mohamed El Hourd ont entamé une nouvelle grève de la faim… illimitée, le 30 novembre dernier. Ils entendent ainsi protester contre les mauvais traitements subis à la prison de Salé et demander la reconnaissance de leur statut de prisonniers d'opinion. "Cela fait 6 mois que nous sommes incarcérés. Nous avons attendu toutes les occasions pour bénéficier d'une relaxe, la dernière était la Journée nationale de l'information et il ne s'est rien passé", raconte de sa cellule M. El Hourd. Rappelons que le 15 novembre correspond à la publication du dahir sur les libertés publiques. Les deux journalistes rappellent à l'opinion qu'ils sont constamment harcelés par les fonctionnaires de la prison et qu'ils souffrent d'une situation d'isolement. En effet, suite aux menaces proférées à l'encontre des prisonniers qui leur rendaient visite, plus personne n'ose les approcher. Il y a une
semaine, 3 antennes ont été installées sur la cellule d'Ali Lmrabet afin de perturber le fonctionnement des téléphones portables. Le bruit produit l'empêche de dormir et lui cause des maux de tête. Rappelons que ce dernier avait déjà entamé une première grève de la faim le 6 mai dernier, qui avait duré 50 jours, et dont il garde de lourdes séquelles : complication d'un ulcère gastrique, problèmes de reins, troubles de la vision et paralysie du côté droit de son corps. Une seconde grève de la faim est donc lourde de conséquences. D'autant qu'aux dires de son frère, médecin, "nous n'avons aucune nouvelle par les canaux officiels puisqu'ils ne répondent jamais aux lettres ni aux coups de fil. Quant aux dispositions prises par l'administration pénitentiaire pour prendre en charge cette grève de la faim, elles sont plutôt surprenantes : confiscation du matériel de rééducation pour sa jambe, refus de lui accorder une consultation avec un neurologue, et ce, alors que nous sommes prêts à prendre en charge tous les frais". La conclusion lui revient : "Nous sommes atterrés par tant de zèle, tant d'application, dans le seul but de détruire un homme, qui n'a fait qu'exercer son métier, et son droit à la libre expression, il est vrai, sans servilité, ni trop de docilité. C'est la vengeance personnelle érigée en politique d'État. Nous aurions tellement aimé voir le même zèle et la même profession de foi au service du bien-être de tous les Marocains, pour l'éradication du chômage, de la pauvreté, de l'analphabétisme ; au lieu de l'éradication des journalistes indépendants". Le comité de soutien à Ali Lmrabet exige la libération immédiate des deux journalistes.
semaine, 3 antennes ont été installées sur la cellule d'Ali Lmrabet afin de perturber le fonctionnement des téléphones portables. Le bruit produit l'empêche de dormir et lui cause des maux de tête. Rappelons que ce dernier avait déjà entamé une première grève de la faim le 6 mai dernier, qui avait duré 50 jours, et dont il garde de lourdes séquelles : complication d'un ulcère gastrique, problèmes de reins, troubles de la vision et paralysie du côté droit de son corps. Une seconde grève de la faim est donc lourde de conséquences. D'autant qu'aux dires de son frère, médecin, "nous n'avons aucune nouvelle par les canaux officiels puisqu'ils ne répondent jamais aux lettres ni aux coups de fil. Quant aux dispositions prises par l'administration pénitentiaire pour prendre en charge cette grève de la faim, elles sont plutôt surprenantes : confiscation du matériel de rééducation pour sa jambe, refus de lui accorder une consultation avec un neurologue, et ce, alors que nous sommes prêts à prendre en charge tous les frais". La conclusion lui revient : "Nous sommes atterrés par tant de zèle, tant d'application, dans le seul but de détruire un homme, qui n'a fait qu'exercer son métier, et son droit à la libre expression, il est vrai, sans servilité, ni trop de docilité. C'est la vengeance personnelle érigée en politique d'État. Nous aurions tellement aimé voir le même zèle et la même profession de foi au service du bien-être de tous les Marocains, pour l'éradication du chômage, de la pauvreté, de l'analphabétisme ; au lieu de l'éradication des journalistes indépendants". Le comité de soutien à Ali Lmrabet exige la libération immédiate des deux journalistes.