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Voir la version complète : Petit historique sur le Maroc


soussia
13/02/2004, 22h52
Le Maroc est composé de six régions où se côtoient montagnes et plateaux : la chaîne du Rif au nord (< 2 456 m), "les" Atlas (Toubkal : 4 165 m) qui traversent le pays d'ouest en est, les plaines atlantiques, et enfin les vallées et les plateaux désertiques du sud. Monarchie constitutionelle et population islamiste à 99 %. Celle-ci est arabe et pour le reste, ou presque, berbère. 70 % des habitants ont moins de 30 ans et les 2/3 des marocains vivent dans la partie nord du pays. A l'agriculture traditionnelle de l'intérieur et des montagnes (céréales, élevage) s'oppose celle, plus moderne, des plaines du nord de la façade atlantique (fruits, légumes). La pêche et le phosphate (au sud) sont parmi les principales ressources du pays auxquelles on peut ajouter aussi les revenus du tourisme et les transferts de fonds des marocains de l'étranger.

Aperçu historique
. XIe siècle av. JC : installation phénicienne sur les côtes.
. VIe siècle av. JC : création de comptoirs carthaginois (146 av. JC : destruction de Carthage).
. 40 : annexion par Rome qui organise le pays en deux provinces.
. 534 : reprise partielle du pays par Byzance.
. 700-710 : conquête Arabe qui impose l'Islam aux tribus Berbères.
. 1067-1147 : unification du Maghreb et de l'Andalousie par les Almoravides suivie d'une époque prospère liée aux échanges internationaux.
. fin XIIe-début XIXe siècle : successions de périodes d'anarchie et de prospérité. Perte de l'Espagne en 1340. Début de la pression européenne à partir du XVIIIe siècle.
. 1844 : guerre franco-marocaine.
. 1860 : l'Espagne obtient des avantages territoriaux sur le Maroc, notamment au sud avec le Rio de Oro (actuel Sahara Occidental).
. 1863 : traité franco-marocain favorable aux Français; le pays reste toutefois indépendant.
. 1901 : intervention française et pacification du sud du pays.
. 1906 : accords d'Algésiras ouvrant largement le pays à l'Espagne et à la France.
. 1912 : protectorat français sur la partie non espagnole; intervention de Lyautey qui pacifiera le pays jusqu'en 1934.
. 1921-1926 : guerre du Rif et reddition d'Abd el-Krim.
. 1923 : Tanger ville internationale.
. 1942 : débarquement des alliés à Casablanca. C'est pendant la guerre que se développeront les partis nationalistes.
. 1956 : indépendance; le statut de Tanger est aboli. Destruction d'Agadir par un tremblement de terre.
. 1958 : le Rio de Oro colonie espagnole.
. 1961 : Hassan II roi du Maroc.
. 1971-1972 : succession de complots contre le roi.
. 1974 : l'Espagne songe à abandonner le Sahara Occidental.
. 6 novembre 1975 : Marche Verte, 350 000 volontaires marchent juqu'à la frontière du Rio de Oro pour mettre fin à la présence espagnole sur ce territoire.
. 1976 : une partie du Sahara espagnol est attribué au Maroc (l'autre à la Mauritanie) avant de lui revenir en totalité en 1979. Occupation militaire de la zone et lutte contre la guerilla du Polisario, soutenue par l'Algérie, qui revendique l'indépence de l'ex-Sahara espagnol.
. 1984 : émeutes du Rif.
. 1991 : cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario (un référendum d'autodétermination du Sahara Occidental patronné par l'ONU est toujours prévu)
. 1994 : émeutes islamites à Fès; libération de nombreux prisonniers politiques.
. 1996 : nouvelle contitution marquant la volonté de "modernité" du pays face aux intégristes islamistes.
. 1997 : en novembre, premières élections législatives entièrement réalisées au suffrage universel. Le pays est gouverné par une coalition de centre droit.
. 1999 : mort en juillet du roi Hassan II remplacé par son fils Mohammed VI qui peu à peu entreprend des réformes socio-économiques dans le pays.

immouzer
13/02/2004, 23h22
Merci MALIKA c 'était très interessent (après les cours de tachelhite les cours d'histoir lol!!! :-P )
continue comme ça et on t apellera
PROFESSEUR MALIKA :-D ;-)

melja60
14/02/2004, 00h23
wé merci malika
mais pour le compliemnt sa sera Pr talbakourte o lbakour!!! :-D

14/02/2004, 14h31
Merci Soussiette c'est très intéressant, mais personne ne connaît le pourcentage de berbères?...et plus précisément d'échlhéyines?

:-)

soussia
14/02/2004, 15h01
La population

La population : 30 millions d'habitants (estimation 2002). Elle pourrait être plus élevé si le Maroc n’avait pas perdu quelque 3 millions d’habitants en quatre décennies (départ des étrangers, des juifs et de nombreux marocains musulmans).

Densité : 66,6 hab./km2 (42 si on tient compte du Sahara occidental), un chiffre qui n’a pas grande signification tant les différences de peuplement sont grandes entre les régions. La moitié du territoire marocain est très peu peuplée.

Indice de fécondité : 3,4 enfants par femme (2001) avec de fortes différences entre la ville (2,1, un taux presque « européen ») et la campagne (4,1). La croissance démographique n’est plus que de 2 % (2001)

Espérance de vie : 69 ans (H : 67, F : 71).

Population urbaine : 53 %. La grande conurbation du littoral : Casablanca, Rabat, Salé et Kénitra représente quelque 30 % de la population.

Analphabétisme : officiellement 47 % (60 % en réalité) (2002). En milieu urbain, le taux de scolarisation est environ des deux tiers avec peu de différences entre filles et garçons. En revanche en milieu rural, la scolarisation ne touche que 45 % des garçons et 20 % des filles (1998).

Diaspora : environ 2,5 millions de personnes (dont environ 800 000 en France). Voir la fiche dans BiblioMonde

Immigration : très limitée, elle est surtout le fait d’Africains migrant vers l’Europe et qui ne sont pas parvenus à franchir le détroit de Gibraltar, mais aussi d’Européens. Ces derniers sont quelques dizaines de mille aujourd’hui (dont 28 000 Français expatriés), contre 500 000 en 1952.

La population marocaine est berbère pour l’essentiel, même si cet héritage ethnico-culturel n’est jamais officiellement évoqué, sauf quand il s’agit de la production de tapis. L’apport de population arabe est resté numériquement limité, voire infime, mais culturellement important. Par le biais de l’islam, la langue arabe s’est peu à peu imposée au point de reléguer les langues berbères au second plan (Voir la fiche langue).

Certaines villes ont accueilli des communautés spécifiques, comme les Andalous chassées de Cordoue qui se sont installés à Fès, donnant à la population de cette ville, les Fassis, une spécificité cultuelle et politique encore très nette de nos jours. La population des grandes villes du littoral a été très marquée par le séjour d’Européens, Portugais, Espagnols, puis Français... Il en résulte un brassage ethnique et culturel qui éloigne le Maroc urbain du monde berbère.

On peut aussi citer la présence de juifs espagnols venus grossir la communauté autochtone à la fin du XVe siècle et qui a quitté le pays dans les années 1960, après y avoir joué un rôle important.

soussia
14/02/2004, 15h05
Tifa;-) des que j'ai plus d'infos...
melja60 et immouzer mdrrrrr:-)

LE POIDS ACTUEL DE LA BERBEROPHONIE

La langue berbère est présente dans dix états africains (Maroc, Algérie, Tunisie, Lbye, Egypte, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina-Faso, Nigéria). Elle est éteinte aux Canaries depuis le 15e siècle. Cette présence n’a pas la même force démographique partout. Le plus fort pourcentage de berbèrophones se trouve actuellement au Maroc, suivi de près par l’Algérie. Il est important en Libye (Nefoussa, Zwara et Ghadamès) et dans la zone touarègue à cheval sur plusieurs pays. On peut estimer globalement le nombre de locuteurs entre 22 et 25 millions dont la moitié se trouve au Maroc. Au début du siècle le Maroc était à 75% berbèrophone (35% aujourd’hui). Ici comme ailleurs, l’arabisation est un fait récent et rapide, et sauf sursaut, la langue tamazight est vouée à une extinction programmée, inscrite de longue date et sur une longue durée dans les politiques culturelles successives d’Etats et des élites berbères assimilées à l’idéolgie arabo-musulmane.

VILLES ET CAMPAGNES AUSSI

On a dit que la langue berbère s’est surtout maintenue dans les montagnes et le déserts. Cela n’est vrai qu’en partie. Un nombre important de berbèrophones se trouve aujourd’hui dans les agglomérations citadines et les métropoles régionales. Il n’y a aucune raison de douter qu’il fut autrement à date plus ancienne. Au Maroc notamment, les villes renferment autant de berbèrophones (toujours bilingues) que l’arrière pays. Les “cartes” de la berbèrophonie ne représentent en réalité que les zones homogènes, majoritairement, sinon totalement berbèrophones.

immouzer
15/02/2004, 23h47
MALIKA j'ai cherchée la fiche BIBLIOMONDE partout elle est introuvable :-o
mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!! :-D

soussia
16/02/2004, 07h22
:-D :-D sacré toi mais tu es une fidele toi :-P ;-) voici je le met ici pour la DIASPORA ;-)

Environ 2 à 2,5 millions de Marocains vivent à l’étranger principalement en France (800 000), en Espagne (250 000), aux Pays-Bas (250 000), en Italie, en Belgique (110 000), en Allemagne (100 000)… mais aussi aux États-Unis (85 000), au Canada (60 000), en Algérie (300 000), en Libye (140 000)... Après l'immigration turque, c'est l'immigration marocaine qui est la plus largement répartie sur le territoire européen entre différents pays. En France, la moitié des Marocains dispose de la double nationalité.

Les étapes l’émigration-immigration. Contrairement à celle des Algériens, l’émigration marocaine est récente. Elle n’a pris de l’importance que dans les années 1960. En France, c'était l’Organisme national d’immigration qui organisait l’accueil de la main-d’œuvre étrangère. Les premiers émigrants marocains vennaient du Souss, en particulier d’Agadir. Ils étaient embauchés dans les mines du Nord, le bâtiment ou l’industrie automobile où ils étaient affectés aux travaux les plus pénibles.

Au cours de la décennie suivante, les Marocains d’abord arrivés seuls, sont rejoints par leurs épouses et leurs enfants. La communauté marocaine en France est celle qui a le plus profité de la politique de regroupement familial. En vingt ans, elle a décuplé en nombre pour atteindre 500 000 personnes au milieu des années 1980. Les filières clandestines se sont développées à partir de cette époque pour fournir en main d’œuvre la production agricole du Sud-Ouest de la France.

Cette migration n’a jamais été encouragée par les autorités marocaines, en particulier le roi Hassan II dont le discours hostile à l’intégration des Marocains en Europe rejoignait celui du Front national.

La communauté marocaine a fait preuve d’une certaine cohésion, d’abord dans son opposition au roi Hassan II. L’AMF (Association des Marocains en France) a été fondée en 1961 par Mehdi Ben Barka. Le leader socialiste marocain qui fuit enlevé en 1965 par des policiers français sur demande du gouvernement marocain puis exécuté. L’AMF est resté proche de l’USFP. En 1982, en raison d’une divergence sur l’appréciation de la politique du gouvernement marocain à l’égard du Sahara occidental, est née l’ATMF (Association des travailleurs marocains), plus à gauche et qui regroupe plutôt des gens des villes, au niveau d’étude plus élevé. AMF et ATMF sont toujours restées unis dans leur opposition au régime d’Hassan II. Celui-ci a lancé une Amicale des travailleurs et commerçants marocains qui malgré de fortes aides est restée peu influente. Dans les conflits sociaux, les Marocains de l’immigration ont toujours fait preuve d’une grande cohésion syndicale en comparaison aux Algériens plus divisés.

La deuxième génération fournit aujourd’hui à la France, un certain nombre de cadres et de personnalités comme les comédiens Mustapha Zoheyri qui incarna le premier flic beur au cinéma, Roschdy Zem (né à Gennevilliers en 1965) qui a joué pour Téchiné, Beauvois, Rochant, Chéreau… dans Vivre au paradis, de Bourlem Guerdjou. Il est Lakhdar, travailleur algérien immigré à Nanterre au début des années 60. Pour ce rôle, il a dû réapprendre sa langue arabe maternelle... et bien sûr le comique franco-marocain, Jamel Debbouze, un enfant de Trappes, qui fut révélé par Nulle par ailleurs sur Canal+ en 1997 et qui depuis multiplie les spectacles et les rôles au cinéma. Dans les milieux d’affaires, on peut citer, Mohamed Goulahiane, arrivé en France à l’âge de 9 ans, créateur de l’agence de voyage Safar Tour. Parmi les sportifs : le rugbyman Abdellatif Benazzi… En littérature, l’écrivain franco-marocain Tahar ben Jelloun arrivé en France en 1966 pour y poursuivre ses études. Parmi les peintres : Mehdi Qotbi né à Rabat en 1951, vit et travaille à Paris, où il mène une double carrière de peintre et de lobbyiste politique et culturel en faveur de son pays d'origine, le Maroc. Ses œuvres sont à Beaubourg, au musée d’Art moderne de Paris. Il a créé le Cercle d’amitié franco-marocain.

Appartiennent aussi à la diaspora marocaine tous les juifs marocains, devenu français sous le Protectorat et qui vivent aujourd’hui en France ou en Israël (plusieurs centaines de milliers de personnes aujourd’hui). Parmi eux, on peut citer la chanteuse Sapho, née à Marrakech, les comédiens Richard Anconina, et Patrick Timsit, les écrivains Edmond El Maleh et Paula Darmon… et beaucoup d'autres encore.



[ Edité par soussia le 16/2/2004 7:22 ]

immouzer
19/02/2004, 23h41
salam


soussia a écrit*:
Les premiers émigrants marocains vennaient du . Souss, en particulier d’AgadirIls étaient embauchés dans les mines du Nord, le bâtiment ou l’industrie automobile .


[ Edité par soussia le 16/2/2004 7:22 ]

C 'EST QUI LES MEILLEUR :-D :-D :-P ;-)
Merci MALIKA de te donner autant de mal pour :-D

soussia
20/02/2004, 06h48
je t'en prie ;-)

alors tu me parlais d'interro...c'est une surprise... :-D

immouzer
20/02/2004, 16h54
ça tombe bien j'aime les surprises :-D :-P