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24/02/2004, 14h57
murmures d'Isli et de Tislit n Imilchil


Ce matin-là, Ali s'était levé très tôt alors que l'horizon, à l'est, commençait à peine à blanchir, très loin vers la Hamada du Guir.
Il avait glissé quelques dattes sèches et un quart de kesra dans le capuchon de son épais burnous de laine beige et, sans éveiller ceux de sa tente ni les autres membres de sa tribu, les Aït Brahim dans les tentes voisines, il avait commencé à escalader les pentes qui mènent au plateau d’Imilchil.
Les chiens auraient pu être l’obstacle majeur en cette entreprise qu’il voulait silencieuse, mais Ali savait comment, d’une caresse ou d’un simple clappement assourdi de la langue, faire cesser le grondement qui naissait au fond de leur gorge à la moindre alerte.
Son pied était sûr qui, dans l’obscurité, se posait exactement là où ses naïls de laine tressée épousaient la terre sans faire de bruit, en évitant les pierres du chemin tracé par des années de passages au flanc de la montagne. Ali était porté par une force dont il n’était pas le maître. Ses pieds volaient sur le sentier, toute sa volonté était tendue vers un seul but : arriver aux rochers qui surplombent la source d’Imilchil au lever du soleil. L’air était encore frais, mais déjà des bouffées plus douces, presque tièdes, annonçaient une journée torride. L’Atlas, doucement, s’éveillait après une nuit sombre et silencieuse. Les braiments d’un âne éveillaient des échos au flanc de la montagne ; de la vallée, montaient des chants de coqs et déjà quelques voix de femmes se répondaient d’une colline à l’autre en courtes phrases chantées, modulées sur un mode aigu.
De la plaine, parvenaient des senteurs infimes, que seul un odorat affûté aux souffles de la montagne pouvait saisir : ici une touche de chèvrefeuille, là un soupçon de jasmin, plus loin un rappel, ténu et minéral, du sable de l’erg surchauffé.
Ali parvint ainsi sur le plateau en même temps que les premiers rayons du soleil qui, déjà, faisait flamboyer la hamada. Ce jour promettait d’être plus chaud que la veille. Cela durait depuis des lunes et des lunes, l’eau manquait à tous, hommes et troupeaux, et les bêtes mouraient les unes à la suite des autres.
Bientôt viendrait le tour des hommes.
Alors ceux-ci, malgré de grandes difficultés, car les tribus étaient en guerre, avaient dû passer des accords entre eux.
Aït Brahim et Aït Yazza, bien que fractions de la même souche, les Aït Haddidou, se faisaient la guerre depuis fort longtemps, et personne ne savait plus, à dire le vrai, pour quelle exacte raison. Une première chiquaya avait probablement entraîné quelque tuerie, ayant elle-même généré des dizaines d’escarmouches plus ou moins mortelles, comme c’était la qaïda depuis des siècles et des siècles entre les tribus berbères du Haut Atlas marocain. Quelle avait été l’origine du premier différend entre les deux fractions ? un vol de troupeau, un droit de pacage non respecté, une histoire de femme enlevée, ou plus simplement le désir de vivre intensément une guérilla quotidienne, sel d’une existence qui, sans elle, eût été bien monotone ? Nul à ce jour ne s’en pouvait souvenir.
Et les Aït Brahim haïssaient les Aït Yazza, qui avec usure leur rendaient coup pour coup. Cette situation durait depuis des lustres et eut pu s’éterniser si une grande sécheresse n’était venue mettre les belligérants d’accord.
Sur le plateau, de nombreuses sources permettaient ordinairement à ces tribus de pasteurs de s’abreuver et de faire boire leurs troupeaux de moutons et de chèvres.
Cette année-là, toutes les sources tarirent, sauf celle d’Imilchil, la source aux eaux transparentes qui sourdaient d’un rocher de granit bleuté. Il fallut bien conclure une trêve, puis un accord. Cet accord disait qu’une fraction avait droit d’y chercher de l’eau le matin, l’autre l’après-midi ; les Aït Brahim disposaient de l’après-midi pour faire provision d’eau, quand les Aït Yazza avaient l’assurance que la matinée leur permettait d’agir de même.
Ali déboucha sur le plateau au moment où le soleil en ranimait chaque poche d’ombre, chassant la nuit, précisant les contours, recréant puis ravivant à chaque seconde les couleurs. Il se redressa dans la lumière du matin, face au levant, et les mains jointes devant son visage comme durant la prière, il invoqua Allah en quelques phrases rituelles dites avec la plus extrême conviction. Ali était un être pur, pour qui la Parole de Mohamed le Prophète était formule sacrée, quasi magique, lui apportant la sérénité de l’instant et la certitude d’un futur heureux. Ce matin-là, il sentait qu’il aurait bien besoin de l’aide du Prophète au cours des journées à venir.
Jeune homme de dix-sept ans, qu’un port altier faisait paraître plus grand que sa taille, qui déjà était haute, Ali avait le visage émacié, un teint clair. Il portait un mince collier de barbe noir dessiné avec précision. Chaque hiver, depuis qu’il était homme, il cessait de se raser durant quarante jours comme font tous les bergers chez les Aït Haddidou afin que la laine de ses moutons poussât aussi drue que sa barbe. Son crâne rasé avec soin était entouré d’un chech blanc, fait d’une pièce d’étoffe longue de plus de quatre mètres qui serait son linceul lorsque la mort l’aurait rejoint. Il avait particulièrement soigné son apparence et, ainsi drapé dans les plis de son burnous de laine écrue, avait grande allure. En bandoulière, attaché à un gros cordon de soie rouge, son poignard recourbé en son fourreau d’argent ciselé complétait sa tenue.
Ali devait se hâter. Les Aït Yazza ne tarderaient pas à déboucher à leur tour sur le plateau, venant de la direction opposée à la sienne. Déjà, il lui semblait entendre le bruit des troupeaux que ceux-ci menaient boire à la source. Il allongea donc le pas et fut bientôt parvenu à son but, un énorme bloc de granit qui dominait la source. La veille, avant de quitter ces lieux, il avait repéré une cavité au pied du rocher, entièrement dissimulée par le feuillage d’un figuier centenaire au tronc noueux. Il ne lui fallut que quelques secondes pour se glisser dans l’anfractuosité, le plus profondément qu’il pût.
Ainsi caché, il pouvait voir la source et ses alentours sans être vu. Il espérait pouvoir rester invisible et que les Aït Yazza ne seraient pas accompagnés de chiens. S’il était découvert, il avait tout lieu de redouter le sort qui lui serait réservé.
Soigneusement terré il attendit ; les bêlements se rapprochant lui indiquaient l’arrivée imminente des Aït Yazza.
Malgré ses craintes, il ne pouvait s’empêcher de repenser à la veille lorsque, arrivant à la source peu après le milieu du jour, il s’était trouvé face à une jeune fille Aït Yazza qui s’était attardée sur les lieux. Leur surprise avait été égale. Ils s’étaient regardés quelques secondes puis la jeune fille s’était ressaisie et, lui adressant un merveilleux sourire, avait fui en courant, se retournant cependant deux ou trois fois vers lui avec audace. Ali était resté là, comme pétrifié. Jamais il n’avait vu fille aussi belle, jamais sourire aussi lumineux.
C’est pourquoi il attendait du fond de sa cachette, avec une impatience fébrile, que les Aït Yazza fussent là, espérant revoir la fille dont le sourire ne le quittait plus depuis la veille.
Il n’eut pas à attendre longtemps ; dans un concert de bêlements, une centaine de moutons se hâtait vers la source, soulevant un nuage de poussière qu’enflammaient les premiers rayons du soleil. Le troupeau était encadré des Aït Yazza hommes et femmes.
Certains hommes portaient sur leurs nuques de longs bâtons, une main à chaque extrémité. D’autres avaient remplacé le bâton par un moukhala au fin canon filigrané d’argent, à la crosse ouvragée, porté d’identique façon. Ali se tapit plus étroitement, la vue des fusils lui faisant réaliser son imprudence. Mais il était trop tard pour regretter quoi que ce fût. Les femmes, jeunes et vieilles, étaient vêtues de leur hendira, grand manteau de rude laine rayée noir et blanc, sous les franges basses desquels ne dépassaient que les babouches à bouts ronds ornées de dessins de soies brodées multicolores. Elles portaient la coiffure traditionnelle des femmes Aït Haddidou, l’“aquilous”, faite d’une sorte de bonnet de laine tissée bleu noir, conique, autour duquel des tresses de soie vertes, rouges et jaunes s’enroulent, d’où pendent des paillettes métalliques ou des médailles d’argent qui miroitent au soleil. Toutes, vieilles et jeunes, avaient attaché leur manteau à l’aide de fibules d’argent ; toutes avaient les yeux cernés de khôl, de grands anneaux à pendeloques aux oreilles, des colliers de grosses boules d’ambre à leur cou. Leurs joues gauches portaient, au niveau de la pommette, une mouche de henné mettant leur teint en valeur, et des tatouages bleutés soulignaient la fossette de leur menton et l’arête de leur nez. Elles se tenaient droites et fières, une énorme cruche de terre rouge, toute ronde, sur leur tête ou posée sur une épaule. Chaque bras levé pour tenir la cruche était nu jusqu’au coude et cerné de nombreux bracelets d’argent de toutes grosseurs qui tintinnabulaient au rythme de leur marche.
C’est vers elles qu’Ali dirigea son regard. Il cherchait à reconnaître celle qui, la veille, lui avait fait si grande impression. Mais dans la poussière d’or qui accompagnait le cortège il ne la reconnaissait pas et n’osait faire le moindre geste qui l’eut fait repérer. A l’odeur des figuiers qui régnait précédemment dans sa cachette s’était substitué un mélange de celles du suint des moutons, de la poussière du sentier et du henné dont les mains et les pieds des femmes étaient teints.
Les bêtes burent les premières, avidement, puis commencèrent à s’égayer autour de la source. Les hommes vinrent ensuite, qui burent modérément, se lavèrent pieds, bras et visages, passant leurs mains sur leurs crânes rasés et leurs doigts dans leurs barbes soigneusement dessinées comme celle d’Ali. Ils s’éloignèrent alors et, tournés vers le soleil qui se levait au loin sur la Hamada du Guir, s’agenouillèrent et se prosternèrent pour la première prière du jour. Alors les femmes s’approchèrent de la source pour boire à leur tour, se lavèrent pieds et mains et commencèrent de remplir leurs cruches. L’opération promettait d’être longue, car seul un mince filet d’eau sourdait de la roche dans un bassin de pierre pour dégoutter ensuite dans le col évasé des cruches.
Ali profita de ce que les hommes étaient occupés à leurs dévotions pour s’enhardir à regarder plus attentivement le groupe des femmes. Celles-ci jacassaient en attendant leur tour de remplir leur jarre, assises sur les rochers qui entouraient la source. Le regard d’Ali se porta successivement sur chacune, jusqu’à ce que son cœur se mît à battre plus vite : elle était là, assise face à lui. C’était ce même visage au teint bruni par le soleil, marqué entre les yeux par un petit tatouage ocre en forme de losange. Il reconnaissait ses yeux d’ébène bordés de khôl noir. Sa bouche était rouge et bien dessinée, et lorsqu’elle riait, ce qu’elle faisait souvent, ses dents étaient des perles éclatantes de blancheur. Ali ne pouvait plus détacher son regard de la jeune fille. Elle était vêtue comme ses compagnes du costume traditionnel des Aït Yazza et, comme elle avait dégrafé son manteau, on pouvait apercevoir le haut de sa robe de fine étoffe bleue retenue par deux fibules d’argent reliées par une chaîne.
La matinée s’avançait, le soleil montait dans le ciel et avec lui la température de l’air. Ali n’avait conscience ni du temps qui passait, ni de la chaleur. Il regardait la jeune Aït Yazza et n’avait plus de pensée, plus de peur, il n’était qu’un regard avide de chaque geste, de chaque parole, de chaque rire de celle que, seule, il voyait.
Les hommes Aït Yazza commencèrent à réunir leurs bêtes qui vinrent encore boire une à une, puis lentement ils prirent le chemin du retour. Les femmes suivirent par petits groupes. La jeune fille était toujours là avec quelques retardataires. Elle lançait de plus en plus souvent un regard dans la direction d’où était venu Ali au petit matin, celle par où elle l’avait vu arriver la veille. Ali espéra qu’elle s’attarderait comme le matin précédent et laisserait partir ses compagnes. Les regards de la jeune fille ne lui avaient pas échappé. Il pensait que, peut-être, elle aimerait le revoir, et son sang circulait plus vite.
Enfin, les dernières femmes Aït Yazza prirent le chemin de leur douar et la jeune fille resta seule, semblant laver quelque linge.
Alors, le cœur battant tel un bendir [7]Imilchil.htm - _ftn7 un jour de fête, il sortit de sa cachette et s’approcha de l’abreuvoir.
La jeune fille se redressait au moment où Ali arriva près d’elle. Elle eut un sursaut, mais ne s’enfuit pas comme Ali le craignait et même, relevant crânement la tête elle le toisa et lui demanda : «- Qui es-tu ? Ne sais-tu pas que cette source appartient aux Aït Yazza jusqu’à ce que le soleil soit à son zénith ? ».
Ali était interdit. Il ne pouvait prononcer une parole tant cette fille lui paraissait belle et son regard seul parlait pour lui.
«- Serais-tu muet ?» lui demanda la fille en riant. Puis elle ramassa le bout de tissu qu’elle avait lavé et se mit tranquillement en marche pour rejoindre les siens. Ali était toujours cloué sur place, incapable de trouver un mot à lui dire, un geste à faire. La jeune fille fit quelques pas et se tournant vers lui : « - Je m’appelle Zina, si tu reviens demain et que tu ne sois pas muet, peut-être pourras-tu me dire ton nom ?» et elle partit en courant comme si Aïcha Kandicha était à ses trousses.
Longtemps, Ali demeura immobile, comme pétrifié. Jamais il n’avait vu une fille aussi attirante, rieuse, enjouée que celle-ci. Dans tout le Haut Atlas, les femmes Aït Brahim avaient la réputation d’être les plus belles et les plus spirituelles. Mais cette Aït Yazza était ce qu’il avait vu de plus beau depuis qu’il existait, et il en restait sans réaction. Il dut faire effort sur lui-même pour redescendre sur terre et prit soudain conscience que les siens, les Aït Brahim, n’allaient pas tarder à venir faire à leur tour provision d’eau.
Parce qu’il se sentait incapable de retrouver les siens dans un banal quotidien, il s’éloigna de la source comme en rêve, parcourut quelques centaines de pas et s’accroupit à l’abri d’une roche qui le cachait. Le soleil étalait une chape de feu sur tout le plateau, sa lumière était insoutenable. Ali rabattit le capuchon de son burnous sur sa tête et, dans la pénombre que lui procurait cet isolement, il put se calmer et revivre les heures qui, depuis la veille, faisaient battre son sang plus vite.
Il revoyait cette fille, Zina avait-elle dit ; il entendait son rire, sa voix moqueuse, il revoyait ses yeux, son visage, ses parures, et son cœur battait à ses tempes. Cette aventure était pour lui un véritable chamboulement ; Zina était la plus belle qu’il ait jamais vue, mais elle appartenait aux Aït Yazza et il savait qu’elle ne pourrait être à lui qu’à force de luttes. Ce combat ne l’effrayait pas, mais comment le mener ?
Durant de longues heures, il demeura ainsi, ramassé en son burnous comme tortue en sa carapace, essayant de voir clair en lui mais toujours ébloui du souvenir de Zina. Et puis il fut soudain certain d’une chose : personne, jamais, ne lui ferait oublier ce qu’il venait de vivre ; toujours il aurait en mémoire ce rire et ce visage qui s’étaient inscrits à jamais en lui. Il se sentit peu à peu rasséréné et sut ce qu’il allait faire : il reviendrait demain, et les jours d’après. Si la fille était bien ce qu’il croyait et qu’elle lui portât attention comme il l’espérait, il la demanderait à sa famille. Contre vents et marées, malgré la guerre que se faisaient leurs deux tribus, il l’obtiendrait.
Un grand calme l’avait envahi. Il rejeta son capuchon. La grande lumière solaire ne blessait plus ses yeux et il se releva, sentit une grande joie monter en lui, conscient brusquement de son immense bonheur.
Il rejoignit sa tribu à la source d’Imilchil et prit, sans que personne n’y fît attention, sa part de travail au portage de l’eau, aux soins du troupeau des Aït Brahim qui avait remplacé au filet d’eau nourricier celui des Aït Yazza.
Tôt le lendemain matin, Ali était à nouveau tapi sous les rochers qui dominaient la source. Il vit les Aït Yazza s’approcher du point d’eau, Zina rire et plaisanter avec ses commensales, sans un regard en sa direction. Il douta un temps de son bonheur, mais lorsque hommes et troupeaux s’éloignèrent, il épia avec un amusement ému le jeu de Zina qui, comme la veille, fit tout pour rester la dernière, laissant partir ses compagnes qui l’exhortaient à les suivre.
Lorsque ces dernières furent suffisamment éloignées, Ali sortit de sa cachette et s’approcha de Zina.
Elle l’avait vu surgir du chaos de roches et l’attendait, debout, fière, souriante. Ali s’approcha d’elle et sans attendre ses railleries lui dit :
«- Je ne suis ni muet ni aveugle. Mes yeux ont contemplé longuement les étoiles et les fleurs, mais ils n’avaient jamais auparavant eu le bonheur de voir aussi belle chose que toi. Tu as pénétré mon cœur et je veux que devant tous tu sois à moi.
Zina rougit de plaisir.
- Tu ne m’as pas même dit comment tu t’appelles.
- Mon nom est Ali, des Aït Brahim.
Ali s’approcha de Zina et prit ses mains dans les siennes.
- Nous sommes tous deux des Aït Haddidou, ne pourrions-nous oublier nos chiquayas ?
- Si je suis là, c’est que tu as aussi pénétré mon cœur, répondit-elle sans retirer ses mains. Le premier jour où je t’ai vu, j’ai su que c’était toi que je voulais. Mais crois-tu que les nôtres seront d’accord avec nous ?
- Il le faudra bien. Réfléchis de ton côté à ce que nous devrions faire. Mais sauve-toi vite maintenant, car les miens ne sauraient tarder, et reviens demain. Il nous faut penser au moyen de leur imposer notre vouloir ».
Le lendemain, et le jour suivant, et les suivants encore les deux jeunes gens se revirent dans de semblables conditions. Mais ils ne parvenaient à imaginer comment annoncer à leurs respectives parentèles qu’ils s’étaient épris d’un ennemi de la tribu.
Des semaines passèrent, et les grosses chaleurs faisaient désormais partie des souvenirs. L’automne allait ramener les pluies et verrait les deux fractions des Aït Haddidou reprendre leurs combats, assurées de trouver de l’eau ailleurs qu’à la source d’Imilchil. La trêve autour de la quête de l’eau ne durerait pas au-delà de quelques semaines.
Ali et Zina se voyaient chaque jour, mais ils n’avaient toujours pas trouvé comment présenter leur requête à leurs parents. Ils ne demeuraient chaque jour, quoi qu’il leur en coûtât, que quelques minutes ensemble, par crainte d’être surpris. Mais leur attachement était plus solide chaque jour, plus profonde leur tendresse.
Le temps passait et leur décision s’imposait.
Ils décidèrent qu’ils parleraient le même jour, chacun de son côté, de leur désir de s’unir.
Au jour fixé ils se séparèrent en s’étreignant, se promettant, quelle que fût l’issue de leur démarche, de se retrouver le lendemain matin comme à l’accoutumée.
Les douars Aït Brahim et Aït Yazza vécurent ce soir-là une grande effervescence. Qu’un membre de la tribu pût imaginer prendre épouse ou époux dans la tribu ennemie tenait, pour les plus conciliants de l’aberration, pour les moins indulgents de la trahison.
Nos amoureux eurent beau argumenter, tenter de convaincre, multiplier les plaidoyers en faveur d’une entente entre les tribus sœurs, ils rencontrèrent l’un comme l’autre un mur d’incompréhension et de haine. La nuit passa, dans les deux villages, en d’interminables palabres qui, puisque toute décision devait être prise par la tribu entière, débouchèrent sur un rejet absolu de toute alliance qui eût permis l’union d’Ali et de Zina.
Au matin, lorsque Zina et Ali se retrouvèrent au lieu de leur rendez-vous, les paroles furent inutiles. Le résultat de leurs démarches était inscrit dans leurs yeux gonflés de larmes. Ils ne se parlèrent pas, se tinrent longtemps par les mains, se regardant avidement, sachant qu’ils se voyaient pour la dernière fois.
Leur séparation fut déchirante.
Sans s’être concertés ils décidèrent, après s’être dit adieu, de ne pas rentrer chez eux, au milieu de ceux qui étaient responsables de leur malheur et dont ils ne pourraient supporter la vue, mais de s’enfoncer dans la forêt pour pleurer sans témoin.
Au même instant, mais à quelques kilomètres l’un de l’autre, ils trouvèrent chacun une combe dans laquelle ils descendirent. Simultanément, ils s’assirent sur une pierre. Alors, revivant par la pensée les merveilleux et courts moments qu’ils avaient vécus ensemble, ils se laissèrent aller à leur chagrin et les larmes qu’ils étaient jusqu’alors parvenus à réprimer se mirent à couler toutes seules de leurs yeux désolés, en un flot intarissable.
C’était comme deux sources qui jaillissaient de leurs yeux, coulaient au long de leurs joues, de leurs corps, et se répandaient à leurs pieds. Nul, jamais, n’a assisté à pareil déluge de larmes. En quelques heures, leurs babouches baignaient dans de grandes flaques qui allaient s’agrandissant peu à peu.
Dans les douars, lorsque vint le soir et que l’on eût constaté leur absence, l’inquiétude et déjà un peu de remords tinrent les familles éveillées. Au matin, on partit à leur recherche dans plusieurs directions.
Lorsqu’on les retrouva, chacun en son vallon, l’eau de leurs larmes arrivait à leur taille et envahissait la combe de telle sorte que nul ne pût les approcher. Aux appels lancés par les leurs, ils ne répondaient que par un flot renouvelé de pleurs. Le lendemain, l’eau leur était aux épaules, au menton le jour suivant, et lorsqu’ils furent recouverts par le flot, le niveau continua de monter jusqu’à les recouvrir au point qu’ils ne fussent plus visibles.
On dit que cette année-là au moins, les Aït Brahim et les Aït Yazza ne se firent pas la guerre. La trêve survécut à la sécheresse et durant un temps on se parla sans haine.
Sur le plateau des lacs, non loin d’Imilchil, deux petits lacs offrent encore leur fraîcheur aux pasteurs qui mènent là paître leurs troupeaux.
Ces deux lacs se nomment “Isli” et “Tislit” ; le plus grand des deux est Isli, “le fiancé”, le plus petit se nomme Tislit, “la fiancée”.
Certains bergers prétendent qu’aux plus grosses chaleurs, lorsque les eaux ont atteint leur étiage, on peut apercevoir au fond de l’un comme au fond de l’autre, la forme d’un jeune homme à Isli, d’une jeune fille à Tislit.

14/04/2004, 17h45
Le Moussem des fiançailles à Imilchil:

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ahidous....

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tislite...


Le Moussem des fiançailles d'Imilchil est l'un des plus beaux rassemblements populaires du Maroc, à près de 2500m d'altitude dans une haute vallée de l'atlas. Région à la beauté sauvage et tranquille, c'est à quelques kilomètres du village d'Imilchil, un nom qui sonne comme trois notes de musique, où est célébrée chaque année au milieu du mois de septembre cette grande fête qui rassemble les populations de la province d'Errachidia, et en particulier de la tribu des Ait Hadiddou.

La fête des fiançailles d'imilchil témoigne que le Maroc possède une culture populaire intense et vivante qui s'est transmise de génération en génération et qui est une des grandes richesses de la nation. Quoi de plus authentique, en effet que ce moussem, survivance d'une culture plus que millénaire où l'on chante l'amour et la fin de l'été...

La légende tissée autour des deux lacs Isli et Tislite (Fiancé et Fiancée) et répandue dans toute la région, reste la seule explication pouvant convaincre les curieux. On prétend, qu'autrefois deux jeunes amoureux avaient décidé de se marier mais n'ayant pas pu obtenir le consentement des parents, ils se mirent à pleurer jusqu'à la formation des deux lacs (Isli et Tislite). Émus par ce triste sort, les parents décidèrent alors de laisser à leurs enfants toute liberté quant au choix d'un conjoint.

Ainsi les jeunes fiancés se réunissent le jour du festival, pour concrétiser leur union par des actes de mariage...

par: BEN SLIMAN SALAH-EDDINE et TILIOUA MUSTAPHA

14/04/2004, 20h30
salam
moi j'ai vu recemment un reportage sur arte qui disait que les femmes se rendent dans un marché ou là elles cherchent leur future mari !! Cela m'a etonné d'autant plus que ce sont elles qui le choisissent !!!!

izmnaari
16/04/2004, 17h13
Le moussem d’Imilchil ou « moussem des fiançailles » a lieu à 2000m d’altitude, dans la vallée de l’Assif Melloul chez les ait Hdidoud, tribu berbère du haut atlas central marocain. Les membres avaient pour coutume de se réunir à l’agdoud des Ait Ameur, vers la mi – septembre à la fin de la transhumance d’été avant la chute de la neige. C’est une manifestation où se rencontraient, pendant trois jours, les tribus de la confédération des Ait Yafelmane à savoir les Ait Hdidoud, les Ait Morghad, Ait Izdeg et Ait Yahia. On y faisant toute sorte de transaction commerciale.
La légende des offices de tourisme marocain raconte que tout musulman peut aller au moussem des fiançailles pour prendre épouse immédiatement parmi les femmes de la tribu. Mais c’est sous le protectorat qui a instauré l’état civil (lhala lmadania), qu’on retrouve l’origine de cette paratique. Les officiers des affaires indigènes avaient obligé les membres de cette tribu à se déplacer à Imilchil, centre administratif, pour enregistrer les actes de mariage, décès ou naissance. Mais comme les Ait Hdidoud n’avaient pas envie de se déplacer au centre à chaque événement, l’administration coloniale décida de se rapporocher d’eux davantage. Ainsi, à des fins de contrôle sur cette population de transhumants, elle installa une annexe de ses bureaux sous une tente dressée sur les lieux même de l’agdoud (lieu où tous les membres des tribus y compris les transhumants se réunissent annuellement). Les fiançais venaient alors avec leurs parents et leurs témoins pour enregistrer l’acte de mariage. A l’indépendance, cette pratique a été encouragée par le gouvernement marocain qui l’exploita à des fins touristiques en laissant supposer que les signatures étaient le résultat de mariages contractés « spontanément ».
On a aussi expliqué la facilité de ces mariages par une légende de la tribu. Au nord d’Imilchil se trouvent deux lacs : le plus grand est appelé Isli (le fiancé) et le plus petit Tislit (la fiancée). On raconte que les parents d’un jeune homme et ceux d’une jeune femme refusèrent de les unir parce qu’ils appartiennent à deux fractions différentes de la tribu. Désespérés, les jeunes amoureux décidèrent de mourir en se jetant dans chacun des lacs qui portent leur qualité d’amant.
C’est en 1965 et dans le cadre de la politique touristique marocaine que l’Agdoud des Ait Ameur (rasemblment annuel, souk et lieu de dévotion) devint le moussem d4imilchil ou le moussem des fiançailles. Cette manifestation se déroule la troisième semaine de Septembre.

origine de Imilchil
les tribus amazigh du haut haut atlas central marocain avaient pour coutume de se téunir à l'agdoud... c'est ce qu'a donné lieu à Imilchil...
Ce mot agdoud encore bien vivant au jour d'ajourd'hui, est signalé dans les vocabulaires amazigh sous la forme suivante :
- agdud, pl. igduden ou igdad = groupe, foule (Jordan. Dictionnaire berbère - Francais, dialectes Tachlhit, 1934.
agdud, pl. igudad = foule d'un jour de fête (Mercier vocabulaire beraber, 1937.
- agdud ) groupe bruyant, qui parle fort (Dallet dictionnaire, kabyle - Francais, 1982, p 249.
en fait, Le mot "agdud, pl. igduden", veut dire le moment ou tout le monde (d'une vaste région) vient dans un même lieu. En effet plusieurs tribus amazighs nomades et semi nomades s'allient entre elles pour former des grands groupes, pour assurer plus efficacement la protection de leurs régions, allant en général des plaines jusqu'au haut de l'atlas pour des raisons de survie (d'ou le terme "Adrar" pour montagne).
pour la cohérence ou tout simplement la vie de ce groupe, il est nécessaire que des relations et des échanges puissent s'établir entre tous ses membres. Agdud doit donc être ce moment idéal dans le lieu idéal pour le groupe. Il a lieu en automne, après les transhumances pour certains et les récoltes pour les autres. Le lieu est choisi à mi chemin entre les habitants des hauteurs et ceux des plaines éloignées, auprès de la tombe d'un saint personnage particulièrement vénéré ou d'un ancêtre comme dans l'antiquité. C'est ce saint personnage ou cet ancêtre qui est le patron de l'agdud et qui lui donne son nom. Ainsi Agdud de Sidi Ahmed Oulmeghenni à coté du village aqdim (dit Imilchil, nom du centre administratif à quelques kilomètres de Aqdim. Il réunit surtout des Ait Hdidou des deux fractions, Ait Brahim, et Ait yazza, et quelques membres des tribus voisines,....

agdud de sidi yahya, près de Rich dans la vallée de ziz, un peu plus tard dans la saison. Il est fréquenté principalment par les Ait Seghrouchen et les Ait Izdegh. C'est pendant Agdud que se font la plus part des échanges et que s'établissent les liens entre les familles, avant la séparation pour une année. Dans d'autre régions, agdud s'apparente au Moussem, comme celui de Lhadi Ben Aissa à Meknes. Le souk a gardé le caractère d'Agdud avec une partie plus au moins importante de sédentaires.... à suivre...


Imilchil, « Foires aux fiancées »…
C’est une désignation péjorative, parce que qu’aux premières heures de Agdud, un certain nombre de femmes (les hommes son transparents ! ! ! ! !) s’y trouvent dans le but déterminé d’y rencontrer d’éventuels prétendants et de s’entendre avec eux sur une union désirée de part et d’autre… (Ouf, là les hommes redeviennent visibles ! ! ! !). Il faut préciser que ca se passe uniquement entre les membres du groupe, qui fonctionne avec ses règles et ses traditions propres qui peuvent contredire la religion….
« Foires aux fiancées »…, péjoratif parce qu’il faut toujours abaisser la culture qu’on veut exterminer…..
Est ce nécessaire de dénaturer la tradition ancestrale pour une poignée de Dollars (de Dirhams ?) ? ? ? ? ? ? ?
Monsieur cabanne, professeur d’Histoire et de Géographie à Ksiba, en plus d’être un féru de pèche à la truite, était un fanatique d’Agdud n Sidi Hmad Oulmeghnni dont il ne ratait pas une seule édition. Il a assisté à onze manifestations successives depuis son arrivée au maroc. Le professeur préparait à l’avance sa participation à Agdud mieux que ne le faisait un autochtone des hautes montagnes, et la vie de notre professeur, entre un moussem et un autre, n’était qu’une longue attente du prochain…. Puis subitement au beau milieu d’un moussem, Monsieur Cabanne décida de ne plus y remettre les pieds… de ne plus même en parler… Notre professeur se désintéressa complètement de cette festivité comme si elle ne se tenait plus…. Il interdit même à ses étudiants d’y faire allusion…. En fait, depuis qu’elle commença à être confectionner par l’administration en place au lieu des authentiques héritiers de cette tradition séculaire, notre professeur n’accorda plus la moindre importance à ce qu’il considérait comme l’exemple de la vie en communauté…. Et quand par la suite, il en parlera, ce fut en historien, au passé, et avec nostalgie…. A suivre…….

pour désiger Agdud, notre professeur n'a jamais employer d'expressions commerciales comme "moussem d'imilchil", fêtes des mariés, "marché aux fiancailles" ou tout autre dénomination dont baptisent le ministère du tourisme et les fonctionnaires de l'intérieur cette tradition séculaire.... il ne nommait cet imposant rassemblement de tribus montagnards sur les Igwdal n Ait Brahim que par "Agdud". Le professeur n'utilisait même pas le vocable 'd'imilchil" qu'il jugeait impropre, n'étant pas usité par les autochtones avant les inévitables découpages administratifs....Je l'entends encore comme si c'était hier, qui répétait à chaque fois qu'on lui parlait du "marché aux fiancailles" : il se vend chaque jour à Saint Pauli ou à Pigalle, si non à Ain Diab ou à Tanger, plus de belles du jour que ne pourra en écouler un moussem annuel jusqu'à la fin des temps.....


le professeur donnait des signes de soulagement chaque fois qu’il avait l’occasion de répéter cette réplique, parce qu’il savait que de « vente » de femmes à Agdud il n y en a point si non dans l’esprit du lucre qui guide ceux qui vendent la vie des gens comme produit aux tours opérateurs internationaux…..
Bref, Monsieur Cabanne comme bon nombre de ses élèves amazigh, ont complètement ignoré ce qu’il est maintenant convenu d’appeler le « Marché aux Fiançailles » couvert à grand tapage par les médias officiels….
La télévision marocaine s’adonne à cœur joie, maintenant, à ses travellings sur les femmes amazigh « exposées à la vente », ses gros plans sur les Adouls aux Fez rouge rédigeant leurs actes de « vente » et posant les traditionnelles questions en pur arabe si non le mariage n’est pas légal….. frrrrrrrrrr, bbgfdh » »d….. (pardon je viens d’apprendre que je ne suis pas légal… zzzzzzgtgt ! ! ! ! ! ! ? ? ? ; ; ;hg).

chleuh_95
17/04/2004, 14h14
Franchement, c'est une histoire que j'ai toujours adoré et qui montre bien que même dans nos familles de tamazirte où on dit que l'amour est tabou, on peut quand même s'aimer et montrer ses sentiments à une fille. Encore une fois, l'amour est fort que les tensions..... ;-)

Faites l'amour , pas la guerre....... :-)

17/04/2004, 17h40
Près d’Imilchil s’étendent deux lacs : Tislit (la Fiancée) et Isli (le Fiancé). D’après la légende, ces deux lacs seraient nés des larmes versées par deux amoureux qui ne purent se marier, leurs familles étant des rivales de longue date. Chaque année, le moussem des Fiancés perpétue ce souvenir. Garçons et filles, en costume traditionnel, se rendent visite d’une tente à l’autre et interprètent une très belle danse, l’ahidous : côte à côte, ils évoluent en ligne sur un rythme très lent. Mais la fête est surtout l’occasion pour les jeunes filles, les veuves ou les divorcées de se trouver un mari. Ici, point besoin de tractations ni de l’accord des parents! Elles ont trois jours pour choisir l’âme sœur … toutes seules.

17/04/2004, 17h43
"Adrukh iwa ru iwa gakh tin ijdad .
A yasmum ekkar iâakkub ar tekkarkh"

Je pleurerai
Pleure
Faisons comme les oiseaux
O mon bien aimé
Appelle Iâakub et que je l’appelle.

D’un bout à l’autre de la montagne d’Imilchil , tislit envoyait ces vers célèbres à son amoureux qui y répondait non moins pathétiques .

18/04/2004, 15h19
Roméo et Juliette de l'Atlas

Chaque année en septembre, selon le cycle de la lune, les fiancées d'Imilchil suivent un ancien rite leur permettant de choisir leur mari.... La tradition remonte à la légende d'Isli, le fiancé et Tislit, la fiancée, membre de tribus berbères rivales et dont les parents refusaient l'union. Fous d'amour, les deux amants séparés pleurèrent tant qu'ils remplirent deux lacs portant les noms de Tislit et Isli. Depuis, à Agoudal, dans la vallée d'Imilchil, dans le courant septembre, les jeunes filles de la tribu des Aït Hdidou, Aït Brahim, Aït Yalsanin et Aït Abdi chosisissent librement leur mari, sans l'approbation de leurs parents. C'est l'occasion d'un gigantesque souk avec des fêtes, des danses, des chants , des festins et un marché aux chêvres, aux chameaux, aux moutons, etc.

24/04/2004, 16h10
La légende de Isli et Tislit


airon1.jpg


Le désormais mondialement célèbre moussem des fiancés est l'occasion pour toutes les tribus bérbéres de se retrouver. Il est né d'une légende qui au fil des ans, s'est transformée en mythe. Il se tient avec la fin des moisons et récoltes qui annoncent la fin d'été et le commencement d'une autre saison.

Sur les hauteurs du grands Atlas. C’est le rituel de célébrer cette fin de saison propice aux jeunes de s'accoupler dans les joies et l'amour… Avant l'arrivée d'un hiver rude, les tribus des Ait Haidou, Ait Marghad, Ait Haha et d'autres se rencontrent pour les échanges commerciaux; pour le pèlerinage au saint patron du moussem, Sidi Ahmed Oulghani, et pour la fête des mariages collectif. Le plus beau dans ce moussem c'est la fameuse légende d'isli et tislit.

Le fiancé et la fiancée de légende, donné leurs noms au deux lacs nommés isli et tislit bercés par les hauteurs imposantes de l'atlas ont été aménagés en sites touristiques, très prisés par les amateurs de la nature. Une légende ressemblant à celles d’Alice et Galatée, Roméo et Juliette, kaiss et leila.

Une légende qui se transmet de génération en génération qui évoque les guerres fratricides entre les Ait Yafelman et Ait Haha : un Ait Izza tomba follement amoureux d'une Ait Brahim, mais les familles et les villages dans leur ensemble s'apposèrent à leur union. Malheureux, Isli et Tisli pleurèrent tellement que leurs larmes se sont constituées en deux ruisseaux liant et alimentant deux lacs des hautes vallées.

Le couple marcha longtemps avant de mourir enlacé de faim, de soif de froid et d'amertume. Mais une autre version de cette légende raconte que le saint patron du moussem. Sidi Ahmed Oulghani les accueillit en bénissant leur union

Hajar Bahi

[ Edité par imazighia le 24/4/2004 16:11 ]

petite-cerise
24/04/2004, 16h38
salam!

j'aime bcp comment les femmes de aît haddidou s'habillent et se maquillent!!
dés fois je les imite ds ma chambre, tellemnt leurs coutumes m'ont envouté!
y at-il des filles de aît haddiou sur ce site, j'aimerai faire connaissance par mp ou autre????
:-) :-)

25/04/2004, 14h42
azul lalameriem !!
je parle le même bèrbère que eux mais je suis un peu plus au sud ...nous portons les mêmes tenues et nous avons les mêmes coutumes.... :-)

25/04/2004, 15h33
La tradition puise son origine dans la fameuse légende d’Isli et Tislit ( deux lacs situés à 6km du centre d’Imilchil), donnant lieu au Moussem des fiançailles d’Imilchil qui est l’un des plus beaux et originaux rassemblement populaires du Maroc.


art3.jpg

illisntmazirt
28/04/2004, 01h09
le 1er texte que tu as posté Imazighia est troooooooooooop beauuuuuuuuu!!!!!
je conseille à tous les chleuhinautes de le lire :-)

petite-cerise
30/04/2004, 18h08
imazighia a écrit*:


art3.jpg

c trop beauuuuuuuu à voir!!
c obligé imazighia que je vienne chez toi!

30/04/2004, 18h16
je n' ai pas encore eu la chance d'assister à ce moussem d' imilchil mais j' éspère le voir un jour avant que cela se transforme en une exploitation touristique et économique enfin si c'est déja pas trop tard.... :-)

petite-cerise
30/04/2004, 18h19
imazighia a écrit*:
je n' ai pas encore eu la chance d'assister à ce moussem d' imilchil mais j' éspère le voir un jour avant que cela se transforme en une exploitation touristique et économique enfin si c'est déja pas trop tard.... :-)

ce n'est pas grave ma soeur, en a encore le tps, on ira toi et moi , enfin si tu veux et ont s'habillera comme elles! :-D

30/04/2004, 18h23
pour y assister je veux bien y aller avec toi lalameriem ce sera avec plaisir ....mais pour y participer il faut être célibataire pour cela .... :-D

21/05/2004, 21h43
Le rendez-vous des fiancés au moussem d' imilchil


Au début de l'automne, dans le Haut-Atlas, en plein coeur du pays berbère, dans la province d'Errachidia, le vaste plateau d'Imilchil connaît une effervescence inhabituelle.


fete_fiances.jpg

Dans ce décor somptueux et grandiose convergent plus de 20 000 Marocains, qu'ils viennent du nord, de Khenifra, de l'Ouest, de Beni Mellal et du sud à partir de Tinerhir, pour le plus grand moussem de l'année. Ce Moussem a une triple vocation:

La première est religieuse.
Les pélerins viennent faire action de grâce pour les récoltes et se recueillir sur le tombeau du marabout (saint musulman), Sidi Ahmed Oulmaghni, de grande renommée, situé à quelques kilomètres.
La deuxième est économique.
Il est une immense foire agricole. En quelques heures un immense village de tentes berbères et caïdales s'érigent dans l'immense étendue vers laquelle convergent, en longues caravanes, agriculteurs, marchands, pélerins, parents éloignés pour qui ce rassemblement est devenu une exceptionnelle occasion de faire leurs achats et se retrouver.

Enfin la troisième vocation, cette fois-ci matrimoniale attire une autre catégorie de marocains. Car Imilchil, c'est la fête de l'espoir pour les jeunes gens et les jeunes filles du plateau des lacs puisqu'exceptionnellement les jeunes filles musulmanes peuvent rencontrer, à visage découvert, des jeunes hommes célibataires et échanger des promesses de mariage librement consenti.

tafkirteonline
21/05/2004, 22h49
Vous allé prendre la takfirte pour vieux jeu...

Mais le Moussem c est quelque chose qui me dépasse totalement...

Jcomprend pas trop commen on peu laisser sa fille ( makillé, préparé a cet effet ) aller converser aux yeux de tout le monde , avec des hommes , pour trouver l'ame soeur ... :-? :-? :-?

Jvais me permettre de dire que pr moi ca me fé plus rappeler un speedating chleuh...

Jvois pa tro la magie de cet évenement ...

Une chose a la rigueur me plait c est les tenues vestimentaire des filles de Ait Hahidou... ( je sais pa si c est comme ca qu on dit !)

Et comme jaime bien les tenues jvous met une petite photo !


http://www.caravan-morocco.com/j/gallery/photo-images/p33_imilchil1985.jpg

Raiss
21/05/2004, 23h01
j'suis tt a fait de ton avis tafkirtonline je trouve ca completement debile et deplacé. Ca pue la bid3ra.

tafkirteonline
21/05/2004, 23h15
Comme tu dit c est de la bid3a a fond !!!

De toute facon , d un point de vue de l Islam :

Les pélerins viennent faire action de grâce pour les récoltes et se recueillir sur le tombeau du marabout (saint musulman), Sidi Ahmed Oulmaghni, de grande renommée, situé à quelques kilomètres.


C EST TOTALEMENT HARAM D ALLER REMERCIER UN MARABOUT PR LES RECOLTES !!!

seul ALLAH sobhana ou ta3lla DONNE !!!!


Jpense que le moussem d'Imilchil , c est plus une attraction touristique plutot qu autre chose....

:-o :-o :-o :-? :-? :-?

chleuh_95
21/05/2004, 23h25
Salam,

il ne faut pas dire que c'est débile car c'est une tradition qu'il faut respecter.....

C'est comme chez les soussis quand ils vont faire des sacrifices ou allre dans un chikh pour aller couper les cheveux du nouveau né....C'est la meme chose sauf que le contexte change..... ;-) ;-)

tafkirteonline
21/05/2004, 23h28
jdis pas que c est débile, jdis juste que c est bizarre....et que je comprend pas

et puis franchement comme koi les traditions sont en contradition avec notre religion....

:-?

22/05/2004, 13h10
Raiss a écrit*:
j'suis tt a fait de ton avis tafkirtonline je trouve ca completement debile et deplacé. Ca pue la bid3ra.

no comment malekdeparis cette remarque ne m'étonne pas de toi.....

tafkirteonline
22/05/2004, 13h14
imazighia, jvoulais savoir si tu etais une fille de la bas...

Personnellement je respecte les traditions mais cela di y en a que je comprend pa du tout...

Et toi que pense tu du Moussem?

22/05/2004, 13h24
tafkirteonline a écrit*:

Jcomprend pas trop commen on peu laisser sa fille ( makillé, préparé a cet effet ) aller converser aux yeux de tout le monde , avec des hommes , pour trouver l'ame soeur ... :-? :-? :-?





quand à toi tafkirteonline....dommage pour toi si tes parents ne te laisserons pas la liberté de converser avec ton futur mari avant de t'engager....ces amazighines ont la chance de pouvoir le faire librement pourquoi cela dérange-il ?? si cela se fait pendant cette occasion c'est parce que la plupart des familles vivent dispersées dans les haut plateaux donc peu de chance pour les jeunes de se rencontrer .....tu vas pas me dire que la plupart des marocaines ne conversent pas avec leur futur époux avant de se marier??? bien souvent elles se cachent pour le faire et leurs échanges hélas pour certaines ne se limitent pas qu'à un échange de paroles.....

22/05/2004, 13h29
tafkirteonline a écrit*:
imazighia, jvoulais savoir si tu etais une fille de la bas...
et toi que pense tu du Moussem?


je suis tout prés je parle le même bèrbère et on porte les mêmes tenues mais je suis un peu plus au sud.....ce sont les Ait hdiddou qui participent aux moussems ...moi je fait partie des Ait atta....

ce que je pense du moussem....trés belle coutume et une trés belle légende....

tafkirteonline
22/05/2004, 13h39
Daccord donc apparemment il y a des similitudes entre vos traditions...

D'accord et donc tu trouve que le moussem ca a sa magie.... belle legende comme tu dis ...

Chacun son opinion, je respecte la tienne meme si elle est totalement l 'opposé de la mienne ... ;-)

22/05/2004, 13h45
t'inquiètes pas tafkirteonline je respecte la tienne aussi comme celles de tout les chleuhinautes ...mes propos n' engagent que moi et je ne représente que moi sur ce site....tu pourras trouver même des ait atta qui ont des opinions qui divergent de la mienne....voilà il faut juste accepter les différences de point de vue ...ni moi ni toi ne détenont la vérité seul Allah SBT peut juger....
et surtout ne pas mépriser et critiquer les coutumes d'autrui... ;-)

tafkirteonline
22/05/2004, 13h49
bien dit chere imazighia!!!

Respect d'autrui ainsi que de ces opinions, traditions, culture...

C est la meilleure facon de vivre tous ensemble !
;-)

22/05/2004, 13h50
tafkirteonline a écrit*:

Jpense que le moussem d'Imilchil , c est plus une attraction touristique plutot qu autre chose....

:-o :-o :-o :-? :-? :-?

une précision cette coutume existait bien avant qu'on en fasse un évenement touristique alors renseignes toi avant de t'exprimer sur des traditions que tu ne connais pas..... :-)

tafkirteonline
22/05/2004, 14h00
Elle existe certainement depuis très longtemps

Mais à lheure actuelle, elle a pris un aspect touristique ..... :-o

Ce Moussem attire de plus en plus les touristes , curieux de voir comment peux se dérouler le moussem d'Imilchil...

22/05/2004, 14h08
à qui la faute??? maintenant on accuse aussi les bèrbères d' y vendrent leurs filles.....au départ c'était un échange économique et le moyen d'officialiser les unions des familles amazighes nomades ...bientot on va parler de filles amazighes qui se prostituent.....

tafkirteonline
22/05/2004, 14h19
a qui la faute.....J en sais trop rien

Mais moi comme je lai deja di dans les post precedents, je pense qu 'il ya d'autre moyen "d 'officialiser les unions des familles amazighs nomades " comme tu dis ...

si jme permets :
pendant 364 jour dans l'année , les filles sont pudiques , les relations hommes femmes sont restreintes... enfin tu connais le contexte de tamazirt....

Et un jour sur les 365 autres et ben , les filles se maquillent , se preparent, pour soi disant officialiser une union....
Excuse moi , soit jsuis trop conservatrice dans mes pensées, soit jsuis pas encore assez moderne pour accepter un "speedating chleuh" en pleine montagne aux yeux de tout le monde....

Sobhana Allah le monde est fait de paradoxe incroyable ...

De plus jvoulais te dire que loin de moi cette idée de "parler de filles amazighes qui se prostituent....."...

:-? :-? :-?


Astarfilloulah !

22/05/2004, 14h28
tafkirteonline a écrit*:


De plus jvoulais te dire que loin de moi cette idée de "parler de filles amazighes qui se prostituent....."...

:-? :-? :-?


Astarfilloulah !

pourquoi te sens tu visée comme cela?? je ne parlais pas de toi ...


ce moyen de pratique de mariage te choque ok je l' ai bien compris nul besoin de le répéter....mais dis toi bien qu'il ne choque pas les bèrbères tout autant musulmans que toi qui vivent dans ces montagnes ...ton esprit conservateur comme tu le dit ne concerne que toi....heureusement pour toi de ne pas être née là bas....voilà.... :-)

22/05/2004, 14h30
tafkirteonline a écrit*:


Mais moi comme je lai deja di dans les post precedents, je pense qu 'il ya d'autre moyen "d 'officialiser les unions des familles amazighs nomades " comme tu dis ...



cites nous les ....

tafkirteonline
22/05/2004, 14h42
- tout simplement si un homme est interessé par une fille qu il aille la demander auprès de ses parents ...

C est aussi simple que ca , pas besoin de rencontre " dans un moussem"...

22/05/2004, 14h47
et bien je souhaite que cela arrive comme tu le veux pour toi inch' allah .... que tu t'en tiendras à ne pas converser avec lui avant comme tu le défends ....beaucoup de bohneur pour toi mais aussi pour toutes les amazighines n' ait hdiddou qui se marient à l' occasion de ce moussem d' imilchil.... :-)

22/05/2004, 14h59
tafkirteonline a écrit*:
- tout simplement si un homme est interessé par une fille qu il aille la demander auprès de ses parents ...



c'est ce qui est fait à imilchil ce qui déplait c'est le fait que les jeunes époux puissent discuter avant d'officialiser leur union....
dans le sud de tafilalet pour célébrer les mariages les familles amazighes nomades n' ait atta se réunissaient plusieurs fois par an...c'est la même chose mais à plus petite échelle...

tachelhite27
22/05/2004, 17h11
franchement c pas bien de faire ça si g bien compris il se maquille les femmes et tt elles vont ds le marche la bas ya des hommes et tt c pas comme ça kil faut chercher sa femme si l'homme trouve une femme bien ki aille directement lui demander la main parce que la ça craitn le moussem de imilchil wak wak :-? :-? :-?

22/05/2004, 17h40
je remontre la tenue que notre trés chère tafkirteonline nous a présenté.....




http://www.caravan-morocco.com/j/gallery/photo-images/p33_imilchil1985.jpg

si tu trouves que c'est se maquiller et s'exhiber en public il faut que tu m' expliques.......je suis persuadée que tu es plus dévétue que cette jeune amazighe....ou alors si c pas le cas c'est que tu portes la burka....



[ Edité par imazighia le 22/5/2004 18:01 ]

22/05/2004, 17h47
désolée d'insister mais je ne supporte pas que l' on se permette gratuitement de critiquer les traditions de communautés respectables....leur mode de rencontre s'est adapté à leur mode de vie non sédentaire....se marier en plein moussem c'est fêter dans le même temps plusieurs mariages et y faire participer toutes les tribus éparpillées le reste de l'année...alors dis toi bien que les ait hdiddou ne doivent pas comprendre eux aussi certaines traditions des ait atta ou des ait souss ....

[ Edité par imazighia le 22/5/2004 17:58 ]

tafkirteonline
22/05/2004, 18h23
jvais te paraitre insistante...
On ne critique pas , jté di que je comprennai pas , ca me dépassait totalement...
Maintenant on a tout de meme le droit d avoir des opinions sur les choses...


Et heureusement d 'ailleurs !

22/05/2004, 18h29
arrètes un peu tatfirkteonline je te reprends si c'est pas de la critique ça "Comme tu dit c est de la bid3a a fond !!!"...voilà ce que je te reproche pour le reste libre à toi te penser ce que tu veux ..... ;-)

tafkirteonline
22/05/2004, 18h34
"Comme tu dit c est de la bid3a a fond !!!"..."

d 'un point de Dinn, c est une constatation. Certes j aurais du le formuler autrement a savoir :
CE moussem d'Imilchil n'est pa du tout en accord avec certains principes de l'Islam.... :-o

22/05/2004, 18h36
c'est ta contastation....pas la mienne ni la leur ni celle d' autres ...seul Allah SBT pourra se permettre de le dire..... ;-)

[ Edité par imazighia le 22/5/2004 18:36 ]

tafkirteonline
22/05/2004, 18h45
Poour completer mon post precedent je me permet d 'ajouter ses quelques propos.
___________________________________________

-Il faut savoir que l’Islam interdit à un homme et à une femme étrangère de se retrouver seuls, sans la présence d’un Mahram (personne avec qui le mariage est pour toujours interdit). Le Prophète S.A.W. disait en ce sens: " Aucun homme ne se retrouve seul avec une femme (étrangère) sans que la troisième personne avec eux ne soit Satan. "

___________________________________________

Voila ce n 'est pa mon interpretation, ni mon opinion mais un hadith du Prophète Mohamed ( sallalah alayhi wa salam ) qui le dit ....

22/05/2004, 18h55
merci pour ce rappel ces hadiths et de m' avoir éclaireé sur ce point ...( même si je les connaissais )...j' éspère seulement que tu les appliqueras à la lettre....d'ailleurs je te demande même ce que tu fais sur ce site à échanger avec des chleuhinautes du sexe opposé....peut être qu'internet n' éxistait pas à l' époque mais si c'était le cas je suis persuadée que ce serait aussi interdit....rentres chez toi et évites de croiser des hommes sur ton passage et surtout ne fréquente pas le milieu scolaire tu risques de vivre dans le hram.... :-)

[ Edité par imazighia le 22/5/2004 18:56 ]

tafkirteonline
22/05/2004, 18h59
Bref le sujet c est le moussem d'Imilchil, j vai arreter de te donner mon avis sur la chose car apparemment taime pas tro les gens qui sont pa en accord avec ce que tu dis...

En tout cas jté di ce que javai a dire ...

Salam Alaikoum :-?

22/05/2004, 19h04
je sais le sujet c'est imilchil et arrètes de me faire passer pour qlq1 que je ne suis pas ...t'es pas accord tu as le droit je te demande encore seulement de ne pas juger et d'éviter d'immiscer l' islam dans le sujet .....la juste conduite tu ne peux pas te permettre de dire la détenir....

24/05/2004, 20h23
maim16g.jpg


Tous les ans, dans le Haut-Atlas, en plein cœur du pays berbère, a lieu, en septembre, le grand rendez-vous du Moussem d'Imilchil : la fête de l'espoir pour les jeunes filles du plateau des lacs : "la promesse du mariage librement consenti".

Il y a longtemps, dit-on, la coutume n'accepta pas le mariage d'une jeune fille de la tribu des Aït Brahim et d'un jeune homme de la tribu des Aït Yazza. Les larmes de ces Roméo et Juliette, version marocaine, remplirent deux lacs : celles de la fiancée remplirent le lac de Tiselit et celles du fiancé, celui d'Isli.

Emus par leur douleur légendaire, les descendants des deux tribus, se promirent de laisser leurs enfants faire un mariage de cœur.

Gérald Buthaud.

tafkirteonline
24/05/2004, 20h52
Juste une question par simple curiosité, les filles qui ont le droit d 'aller au moussem elle ont de kel age a kel age????

Car sur la photo on peu voir tout de meme de très jeune filles......

http://i-cias.com/morocco/photos/imilchil01.jpg

24/05/2004, 20h59
et bien pour l' occasion c'est toutes les jeunes filles qui portent le costume traditionnel ....mêmes les enfants....sinon pour ce qui de l' âge des mariées je pense qu'au départ c'est comme pour chez nous elles se mariaient trés jeunes ma mère par exemple s'est mariée à l' âge de 15 ans .....maintenant les moeurs ont évolués et elles se marient un peu plus tard....la mariée est alors complètement voilée.....

24/10/2004, 01h14
jeune femme Aït hadiddou...

http://www.travelmarket.ch/destinations/imilchil.jpg

27/10/2004, 12h18
http://www.lematin.ma/journal/images/20030902-b-IMILCHIL.jpg

petite-cerise
27/10/2004, 14h39
jolies photos

loubna
28/10/2004, 23h48
Je trouve la citation aussi belle que les photos.
Elle traduit bien la realité du Maroc. Je suis "arabe" (parait il) et c'est vrai que jusqu'a il y a peu de temps, je ne connaissais pas l'histoire du pays dont je suis originaire. Et je trouve ca dommage que cette histoire ne soit pas mise en valeur car elle est le pilier de la culture marocaine.
Le Maroc a desoin de la diversité des cultures et des langues. c'est ce qui fais ca beauté.... Pouvoir voyager d'une region a l'autre en semblant changer de pays.
imazighia a écrit*:
http://www.lematin.ma/journal/images/20030902-b-IMILCHIL.jpg[/quote]

01/11/2004, 13h30
loubna a écrit*:
Je trouve la citation aussi belle que les photos.
Elle traduit bien la realité du Maroc. Je suis "arabe" (parait il) et c'est vrai que jusqu'a il y a peu de temps, je ne connaissais pas l'histoire du pays dont je suis originaire. Et je trouve ca dommage que cette histoire ne soit pas mise en valeur car elle est le pilier de la culture marocaine.
Le Maroc a desoin de la diversité des cultures et des langues. c'est ce qui fais ca beauté.... Pouvoir voyager d'une region a l'autre en semblant changer de pays.



superbement dit Loubna :-)

tachichawt
02/11/2004, 11h11
salam a tous et ramdan ambarek
j'ai une question par rapport au moussem d'imichil
est ce ke c vraiment une vraie histoire ke ces deux jeunes amoureux(hada et moha) séparés par leur parent ont été emportés par le lac.

emejy
01/12/2004, 17h25
OUI, TOUT A FAIT D4ACCORD AVEC TOI!!

:-)

emejy
01/12/2004, 17h26
j'ai deja entendu cette version aussi...

18/12/2004, 19h30
berbere.gif

09/02/2005, 19h12
http://images-eu.amazon.com/images/P/2738405924.08.LZZZZZZZ.jpg

Libres femmes du Haut-Atlas ?

Dynamique d'une micro-société au Maroc (sous-titre)
« Les femmes de la tribu des Aït Hadiddou, berbères du Haut-Atlas Central marocain ont une réputation de grande liberté entretenue par la légende qui entoure leur fête annuelle, le moussem d'Imilchil appelé également "foire aux fiancés" : il est dit en effet qu'au cours de cette fête tout musulman peut épouser sur le champ une femme de la tribu, celle-ci ayant une entière autonomie quant au choix de son conjoint. L'apparente liberté de ces femmes pose nécessairement problème : comment au Maroc, pays arabo-musulman, pourrait-il coexister deux statuts différents de la femme, ce qui supposerait le fonctionnement singulier d'une société locale à l'intérieur d'une société globale, l'État marocain ?

Pendant 10 ans (1978-1988) l'auteur a étudié le fonctionnement de cette micro-société, repérant les transformations qui y sont intervenues. Sa démarche est inhabituelle puisqu'elle a choisi de privilégier les femmes en tant qu'acteurs sociaux, indicateurs et agents du changement alors que les monographies des sociétés traditionnelles sont généralement centrées sur le rôle des hommes, seuls détenteurs du politique, c'est-à-dire de l'organisation sociale du groupe. » (présentation de l’éditeur)

Ce livre est l’adaptation de la thèse de doctorat de Michèle Cahen, épouse Kasriel, soutenue à Aix-en-Provence et intitulée Les femmes Aït Hadiddou, indicateurs du changement. Dynamique d'une micro-société au Maroc.

Harmattan
Collection Histoire et Perspectives Méditerranéennes

Auteur : Michèle Kasriel

15/02/2005, 00h10
Histoire : Les Ait Hdidou, ou les valeureux Imazighen ignorés


Habitants des Ksours en bordure de l’Assif Melloul et de l’Assif N-Tilimi, belle tribu, noble et guerrière parmi les plus attachées à leur identité et à leur liberté, célèbres par leur générosité et la grâce de leurs femmes, les Aït Hdidou sont d’authentiques montagnards.
Par l’impact de l’image, la magie de la télévision a beaucoup rapproché les citoyens et les communautés. Elle a, sur ce plan, mieux fait que la radio et la presse écrite. Il est indéniable que les nouvelles approches et méthodes de travail permettent, aujourd’hui, d’obtenir un rendement toujours plus grand de ce formidable moyen de communication audiovisuel qui doit être entendu d’abord comme un bien social et non comme un produit exclusivement commercial.
C’est pourquoi les aspects socioculturels devraient prévaloir sur toutes autres considérations partisanes, individuelles et professionnelles.
Pour mieux remplir la plénitude de leur fonction sociale, aux multiples facettes, les médias doivent, donc, pénétrer les profondeurs de la société, signaler les particularités propres à chaque région et les aspects ayant trait à l’identité locale.

Générosité

C’est précisément ce genre de lacune que l’on relève dans le reportage réalisé et diffusé par les deux chaînes nationales sur les témoignages des victimes de la torture dans la région des Aït Hdidou. La mission de ce genre de reportage est d’abord d’instruire, de cultiver et d’enrichir les connaissances du citoyen sur son pays. Cela nous amène à la question: qui sont les Aït Hdidou? leur région? leur histoire ? leurs conditions de vie? Pourquoi des hommes et femmes aussi nobles que paisibles ont-ils subi de telles souffrances?
Au cœur du haut Atlas Oriental, le plateau des lacs, dont la crête du Msdrid constitue le rebord sud, dans un environnement composé de versants touffus, boisés de chênes, de cèdres et de la steppe froide et désolée de l’Atlas pré-saharien d’Imilchil, se dresse toute une chaîne de guirlandes intérieures. Installés depuis des siècles dans ces hauts lieux, les Aït Hdidou font partie de la grande confédération des Aït Yaflman, qui comprend un ensemble de tribus amazighes : outre les Aït Hdidou, les Aït Morgbad, les Aït Yahya, les Aït Izdeg et les Aït Ayach.

Échec

Habitants des Ksours en bordure de l’Assif Melloul et de l’Assif N-Tilimi, dans un merveilleux territoire relevant de la province d’Errachidia, Région de Méknès-Tafilalet, belle peuplade, noble et guerrière considérée parmi les tribus les plus attachées à leur identité, à leur langue et à leur liberté, célèbres par leur générosité et la grâce de leurs femmes, les Aït Hdidou sont d’authentiques montagnards. Chaque Ksar avait son école coranique et son Fkih, et les serments d’allégeance qui les unissaient aux sultans depuis le 17ème siècle sont régulièrement renouvelés.
On ne peut trouver meilleur témoignage à ce sujet que celui du professeur Robert Montaigne qui, au cours d’un voyage dans cette région, il y a plus de 50 ans, dans son ouvrage, Révolution au Maroc, nous livre cet émouvant récit : “Nous n’avons personnellement jamais rencontré au cours des trente années de voyage dans toutes les régions du Maroc, un Marocain qui ne fût fier d’appartenir à son pays ; les contacts qu’il avait pris avec des étrangers ou des Musulmans des pays voisins avaient renforcé en lui-même la certitude d’appartenir à une communauté distincte à laquelle nous pouvons donner par avance le nom de nation. Pour toutes ces raisons, les espoirs des “assimilateurs” nous semblent donc condamnés à l’avance.”
L’un des derniers revers militaires de l’occupation française au Maroc a été la bataille de Msedrid, le 1er mai 1933, au cours de laquelle les Aït Hdidou ont mis en échec et pendant plusieurs jours l’imposante armée française sous la conduite du général Guillaume (auteur du complot du 20 août 1953) qui avouera son échec dans son ouvrage (Pacification de l’Atlas oriental, paru en 1946).
Devenus les malaimés de l’occupant, les Aït Hdidou ont été tour à tour surveillés, sévèrement administrés ou livrés à leur sort dans une nature ingrate où la vie est régie par des notions de survie collective, où la nécessité fait loi ; comme disait Mère Teresa : “Sans amour pas de dévouement, sans dévouement pas d’aide pour ceux qui sont dans le besoin.”
A l’avènement de l’indépendance du Maroc et privés durant la période coloniale d’école et donc de formation et d’information, les Hdidouis, se sont trouvés sans élites pour les défendre auprès d’une administration souvent distante, dans son rapport à la société, construite sur le mode pyramidal, le haut de la pyramide étant situé à Rabat pour administrer l’ensemble du pays.

Déficit

L’administration nationale s’est avérée une struture de procédure, fondée sur le principe de l’obéissance ; les services locaux, eux, s’en tiennent au rôle d’exécution au sens étroit du terme.
La décentralisation consacrée par la charte de 1976 n’a pas produit l’effet escompté, surtout dans le monde rural, aussi vrai que le passage d’un mode de vie traditionnel à un autre moderne ne peut s’opérer avec un déficit de compétences, de formation et de moyens.
Ce type de mutation exige une nouvelle restructuration de l’espace comme c’est le cas de la région des Aït Hdidou. Se sentant marginalisés, ces habitants commençaient à éprouver le sentiment de n’être d’aucun intérêt et, comme disait Albert Jacquard, “comment imaginer que des sociétés puissent rester paisibles quand une foule d’hommes et de femmes s’entendent dire qu’il sont de trop?!!”

Espoirs

C’est à partir de 1970 que les prémices du mécontentement commencent à apparaître avec la montée d’une nouvelle génération, sans qu’aucune tentative n’ait été entreprise pour désamorcer leur désarroi.
C’est dans ce contexte que les “héros sans gloire” ont pu s’infiltrer dans cette région dans l’intention de déclencher à partir de ses lieux difficilement accessibles un embryon de guérilla, avec toutes les conséquences que l’on connaît. Innocents ou présumés coupables, les malheureux Hdidous ont été jetés dans la gueule du loup, subissant les pires représailles.
Aujourd’hui, placé sous le signe du renouveau et conformément aux directives de SM le Roi, et grâce également aux louables initiatives d’un groupe d’intellectuels, en particulier le Centre Tarik Ibnou ziad, ainsi que le concours des autorités, l’espoir commence à renaître pour cette belle région.
Une bonne initiative : l’organisation, cette année, du moussem culturel baptisé Agdud, sur le thème du développement et du progrès dans la tradition, alors qu’il n’était qu’un défilé folklorique sans vie. Et c’est dans cet esprit que l’action de l’Etat doit s’inscrire pour toucher tous les aspects et les potentialités dont dispose cette région, belle par son cadre naturel et riche par ses hommes.

Moulay Touhami Tahiri Alaoui - Maroc Hebdo

Aylal
15/02/2005, 00h22
Histoire : Les Ait Hdidou, ou les valeureux Imazighen ignorés


Habitants des Ksours en bordure de l’Assif Melloul et de l’Assif N-Tilimi, belle tribu, noble et guerrière parmi les plus attachées à leur identité et à leur liberté, célèbres par leur générosité et la grâce de leurs femmes, les Aït Hdidou sont d’authentiques montagnards.
Par l’impact de l’image, la magie de la télévision a beaucoup rapproché les citoyens et les communautés. Elle a, sur ce plan, mieux fait que la radio et la presse écrite. Il est indéniable que les nouvelles approches et méthodes de travail permettent, aujourd’hui, d’obtenir un rendement toujours plus grand de ce formidable moyen de communication audiovisuel qui doit être entendu d’abord comme un bien social et non comme un produit exclusivement commercial.
C’est pourquoi les aspects socioculturels devraient prévaloir sur toutes autres considérations partisanes, individuelles et professionnelles.
Pour mieux remplir la plénitude de leur fonction sociale, aux multiples facettes, les médias doivent, donc, pénétrer les profondeurs de la société, signaler les particularités propres à chaque région et les aspects ayant trait à l’identité locale.

Générosité

C’est précisément ce genre de lacune que l’on relève dans le reportage réalisé et diffusé par les deux chaînes nationales sur les témoignages des victimes de la torture dans la région des Aït Hdidou. La mission de ce genre de reportage est d’abord d’instruire, de cultiver et d’enrichir les connaissances du citoyen sur son pays. Cela nous amène à la question: qui sont les Aït Hdidou? leur région? leur histoire ? leurs conditions de vie? Pourquoi des hommes et femmes aussi nobles que paisibles ont-ils subi de telles souffrances?
Au cœur du haut Atlas Oriental, le plateau des lacs, dont la crête du Msdrid constitue le rebord sud, dans un environnement composé de versants touffus, boisés de chênes, de cèdres et de la steppe froide et désolée de l’Atlas pré-saharien d’Imilchil, se dresse toute une chaîne de guirlandes intérieures. Installés depuis des siècles dans ces hauts lieux, les Aït Hdidou font partie de la grande confédération des Aït Yaflman, qui comprend un ensemble de tribus amazighes : outre les Aït Hdidou, les Aït Morgbad, les Aït Yahya, les Aït Izdeg et les Aït Ayach.

Échec

Habitants des Ksours en bordure de l’Assif Melloul et de l’Assif N-Tilimi, dans un merveilleux territoire relevant de la province d’Errachidia, Région de Méknès-Tafilalet, belle peuplade, noble et guerrière considérée parmi les tribus les plus attachées à leur identité, à leur langue et à leur liberté, célèbres par leur générosité et la grâce de leurs femmes, les Aït Hdidou sont d’authentiques montagnards. Chaque Ksar avait son école coranique et son Fkih, et les serments d’allégeance qui les unissaient aux sultans depuis le 17ème siècle sont régulièrement renouvelés.
On ne peut trouver meilleur témoignage à ce sujet que celui du professeur Robert Montaigne qui, au cours d’un voyage dans cette région, il y a plus de 50 ans, dans son ouvrage, Révolution au Maroc, nous livre cet émouvant récit : “Nous n’avons personnellement jamais rencontré au cours des trente années de voyage dans toutes les régions du Maroc, un Marocain qui ne fût fier d’appartenir à son pays ; les contacts qu’il avait pris avec des étrangers ou des Musulmans des pays voisins avaient renforcé en lui-même la certitude d’appartenir à une communauté distincte à laquelle nous pouvons donner par avance le nom de nation. Pour toutes ces raisons, les espoirs des “assimilateurs” nous semblent donc condamnés à l’avance.”
L’un des derniers revers militaires de l’occupation française au Maroc a été la bataille de Msedrid, le 1er mai 1933, au cours de laquelle les Aït Hdidou ont mis en échec et pendant plusieurs jours l’imposante armée française sous la conduite du général Guillaume (auteur du complot du 20 août 1953) qui avouera son échec dans son ouvrage (Pacification de l’Atlas oriental, paru en 1946).
Devenus les malaimés de l’occupant, les Aït Hdidou ont été tour à tour surveillés, sévèrement administrés ou livrés à leur sort dans une nature ingrate où la vie est régie par des notions de survie collective, où la nécessité fait loi ; comme disait Mère Teresa : “Sans amour pas de dévouement, sans dévouement pas d’aide pour ceux qui sont dans le besoin.”
A l’avènement de l’indépendance du Maroc et privés durant la période coloniale d’école et donc de formation et d’information, les Hdidouis, se sont trouvés sans élites pour les défendre auprès d’une administration souvent distante, dans son rapport à la société, construite sur le mode pyramidal, le haut de la pyramide étant situé à Rabat pour administrer l’ensemble du pays.

Déficit

L’administration nationale s’est avérée une struture de procédure, fondée sur le principe de l’obéissance ; les services locaux, eux, s’en tiennent au rôle d’exécution au sens étroit du terme.
La décentralisation consacrée par la charte de 1976 n’a pas produit l’effet escompté, surtout dans le monde rural, aussi vrai que le passage d’un mode de vie traditionnel à un autre moderne ne peut s’opérer avec un déficit de compétences, de formation et de moyens.
Ce type de mutation exige une nouvelle restructuration de l’espace comme c’est le cas de la région des Aït Hdidou. Se sentant marginalisés, ces habitants commençaient à éprouver le sentiment de n’être d’aucun intérêt et, comme disait Albert Jacquard, “comment imaginer que des sociétés puissent rester paisibles quand une foule d’hommes et de femmes s’entendent dire qu’il sont de trop?!


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erci Imazighia pour ce rappel


Si j ai les renseignements sufisantes et surtout le temps je vais revenir sur les evenements de 1973 dans la region D Imilchil , du moyen atlas , de Rich , de Goulmima , Ksar SOUK ( Errachidia ) ..

15/02/2005, 01h31
Sud marocain


9782742414338m.jpg

Charles Kerivel

RESUME :
Les illustrations de C. Kerivel entraînent le lecteur pour un périple dans le Sud marocain depuis Marrakech, à la découverte de l'Atlas, des gorges du Dadès et du Todra, des plaines du Tafilalet et du Djebel Sagho, de Zagora et de la vallée du Drâa, à la rencontre des tribus Aït Haddidou, Aït Yazza, Aïts Brahim et de l'histoire orale des tribus berbères Aït Atta.

ARGUMENTAIRE :
Charles Kerivel parcourt depuis plus de vingt ans le Grand Sud marocain : d'abord Marrakech, la ville rose, qui ouvre ses portes sur l'Atlas, puis les gorges du Dadès et du Todra, les plaines du Tafilalet et l'immense Djbel Saghro, Zagora et les premières dunes de sable, jusqu'à la magnifique vallée du Draa. Il retranscrit ses rencontres avec les tribus Aït Haddidou du Haut Atlas, celles des Aït Yazza et des Aït Brahim et la grande histoire orale des tribus berbères Aït Atta. En termes de transparence et de lumière, il rend compte de la fragilité de l'instant et de la souveraine évidence du beau...

Lahcen
15/02/2005, 12h21
Danse Orientale 19 mars à 20h30

Russie, Amérique, Allemagne, Hongrie, il n’y a guère dans ce Standard idéal 2005 que Ghédalia Tazartès, enfant de Salonique, pour représenter l’Orient : la moitié de ce que nous sommes. Ghédalia et un jour de mars, à trois nuits du printemps, une soirée dédiée à la danse orientale sur les pas de la Sulamite et le souvenir de Salomé. Fleur d’Oranger et Terres Mêlées, c’est le nom des deux compagnies d’artistes qui nous initieront aux poèmes dansés, évocation de ce paradis perdu de l’Andalousie d’avant la reconquête.

La saison des mariages
avec la compagnie Fleur d’Oranger

Cette création conçue par Zahra el Amrani et mise en espace par Khadija el Mahdi, a été inspiré par le destin tragique d’Ittou et Imlchil, dont les amours ont été contrariés, jusqu’à la mort, par des querelles tribales du Moyen-Atlas. Cette histoire vraie,qui s’était déroulée sous le règne de Moulay Ismaïl a, plus tard, donné lieu à une fête , le «moussem».

Nuit d’Egypte
avec l’ensemble Terres Mêlées

C’est la rencontre complice de la musique orientale arabo-andalouse et flamenca.
Cette création imaginée par Bernard Abtibol et Anne Benveniste mêle chants et danses issus du Maghreb et du Proche-Orient. «Nuit d’Egypte» proche d’une épopée glorieuse et de cultures en avance sur leur temps, retrace le périple des juifs et des musulmans qui, chassés d’Espagne en 1492, se sont réfugiés au Maghreb et au Proche-Orient avec pour tout bagage leur mémoire musicale, culinaire et architecturale.



MC93 Bobigny
1 Boulevard Lénine 93000 Bobigny
Métro Bobigny Pablo Picasso

Réservation 01 41 60 72 72 – www.mc93.com

16/02/2005, 21h36
http://savvytraveler.publicradio.org/show/features/1998/19980905/images/morocco.jpg

jeunes femmes Aït hdiddou en tenue traditionnelle.

18/02/2005, 20h34
Historique du Moussem d'Imilchil

Selon le témoignage de certains personnes âgées de la tribu des Aït Hdiddou, qui se compose de deux fractions : Aït Yaazza et Aït Brahim, les jeunes de la tribu ont prix l'habitude d'organiser une fête collective de mariage, à la fin de chaque saison estivale. Les festivités sont grandioses quand la récolte est fructueuse.

Tout visiteurs des tribus avoisinantes est bienvenu, chez les Aït Hdiddou qui lui réserve accueil, gîte et hospitalité.

Les jours de fête sont animés par la fameuse danse d'AHIDOUS, exécutée par les Aït Hdiddou, à laquelle seules les femmes veuves et divorcées prennent part à la place qu'elles choisissent entre les hommes. Pour la tribu des Aït Hdiddou le moussem n'est pas un simple événement, c'est un rassemblement à triple vocation : commerciale sociale et religieuse. Le sens du mot berbère Imilchil, étymologiquement veut dire "Imi n Lkil" en berbère et "Foum EL Kail" en Arabe c'est-à-dire "La porte d'approvisionnement", vu que le lieu du moussem servait autrefois comme marché d'échange de certains produits agricoles et d'artisanat entre les deux versants de l'Atlas.Ce moussem est connu également, chez les Aït Hdiddou et les autres tribus périphériques sous l'appellation "Agdoud n'Oulmaghni" ce qui veut dire "le rassemblement d'Oulmaghni", en référence au saint Marabout, Sidi Ahmed Oulmaghni dont la tombe repose sur la place du Moussem. Certains l'appellent également "Souk Aame" "le marché de l'année" vu que c'est la seule occasion, autrefois, de s'approvisionner une seule fois dans l'année sans jamais avoir recours à d'autres souks


www.akhiam.5u.com

18/02/2005, 20h35
MARIAGE DES FILLES CHEZ LES AIT HDIDOU.

L'Acte de Mariage.
Après le consentement des futurs époux, les familles procédant aux formalités de mariage, c'est ainsi que les parents du jeune homme demandent la main de la jeune fille désirée par leur fils. L'établissement de l'acte de mariage peut se faire immédiatement, comme il peut être reporté jusqu'à la tenue du moussem.
Le jeune époux ou son tuteur offre une dote symbolique à sa future femme, alors que le père de la fille se charge de l'achat de ses habits durant la 1ère année.

Toute la tribu manifeste sa joie en participant à la cérémonie du mariage, caractérisée par les chants et danses durant les jours de fête. Les invités peuvent se réjouirent de toute sorte de plats de la cuisine des Aït Hdiddou, et particulièrement les différentes sortes de pain que nous décrivions ultérieurement.


La Cérémonie.
Après les labours et après les moissons et des récoltes, la commémoration du Moussem du Saint Marabout Sidi Ahmed Oulmaghni couronne l'année qui s'achève et ouvre l'horizon sur un nouveau cycle que chacun se souhaite meilleur que les précédents. Pour la tribu des Aït Hdiddou le Moussem d'Imilchil n'est pas un simple événement c'est un rassemblement à triple vocation : commerciale, sociale et religieuse.
Sans nous attarder sur les détails, le moussem avec ses divers quartiers est là. Au cours de cette même journée Akhiam veut donner aussi l'occasion d'assister à la cérémonie des Fiançailles avec toutes les traditions que cela suppose. L'ahidous et des traditions ancestrales formeront la trame de cette union.

En effet, l'annonce de la cérémonie est faite par les cinq jeunes sportifs qui jettent les dattes pour les enfants en traversant toutes les rues principales du douar le matin de la cérémonie. Le soir les envoyés du mari les ISNAYEN au nombre de 10 (5 hommes et 5 femmes) se rendent à la maison de la mariée munis d'un trousseau modeste et de cadeaux de mariage entre autre un mouton et une grande galette l'ABADIR que les ISNAYEN découpent sur les lieux de la cérémonie en petits morceaux et distribuent aux assistants du mariage. Ils sont accueillis chaleureusement par les invités de la mariée. Bientôt la grande cérémonie du henné a lieu. Un groupe de femmes entoure la mariée et entame le fameux rituel du henné.

Une femme âgée usant d'un flocon de laine imbibé de henné, fait des marques à la mariée au niveau de quelques articulations en commençant par le côté droit se servant d'un fil de laine en entrelacs, elle relie à la base des doigts des deux mains de la mariée (IZELOUMEN).

Pour la coiffure, les cheveux de la mariée sont peignés et enroulés en forme saillante appelée communément (ABAOUY).

Son visage est alors voilé d'un foulard en soie TASBNIYETE et un collier en ambre LOUBAN est mis autour de son cou. Une couverture simple dite IZAR est agrafée avec des fibules TISOUGHNASSE.

Une fois la mariée chaussée de Babouches "TIKOURBIYINE" et embellie par une maquillage ritualisé la cérémonie du henné prend fin. Vient ensuite l'étape de départ ; Le père où le grand frère de la mariée invite sa fille (sa sœur) à marcher sur le pan de sa cape (BURNOUS dit AZENAR) jusqu'à sa monture : La mule qui la transportera à sa nouvelle demeure portera derrière la mariée un petit garçon pendant qu'une vielle femme suit en tenant la mule par sa queue.

Le cortège accompagnateur protégé par les envoyés du mari doit vaincre la résistance livrée par les habitants du Ksar d'origine de la mariée qui s'opposent énergiquement à son départ.

Arrivé à destination, le cortège fait le tour du Ksar en exhortant les saints locaux d'accorder leur bénédiction à la nouvelle mariée, celle-ci accède enfin au domicile conjugal.

www.akhiam.5u.com

Baddou
18/02/2005, 21h39
Tout ca nous allons l'inclure dans notre Guide Local du Maroc.
C'est des tresor qu'il faut montrer au touristes, tout en en créant un business qui va beneficier aux regions et aux populations locales. Faire le maximum de promotion, c'est notre credo! Visitez le proejet: societé culturelle (http://www.leschleuhs.com/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=4683&forum=5)

24/03/2005, 18h31
Et la légende continue...

Le festival Imilchil pour la musique des Cimes n’est aucunement une substitution au Moussem des mariages collectifs, mais un moyen d'insuffler une nouvelle dynamique à la région.


http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_617/ph_617/imilchil.jpg

Initié par le Centre Tarik Ibn Zyad et la province d’Errachidia, la deuxième édition du festival des musiques des cimes à Imilchil a eu lieu du 26 au 28 août 2004. Comme chaque année, il coïncide avec le Moussem des mariages qui se tient après les moissons. Pour la tribu des Aït Hdiddou, le Moussem d'Imilchil n'est pas un simple événement mais un rassemblement commercial, social et religieux de toutes les tribus de la région.
Selon Hassan Aourid, président du festival et par ailleurs porte-parole du Palais Royal, le festival Imilchil pour la musique des Cimes n’est aucunement une substitution au Moussem des mariages collectifs mais un moyen d'insuffler une nouvelle dynamique à la région. Cette manifestation culturelle vise également à jeter la lumière sur les problèmes de cette région du Maroc.
Pour cette édition, les organisateurs du festival d’Imilchil pour la musique des cimes se sont ouverts à de nouveaux horizons avec la participation entre autres de troupes internationales comme le groupe Améridiens du Canada et Françoise Altane. Durant les trois soirées, les autochtones de la région et les nombreux visiteurs ont pu apprécier les traditions ancestrales orales de la région. La première journée a été marquée par les prestations des groupes Tamawayt, Ahidous, Amentag, Tazehzakiyt, Saïd Zerouali, Mohamed Maghni, le groupe Amérindiens du Canada et Françoise Altane. Au cours de la deuxième journée, deux animations ont été assurées, à Sidi Hmad Oulmghani et à Imilchil village, par Moha Akouray, Aït Buwdar, Haddou Bkhou, Bennacer Oukhaya et Hadda Ouakki, Rabbi Rahmin, Iznaguen et Bouw Ghanim.
La journée de clôture a été marquée par la célébration de la cérémonie de mariage collectif.
Comme le veut la tradition, tous les mariés doivent aller aux lacs d'Isli et de Tislit pour rendre hommage aux deux amants de la légende.

Contribution

On raconte qu'il y a très longtemps, un jeune homme s'est marié avec une jeune fille dont les parents étaient opposés à leur mariage. Les jeunes mariés se sont enfuis et ont pleuré toute la nuit. Leurs larmes ont créé les deux lacs, Isli et Tislit, les deux prénoms du fiancé et de la fiancée.
En effet, la cérémonie des mariages s'est déroulée au souk juxtaposant le mausolée de Sidi H'mad Oulmaghani dans une grande tente. Trois Adouls, vérifient les documents des prétendants au mariage et contrôlent si les formalités sont conformes à la législation en vigueur, avant de procéder à la conclusion de l'acte de mariage par le juge. Par la suite, le ballet traditionnel de la cérémonie du mariage a eu lieu. Il s’agit d'une véritable pièce de théâtre qui retrace l'histoire du cérémonial, depuis la rencontre des fiancés, la relation entre parents et fiancés, jusqu'aux joutes oratoires à travers l'échange pittoresque des poésies romanesques.
Cette rencontre socioculturelle a été également agrémentée par des lectures du poète Amazigh Haddou Oubakhou de Takjiouine et par des airs de violons exécutés par les artistes Hssayen de Khénifra, Moha Ameziane et Cheikh ameziane de Tighassaline. Par ailleurs, un hommage a été rendu à l'artiste Moha Ou L'hossine Achiban, surnommé «le maestro», pour sa contribution à la promotion de l'art Ahidous au Maroc comme à l'étranger.

Loubna Bernichi

04/04/2005, 17h16
http://membres.lycos.fr/redacteureddy/site%20des%20arts/aujourdh/artiste/chemsi/image/ghaddido.JPG

05/04/2005, 20h44
Poème


Oh! belle "TISLIT" chante l'amour
Célèbre la fête des amants
Chante encore, chante toujours
Pour nos ancêtres et nos enfants

La haute montagne, renvoie ta plainte
Le bel "ISLI" s'éprend de toi
Les douces collines, s'unissent et chantent
Les pierres jalouses, reprennent ta voix

Pleurez la joie, pleurez l'amour
Vaillants ruisseaux d'IMILCHIL
Gardez pour nous, et pour toujours
Les deux beaux lacs, hors du péril.

ABID Hassani (extrait du recueil " La plume qui chante")

06/04/2005, 19h20
http://www.mincom.gov.ma/french/galerie/ouvrages/regions/images/ouv20.jpg

Après un historique précis, cet ouvrage nous entraîne à la découverte des communautés imazighen du Haut-Atlas marocain, sous les tentes des éleveurs AÏT ATTA, sur les chemins de l'agdoud d'Aït Ameur, le grand moussem du pays HADIDDOU, vers les villages de terre des montagnards bouguemmez…
Au marge de ces terres berbères, des hommes et des dromadaires ont réussi à composer avec une nature ingrate. Des minarets du M'zab à la tente de Fto, du sourire de Moumina à la révolte touarègue, d'Imilchil à Kairouan, une large vision des Horizons Berbères…
Auteur : Jean Pierre Valentin et Paul Lorsignol
Editions : Anako - 1999

08/04/2005, 14h01
Ahidûs

Les tribus Ahidûs vivent principalement dans le Moyen-Atlas et le Haut-Atlas oriental et parlent le tamazîght. Le groupe est généralement constitué par un grand cercle où, hommes et femmes, épousent les fluctuations du rythme des bendîrs (tambours) en reproduisant épaule contre épaule des mouvements corporels de plus en plus perceptibles.
Les danses Ahidûs passent par plusieurs phases durant lesquelles hommes et femmes abandonnent leur corps aux vibrations des chants et au rythme orchestré par le percussionniste central. Pour passer d’une phase à une autre, le percussionniste lève son bendîr, le fait tourner plusieurs fois autour du pouce afin de la chauffer et d’entamer un nouvel ahidûs (chaque chant correspondant à une danse d’Ahidûs).
C’est une occasion pour les hommes et les femmes de la tribu d’exprimer leur attachement aux valeurs et coutumes tribales. La légende raconte que deux amoureux, privés l’un de l’autre, pleurèrent tellement que deux lacs furent remplis (islî et tislît, i.e., le mari et la mariée). Le saint patron d’Imilchil offrit alors l’asile aux deux amoureux et prescrit à la tribu que plus rien n’entrave l’amour. C’est ainsi que chaque année la ville d’Imilchil organise le festival ou moussem des fiançailles.
Ainsi, Ahidûs symbolise l’union et l’importance de la communauté ou jma’â.

30/04/2005, 16h12
lac d'imilchil

http://www.bellapix.com/user/global/ACCOUNTS/USER3edb7df0b038d/images/3f4f956db6b7f.jpg

[ Edité par imazighia le 30/4/2005 15:16 ]

30/04/2005, 16h24
enfants amazighs.

http://www.bellapix.com/user/global/ACCOUNTS/USER3edb7df0b038d/images/3f4f96ca7edf3.jpg

amanar
30/04/2005, 16h31
Très belle photo,merci :-D :-D
http://img242.echo.cx/img242/2002/imaz0tp.jpg

30/04/2005, 16h35
trop marrant le montage! :-D

eh attention! je vais finir par me vexer :-x :-D

amanar
30/04/2005, 16h38
imazighia a écrit*:
trop marrant le montage! :-D

eh attention! je vais finir par me vexer :-x :-D
Excuse,s'elle te dérange je la supprime. :-D

tabousdite
30/04/2005, 16h44
http://www.bellapix.com/user/global/ACCOUNTS/USER3edb7df0b038d/images/3f4f956db6b7f.jpg

il est trop beau ce paysage!

30/04/2005, 21h27
Tanalti a écrit*:

Excuse,s'elle te dérange je la supprime. :-D [/quote]

non du tout! :-)

30/04/2005, 21h39
Tanalti a écrit :
Très belle photo,merci :-D :-D
http://img242.echo.cx/img242/2002/imaz0tp.jpg


Tanalti, Tu as les sens de la creativité,

Bravo cher ami

Il sont pas beau ces petits Amazighs!!! :-) :-) :-) :-) :-)

05/05/2005, 16h15
petite fille berbère de l'Atlas.


http://www.amaris-voyages.com/images/Produits/B2D3DE17-FFD5-46c6-BD5F-C3DBF4BF287F.JPG

05/05/2005, 16h34
Elle est trop belle cette petite ,Mouuuahhh :-) :-) :-)

05/05/2005, 22h49
c'est clair Azwoo, elle est trop mignonne :-)

06/05/2005, 15h55
un des lacs d'imilchil dans le Haut Atlas.

http://www.trekking-au-maroc.com/trekking/trek-images/ha-imilchil-lac.jpg

07/05/2005, 14h00
jeune fille du Haut Atlas babeune imess.

http://www.amaris-voyages.com/images/Produits/4A7B51AE-5F6D-4f42-9CAB-C743074FC314.JPG

tachichawt
07/05/2005, 14h54
salam 3likoum

franchement elles sont tt belles ces photos! je te felicite imazighia pr ce poste! akm i3awn rabi a outma! ;-) ;-)

08/05/2005, 10h28
merci tachichawt , ton blog (si c'est le tien ou celui d'une amie) est trés bien fait aussi :-)

al_chelhi
08/05/2005, 13h18
azul

moi g quélques fotos a proposer

atendez je les chérche et je met sa de suite

en tout cas je voulait dire les fotos sont trés belles, surtt le petit bebe un beau ptit bebe amazigh bien de chez nous :-)

al_chelhi
08/05/2005, 13h21
1berber

[ Edité par al_chelhi le 8/5/2005 13:24 ]

al_chelhi
08/05/2005, 13h26
2berber

al_chelhi
08/05/2005, 13h27
1berber


mes foto s'afiche pa de suite jspr kél va s'afiché sinan tan pi :-(

[ Edité par al_chelhi le 8/5/2005 13:27 ]

08/05/2005, 20h34
salam al_chelhi

effectivement, on ne voit rien, tu dois certainement mal t'y prendre :-)

08/05/2005, 20h49
al_chelhi voila Comment poster une photo (http://www.leschleuhs.com/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=4909&forum=7)

09/05/2005, 15h15
village berbère du haut Atlas.

http://www.amaris-voyages.com/images/Produits/8904B3B3-016F-4c1b-8D34-FC7B3684EA70.JPG

31/05/2005, 19h17
Lac d'Imilchil...

http://www.iav.ac.ma/carp/imilchil/018.jpg

28/06/2005, 16h29
ighrem n´imilchil

http://www.marlamallett.com/Morocco-Casbah.jpg

29/06/2005, 18h44
"Ighrem" (pl. igherman) en langue amazighe ou ksar (pl. ksour) en arabe est
une des réalisations spécifiques de l’architecture traditionnelle. Il peut être défini
(sans que définir soit synonyme de délimiter) comme étant un établissement humain
collectif fortifié sis sur l’une des berges de l’oued au sein d’une vallée ou d’une oasis,
depuis le pied de l’Atlas jusqu’aux portes du désert, et souvent sur des éminences
non arables et non loin des cultures.

par : Mustapha JLOK

30/06/2005, 12h17
http://www.picturecontact.com/Images/Items/JDW04077-L.jpg

16/07/2005, 20h58
La tribu Ait Hdidou
Origine des tribus des Aït Hdidou.







C'est au 17 ème siècle, sous le règne du sultan My Ismaïl, que les Aït Hdiddou s'installèrent dans la haute vallée de l'Assif Melloul à 2000m d'altitude. Ils arrivèrent dans un mouvement migratoire Sud/Nord ou Est/Ouest et se distinguent de leurs voisins montagnards par le mode de vie et la langue, vivant essentiellement de l'élevage et la pratique de l'agriculture comme une activité secondaire. Les Aït Hdiddou s'opposent à leurs voisins berbères qui sont totalement sédentarisés et qui vivent, avant tout, d'une agriculture intensive aux techniques bien maîtrisées. Ils parlent également le TAMAZIGHT et non TACHELHIT, comme dans tout le Haut Atlas Central, Oriental et le Moyen Atlas.

Après une période de lutte acharnée contre Aït Atta, les Aït Hdiddou, fraction de la confédération des Aït Yafelman, purent enfin construire leur premier village : AGOUDAL.

A ce propos, il est important de noter que si les deux fractions des Aït Hdiddou (Aït Yaazza et les Aït Brahim) ont su préserver intacte, leurs traditions séculaires et élaborer entre elles un certain nombre de rapports sociaux, tels les liens de la parenté par mariage, elles ont chacune, à sa manière, codifié des rapports spécifiques avec le monde extérieur.



(tamazight.biz)

17/07/2005, 21h35
"Quand vient la nuit"
(retranscrit du Tifinagh)

Lui :
La nuit approche, les collines se renvoient les ombres ;
Tu te couches, ô soleil !
Et moi, j’ai la nostalgie de ma bien-aimée.

Elle :
A ta voix, mes larmes font écho,
Et mon œil n’est plus qu’un lac.
Hélas, pour toi je puis mais.
Endure donc, et que mûrisse ta passion !
Acides sont les fruits verts.

Lahcen
22/08/2005, 21h19
Festival. Imilchil au sommet

La troisième édition du Festival des cimes d’Imilchil se déroulera du 25 au 27 août, soutenu par un "berbériste" bon teint : Hassan Aourid. La programmation de cette année fait la part belle aux troupes traditionnelles de la région comme les Ahidous des Aït Hdidou, mais s’ouvre également à d’autres formes artistiques amazighes comme les Ahwach de Taroudant, les Imttawen du Rif et les Aït Matten Tinjdad. Les artistes internationaux ne se seront pas en reste, puisque la soprano Françoise Atlan ouvrira les festivités avec des chants arabo-andalous et judéo-espagnols. L’Espagne sera d’ailleurs présente en force avec le folklore populaire de Malaga. Imilchil oblige, une cérémonie de mariage se déroulera au bord du célèbre lac d’Isli rempli selon la légende par les larmes des célèbres Roméo et Juliette locaux : Tislit et Isli.


Tel quel

tachichawt
16/11/2005, 15h44
salam 3likoum a tous

je voulé juste savoir si klkn de vous a des nouvelles d'Imazighia, je me rapelle cété elle ki faisait bougé ce sujet?

SALAM :-) :-)

16/11/2005, 17h47
Entre temps Imazighia s'est mariee. Comme son mari est tres severe, elle a plus acces au net. Resultat, elle nous manque avec ses contribution sur Ait Atta et Hdiddou

tachleuhite
16/11/2005, 20h11
moi j'ai des nouvelles récentes d'imazighia!
et non comme tu peux le constater azwoo elle n'a pas de mari sévère qui l'empèche de se connecté sur internet car elle n'est pas marié!

elle est très occupé par son travail et son projet d'association humanitaire!

voila je vous ai tous expliqué!! :-)

alilywas
25/11/2005, 22h19
salam je suis ravi de faire ta connaisance rien que parler de notre culture nous les imazighne sans arier penser je suis trez loin de mon univers