Voir la version complète : Ait Sedrate,mgouna,imaghrann,ait Atta,ait Dades
Essayons de retrasser l'historique de ses differentes tribus...
LES AIT SEDRATE:
C'est une Tribu makhzenienne dont les éléments sont très répandus et qui, probablement,
prenait ses origines de la région de Saïs. "Les Aït Sedrate furent des éléments
d’une des premières tribus mobilisées par Moulay Idriss I. Ils auraient émigré
dans le Moyen-Atlas, probablement à la chute de la dynastie Idrisside, puis dans
la vallée du Dadès où la tribu aurait été appelée par Moulay Bou Amran(Fondateur de la zouia d'Imassine),descendant de Moulay Idriss vers le 11ème siècle. Arrivés par la vallée de Oued El Abid sur le versant nord du Haut-Atlas, les Aït Sedrate chassèrent les Aït Hdidou du Dadès pour s’installer à leur place en formant le groupement des Aït sedrate Sedrate n’Ighil ou n’assaounat. Une partie de la tribu glissera ensuite vers lesud-ouest pour occuper la confluence d’Assif n’ Dadès et d’Assif n’Imgounn en refoulant les Mgouna vers les hautes vallées du versant sud du Haut Atlascentral. Ils fondèrent alors la communauté des Aït Sedrate n’wassif dans le moyen Dadès.
Avec la mort de Moulay Ismaïl en 1727, les Ouled Yahia de la tribu
maâqilienne dévastèrent le Dra. Les Draoua supplièrent alors le Santon Sidi
Mendil de Tansikht afin de les libérer, celui-ci fait appelle aux Aït Sedrate et
aux Imaghrann. La palmeraie de Mezguita est ainsi placée sous la protection
des Aït Sedrate qui y installent une partie des siens.
De ce fait, la grande tribu des Aït Sedrate s’étale sur trois sections du haut
bassin du Dra : les Aït Sedrate n’Ighil formés en 1936 par 6 fractions (Aït Arbi,
Aït Idir, Aït Melouane, Aït Oudinar, Aït Ouffi et Aït Toukhsine, entièrement
installées dans une section de la vallée assez étroite, cette fraction reste plutôt
tournée vers le pastoralisme que vers l’agriculture. Les Aït Sedrate n’wassif
composés de deux grandes fractions (Aït Arba-mia et Aït Yahia) et les Aït
Sedrate du Dra en majorité des sédentaires représentés par les fractions d’Afra,
Aït Hammou ou Saïd, Tansikhte et Tighoumar.
Favorisée par cette position étalée entre les deux Atlas et par la force que lui
offre ses alliances, la tribu exploite les alpages de l’Atlas, les zones de piémont
et la partie ouest du Saghro. Elle dispute constamment la jouissance de ces
pâturages aux Aït Atta et à leur allié les Mgouna.
RIZKI MOULAY ESSAID
LES MGOUNA:
Les Mgouna habitaient, probablement autrefois la moyenne vallée du Dadès, où
ils étaient chassés, par les Aït Sedrate. On les trouve,
aujourd’hui, sur un territoire étalé sur le versant sud du Haut-Atlas central. Leur
finage épouse dans ses grandes lignes les limites du bassin versant d’Assif
n’Imgounn. La tribu est composée de 4 grandes fractions : les Aït Hmed, les Aït
Ouassif, les Aït Mraou et Aït Oussaka. Si les deux premières fractions se livrent
presque entièrement à l’agriculture, les deux dernières sont plutôt tournées vers
l’économie forestière (éleveurs, charbonniers, bûcherons…)
Relique de l’histoire, les frictions entre les Aït Sedrate et les Mgouna sont
fréquentes à cause des itinéraires de troupeau entre les terroirs d’été et ceux
d’hiver et à cause de la contiguïté des parcours dans l’Atlas et dans le Saghro.
Cette situation de conflit est probablement à l’origine de l’alliance que cherchent les Mgouna chez les Aït Atta. La remise en application du pacte de la tada15
qui lie toutes les fractions des Mgouna et celle des Aït Ouallal et les Aït Atta
qui s’y attachent au début du 19ème siècle manifeste ce souci sécuritaire. Ce lien est aussi manifesté par
l’ancestrale tradition du recours à l’arbitrage de la cour suprême d’Igherm
Izdern chez les Aït Atta du Saghro en cas de litige. Néanmoins, il faut voir dans
ces liens entre les deux entités une recherche de la sauvegarde d’un intérêt
mutuel : Pour les Aït Atta, le territoire des Mgouna est le passage incontournable
vers les pâturages d’été dans le Haut-Atlas, pour les Mgouna, l’exiguïté de leur
territoire et la nécessité de trouver un allié puissant contre les Aït Sedrate, les
poussent à se rapprocher des Ait Atta. Une telle alliance leur offre aussi l’accès
aux parcours d’hiver dans le Saghro. La complémentarité qui leur manquait sur
leur territoire se réalise par le biais de cette convention.
RIZKI MOULAY ESSAID
Je passe maintenant aux ait atta
Les Aït Atta :
Essentiellement formés par des nomades sanhajiens, venus probablement de la
zone du Sahara, la confédération des Aït Atta s'est cristallisée autour de l'ancêtre
prétendu Dada Atta et Sidi Abdellah B. Hsayn. Avec l’arrivée des Beni-Maqil
dans le Dra et Sijilmassa à partir du 13ème siècle, et leur poussée vers le nord, les
Aït Atta s’installaient dans le Saghro. De là commençait leur expansion vers
Dra, Tafilalet et le Haut-Atlas. La dissidence des Aït Atta, leur capacité de
semer la terreur inquiétaient les pouvoirs centraux, mais sans pour autant laisser
indifférents les sédentaires oasiens qui se voyaient contraint à signer avec eux
des pactes d'alliance (Tada) ou de protection (tayassa) et soumission. La
confédération ainsi constituée, n'est pas formée par une ethnie homogène, mais
par un ensemble de groupes qui cherchait force, fortune et puissance pour
s'accaparer des terres arables, de l'eau, des parcours ou la maîtrise des axes du
commerce caravanier. La confédération des Aït Atta est formée, selon les
historiens spécialistes, de cinq grands segments appelés "khoms".
• Aït Wallal et Aït Ounir ;
• Aït Wahlim ;
• Aït Yazza (Aït yazza, Aït Khlifa et Aït El Fersi) ;
• Aït Isfoul et Aït Alouan ;
• Aït Ounebgui (Aït khebbach, Aït Oumnasf et Beni Mhammed).
La confédération s'est imposée aux autres en les protégeant ou en les assimilant.
La grande étendue que couvre son territoire, la nécessité de sa sauvegarde,
pesaient sur les relations que maintenait la confédération avec ses voisins du
Haut-Atlas et de ses confins du sud.
Ainsi dès la fin du 16ème siècle les Ait Atta ont soumis tout le sud-est du Maroc,
du Saghro jusqu’au Tadla et du Dra jusqu’au Tafilalet. L’instauration des agdals
sur les alpages du Haut Atlas central (agdal n’aït Bou Iknifen, agdal
n’Ilemchan…) nécessite l’entente avec d’autres tribus pour garantir les passages
entre le Saghro et ces agdals. C’est dans cette esprit, à mon avis, et pour faire
face à la coalition des Aït Yafelmane qu’ils ont cherché l’alliance des Mgouna et
qu’ils ont fait des incursions chez les Aït Dadès.
Ces incursions, nécessaires au maintien d’une vie de transhumant, ont
débouché sur l’installation des éléments attaouis le long du Dadès. On y compte
la fraction des Aït Ouallal autour du Souk khmis Dadès (8 douars), et celle des
Aït Ounir autour de Boumalne Dadès (10 douars), et enfin des Aït Bou Iknifen
et des Aït Yaâzza au nord de Msemrir à Oussoukis.
La présence de l’élément attaoui le long du Dadès et sur les contreforts de
l’Atlas, si elle favorise leur libre circulation et celle de leurs troupeaux entre les
alpages d’été dans le Haut Atlas et les parcours d’hiver dans le Saghro, entraîne
l’asphyxie économique des tribus prises en tenaille entre autre les Mgouna, les
Aït Dadès et les Aït Sedrate. Le recours à des ententes, à des alliances ou à des
arrangements devient une nécessité et non un choix.
RIZKI MOULAY ESSAID
je passe a la tribu des Imaghrann
Les IMaghrann:
La tribu des Imaghrann s’étale de la Tassaoute amont au nord jusqu’aux
premiers contreforts du Saghro au sud. Son territoire est donc composé de deux
terroirs naturels : le versant sud du Haut Atlas et son piémont, formé de larges
glacis appelés louta. Sur ce territoire, les Imaghrann ont comme voisins à l’Est
les Mgouna, au Sud Est, les Aït Sedrate et vers l’Ouest les Aït Ouarzazate et les
Glaoua, les Ahl Skoura au Sud et les Fetouaka au nord. Selon nos informateurs
la tribu des Imaghrann est formée des 5 grands groupements (khoms) :
• Aït Igourtan, Aït Affane et Ikantouln ;
• Aït Zaghar ;
• Aït Witfaou ;
• Aït Ougrour;
• Aït Zekri, Aït Toundout et Igarnane
Les formes d’occupation de l’espace par ces groupements restent source de
beaucoup d’interrogations quant au mode de peuplement et de son organisation
spatiale. En fait, si quelques groupes occupent des vallées ou des sections de
vallées bien circonscrites (Ikantouln, Igarnane par exemple) d’autres connaissent
une dispersion sous forme d’îlots enclavés (Ichabbaken et Aït Toumerte des Aït
Zaghar par exemple).
Confiné dans un espace montagnard rude et très disséqué au nord, aride nu au
sud, la tribu des Imaghrann est constamment à la quête de nouveaux
écosystèmes complémentaires et riches. Son comportement belliqueux est
source de constantes frictions avec les tribus riveraines telles les Mgouna, les
Aït Sedrate et les Aït Atta. Ces frictions sont aussi très manifestes dans les
relations entre les différents groupements de la tribu elle-même (Aït Affane ≠
Ikantoulen ; Aït Zaghar ≠ Aït Toundoute ; Aït Zaghar ≠ Aït Zekri etc.)
La recherche des alliés et la constitution des lefs en sont la conséquence. En
fait dès le 13ème siècle les Mezguita du haut Dra ont fait appelle aux Aït Zekri
pour les protéger contre les arabes Maâqil (Ouled Yahia). Ils en sortent
vainqueurs et y en acquirent un droit de pâture sur les terres de Mezguita jusqu’à
Jbel Kissan (près d’Agdez). Les Aït Zekri se vantent pour avoir conquis des
terrains par le fusil. Aujourd’hui, dispersé entre deux communes étrangères à la
tribu (Commune d’Ighil n’Oumgoun et la commune de Skoura), le groupement
des Aït Zekri se sent affaibli.
Ce système d’organisation chez les Imaghrann trouve bien sa projection dans les
formes d’exploitation des parcours par exemple. L’émiettement que connaît le
système d’exploitation des agdals est l’un des plus complexe à concevoir.
Aucune organisation n’est conçue à l’échelle de la tribu. Les groupements
ethniques, les localités sont solennellement mis en relief et forment le cadre du
plus grand nombre d’institutions traditionnelles de gestion des ressources. Une
telle réalité est très apparente même au niveau de la vie politique du groupe.
RIZKI MOULAY ESSAID
Ouarzazatnar
24/07/2008, 12h30
Salam tilmonde,
Azul felawn aytma dystma. Un ptit coucou à tous de tamazirt :)
irgha Ouarzazate, la3fit !! walayni tfejij tamazirt ino Imassine, ifka rbi tazart wala addil. Ifka rbi wamane, i3amr wassif n'Dadès, 3amren trouggine !
Je vous montrerais ça en photos incha allah.
Gma Amdiaze manzakine? t'aurais pas oublier par hasard les habitants de Adrar, ils font aussi parti de la grande tribue Imeghrane, ma famille du coté de mon père viennent d'Adrar. ;)
Salam et bonne vacances à tous ! ou bon taf pour ceux qui travail :D
je passe a la tribu des Imaghrann
Les IMaghrann:
La tribu des Imaghrann s’étale de la Tassaoute amont au nord jusqu’aux
premiers contreforts du Saghro au sud. Son territoire est donc composé de deux
terroirs naturels : le versant sud du Haut Atlas et son piémont, formé de larges
glacis appelés louta. Sur ce territoire, les Imaghrann ont comme voisins à l’Est
les Mgouna, au Sud Est, les Aït Sedrate et vers l’Ouest les Aït Ouarzazate et les
Glaoua, les Ahl Skoura au Sud et les Fetouaka au nord. Selon nos informateurs
la tribu des Imaghrann est formée des 5 grands groupements (khoms) :
• Aït Igourtan, Aït Affane et Ikantouln ;
• Aït Zaghar ;
• Aït Witfaou ;
• Aït Ougrour;
• Aït Zekri, Aït Toundout et Igarnane
Les formes d’occupation de l’espace par ces groupements restent source de
beaucoup d’interrogations quant au mode de peuplement et de son organisation
spatiale. En fait, si quelques groupes occupent des vallées ou des sections de
vallées bien circonscrites (Ikantouln, Igarnane par exemple) d’autres connaissent
une dispersion sous forme d’îlots enclavés (Ichabbaken et Aït Toumerte des Aït
Zaghar par exemple).
Confiné dans un espace montagnard rude et très disséqué au nord, aride nu au
sud, la tribu des Imaghrann est constamment à la quête de nouveaux
écosystèmes complémentaires et riches. Son comportement belliqueux est
source de constantes frictions avec les tribus riveraines telles les Mgouna, les
Aït Sedrate et les Aït Atta. Ces frictions sont aussi très manifestes dans les
relations entre les différents groupements de la tribu elle-même (Aït Affane ≠
Ikantoulen ; Aït Zaghar ≠ Aït Toundoute ; Aït Zaghar ≠ Aït Zekri etc.)
La recherche des alliés et la constitution des lefs en sont la conséquence. En
fait dès le 13ème siècle les Mezguita du haut Dra ont fait appelle aux Aït Zekri
pour les protéger contre les arabes Maâqil (Ouled Yahia). Ils en sortent
vainqueurs et y en acquirent un droit de pâture sur les terres de Mezguita jusqu’à
Jbel Kissan (près d’Agdez). Les Aït Zekri se vantent pour avoir conquis des
terrains par le fusil. Aujourd’hui, dispersé entre deux communes étrangères à la
tribu (Commune d’Ighil n’Oumgoun et la commune de Skoura), le groupement
des Aït Zekri se sent affaibli.
Ce système d’organisation chez les Imaghrann trouve bien sa projection dans les
formes d’exploitation des parcours par exemple. L’émiettement que connaît le
système d’exploitation des agdals est l’un des plus complexe à concevoir.
Aucune organisation n’est conçue à l’échelle de la tribu. Les groupements
ethniques, les localités sont solennellement mis en relief et forment le cadre du
plus grand nombre d’institutions traditionnelles de gestion des ressources. Une
telle réalité est très apparente même au niveau de la vie politique du groupe.
salam
merci gma amdiaz! tu n'as pas oublié ait ougrour, d'où vient mon père... ca fait plaisir!
et c'est très intéressant! mais où vas-tu chercher tout ça encyclopédinagh!! ;)
Monsieur Amdiaze, j'aimerai connaitre les sources, il y'a eu de grands bouleversements humains dans ses régions riches, je dit riches car au maroc médieval, la richesse est une source d'eau et non pas les grand éténdus verdoyants du Gharb.
nous n'avons malheuresment que la memoire collective pour recoler des morceaux disprates.
Tes récits si c'est justifié, est un grand apport car je dipose d'ennoremement d'élements. mais restons prudents sur tous ca... tanmeert
Salam tilmonde,
Azul felawn aytma dystma. Un ptit coucou à tous de tamazirt :)
irgha Ouarzazate, la3fit !! walayni tfejij tamazirt ino Imassine, ifka rbi tazart wala addil. Ifka rbi wamane, i3amr wassif n'Dadès, 3amren trouggine !
Je vous montrerais ça en photos incha allah.
Gma Amdiaze manzakine? t'aurais pas oublier par hasard les habitants de Adrar, ils font aussi parti de la grande tribue Imeghrane, ma famille du coté de mon père viennent d'Adrar. ;)
Salam et bonne vacances à tous ! ou bon taf pour ceux qui travail :D
salam comment se passe tes vacances? juste pour te dire que "adrar" n'est pas une tribu..tu fais partie des ait zekri maintenant!lol
salam
merci gma amdiaz! tu n'as pas oublié ait ougrour, d'où vient mon père... ca fait plaisir!
et c'est très intéressant! mais où vas-tu chercher tout ça encyclopédinagh!! ;)
les ait ougrour ont eté formé par la zaouia ben naji de ghessate...cette tribu est le resultat d'un ensemble de plusieurs individus de differentes tribus.
j'ai faillit oublié une tribu,les ait dades!
Le territoire des Aït Dadès occupe le cours moyen de Oued Dadès entre le
Centre de Boumalne et celui de Kelaât Mgouna. C’est un territoire pris en
tenaille entre les Aït Atta au Sud, à l’Est et au Nord-Est, les Aït Sedrate au Sud-
Ouest et les Mgouna au Nord.
L’espace traditionnellement reconnu comme espace de la tribu des Aït Dadès
est occupé par deux grandes fractions administratives : les Ait Hammou et
Iourtguine. Si sur le plan ethnique, les Aït Dadès forme la majorité de ses
habitants (85%), une fraction de ces habitants (15%) se rattache au grand
khoms des Aït Ouallal rattaché eux-mêmes à la grande confédération des Aït
Atta. Si aujourd’hui, on est incapable de retracer ni les circonstances ni les
conditions de l’installation des Aït Atta dans la zone, il est certain que
l’événement remonte à l’époque du grand mouvement des populations du sud
vers le nord au 16ème siècle. Selon les dires des vieux, « les nomades arrivaient
pour piller les produits agricoles et les biens des sédentaires », mais leur
installation peut être mise en relation avec l’avènement des grandes sécheresses
qu’a connu le pays. La communauté qui se reconnaît comme attaoui du Dadès
forme au total 8 grands douars autour de Sidi Bou Yahia (Souk Khmis Dadès).
Ces douars avaient certainement aussi pour mission de faciliter le passage des
nomades de la tribu attaoui et de ses alliés entre le Haut Atlas et le Saghro.
Contrairement à ses voisins, le groupement des Aït Dadès est essentiellement
formé d’agriculteurs sédentaires. L’étroitesse de ses parcours, la relative
largesse de ses terres agricoles, sa position sur l’axe routier reliant Todgha et
Dra lui confèrent une position économique stratégique de grande valeur. La
présence d’une communauté juive, assez importante sur son territoire, est
témoin de cette prospérité (301 personnes à Tilite et 195 à Aït Ouzine en 1936).
Par sa position stratégique le long de l’oued (eau) et entre les parcours d’été
dans le Haut-Atlas et ceux d’hiver dans le Saghro, le territoire du Dadès est très
convoité (passage). Les tours de garde, le caractère défensif de l’habitat et
l’interpénétration remarquée entre les éléments de la tribu des Aït Dadès et ceux
des différentes fractions des Ait Atta en sont le résultat tangible. La présence des
zaouia telle celle de Sidi Bou Yahia, Sidi Lhaj, la présence d’une grande
communauté juive, sont de véritables indicateurs de l’importance stratégique et
économique de la zone. L’implantation du siège du khalifa du Glaoui (El Haj
Omar) sur le territoire de la tribu à El Goumt, est aussi révélatrice de son
importance stratégique. Le passage par le territoire des Aït Dadès est
incontournable pour les Aït Atta, pour les Mgouna et pour les Aït Sedrate qui
estivent dans le Haut Atlas et qui hivernent dans le Saghro.
RIZKI MOULAY ESSAID
petite-cerise
28/07/2008, 15h14
Monsieur Amdiaze, j'aimerai connaitre les sources, il y'a eu de grands bouleversements humains dans ses régions riches, je dit riches car au maroc médieval, la richesse est une source d'eau et non pas les grand éténdus verdoyants du Gharb.
nous n'avons malheuresment que la memoire collective pour recoler des morceaux disprates.
Tes récits si c'est justifié, est un grand apport car je dipose d'ennoremement d'élements. mais restons prudents sur tous ca... tanmeert
tu ne te cultives pas assez ;-) lol
un chleuh de souk el khamis a fait une thèse sur dades.
et si tu as lu les romans de léon l'Africain dans ses récits un moment il fait référence aux gens de kelaa mgouna.....
Apres le recapitulatif des tribus qui compose ma region je vais vous presentez Une institution coutumière de grande importance : La jmaâ.
La jmaâ du douar
Si dans ce rapport on parle du douar en tant qu’espace géographique et entité
humaine, c’est parce qu’il est la cellule de base à partir de laquelle émane toute
l’organisation de la vie d’un groupe. C’est aussi le niveau où la vie
communautaire est la plus intense. Il n’est, certes, pas l’espace idéal pour un
grand projet comme celui de la conservation de la biodiversité, mais il est peut
être l’espace adéquat pour toutes les actions de renforcement pour le Projet. Ce
n’est qu’un infime élément du territoire tribal certes, mais sans lui, ce territoire
n’existera pas.
Le douar en tant cadre pour un ensemble d'institutions, nécessite une maîtrise
dans sa gestion, et c'est cette nécessité qui crée sa cohésion et son unité. Sauf
exception, il agit comme un seul bloc face à toutes interventions extérieures et
tous les problèmes de taille touchants ses intérêts ou l'intérêt de ses habitants.
Pour se faire, le douar désigne un corps représentatif à tous les niveaux de
l'organisation: la jmaâ.
Pour assurer une bonne représentativité de la jmaâ, il est nécessaire que toutes
les couches sociales y siègent. Les critères de choix, même non déclarés, sont
implicitement définis par la communauté : la richesse, la sagesse, la droiture, la
netteté, l’âge, le sexe, le nombre d’enfants et le degré de religiosité.
L’appartenance à une grande famille, respectable, riche est souhaitable. Il faut
pouvoir aider, distribuer, prendre à sa charge, si c’est nécessaire, les dépenses
des autres.
Les membres de la jmaâ, ainsi recrutés parmi les lignages du douar, désignent
à leur tour un amghar pour une période déterminée, mais renouvelable.
La jmaâ se réunit, à la mosquée, près de la porte principale du douar, ou chez
l’un de ses membres si le douar ne dispose pas d’une maison de la qabila. Les
assemblées sont annoncées lors des prières à la mosquée ou par contact direct si
l'affaire à traiter révèle un caractère urgent ou discret. Les décisions sont prises
de façon collective. Si un différent se manifeste dans l’opinion, la décision est
pondérée par la voix de l’amghar.
La jmaâ est composée d’un groupe de personnes apte à mener des réflexions, à
prendre des décisions afin de maintenir l’ordre, de défendre l’intérêt de la
communauté, de gérer ses ressources et d’embellir son image vis-à-vis des
autres. Les champs investis par l’action de la jmaâ sont :
• La gestion des ressources en eau et des équipements afférents à son usage
(mobilisation, répartition des droits, usage, aménagement et entretien des
réseaux) ;
• Gestion des cultures (laboures, gardiennage, cueillette, moisson et
collecte) ;
• Gestion des espaces sacro-saints (mosquées, moçalla, cimetières,
marabout, sources…) ;
• Gestion des espaces communautaires (sentiers, rues, places publiques,
remparts, tours de garde, grenier, maison des hôtes…) ;
• Gestion des lotissements de construction ;
• Gestion des diverses manifestations sociales (mariages, funérailles,
moussems, circoncisions, hôtes …)
• Désigner les représentants du douar auprès de la fraction afin de participer
à la gestion des conflits et des affaires dans la dimension dépasse celle du
douar telle la gestion des parcours et celle des eaux d’irrigation. Ces dispositions sont souvent consignées dans des documents communautaires sous forme de conventions et de règles reconnues par les membres de la jmaâ qui ne sont en fait que des garants, chacun pour son clan. Toutes les décisions prises les engagent comme elles engagent le reste des habitants du douar.La jmaâ, dans le souci de bien appliquer ses décisions, s’appuie et s’entoure d’un certain nombre de personnes auxquelles elle délègue une partie de ses
pouvoirs : aiguadier, gardien des champs, gardien des tours… Elle s’appuie dans
son pouvoir exécutif à la fois sur le traditionnel contrôle socioculturel (hchouma,
l’âar, le regard mutuel, la sanction divine…) ou sur la sanction par des moyens
physiques. Elle fixe pour chaque délit une amende et les modalités de s’en
acquitter. Ces amendes varient entre un simple avertissement, un boycottage et
l’exile voire la mort si le délit est flagrant).
RIZKI MOULAY ESSAID
amlal_ndades
30/07/2008, 23h02
salam oulikoum ait tamazirt, bonnes vacances à ceux qui sont parti à tamazirt, bonne galère pour les gens comme moi qui sont restés en France lol
merçi amdiaze pour ces infos trés intéressantes, walou madak inna yan
j'aimerai savoir si tu peux retracer les origines de ces quelques douars qui s'appelent Chourfa (moulay), genre ait baamrane (moulay bouaamrane),ait Bouyoussef (sidi bouyoussef)....
j'aimerai savoir d'ou ces chourfa sont venus, parce que d'aprés ce que j'ai entendu, moulay bouaamrane serait le petit fils d'idriss II ,mais il y a des gens qui disent qu'il est de tafilalet descendant de moulay ali chrif, par contre pour mon ancêtre sidi bouyoussef, je crois qu'il descend de la famille idrissides ( et c'est pour cette raison que dans mon douar il y a beaucoup de driss lol
aller amdiaze, encore un peu d'histoire! ;-) merci
si tu peux parler aussi des igouraman (d'aprés ce que j'ai entendu ce sont les descendants des al mourabitine (almoravides)
au plaisir de te lire
salam
salam oulikoum ait tamazirt, bonnes vacances à ceux qui sont parti à tamazirt, bonne galère pour les gens comme moi qui sont restés en France lol
merçi amdiaze pour ces infos trés intéressantes, walou madak inna yan
j'aimerai savoir si tu peux retracer les origines de ces quelques douars qui s'appelent Chourfa (moulay), genre ait baamrane (moulay bouaamrane),ait Bouyoussef (sidi bouyoussef)....
j'aimerai savoir d'ou ces chourfa sont venus, parce que d'aprés ce que j'ai entendu, moulay bouaamrane serait le petit fils d'idriss II ,mais il y a des gens qui disent qu'il est de tafilalet descendant de moulay ali chrif, par contre pour mon ancêtre sidi bouyoussef, je crois qu'il descend de la famille idrissides ( et c'est pour cette raison que dans mon douar il y a beaucoup de driss lol
aller amdiaze, encore un peu d'histoire! ;-) merci
si tu peux parler aussi des igouraman (d'aprés ce que j'ai entendu ce sont les descendants des al mourabitine (almoravides)
au plaisir de te lire
salam
salam amlal je suis moi meme un descendant de moulay amrane ben idriss (moulay boamrane)...j'ai enormement de document sur le sujet mais je pourrais pas les consulter cette année...si cela t'interresse tu peux consulter de ma part Moulay tahar el boumeshouli a la zaouia moulay abdelmalk a ait ihia.Sinon quant a moulay aamrane j'en fait une allusion dans "la tribu des ait sedrate".Sinon quasiment tous les chorfas du dades sont des idrissides...et viennent de moulay aarane.je peux citer,Imassine,zaouite moulay abdelmalk,timicha,tantnamart,....etc Au fait il y a des ait bayoussef a imassine...lol
je pense amlal que les "ait bayoussef" sont originaires d'imassine..quant aux chorfas du dades ils sont tous idrissides pour la plupart..rtu trouve une descendance alaouite a skoura..a part les ben naji qui sont aussi idrissides!
alors les ouarzazatis comment se sont passés vos vacances?
salam a les ouarzazatis comment se sont passés vos vacances? racontez nous un peu...
au fait bienvenu wordiya..tu es d ou dans le dades?
Ouarzazatnar
29/08/2008, 20h13
salam a les ouarzazatis comment se sont passés vos vacances? racontez nous un peu...
Cette année comme souvent d'ailleur à Imassine en été, il y as eut dans ce que tu appel la gestion des cultures "lghorm" dans certaines parties des jardins à Imassine. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est "lghorm" c'est une loi interdisant tout individu de cueillir des fruits, figues, amandes, raisains, grenades, pêches, noix etc... celui qui est pris entrain de cueillir pendant ladite loi doit payer une amende de 100 DH.
Ca rigole pas chez nous :D
L'été à été très bon à imassine, l'Oued dadès est plein lhamdoulillah.
Voici quelques photos d'Imassine cette été, Amdiaze ça va te faire rappeler des souvenirs ;)
Une photos des jardins à Imassine près du douar Tamsraoute.
http://img300.imageshack.us/img300/1849/140820081195wn5.jpg
Ici l'Oued dadès à Imassine en Aout 2008 au douar Igherm Aqdim, Amda n'Aït Abderahman.
http://img505.imageshack.us/img505/2617/200820081239bs2.jpg
au fait bienvenu wordiya..tu es d ou dans le dades?
Bonsoir !
héhé ! je n'ai rien posté ici :)))) Merci pour l'accueil. :)))
Mon père habite ait yahou (entre boumalne et kal'a) mais originaire de ait 'abdellah et ma mère.... je ne sais pas... ^^ faudrait que je lui demande... en faite mes parents habitent en ville (Khouribga, Marrakech) mais leurs origines sont du Dadés... Enfin... pour mon père et ma mère pas très loin mais je ne sais plus le nom.
Dieu vous garde.
amlal_ndades
29/08/2008, 23h27
une nouvelle dadesoise parmi nous, merhbabikem
ait yahou en force, j'habite pas loin de ait abdellah, agafay, ait 3abdoun....
pour l'histoire de dades, notre cher frère amdiaze a bien parlé de dades.
lhassoul bonne soirée ait dades et les gens de souss (itoulan lol)
une nouvelle dadesoise parmi nous, merhbabikem
ait yahou en force, j'habite pas loin de ait abdellah, agafay, ait 3abdoun....
Enchanté et merci pour l'accueil vous êtes bien sympa ^^ finalement je pense que je vais poser mes bagages ici :)))
Ma tante habite ait 'abdoun ^^ et ait abdellah j'y suis allée une fois pour voir mon oncle et à ait yahou j'habite juste devant la mosquée une maison avec deux grandes fenêtres rectangulaire en couleur et un grand arbre de raison qui longe le haut des escaliers ^^
Si non tu habites ou exactement ? En France et au bled.
Bonne soirée. :)
J'ai demandé tous les informations à ma mère est donc ma grande-mère paternelle est de Ait-Yahou mon grand-père paternel vient de Ait-Abdellah.
Ma grand-mère maternelle vient de "imini" vous connaissez ? C'est un village pas loin de tichca me semble t'il et de tiilite et mon grand-père vient d'ait-pahoto.
J'ai demandé tous les informations à ma mère est donc ma grande-mère paternelle est de Ait-Yahou mon grand-père paternel vient de Ait-Abdellah.
Ma grand-mère maternelle vient de "imini" vous connaissez ? C'est un village pas loin de tichca me semble t'il et de tiilite et mon grand-père vient d'ait-pahoto.
Je suis du dades et je connais pas un seul de ces villages..c'est grave?
je connais tiilite mais que vient faire tichca?lol
S’il est aujourd’hui très difficile de se mettre d’accord sur ce que la jmaâ de la
fraction, il est aussi plus difficile de tracer les contours de ce qui étaient ses rôles et leur évolution.Se basant sur l’information collectée sur le terrain et auprès de divers informateurs et sur des documents écrits, nous pouvons éaffirmer que la composition de la jmaâ de la fraction émane de celle de l’ensemble des douars qui forment la fraction. A travers un recueil de coutumes de la fraction des Aït Hmed29 daté de la fin du 19ème siècle (1894) faisant état de la représentativité des différents douars lors d’une réunion, on reconnaît laconfiguration suivante30 :
• Amejgag ………………. 4 personnes ;
• Alemdoun …………. … 7 personnes ;
• Rbat …………… . …….. 3 personnes ;
• Agouti …………… .. …. 3 personnes.
Les thèmes consignés dans le document cité dessus, tournent autour des sujets
suivants :
• Les vols dans le ksar, à la maison, dans les jardins, dans les aires à battre,
les vols du bétail, les vols commis contre des étrangers ;
• L’assassinat et la dia ;
• Les problèmes de pauvres gens et de dettes ;
• L’attaque contre les personnes et les différentes blessures ;
• L’attaque contre les bergers ou leurs chiens ;
• Les coupes du bois dans des zones délimitées;
• La cession des terres aux étrangers (préemption) ;
• La désobéissance au cheikh, et les attaques contre sa personne ;
• Les amendes afférentes à chaque délit.
Le document tout récent (1994) d’une convention ayant pour objet la
délimitation des agdals de Tenfgan et d’Adiss, étale une parmi les fonctions les
plus sensibles de la jmaâ de la fraction. C’est celle de l’organisation des agdals
• Le document donne les noms de 7 représentants des différents douars de
la fraction des Ait Mraou et des Ait Oussaka;31 pour statuer sur la gestion
de l’Agdal de Tenfgan et d’Idiss. La jmaâ a ensuite désigné un comité de
6 personnes pour assurer la garde32.
• Le document rappelle les limites des agdals et leur date d’ouverture ;
• Il fixe le montant des pénalités (500 dh).
De ces deux documents et encore d’autres similaires, de l’ensemble des
informations récoltées sur le terrain, on garde les idées suivantes :
a) La jmaâ, au niveau de la fraction émane de l’ensemble des jmaâ
constituées à l’échelle des douars ;
b) Le rôle de la jmaâ de la fraction est de s’attaquer à des problèmes qui dépassent les compétences de celle du douar tels la sécurité des biens et des personnes, le respect de l’ordre, la gestion des ressources (cession des terres, la protection du couvert végétal, le tour inter- villageois de l’eau…) la défense du territoire. C’est une institution derégulation qui se situe à un niveau intermédiaire entre le douar et la tribu,mais dont le rôle n’est pas moindre car comme on le verra c’est le niveau le plus crucial pour l’organisation des parcours et par conséquent des ressources.
28) Pour quelqu’un qui a favorisé l’assaut des ennemis sur son douar (Ait Khyar, Mgouna) la jmaâ a
recommandé à ce qu’on lui de crève les yeux.
29) La fraction des Aït Hmed occupe un territoire étalé sur les moyennes altitudes le long d’un affluent d’Assif
Amgoun. La fraction est composée des douars Amejgag, douar Alemdoun (Alemdoun, Ameskar amazdar et
Ameskar amajgal), douar Rbat (Rbat, Aït Khlifa et Imziln), douar Agouti (Agouti amazdar et Agouti amajgal).
30) La liste des repésentants de la jmaâ à l’époque telle relate par le document est la suivante:
Amejgag : 1) Saïd n’aït Daoud ou Haddou, 2) Saïd Bouali n’aït Daoud, 3) Bassou ben Hammou n’aït Lahcen,
4) M’hamed B. Ali n’aït El Haj.
Alemdoun : 1) Mohamed B Addi Afoukal, 2) Addi B Lahcen n’aït Hammou, 3) Brahim n’aït Mouhou, 4)
Mohamed B Ahmed n’aït Lahcen, 5) Lahcen ou Ichou n’aït Ameur, 6) Ali B Ameu, 7) Bani Aït Hammou Aï
Bouna.
Rbat : 1) Khouya Hammou n’aït Marghan, 2) Ahmed B Ali nït Haddou, 3) Saïd B Brahim n’aït Khouya Qaci.
Agouti : 1) Mohamed B Aït El Haj, 2) Saïd B Aït Qaci et 3) Daoud B Aït Ichou.
RIZKI MOULAY ESSAID
Les naïbs aradi el jemou’ (délégués des terres collectives)C’est un corps formé de deux à quatre personnes, par douar, désigné par lapopulation, mais sur ordre des autorités locales. Afin d’officialiser cette désignation, une procuration est légalisée dans ce sens, et reconnue par les autorités locales. A l’instar de l’ancienne jmaâ, chaque naib représente un ou plusieurs lignages. Ces membres jouissent au niveau de leur localité d’un certain pouvoir dans le domaine de la gestion des terres collectives. Ils interviennent dans toutes les actions de lotissement du collectif à usage d’habitat ou à usage agricoles. L’esprit visé par cette institution est d’aider l’administration à comprendre et à résoudre les problèmes de ces terres longtemps gelées, de par leur statut, mais qui sont sujettes, ces dernières années, à une privatisation sauvage. Dans la réalité, les naibs sont souvent eux-mêmes des membres de l’ancienne jmaâ ou tout simplement son ombre (quelqu’un des siens). Ainsi,outre leur statut, d’informateurs « officiels » et d’alliés des autorités, ces naibs désignés, deviennent des défenseurs acharnés d’un ordre déjà établi. Sauf là où des coutumes très autoritaires existaient déjà (chez les Ait Atta par exemple),ces institutions ont montré leur impuissance dans le domaine de la gestion et surtout de la protection et de la mise en valeur de ces terres.
RIZKI MOULAY ESSAID
Les autorités locales : les Caïds, les chioukh et les moqadem :
Le cercle est une entité territoriale dont l’étendue reste inférieure à celle de la
province. Comme d’ailleurs le reste des entités administratives, le nombre de
cercles et leurs limites sont sujets à des remaniements en fonction des
vicissitudes de l’histoire politique, socioéconomique régionale et nationale. Le
cercle de Boumalne, par exemple a perdu une partie de ses habitants et de son
territoire avec la création de la province de Ksar Es Souk (Errachidia) et le
cercle de Goulmima, le cercle d’Ouarzazate a perdu toute l’annexe de Taliouine
avec la création de la Province de Taroudante et la création du cercle
d’Amerzagane. Le cercle est composé d’un certain nombre de caïdats ,
de municipalités. Les caïdats, à leur tour font objets de découpage en plusieurs communes. La multiplication de ces mailles administratives entraîne la multiplication des institutions afférentes et des points de pouvoir et de décisions,
mais aussi de conflits.
Le Caïd :
Selon la hiérarchie administrative, le commandement d’un Cercle est soumis à
l’autorité d’un Super Caïd. La position de celui-ci dans l’échiquier administratif
lui donne la fonction de coordonnateur à l’échelle du cercle entre les Caïds,
chefs d’annexes et les Pachas (municipalités). Le Super Caïd est responsable
devant le Gouverneur. De principe, il n’a pas de relation directe avec la
population. Le Caïd est nommé par un Dahir émanant de la Haute Autorité du
pays et en inspire ses pouvoirs. Il agit aussi sous la responsabilité immédiate du
Gouverneur. Les fonctions d’un agent d’autorité sont diverses et complexes.
Elles sont réglementées par la loi de 1960, modifiées par la charte communale
de 1976 et complétées par celle votée en août 2002. Selon ces règlements
l’autorité locale intervient comme suit :
• Elle assure l’organisation du territoire ;
• Elle participe par le biais des ses auxiliaires au recensement des « sujets,
de leurs biens » et à la collecte des impôts ;
• Elle est responsable de la sûreté des habitants et de leurs biens (maillon
très important au niveau de la circulation de l’information dans les deux
sens) ;
• Elle est responsable de la bonne marche des services administratifs
dispensés auprès de la population ;
• Elle peut faire des propositions dans le domaine du développement de sa
zone du commandement ;
• Elle assure la police sur son territoire.
Les Caïds travaillent dans une étroite collaboration avec tous les Services
techniques, socioéconomiques et administratifs qui exercent sur le territoire de
leur commandement. L’agent d’autorité, pour des raisons de sûreté, est sensé
être au courant de ce qui se passe sur son territoire. Il dispose du réseau
d’informateurs le plus diffus et le plus complet. C’est de là que découle son
importance pour le Projet. C’est une source d’informations intarissable, un
collaborateur incontournable, un orienteur au niveau des décisions, mais
l’institution vise d’autres objectifs que ceux du projet, il faut en être conscient.
Il faut cependant remarquer qu’avec l’émergence de la commune et du conseil
communal, beaucoup de pouvoirs ont été transféré entre les mains du président
et du conseil élu. Les lotissements, les équipements de base tels l’électricité,
l’eau, le téléphone, la voirie, le contrôle de l’habitat et tous les certificats et actes
que livraient les autorités jadis à part le passeport et la Carte d’Identité Nationale
sont transférés à la commune. Le Caïd ne garde, de ses anciens rôles que le côté
sécuritaire de l’administration. Mais dans la réalité et vu le niveau de formation
des élus et leur personnalité, le Caïd reste, malgré les moyens qui lui font défaut,
maître sur son territoire. A titre d’exemple, si la charte communale de 1976
autorise les agents d’autorité à assister aux réunions du conseil en tant
qu’observateurs (pouvoir consultatif), nous avons assisté à des réunions où le
Caïd intervient pour établir l’ordre du jour, préside la réunion et intervient pour
pondérer tel point de vu ou tel autre.
L’espace local forme un territoire où l’autorité des Caïds, des khalifs, des
chioukh et moqadem se manifeste nettement. Elle est omniprésente et
incontournable dans toutes les actions qui nécessitent contact avec l’espace et
ses occupants. Les autorités locales adoptent, renforcent ou anéantissent les
autres institutions en fonction des situations, des acteurs et des conjonctures.
Mais leur vraie base du pouvoir se situe au niveau des cheikhs et des moqadem.
C’est à travers ceux-ci qu’ils exercent leur intense pouvoir de proximité et de
contrôle.
Le Cheikh :
Cheikh est la traduction de l’ancien amghar (homme âgé et sage). En fait, la
fonction d’amghar existait déjà bien avant l’implantation de l’administration
moderne, mais elle s’est métamorphosée avec celle-ci. C’est une émanation de
la jmaâ, sauf que, dans le temps, sa durée limitée lui donnait un sens de
démocratie malgré les exactions d’un certain nombre de familles. Avec l’arrivée
de l’administration moderne, certains de ces cheikhs ont été récupéré et adopté.
La nomination du cheikh, dont le Caïd était chargé n’est donc, souvent, qu’une
reconnaissance de fait. Il en découle que plusieurs familles, déjà connues dans
cette fonction au 19ème siècle y sont encore (cheikh d’Aït Hmed, cheikh d’Aït
Zekri, celui d’Aït Zaghar…) C’est un phénomène national nous dit Remy
Leveau (1976). Outre les avantages socioéconomiques et moraux qui sont
visés derrière la fonction, les cheikhs reçoivent une indemnité pour les rôles
qu’ils exercent : Ils aident le Caïd à résoudre les conflits qui surgissent entre les
différents segments communautaires, et participent à la répartition des terres
collectives, à la répartition des subventions en cas de sécheresse, de disette ou
de calamité. Mais ils sont aussi là, pour aider à la collecte des informations, des
impôts et des différents tributs qu’impose le Makhzen de temps à autre. Le
cheikh se doit aussi de certifier les différentes attestations livrées par le
moqadem.
Avec l’évolution qu’a connu l’administration locale, le cheikh, personne
intimement liée au Caïd, perd quelque unes des ses attributions au profit du
président de la commune et des Qadis et naïbs communautaires.
Le moqadem :
Le moqadem, est la personne qui accomplit toutes les activités qui nécessitent le
contact ou le porte à porte pour diffuser une information venue d’en haut,
distribuer le courrier (rôle de facteur) ou cueillir des informations demandées
par le Haut. C’est le moqadem qui livre tous les certificats qui donnent droit à la
citoyenneté (mariage, naissance, résidence, carte nationale, nationalité,
passeport, permis de conduire …) Par ses attributions, il est l’agent le plus
important du système, ce malgré sa condition ‘’misérable’’ Le moqadem doit
être en mesure « d’accueillir » tous les étrangers qui visitent son territoire,
s’informer sur leurs activités, leurs objectifs et les aider. Il assiste à toutes les
études à tous les aménagements, mais il est rare qu’il soit à la base des
décisions qui concernent le développement de son territoire.
Le moqadem est nommé par le Caïd. La jmaâ peut, si le moqadem ne donne pas
satisfaction demander sa démission, mais la décision finale reste entre les mains
des autorités. Il faut cependant remarquer que la tendance générale verse dans le
sens d’une fonction héréditaire au sein d’un nombre limité d’anciennes familles
de notables.
Le moqadem touche une indemnité mensuelle (moins de mille dirhams) qui, en
principe couvre les dépenses afférentes à sa fonction.
Contrairement à ce qu’on rencontre dans ces arrondissements urbaines, les
moqadems et les cheikhs ne disposent pas d’un bureau dans le siège de la caïdat
malgré leur présence presque permanente dans ses locaux. Ils profitent de la
journée du souk pour passer voir le Caïd et les autres bureaux de
l’administration. Au quotidien, ils reçoivent les doléances et les demandes chez
eux, dans la rue et partout ailleurs où la communication peut se réaliser. Leur
disponibilité leur donne accès facile à l’information et donne à la population cet
avantage de pouvoir côtoyer l’administration et résoudre quelques uns de ses
problèmes _sans formalités_, mais leur ignorance ne milite plus en leur faveur.
Leur situation de fonctionnaire sans siège de fonction, de salarié sans salaire
(pas de retraite, pas d’assurance, pas de mutuelle), les met à la marge de la
machine administrative dont laquelle ils forment les éléments de base
Enchanté et merci pour l'accueil vous êtes bien sympa ^^ finalement je pense que je vais poser mes bagages ici :)))
Ma tante habite ait 'abdoun ^^ et ait abdellah j'y suis allée une fois pour voir mon oncle et à ait yahou j'habite juste devant la mosquée une maison avec deux grandes fenêtres rectangulaire en couleur et un grand arbre de raison qui longe le haut des escaliers ^^
Si non tu habites ou exactement ? En France et au bled.
Bonne soirée. :)
Dédicace d'un achelhey d'ait abdoune à amlal_ndades ,amdiaze et à wordiya,
Dernier-né, la commune tend à prendre de l’importance au niveau des
compétences qu’on lui a assigné, mais ses handicaps sont de taille. Si la
Commune présente un espace relativement apte à recevoir différents projets de
développement, par sa taille, elle est inapte eu égard à ses faibles moyens
économiques et humaines.
La commune est née avec le découpage du 2 décembre 1959, mais sa mise en
application n’est rentrée en vigueur qu’avec le Dahir du 23 juin 1960. Entre
1960 et 1992, Notre territoire n’a connu aucun remaniement à l’exception de l’ascension qui a touché les petits centres de
Boumalne-Dadès et Kelaât Mgouna promus au rang des municipalités avec le découpage de 1992.
Ainsi, si en 1960 on ne rencontre que 8 communes rurales dans la zone du
Projet, ce nombre est porté, en 1992, à 13 communes rurales et 2 municipalités.
Si le découpage de 1960 a relativement préservé l’unité des tribus en concordant
le découpage communal avec le découpage tribal, du moins chez les Aït Sedrate,
les Mgouna, les Aït Dadès et les Aït Atta de Boumalne, le découpage de 1992
semble avoir d’autres soucis.
En 1992, le découpage territorial, ayant comme objectif déclaré, la
décentralisation, le rapprochement de l’administration de l’administré et la
déconcentration des Services de l’Etat, a par localité entraîné une détribalisation
de l’espace local.
Dédicace d'un achelhey d'ait abdoune à amlal_ndades ,amdiaze et à wordiya,
Oh.... intéressant et enchanté. :p
Je suis du dades et je connais pas un seul de ces villages..c'est grave?
je connais tiilite mais que vient faire tichca?lol
Oh.... :p En faite j'ai essayé de remontrer aussi loin que le cerveau de ma Mère s'en souvient :p
Du coté maternelle le père de ma grand mère maternelle vient d'un village non loin de "tichka" et la mère "tiilite"
Et les noms des villages cités se situe entre Boumalne et Kel'a pour ce qui est de mon père sauf ait-pahoto qui est le village d'origine du père de ma mère.
Ca va on va s'en sortir :p
Oh.... :p En faite j'ai essayé de remontrer aussi loin que le cerveau de ma Mère s'en souvient :p
Du coté maternelle le père de ma grand mère maternelle vient d'un village non loin de "tichka" et la mère "tiilite"
Et les noms des villages cités se situe entre Boumalne et Kel'a pour ce qui est de mon père sauf ait-pahoto qui est le village d'origine du père de ma mère.
Ca va on va s'en sortir :p
En voilà une grande optimiste!!!!
C'est où exactement "ait-pahoto"? je t'avoue que cherche l'accent pour le prononcer mais je galère
petite-cerise
09/11/2008, 20h43
En voilà une grande optimiste!!!!
C'est où exactement "ait-pahoto"? je t'avoue que cherche l'accent pour le prononcer mais je galère
c'est normal tu es un achlhi n walut lol
elle veut dire ait buhdu ;-)
c'est normal tu es un achlhi n walut lol
elle veut dire ait buhdu ;-)
ok je retiens a tachelheite nlmika
Et merci pour la "traduction" du nom. Adréfmé lrto lbé
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